‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 110 sur 204 · LEP · texte numérisé non relu

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REPTILES

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les, qui couvretii tout le corps, sonl hr.es, rainces et arrondies à leur bord postérieur, qui est confondu avec les écailles voisines par un épiderme commun, mais qui cependant paraît libre lorsque Tépiderme est enlevé ; chaque écaille est composée de petits compartiments polygones plats ; l'anus, légèrement froncé, nVst p.is médian, mais il est placé légèrement sur le côté gauche du corps.

On a trouvé cet animal dans les flaaues d'eau et les fossés des environs de Bania, dans TAmérique du Su 1. On lui donne dans le pays le nom de Caraucuru: il paraît qu'il se nourrit de matières végélaleSi car on a trouvé, dans le tube digestif d'un de ces animaux, des débris de racines féculentes.

M. Oweu a publié une deuxième espèce de ce genre curieux, sous le nom de Lepidosiren anneciens; le mémoire de ce savant est intitulé : Sur le genre Lepidosirm de Fitzinger, formant un nouveau genre dans la classe des poissons, rapjjorlé jusqu'à ce jour aux Heptiles, et des;Tij>lion d'une nouvelle espèce de ce genre, le Lepidosirm annectens.

. LEPISOSTÉE, c'esl-h-dire retétu d'écaillés osseuses. — C'est le lïom d'un genr^» fort singulier de poissons «bdominnux. Ces poissons sont revêtus d'écaillés d'une dureté pierreuse ; leur mâchoire est hérissée sur toute sa surface intérieure de dents en nipe.

Les Lépisostées sont, parmi les poissons, ceux qui ont reçu les armes les plus défensives et les plus sûres ; les écailles dures, éparseset osseuses, dont leur corps est recouvert, forment une cuirasse impénétrable à la dent de presque tous les animaux marins ; à l'abri sous leurs téguments, privilégiés, plus conHants dans leurs forces, plus hardis dans leurs attaques que les Brochets, avec lesquels ils ont de très-grands rapports, ravageant avec plus de sécurité le séjour qu'ils préfèrent, exerçant sur leurs ennemis une grande tyrannie, satisfaisant avec plus de facilité leurs appétits violents, ils sont d'autant plus voraces, et porteraient dans les eaux qu'ils habitent une dévastation h laquelle très-peu de poissons pourraient se dérober, si ces mêmes écailles défensives, qui, par leur impénétrabilité ajoutent à leur audace, ne diminuaient, par leur grandeur et leur inflexibilité, la rapidité de leurs mouvements, la facilité de leurs évolutions, l'impétuosité de leurs élans, et ne lai^aient pas à leur proie (quelques ressources dans l'adresse et l'agilité. Mais cette même voracité les livre souvent eux-mêmes à la uiaiu de leurs ennemis; elle les porte à se prendre à l'hameçon préparé pour liur perte.

Ce genre ne comprend que quelques espèces, dont les plus importantes à considérer sont: le Caïman ou Esox osseus de Bloch. Cette espèce présente une grande ressemblance avec le Caïman, dont on lui a donné le nom spéciQque. Tout son lorps eî>t rccou\CTt d'écailles osseuses qui seiiibitnt

avoir été disposées par Tari; sa Iodj,, est de deux pieds et pins, sa couleur verdâtre en dessus, violeUe en dessous.

LEPTOPHIDE, du grec Itimf . grêle, ç\ Serpent. — On désigne par ce nom des pents voisins des Couleuvres, mais qni distinguent par leur forme très-allongée ( grêle que, dans quelques-unes des conl qu'ils nabitent, on leur adonné le nom gaire de Lien, de Fouet de cocher, etc. Ophidiens fréquentent les bois,8'enla sur les branches les plus élevées, et y, suivant leur proie, qui consiste en lus et en petits oiseaux, dont ilsdévoreol fois aussi les œufs. Ils attauuent arec agilité singulière et aveq dautaotplu^i facilité que leur robe, en général duo \ dair, se marie et se confond avec le fe lage sous lequel ils se tiennent on eool oade. Il est à remarquer que celte ma colorante du tissu sous-é^ndermiquedci animaux se dissout, au moins eo {*ar dans l'alcool, par un séjour plus ou prolongé, et la chimie peut-Aire trovrc quelque intérêt à l'analyser. Au re^iHÎ mœurs et les habitudes des Le))«ifÛtt sont à peu près celles des Couhw.

Comme elles, ils sont innocents, c>sl4-éii« que leur morsure est simple et n'est pis accompagnée de l'inoculation dune sutet^nce venimeuse; aussi les enfants jouenHisaree ces animaux comme awc une laoière d« fouet. Néanmoins, uoelques penJOûflt'S tes redoutent; mais cela ne doii fts ptrêltrt surprenant quand, dans nos grmes Tilie5, on entend les bateleurs assurer iu public que la morsure des Couleuvres \ coWiet, dont ils se servent pour attirer ralleniioa des passants, peut faire mourir eo moins de deu!j heures.

Les Leptophides habitent les régirt chaudes des deux hémisphères ; on les ot* vise en plusieurs groupes, d'après la disposition des écailles et la forcae de leur doseau.

Les uns ont toutes les écailles dorsite carénées et le museau mousse, la pup»* circulaire; ce sont les Drjophides,de$niw grecs, ^/)vc arbre, et oji;, serpent; w Àhœlula de quelques auteurs; à ce gwup« se rapporte :

I'Ah^tula (Col. Ahœtuh, BomM$m filiformis Liocercus, Dryophis fulgiius].i^ écailles rachidiennes égales, imbriquées, réticulées, manifestement carénées; les latérales inclinées, subverlicillécs, a cart"« plus ou moins absolète;les marginalej yn peu dilatées; les lamelles ventrales tni^ liées, d'un vert bleuâtre, uniforme, pa^sf^ parfois au brun cuivreux irisé, quelqueio» une raie pâle plus ou moins roarquée sunc milieu du rachis; un Irait noir

les naz-

ies côtés de la tête et passant sur les j,^ nés, sur la partie moyenne Je I f^ruitCi ou est interrompu i ar les yeux, et se pe^' en s'atlénuant sur les côtés du cou. As^cz ' panduen Amérique, où il jouit ^f^' tciinc coiisidt'ralion parmi les gens (îu i

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pie et les magiciens. II atteint jusqu*à cinq pieds de longueur.

D'autres Leptophides ont les écailles lisses, le museau plus ou moins' prolongé en pointe : ce sont les Driènes. Les uns ont la pupille oblongue d'arrière en avant, ce

3UI leur a fait donner io nom de Tragops, es mots grecs T^cyo;, bouc, et ôr^, œil, parce qoe cette disposition se rencontre effectivement chez le Bouc. Ces espèces appartiennent à la partie méridionale de l'ancien continent. On trouve dans ce groupe , entre antres :

Le PASSEanu-PAM (Dryinus oxirinchus maruius)^ de Russel. Vert en dessus, plus pèle en dessous, avec une ligne étroite, jaune pâle sur les flancs.

Le BoTTLA-pissEmiKi (Dryinus russellianus)^ de Russel. A museau un peu plus mousse que le précédent, d'un rert presque glauque en dessus, pâle en dessous; quelques tadies noires disposées en chevrons, formées lie points noirâtres plus ou moins confluents.

Enfin d'autres Dryines ont la pupille arrondie ; on les désigne sous le nom d'Oxi- Mis, du mot grec ô$v€f^c, armé d*undard. Les espèces de ce groupe sont propres à l'Amérique méridionale; telles sont:

VOxYBEUs DORÉ {Dryitius auratus^ œneus).

Bran pâle cuivré, irisé en dessus et en dessous, avec quelques points noirs irrégulièrement disséminés sur le corps, et un trait noir étroit sur les côtés de la tète.

L'OxYBEus AmGEifTÉ [CoL orgenteus). Blanchâtre et nacré en dessus et en dessous, marqué sur le dos de deux lignes longitudinales bleu-pâle, et sur Tabdomen de deux bandes longitudinales bleu-pâle, séparées Tone de Tautre par une ligne blanche trèsétroite, qui relèveuoe ligne étroite, médiane, bleuâtre.

LEPTCRE. Voy. Trichicrb lefture.

LETHRINUS. Voy. Sparb.

LEVAlLLAxNT. Sa théorie du vol des oiseaux. Vov. Vol.

LÉZARD, Lacerla. — C'est un genre de Reptiles de la famille des Lacertiens, établi par Linné. Ce genre, tel qu'il a été défini l»ar Cuvier, ne comprend plus ni les monstrueux Crocodiles, auxquels il a été si longtemps réuni, ni même fes Algyres et les Tacbjrdromes, dont il est Toisin ; mais il erabrassi^ces nombreux et élégants quadrupèdes qui, par Téclat et la variété de leurs couleurs, la grâce de leurs formes, la vivacité de leurs mouvements, leur parfaite innocuité, les nombreux services qu'ils rendent à Tagriculture par la destruction de milliers d insectes nuisibles , et surtout le soin avec lequel certains d'entre eux recherchent les lieux habités par l'espèce humaine |K)ur en faire leur demeure, ont de tout temps attiré raileiiliou et excité l'intérêt des observateurs.

Ces gracieux animaux, qu*Aristote avait ingénieusement comiiarés à des Serfients «iHiquelson a'irail ajout'5 des pieds, ont en eir«,*t, comme les Oi»!ndieis, un corps exlrC-

mement effilé, par rapport aux dimensions totales. Leur colonne vertébrale est composée d'un grand nombre de vertèbres, dont les articulations permettent les mouvements si prompts et si variés qu'ils exécutent sans cesse sous nos yeux ; mais leurs pattes au nombre de quatre, articulées à angles droits sur l'estomac, trop courtes, trop grêles, pour supporter la masse entière du corps, laissent tratner sur le sol, pendant la course, le ventre et la queue ; dans l'état de repos, et quand, par une belle et chaude journée de printemps ou d'été, le soleil darde è plomb sur la prairie, le Lézard, qui recherche avec empressement sa chaleur vivifiante, s'étend nonchalamment sur une pierre ou sur un tertre ; non-seulement alors son ventre et sa queue touchent la terre, mais sa tête ellemême y repose, de sorte qu'il est absolument dans le cas des reptiles dépourvus de paltes, des Ophidiens. Du reste, son agilité bien connue n'a pas besoin d'être décrite : c'est avec la rapidité deToiseau qui traverse Tair que le Lézard échappe au regard de celui qui vient de troubler son repos ; c'est avec la vitesse d'une flèche qu'il part lorsque le plus léger bruit vient frapper son oreille attentive. Rien de plus varie que le mode de progression de ces animaux ; pourvus d'une queue longue et élastique, à l'aide de membres postérieurs dont les dimensions l'emportent ae beaucoup sur celles des membres antérieurs, les uns, comme le Lézard vert, lancés à la poursuite d'insectes ailés ou cherchant à se défendre contre leurs ennemis, exécutent des sauts continuels; d'autres nagent, en appliquant contre leur corps leurs membres parfaitement immobiles, et en imprimant à leur corps et à leur queue des mouvements ondulatoires semblables à ceux à l'aide desquels, dans les mêmes conditions, s'avancent les Serpents. Pourvu d'ongles crochus et fortement recourbés à chacun des cinq doigts bien proportionnés qui composent sa main, le Lézard des murailles grimpe le long des masures où sa timidité naturelle trouve, dans les nombreuses crevasses qui les couvrent, un abri commode et facile ; conformées de rnême^ d'autres espèces plus carnassières, mettant à profit la légèreté de leur corps, grimpent le long des arbres pour se nourrir avidement des œufs que contiennent les nids.

Mais c'est surtout dans les régions intertropicales et pendant les saisons tes plus chaudes que l'agilité du Lézard est surprenante; dans ces conditions, elle dépasse tout ce que l'imagination f>eut se créer ; ils ne courent plus, ils volent, et il semble qu'ils retrouvent dans l'élévation de la température atmosphérique ce dont le peu d'activité de leur resi»irûtion et «!e leur circulation les prive naturellement; vieniien», eneff^t, les frimas de l'hiver, et le Lézard si vif, si insouciant, si gai, tombe dans un état de torpeur, d'engourdissement, d'apathie, d'où le retour de la belle saison peut seul le faire sdilir.

E'ilre la tôle et Tc^iaiile, bien qu'il n'y ?U

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Iioinl, comme chuz lus Cliàloniens, de rétrécissement sensible, il exisle un cou ; c'est h l'aide d'un seul condjie, el au-dessous du trou rachidien, que le crâne s'articule avec rocci[)it3l ; ses mouremenls sont, comme on le voit, très-peu sensibles, bien cependant qu'il y ait réellement un atlas articulé avec une apophyse de la seconde vertèbre ou de l'aiis. Les différents viscères, le cœur, l'organe respiratoire, le tube digestif, les organes de la reproductioa sont contenus dans une seule et même cavité ; aucune séparation n'existe entre l'abdomen el la poiinoe, mélange auquel conduit directement l'organisation analogue des oiseaux et qui s'explique parfaitement par un arrfit de développement. Antérieurement, il y a des côtes mobiles, servant à Tacle respiratoire et aux mouvements du tronc, et ees os qui, comme chez les animaux supérieurs, s'articulentd'une part aux vertèbres, se prolongent en avant comme chez ceux-ci, à l'aide de cartilages jusqu'à un os placé sur la ligne médiane, re pressentant le sternum dos oiseaux et des mammifères, et, comme chez les premiers, donnant insertion Jl une clavicule et à une apopbyse coracoide ; la queue, qui ordinairement est ronde, eonique, toujours d'une longueur plus considérable que celle du corps, contient constamment dans son intérieur des vertèbres osseuses qui donnent passage aux prolongements du cordon racnidicn ; cela a lieu pour celles qui n'ont subi aucune altération, et l'on verra plus loin, è l'article de la reproduction de cet organe, qu'il n'en est pas de même de celles qui repoussent après la rupture de la première.

Le nombre de vertèbres est considérable, et variable aussi bien que leur mode d'articulation ; celles de la queue so'it proportionnellement [ilus longues que les autres, et Cuvier a remarqué qu'elles sont plu£ frasiles vers leur milieu qu'au point même de leur articulation, où elles sont en effet consoli'lées par des fibres cartilagineuses ; le nombre des pièces qui com|)Oseut le rachisest très-v.innblc; cependant on a délerminé que le bas^sin eu a ordinairement deux dites sacrées, que les lombes sont généralement formées do un ou deux de ces os, et que dans le plus grand nombre de cas, il en entre huit dans ta composition du cou.

La disposition générale du système nerveux est, à peu de chose près, ce que l'on retrouve chez tous les autres Reptiles; le cerveau remplit exactement la cavité crânienne, et ne se trouve pas, comme chez les animaux supérieurs, divisé en deux hé- Ères, puis séparé du cervelet par des de la dure-mère; sa'surfacc est à peu isse, sans aucune circonvolution. Il isé par lobes dont la première paire naissance aux nerfs olfactifs; le nerf e part dedeux lobes, qui, placés après sse moyenne, forment une granle de l'eDcéphaie.

louceur des lézards , du moins do lont la (aille est médiocre, est géné-

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rslemeni connue: les eufiiuls en lont o jouet; les anciens l'avai<H)t nommé l'ami 4 l'homme; ce n'est oue lorsqu'il a été pi qu'il cherche h mordre; telles sool end néral les petites espèces, celles de nos 3 mats ; mais d'autres, d'une taille pluitog sidérabie, sont à cause de cela mAmemii timides; elles ne craignent pas, dans co tains cas, d'attendre l'ennemi de piedferot et de l'aliaquer avec une ïiolence et m acharnement extiëmes. L'on racnii[i> nim que le Lézard ocellé livre quelquefois conbi aui Serpcnis, mais eu raison de sa neiitc» relative, il doit, malgré son intrépiiiil*,£(n rarement vainqueur. Dans celle lutte ln)| inégale, il a soin d'attaquer les parliMlt plus sensibles de son ennemi, c'e;ii otdi' nairement à ses lèvres qu'il s'altaclie, il la force avec laquelle il s'.r tient crampoaoé est telle que rien ne saurait le faire qniller; c'est en vain que le Serpent s'agite tist secoue dans tous les sens, il n'a d'uirt moyen de se débarrasser de son impliolt't ennemi, et do la douleur cruelle qa*il (v cause, qu'en l'écrasant contre la lem.ti Chiens eux-mêmes sont soii*enI #m de l'humeur belliqueuse du LézanI aiiSi:.i saute parfois à leur museau, s'jllvki leurs lèvres, et ne les quitte pour linsi ilirt qu'en perdant la vie. La présence de Hiomi'^ ne sutfit pas même toujours pourle&iit fuir et lui inspirer de J effroi i ainsi. Potel raconte qu'un Lézard qu'il Muriui"'' ss réfugia dans l'angle d'un rncner, ri que 'J, fixant sur lui des yeux élinceliDls.o""'"' largement la gueule, il sembliil lî meiwH et être prêt àse précipiter sur lui.Umitï'l''^ de ces animaux est dangereuse, iwnnui»

soient venimeux comme on raprélBiJD| lort : les expériences de Lanrenli Bile^si' de» oiseaux et des mammifères ont prw le contraire; mais elle est à crainJre a raison de l'acliarnement avec lequel linj»* la fait; car il n'est pas rare qu'atecses» aiguës, placées en séries ]iiiéaires,(|uii"' agir à la manière d'une scie, il ?«" " peau qu'il a saisie. Du reste, ainsi qu?'*" gililé de leur course, leur forcée m"'" rage jaraissent être en relation intime n * la chaleur de l'atmosphère; ««',^"* ■ tropiques, c'est dans la saison chauiie m sont plus dangereux et plus inl"'!"''**-':^ les contrées plus seiiienlrionales, enm'-' temps que leur taille est moi"''" ' ' force el leur énergie diminuent OT" tionnellemont; de même, I^P/'•f^l■ nourriiure, une étroiie caplivilei "' " ^ nuaot leur énergie , produisent une = d'apprivoisement, auquel concourt pruir ment l'habitude, car ces ût«|.«'liï encore d'un certain degré dinwJ"h.jj Dans nos contrées, le Lézard, plus "V parce qu'il est plus faiWe, n'est pism ment craintif; s'il fuit, c est aF«', assuré de la réalité du danger; udl bruit vient-il frapper son ,ore"'|f' " j,!;inaccoutumé se présenle-t-il a *'' , '^^ siiôt il se relève sur ses i«ailes. '^^■■^^„. jolie tête, et, daus celle position t>"

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[)ut prêt k fuir au moindre péril, il regarde neDtiyemeot autour de lui. Si une feuille ieot à lomber, au léger bruit qu'elle fait, le ^zanl , toujours aux écoutes, s'apprête *abord à prendre la fuite; mais on le voit îentM, Gxant ses regards sur Tobjet qui ieot de Iroubler son repos, se rassurer par ou immobilité, étendre le cou en avant, lire un pas, puis deux, puis un troisième, ! arrivé près de la feuille, en faire le tour, explorer dans tous les sens, et après s*ôtre 5suré uu'il ne court aucun danger, revenir Tec précaution reprendre la place qu'il oc- Q^^ail, et s*étendre de nouveau aux doux avons du soleil.

VioJuslrie du Lézard se borne à peu de diose; elle consiste daii« le choix, la cons- Iraclion de son logis, encore esl-elle trèskOTDée dans ces opérations; une fente de rocher, la crevasse d'un mur, un trou pratiqué en terre, mais qu'il a toujours soin de choisir exposé au midi, il n'en faut pas plus au iDode^te Lézard pour se mettre h l'abri ; s'il iiVu trouve pas, il le construit lui-môme, soit dans ta terre, soit dans un sable durci, ûraide de ses petites griffes et de son musvau; son terrier a quelquefois deux pieds ût\OQ^eur, mais il y en a qui ne d^fiassetit pas U moitié de cette étendue; c'est un culnfe-sac étroit, dont la construction n'olTre rien de remarquable, mais qu'au besoin le lénrd Den défend pas moins avec opintitrtté; malheur è celui qui s'y réfugiera : k Lézard et sa femelle ne le laisseront pas fD repos qu'il n'ait vidé les lieux; si cest uo individu de l'es.ièce qu'un danger pressant force à chercher un abri, on l'v souflirira peut-être jusqu'à ce que le péril soit pissé, mais qu'après cela il ne s'avise pas de rester, car le maître du lieu n'est pas patient, et il y a tout à craindre de sa colère.

Le Lézard aime son terrier; après la pierre sur l/iquelle il s'étend avec délices, |<rce que réfléchissant les rayons du soleil elle augmente encore la température de r&tmospbère, nul lieu ne lui plaît autant que sa demeure; il y retrouve sa fidèle compagne avec laquelle il passe plusieurs innées dans la plus parfaite union; il n'y redoute aucun danger. Est-il poursuivi, il ne s.ra tranquille, il ne prendi^ de repos que lorsqu'il aura regagné son logis; dans sa fuite il rencontrera bien quelques crevasses dans le sol, quelque terrier de Crapaud, quelque tas de feuilles où il se réfugiera pour échapper h un danger pressant, pour prendre un instant de repos. Mais bientôt on le verra, sortant en avant son petit museau, regarder avec inquiétude, et, si l'ennemi approche, fuir d'une course brusqtie et rapide vers quelque autre cachette Toisine de la première, mais qu'il quittera bientôt après pour recommencer ce manège jusqu'à ce qu'il soit arrivé dans sa demeure; ii« Il commence & respirer, ses craintes se dissipent, il est chez lui; certain de trouver uu abri contre les attaques de ses ennemis, il veut p<iuv()ir regarder plus h loisir ce qui

vientde troublerson repos et deluicauseruu si vif effroi; il s'arrête sur le seuil de sa demeure, regarde fixement son ennemi, et semble vouloir en prendre une connaissance exacte; il l'examine longtemps, et ne court au fond de son terrier que si 1 attaque est bien positive; rien de plus gracieux, de plus intelligent que sa posture et ses manières dans cette occasion.

Néanmoins, gardons-nous d'exagérer la bonne opinion qu*? nous pourrions avoir du Lézard, et de nous laisser aller à l'intérêt que nous sommes disposés a lui porter en raison du plaisir qu^il nous cause, quand, au milieu des fraîches herbes de la prairie, nous le voyons étaler avec complaisance, au soleil, ces couleurs riches et variées qui nous séduisent par la douceur de leur éclat. Entièrement sufcordonnés dans l'exercice do leurs fonctions au degré de la température extérieure , ces animaux acquièrent peu d'idées à l'aide de leurs nerfs sensitifs ; chez eux l'instinct a beaucoup d'empire, la volonté s'exerce peu. Soumis h la loi générale de tous les êtres qui se nourrissent de proie vivante, ils vivent isolés; le mâle et la femelle habitent seuls le même terrier, ils ont même peu d'instinct de sociabilité, et l'on ne les voit guère se prêter main-forte, soit pour l'attaque, soit pour la défense; le besoin de nourriture, l'instinct de la reproduction les portent seuls à se rechercher et à vivre momentanément ensemble. Comme tous li*s animaux h sang froid, ils abandonnent leurs œufs après la ponte, et les espèces vivipares (car nous verrons plus tard qu'il y en a dans ce genre) mettent au monde des petits qui n^ont plus besoin de leurs soins.

La température atmosphérique paraît avoir plus d'influence que toute autre cause sur la sensibilité du Lézard. Le froid ainsi que l'excessive chaleur l'engourdissent, causent une suspension presque totale de toutes les fonctions des organes. L'action vitale nécessaire pour s'opposer à la décomposition subsiste seule; plus de mouvement sensible de respiration ni de circulation, plus do nutrition h l'aide d'aliments pris a l'exHé*rieur, mais aux dépens d'une graisse abondante; plus de sensibilité. Le Lézard, dans son sommeil hivernal, peut être soumis à toutes sortes de mutilations sans en sortir, sans paraître en ressentir la moindre douleur ; il est insensible à tout ce oui se passe autour de lui; qu'on lui arrache le cœur, qu'on lui déchire la peau, qu'on lui coupe les membres, il n'en continue pas moins à vivre plus ou moins longtemps, selon l'importance des organes lésés; dans tous les cas il ne se réveille pas. Mais quand a cessé cetteinfluencepuissante et passagèredu froid, quand reviennent les beaux jours du printemps ou de l'été, quand tout renaît à la vie, le Lézard s'anime de nouveau ; le mou vement de la respiration devient plus fréquent, le sang circule plus rapide, l'animal sort de son apathie, il s'éveille, il redevient se isibic aux objets qui l'entourent, il re •

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liait; épuise par un .eane de plusieurs mois, il sort pour satisfaire la faim cruelle

au'il éprouve, aux dépens de ces milliers, 'Insectes qu'ont vus renaître les premiers beaux jours du printemps, et étaler aux feux du soleil la riche et resplendissante parure dont il s'est revêtu pendant son engourdissement. En effet, pendant celte vie, accomplie au sein d'une atmosphère basse, sans Texislence d'actions vitales assez énergiques pour entretenir dans toutes les parties la chaleur nécessaire à leur conservation, celles qui sont les plus extérieures, soumises immédiatement à l'action désorganisatrice du froid, se dessèchent, tombent en lambeaux, tandis qu'au-dessous d'elles, par une action lenle et protégée par celte vieille peau de Tannée précédente, s'en forme une nouvelle; c'est à celle époque que le Lézard est réellement admirable par réclat, la richesse et la diversité de ses couleurs; les nuances les plus délicates et les mieux assorties, les teintes les plus vives et les plus tranchées, l'or, le rubis, Témeraude, le saphir, l'azur le plus pur, s'entremêlent et se fondent pour faire de sa parure Tune des plus brillantes et des plus précieuses. Ce riche éclat de couleurs est dû au pigmentum que sécrète un réseau muQueux très-mince, placé imnaédiatemeut au-dessous de l'épiderme et adhérent aux écailles ou au derme. Ce derme est un tissu fibro-gélatineux très-serré, qui adhère avec force aux organes sur lesquels il est placé, surtout dans la région de la tète; les plaques ou écailles dont il est formé varient chez les différentes espèces, quant à la forme, à la disposition, au nombre, et sont susceptibles de fournir d'excellents caractères pour la classiGcation, ainsi que nous le montrerons un peu plus loin. Avec de semblables téguments, on comprend que le sens du tact doit atteindre peu de développement ; cependant il est évidemment plus délicat au'ou ne le pense communément, car si Ton admet généralement comme chose probable que c'est è l'aide de la langue que le Lézard explore les objets, on est porté à n'attribuer aucune sensibilité à la peau écailleuse qui recouvre son corps. Il est bien vrai, en uffet, que ces téguments sont peu propres à établir une relalion entre 1 animal et les objets qui Tentourent, mais il ne faudrait pas les croire tout à fait dénués de sensibilité, car si une Mouche, . un Insecte quelconque vient à passer sur un Lézard, et particulièrement sur sa queue, un mouvement brusque de cet organe l'en a bientôt chassé.

L'cBil, qui est assez semblable è ce qu'on trouve chez tous les Reptiles, est beaucoup plus gros qu'on ne le croirait en le voyant sur le vivant, revêtu des paupières; en avant, et comme chez les oiseaux, il est protégé par un cercle de lames cornées, imbriqnées et développées dans rintérieiir de la scléruUi^ue ; la conjonctive est continuellement humectée par une humeur qui ^<i rend dans les fosses nasales; la cornée

forme une saillie considérable sur le glul de Tœil, qui est très«aplati en avant*, crn on relrouve.un rudiment de cet éventail n<i que M. de Blainville a reconnu chez lesQ seaux. La sensibilité de cet organe doilét assez délicate, carie Lézard aperçoit lepl| léger mouvement qui ait lieu dans Tendr^ où il se trouve. L'ouïe offre égalemeni j développement fort remarquable, el il da point si petit bruit qu'il n'entende distiod ment. Cependant l'oreille naen dehors i la membrane du tympan aucun appdre

Eropre à renforcer les sons, mais celle me^ rane communique directement avec le yé tibule par unecnaîne d'osselets analogue oel'e des animaux plus élevés; en outre, | caisse communique avec le pharjnx paruii ouverture tellement large que l'air qa*i renferme doit ressentir les vibrations de I membrane du tvmpan, et les commomqQf aux os mêmes du crâne. Quant h roduralj offre probablement plus de finesse que «p tains auteurs ne le pensent, car s'il es( m que dans quelques cas les Lézards saisisse leur proie et l'avalent avec une bnis^ur» telle qu'ils ont eu à peine le temps 4'«& percevoir l'odeur, l'on sait qu'ils creoîwl souvent en terre dans les lieux o)é(Deso(i se trouvent les Lombrics, et s'en saisissentavec beaucoup de dextérité ; néaoïooins, la membrane olfactive est peu buoiide;il n'y a ni cornets ni sinus : c'est un dére/op* pement moindre encore que celui iûiBêm organe chez les oiseaux. Les ortfow exlc^ nés des fosses nasales sont disliûcis,nums de valvules qui peuvent se fermer teméùquement, et dont l'usage a évideromeol rapport à l'acte môme de la respiration.

Pour le goût, l'erreur des auteurs qui l'avaient cru presque nul, est manifeste;!* langue, qui, comme l'a montré M. Dugè*, est molle, couverte de papilles nerveuses, el continuellement humectée, quoique tertoinée par des Glaments en forme de pique, le peut en aucune façon être nuisible, iwis est très-propre, au contraire, à faire discer* ner les saveurs ; et en effet, si l'on met do tabac en poudre dans la bouche d'un LéM% il meurt bientôt après ; cependant, coidiik' ces Reptiles ne mâchent guère leurs aliments, comme d'un autre côté il n'y a q" *^'!^ très-petite quantité de salive, il est |ienui> de croire que cet organe ne jouit que ue fort peu de délicatesse.

Pour les organes de la digestion, sacnaoi que nous nous occupons d'animaui qui sf nourrissent de f»roie vivante, nous devons nous attendre à leur trouver des intesinw peu développés, un estomac simple; cei»

effectivement ce qui a lieu pour tous i*'* Lézards. Ces petits Reptiles, ainsi que nous l'avons déjà dit, font une chasse acliveaui Insectes, et particulièrement aux Lombrics, et la manière dont ils les saisissent nesi certainement pas la moins curieuse des od^ servalions auxijuelles ils donnent lieu, w^' que l'un d'eux veut s'emparer à^^^J^ftZl d'un Ver, il no se jette pas inconsid^ré/u^"; sur lui, maii il ^^ail atlenlivemenlsesuioi*'

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