CATALEPSIE
SOS
CASTOREVMi â. m^, de xâ^top, éasfor. ^ On rfotnmo ainsi Une lic(t}e(ir otiitiia)^ seefé-' i(^e pdf •des arg^nes pyi'ifOfrtic^ ei (iellu)eiix< q li SG trouvent près deâ parties ^nitales d 1 castor àbtt^ L., (c)assc première des ma^ mdisi àtit^ des ioin), anirft/il ta^^^t coiû-^ muh dans le Canada, la NouTetle-Anglételfre^ la Pologne, la Russie, la Sibérie^ rAllema-"
!\nbi etc. *f OD en trouvait autrefois dur le IhOne.
Le castoreum se rocontiatt aiséinent k sa consistance, qui est à peu près celle dtl friiel ou de la cire; à son goût âdre et amer, à sa couleur brùrfc ou d'uti brun rouge^ à son edeur fétide, odeur qui s^affaiblit à cbestire «|u*il se dessèche. Les chimistes le considè-" rent comme un mélange de castorioe, d*aU humide, d'une huile volatile^ d'une matière cxtractive coloriante, de mucus d*osmazôme» do carbonate d^ammoniaque^ d'acide ben-* xoique et de divers sels de souder de polassë et oe ohaux.
Le castoreum figure parmi les médica^ ments dits antispasmodiques, mais comme il agit à la mahière des excitants^ il ne doit guère être employé que dans les névroses et névralgies, avec faiblesse générale de Tor^^ ganisme ou de l'organe affectée 11 paraîtrait •igir d'une manière spéciale sur j'utérus ; aussi s'en sert^on volontiers dans rhyslérie* Taménorrhée, etc. A vrai dire, il n'agit pas différemment que les autres substances féli-» des, dont il a d'ailleurs lea yertuë médicamenteuses.
On administre le castoreum en substance ou un teinture. Sous la première formée et réduit en poudre très-fme, on en donne de« puis dix jusqu'à trente grains, seuls ou as** sociés & d'autres médicaments. Quant à sa teinture, elle sd prescrit depuis six jusqu'à vingt-cinq goultesi dans un véhicule appro*" prie.
Catalepsie, s. f., tataUpsin, tùtaiepfis,
ou jMTâXcrfcr, de r.mxakçi(i^Mtit , surprendre, saisir, retenir, etc. — Ce qui la caractérise^ 0 est la perte instantatiée et inattendue du sentiment et du mouvement, et la faculté singulière qu'ont les membres et le tronc de prendre et conserver toutes les attitudes qu*oti leur donne : c'est une sorte de poupée à ressorts que Ton pose comme on veut, et qui reste comme on la place.
Nous disons instantanée, quoique nous sa>chions bien aue, dans bien des cas, l'accès de catalepsie est précé<ié par de la céphalalgie ou une douleur sourde a la partie postérieure (le la tête, la roideur des tnuscles du côu, une sorte do stupeur générale, des douleurs dans les membres, des palpitations du cœur et quelquefois de légères secousses convulsives, dea crampes, la rougeur ou la pâleur de la face, un sentiment de froid ou de cha* leur dans diverses narties du corps. Mais comme les cas où 1 accès cataleptique est ainsi précédé par des symptômes précur-* aeurs sont les plus rares, je dirai presque exceptionnels, nous maintenons que 1 attaque de catalepsie est subite, instantanée, et qu'il V à suspension réciproque de l'influence de
rftWe sur le corps et du corps sur l'ânic, par dotl^quent insensibilité & toutes les impressions du dehors, et immobilité mais sans roideur spasmodique des muscles, qui sont au contraire flexibles comme la cire. (lue chose bien plus extraordinaire, c'est lorsqu'il y a persistance dMdées dé la part de l'âme, alors que le sentiment a été longtemps interrompu $ ainsi il est Question, par exemple, d'une cataleptique qui, après trois heures d'immobilité et d'insensibilité, acheva, au sortir de l'attaaue, la phrase qui avait été interrompue parVinvasion de l'aôcès. Un autre fait non moins curieux est celui raconté par Dionis, d'une femme dont les accès avaient lieu chaaue jour à on^e heures du soir, pour se terminer le lendemain à odze heures du matin, au premier coup de cloche de l'horloge de l'endroit qu'elle habitait. On ne pouvait pas douter, dit l'auteur, que Ce fût le soo de la cloche qui éveillait la malade, puisque» si l'on arrêtait cette horloge, il n était pas
Cessible de réveiller la cataleptique, quelque uit que l'on fit dans sa cnambre ; tandis que, des que l'horloge sonnait, cette femme s'éveillait aUsdUôt« Il y avait donc éhez elle perirersion de l'ouïe, et cette perversion était d'autant plus bizarre qu'un jour le médecin
3ui voyait cette malade, ayant fait porter ans là chambre près de laquelle elle cou* chait, des cloches beaucoup plus grosses que celle de l'horlose, la sonnerie do toutes ces cloches ne put Ta réveiller.
Enfin, en allant du plus extraordinaire au plus merveilldut, nous arrivons h mentionner ces sympathies et ces aptitudes senso* rielles nouvelles et spéciales qui ont lieu pendant Taccès, et qui consistent dans la fa* culte de voir et de coûter par le creux de l'estomac, d'entendre par le pied, etc. Ou comprend dès lors que cette maladie ait élô la source d'une foule de superstitions et de jongleries, môme des révélations dô Mahomet, qui prétendait avoir été inspiré pendant un accès de catalepsie, et qu'elle ait fait croire aussi aux ensorcellements et aux possessions. Heureusement que la médecine s'est trouvée là pour démontrer aux crédules
3ue ces phénomènes sont des effets naturels 'une maladie nerveuse, et non d'une in^ flueote exercée par le monde spirituel, et que d'ailleui-s on peut les guérir par des moyens naturels. C'est ainsi qu'elle a éteint les bûchers et mis un terme aux procédures contre les sorciers ; mail revenons à l'accès de Catalepsie.
11 dure depuis quelques minutes, quelques heures jusqu'à un, deut et mftme trois jours (Forestus)( et, quand H est iini, le malade rouvre les yeux comme s'il sortait d'un profond sommeil, ne se rappelant pas ou n'ayant nulle conscience de ce qui s'est passé pendant l'attaque. Quelques cataleptiques nV prouvent alors ni alàltement, ni lassitude: ils se trouvent bien; mais il en est d'autres qui, dans les intervalles dvs accès, ont la tète lourde et douloureuse, de rembarras dans les idées, de la mélancolie, des inouiôtudcs sans sujet, des tics convulsife, de toi^
CVTAPLÂSME