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espèce la plus remarquable est la Grande WB (I*. moriVitis), longue de deux ou pieis, marbrée de brun sur un fond ^nJ^y ia première dorsale bien distincte /^^ secondée; deux grosses dents rappro- ^ j^ au haut de Tanneau nriaxillaire. £lle ^^nle au printemps dans les embouchures I, ^euves. C'est un manger très-eslimé. ip^ lie espèce flavio*marine se livre à des ions périodiques. Elle abandonne en constamment le bassin des mers et rôles rivières au printemps, ou à Tépofrai en mars, arril et mai. Pour rent migrations plus faciles, elle se tient s ordinairement auprès des emboud^ fleii?6s.
felle commence à s'engager dans ères, son squelette gélatineut est à n>îbie. Plus tard il s'épaissit, et lorsfin de la saison il est complètement ,- les pèdieurs désignent ee poisson nom de la Corde, Aussi les Lamqiti atteignent la taille de deux à cinq . D'oat-elles la chair délicate iiue lorslêar squelette n est pas encore durci , f*t ^ japea de temps qu'elles ont quitté la
Fa f
••p\tié des Lamproies est exirémo, surtMsque te besoin de déposer leurs œufs fBïrilBêàiDS les rivières et les fleuves : il n'est aticun obstacle qui puisse les rdafl5/eur marche. A laide des mouts de leur queue, qui. les jettent et les nt en lair , il n'y a pas de barrières Wiesoe puissent franchir. Dans d'autres ivr^^KORslBDces^ pour remonter plus avant dA^BB 'es rivières , elles s'attachent aux basree tant de force qu'on ne peut les Smcbcr.
ta seconde espèce est la Lamproie ob yi- , Tu/gaircment Pricka Septœily P. /îu- ; /ongue de dix-huit pouces, argentée , re on olivAtre sur le dos; la première e bien distincte de la seconde ; deux dcnis écartées au haut de l'anneau taire. Elle vit au milieu des eaux dou- Toilà pourquoi plusieurs naturalistes ûnt donné le nom de fluviatile, qui rap- H'identité de la nature de l'eau des lacs <les fleuves, pendant qu'ils ont appelé la ière espèce Pelromyzon marinus^ parce file pas<e une grande partie de l'année , particulièrement l'hiver, au milieu des i saîées de l'Océan et de la Méditerranée, a écrit que la vie du Pricka était trèsrte , et ne s'étendait pas au delà de trois Il est impossible d'adopter cette asser- . Les Prickas peuvent vivre, ainsi que es les Lamproies, hors de l'eau pendant temps assez long. Cette faculté permet les trsnsporler vivantes à des distances t^z gramies des lieux où elles ont été pé- *«^s, f^n les tenant, pendant le transport, dopî>écs dans un linge mouillé. Elles I recherchées , non-seulement pour la f^rriture de l'homme, mais encore parles r^rins qui vont à la pèche des Morues , du '^ ^bot, et d'autres poissons, pour lesquels * s'en servent comme d'appM , ce qui sup-
pose une assez grande fécondité dans cett© espèce, dont les femelles contiennent en effet un Irès-^rand nombre d'œufs. .
La troisième espèce est la Petite Lamproib (P. Planeri)j tjui est conformée, à l'extérieur ainsi qu'à l'intérieur , h celle des mers , mais qui est beaucoup plus petite ; elle no parvient ordinairement qu'à la longueur do nuit ou dix pouces. Sa manière de vivre dans les rivières est semblable à celle de la Pricka et de la grande Lamproie; elle s'attache h diiïérents corps solides, et même, faisant passer quelquefois facilement son museau au-dessous de l'opercule et de la membranedfis branchies des grands poissons , elle se cramponne à ces mêmes branchies, et voiK\
fourquoi Linné l'a nommée Petromyzon rnnchialis. Ce poisson est très-bon à manger, et comme il perd la vie peut-être plus difficilement encore que les autres Pélrom.yzons qui le surpassent en grandeur, ori le recherche pour le faire servir d'appât aux poissons qui n'aiment h faire leur proie que d'animaux encore vivants.
LAMPROYON. Voy. AaiMOcàTE.
LANGAHA. — L'infortuné Bruguières a fait connaître sous ce nom raadécasse un Serpent voisin des Leptophides, allongé, grêle comme eux , et probablement comme eux fréquentant les frondes des arbres et des arbrisseaux , mais se distinguant de ceux-ci par un prolongement particulier du museau. Au delà des inter-maxillaires, la peau forme une sorte de tentacule grêle , pyramidal , trièdre, mou, flexible, garni de petites écailles h bord libre, arrondi, imbriquées, serrées l'une sur l'autre, égalant environ la moitié de la longueur de la tôle. Ce tentacule, dont les usnges ne sont pas connus positivement, semble destiné à une sorte de toucher expforaleur, ou peut-être h servir do coin nour faciliter Tintroduction de l'animal dans le nid de certains oiseaux , dans la retraite de quelques insectes dont il fait sa proie, ou pour soulever le sable dans lequel il établit lui-même son refuge et sa demeure. Le Langaha a d'ailleurs la tête couverte de grandes plaques polygones, le corps revêtu d'écaillés rhomboïdales, étroites, allongées , carénées en dessus, deslanies sous le ventre ^ des lamelles sous la queue. Les écailles simples imbriquées sous Textrémitéde la queue^ ces anneaux de plaques au voisinage de l'anus, qui avaient fait rapporter cet Ophidien aux Amphisbènes, sont des caractères qui paraissent accidentels ou le résultat d'une observation superficielle. La langue longue, grêle, est disposée et conformée comme celle des Serpents proprement 'dits ; les dents sont analogues à celles des Leptofihides, et n'offrent pas effectivement de crochets semblables à ceux des Serpents toxiques; seulement , comme chez un grand nombre de Couleuvres, quelques-unes des dents maxillaires supérieures sont plus développées que les autres, et rappellent des dents en crocs sans canal intérieur; les yeux sont de grandeur médiocre, et leur pufH-llc estoblongue, siniple, verticale. On connaît de ce genre l
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LAV
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Le LiNGABA DE Brugciiùres (Langafia Madagoêcariensisy Amphisbœna Langaka), Long de trois à quatre pieds; la queue, longue, gréle« forme plus du tiers de la longueur totale de ranimai ; la tête et le prolongement réunis donnent environ dix-huit lignes; il est d*un brun pâle en dessus, finement ponctué de noir, et d*un. jaune soufre ou chlorotique en dessous. Cet Ophidien ne s est trouvé jusquici qu*à Madagascar. .
MM. Duméril et Bioron viennent de signaler une seconde espèce qui présente cette ftarticularité, que les écailles des bords inférieurs du prolongement rostral sont plus développées et font une certaine saillie hors de rang qui donne à ces bords un aspect fortement dentelé en scie. Cette espèce, assez voisine de la précédente pour la forme et les proportions, parait être sa commensale habituelle.
LANGUE. Sa constitution et ses usages dans la déglutition. Foy. Digestion, art. II.
LARMES. Voy. Vue.
LAVARET, Coregonus^ Cuv., poisson du grand genre Saumon.— La conformation de la tête du Lavaret présente un trait particulier : la prolongation de la mâchoire supérieure, qui compose ce trait, est molle et charnue. La tête est petite et demi-transparenie jusqu^aux yeux. La mâchoire inférieure, plus courte que celle d'en haut, s'emboîte dans cette dernière, et se trouve couverte par une grosse lèvre lorsque la bouche est fermée. Ces deux mâchoires sont dénuées de dents. La langue est blanche, cartilagineuse, fîourte et un peu rude; la liçne latérale presque droite, et ornée de petits points d'une nuance brune ; la couleur générale bleuâtre ; le dos d'un bleu mêlé de pris ; l'opercule, ainsi que les joues, d'un jaune varié par des reflets bleus ; la partie inférieure (hx poisson argentine, avec des teintes jaunes; presque toutes les nageoires ont la membrane bleuâtre, et les rayons blanchâtres à leur origine.
Le Lavaret a d'ailleurs la membrane de IVstonSac forte, le pylore entouré d'appendices, le canal intestinal court, Tovaire ou la laite double, cinquante-neuf vertèbres à l'épine du dos, et trente-huit côtes de chaque côté de cette colonne dorsale.
On le trouve dans l'océan Atlantique septentrional, dans la Baltique, dans plusieurs lacs, et notamment dans celui de Genève, il se tient souvent dans le fond de ces lacs et de ces mers; mais il quitte particulièrement sa retraite marine lorsque les Harengs commencent à frayer; il les suit alors pour dévorer leurs œufs. Il se nourrit aussi d'insectes. M. Odier, savant médecin de Genève, ayant disséqué un individu de cette espèce, que l'on nomme Ferrât^ sur les bords du lac Léman, a trouvé dans son canal intestinal un grand nombre de larves de Libellules ou DemoiselleSf mêlées avec une substance d'une couleur grise. Il crut même voir la vessie natatoire pleine de cette même substance vraisemblablement vaseuse, et de ces mêmes larves, ce qut aurait prouvé que, par un ex-
cès de voracité, l'individu qu'il examiniit avait avalé une si grande quantité de larves et de matière grise, que ae l'estomac elles étaient passées par le canal poeumatiqae jusque dans la vessie natatoire.
'Le Lavaret multiplie peu, parce que beaucoup de poissons se nourrissent desesceub, parce au'il les dévore lui-même, et qu'end touré d ennemis, il est surtout recherché pw les Squales. On croirait néanmoins qu'il prend pour la sôreté de sa ponte autant de soin que la plupart des autres poissons. Il se rapproche des rivages lorsqu'il doit frayer, ce qui arrive ordinairement vers la fin de l'été ou au commencement de l'automne. 11 fréquente alors les anses, les havres et les embouchures des fleuves dont les eaux coulent avec le plus de rapidité. La femelle, suine du mâle, frotte son ventre contre les pierres ou les cailloux pour se débarrasser plustacilement de ses œufs. Plusieurs La varetsre montent cependant <lans les rivières : ils s'avancent en troupes; ils présentent deux rangées réunies, de manière à former uo aneie, et que précède un individu plus fort ou plus liardi, conducteur de ses compagnons dociles. On a cru remarquer que plus la vitesse de ces rivières est grande, plus ils la surmontent avec facilité et font de chemin en remontapt, ce qui conGrmerait les idées que nous avons présentées sur la natation des poissons, et ce qui prouverait pa^liculièr^ ment ce principe important, que les forces animales s'accroissent avec l'obstacle et se multiplient par les efl'orts nécessaires pour le vaincre dans une proportion bien plus forte que les résistances, juscju'au moment où ces mêmes résistances deviennent insurmontables. Lorsque les eaux du fleuve sont bouleversées par la tempête, les Lavarels lutteraient contre les vagues avec trop de fatigue; ils se tiennent dans le fond du fleuve. L'orage est-il dissipé, ils se remettent dans leur premier ordre et reprennent leur route. On prétend même qu'ils pressentent la tempête longtemps avant qu'elle n'éclate, et qu'ils n'attendent pas qu'elle ait agité les eaux pour se retirer dans un asile, ils s'arrêtent cependant vers les chutes d'eau et les embouchures des ruisseaux ou des petites rivières, dans les endroits oit ils trourenl des cailloux ou d'autres objets propres à faciliter leur frai.
Après la ponte et la fécondation des œufs, ils retournent dans la mer; les jeunes individus de leur espèce, qui ont atteint une longueur de quatre pouces, les acconaçagnent. Ils vont alors sans ordre, parce quM^ ne sont point poussés, comme lors de leut arrivée, par une cause des plus actives qu* agisse en même temps, ainsi qu'avec une force presque égale, sur tous les individus, et de plus parce qu'ils n'ont pas à s?f'°^ ter les obstacles contre lesquels ils aient besoin de réunir leurs efforts. On assure qu.'j^ pressent leur retour lorsque les grands froiû^ doivent arriver de bonne heure, et quilj *? diffèrent au contraire lorsque Thiver doii être relardé. Ce pressentiment serait une
LAV
POISSONS. ETC