‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 111 sur 204 · LES · texte numérisé non relu

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POISSONS. ETC

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(>ciie&(s; imsnoDiiC, le cou touau en avant, ni' à fait comparable en cet instant au h ît'O d'arrêt qui« caché dans un buisson, ^«*lte )t'. gibier, ilé[/ie le moment le plus «'Orable pour agir, plusieurs fois il avance recule sa lèle, comme pour bien mesurer >5 coups, et quand toutes ces précaulioi^ Uit prises, par un mouvement brusque il itice sa (èie en même temps qu*il ouvre tout pl>ère sa gueule dans laquelle llnsecle 'engouffre et se trouve retenu par 1ns nomneu&es petites dents qui la garnissent. toai cela, le Lézanl le fait avec précau- !b^^ a^ec r^eiion ; tenant ainsi sa proie «Ki« les dents , il paraît la craindre en- ; k plusieurs reprises il lui donne de ils coups de dents, puis, comme s'il ii que cette mutilation ne suflise pas, fortement la tète, de manière à étourbriser contre le sol, à déchirer on X pour en faire ensuite une nourrihcile, la proie qu*il a saisie. Aux Ins et aux Vers les Lézards joignent enles Mollusques terrestres, les œufs des tuiquils vont chercher dans les nids 9s sont déposés, leurs propres oeufs mè- " Wsqa ils sont pressés par la faim , Dtt cela a été constaté par M. Dugès à lC|4frTi dft plusieurs Lézaids ocellés. Ce- 'ffttbot \es Lézards sont très-sobres ; digémc diffidltaent, ils mandent rarement; g^trÛMMpêupur la transpiration, ils peuvent ^^oplfonerie très-longs jeûnes, comme en M^ôoi^ leor engouruissement hyémal ; ils ipoiwUptu, roais ils boivent en lapante la n :^o/^re lies chiens, à Taide de leur petite ftai^tf, quelque peu conformée qu'elle parmuiepour cet usage. Le Lézard gris qui, en j%»tt'Q de son habitation, devient très-fami- #â«/orsoa*OQ ie met de bonne heure on doamwidté^ lape avec avidité la salive sur le ÏMCntdes lèvres; Gessner en a vu s'abreuver ^ ua égal empressement de l'urine des '\Qis. Us ne broient pas It^urs aliments, leurs dents leur servent seulement à f^ieoir la proie, à la meurtrir, et aussi À l'en- ^oer : différentes de celles des Mammifè- ^par leurs usages, elles ne sont pas non ^is, comme chez beaucoup de ceux-ci»

"fliposées de bandes alternatives do macères caJcaires et de substance éburnée, uis celte dernière recouvre toujours la préfère. Kilos n*ont pas do véritables racines, tus leur couronne parait tout simplement xidée aux bords mandibulaires; leur pointe K aiguë ei un peu recourbée en dedans, ^(Qme Texige Tusage auquel elles sont chinées.

ainsi que nous Tavons dit, le canal intestf^l esl peu étendu en longueur; Testomac, ifiongé» pyriformc, se conlond presque en- •^reaient avec rœsophage, qui est large, ■Aisié « dilatable, parce qu'il doit donner MssaKe h des aliments qui ont à peine été ^l^isM ; on ne distingue pas de cardia ; il ^Va pas de véritable pharynx ; le voile du N^is parait manquer entièrement ; l'intesf*** grôie prj^senle quelques circonvolutions; ^^ro« intestin se icntlc brusquement en

une sorte (le cloaque dans leauol débouchent l'urine, les matières excremenlilielles et les canaux de la génération , dans Tun comme dans l'autre sexe.

La structure du cœur et la disposition générale des vaisseaux sanguins sont telles, que l'acte respiratoire peut èlrc suspendu sans interrompre le cours du sang.

Le sang veineux débouche par un tronc commun dans l'oreillette droite, è peu près de la môme manière que chez les Chéloiiiens; le sang artériel au contraire se rend immédiatement dans Toreillette gauche. Le ventricule, dans lequel arrive ensuite le sang, est séparé en deux portions par une membrane fibreuse flottante que des sortes de tendons retienneut, tout en lui permettant de venir fermer, en s'y appliquant, les ouvertures auriculo-ventriculaires, ce qui a pour résultat immédiat le mélange du sang artériel et du sang veineux, qui en sortent ensuile confondus pour se porter aux différentes parties, et conséquemment le peu de chaleur propre des Lézards qui les a fait classer parmi les animaux à sang froid, et leur prédisposition à l'engourdissement.

Ainsi donc il y a chez ces Sauriens une circulation pulmonaire partielle qui ne peut éprouver d autre influence que celle exercée par l'action respiratoire elle-même, qui ne peut être ralentie que par le ralenlissemejit ou la cessatio.n de celle-ci, de sorte que, soit cjue par un état particulier de l'organe respiratoire ses fonctions n'aient pu s'accomplir en entier, soit que, par une oblitération des vaisseaux, le sang n'ait pu y arriver, ce liquide prend une direction ditrérente, et cette modification n'a d'à ulrc résultat que le ralentissement des fonctions vitales, de môme que cela a li^u transitoirement ou h l'état fœtal chez les Mammifères.

Les parois do la poitrine du Lézard jouissent d'une grande dilatabilité ; le sternum, les côtes, leurs cartilages, les vertèbres elles-mêmes, sont susceptibles de mobilité pour faciliter l'acte respiratoire ; du reste, cette conformation, analogue à celle qui so rencontre chez les oiseaux, ne suffisait pas et la nature y a joint l'excessive dilatabilité du pharynx, que l'on retrouve chez les Batraciens et les Chéloniens. Aussi k chacun des mouvements inspirateurs ou expirateurs du thorax correspond-il un mouvement de la paroi inférieure du pharynx ; de sorte qu'il y a è la fois aspiration et expiration de l'aîr. Les deux bronches fournies par la trachée-artère entrent brusquement dans les sacs pulmonaires sans subir aucune subdivision.

C'est, ainsi qu'on le sait, l'expiration do l'air qui produit la voix ; chez les Lézards elle est réduite à un soufilement assez fort que l'animal fait retentir dans des momenis de frayeur ou de colère ; ils n'ont pas d'épiglotte, mais une glotte dont la fente longitudinale s'ouvre en arrière de la bouche, et qui esl mue par des muscles qui forment une sorte de tubercule qui parait destiné à

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rempfacer TépigloUe ; tei est Torgane de la Toix chez les Lézards : nous ne devons donc pas nous étonner de la voir réduite à un simple grognement.

Chez les Lézards, les différences de sexe ne sont guère sensibles à Vexlérieur ; les or-

f;anes générateurs, qui sont doubles chez e mAle, ne paraissent au dehors que pour raccomplissement de Tacle copulateur; les seuls caractères auxquels on puisse à la seule vue établir entre ces Reptiles des distinctions de sexe, consistent, suivant M. Dugès, dans la forme de Torigine de la queue. Suivant ce naturaliste, elle est, chez le mâle, aplatie, larce, sillonnée longitudinalement par une espèce de gouttière ; chez la femelle, au contraire, elle est arrondie et étroite ; les mâles paraissent aussi avoir plus d*dgilité que leurs femelles, leurs couleurs sont en général plus brillantes; entin cellesM^i semblent conserver plus longtemps qu'eux la livrée du jeune âge.

Les femelles paraissent déposer leurs œufs en commun, car on raconte en avoir trouvé iusqu^à trente dans un seul et même nid, bien que la ponte ordinaire des Lézards soit de beaucoup inférieure à ce nombre. Le Lézard des murailles ainsi que Tocellé en pondent ordinairement de 7 à 9. Ces œufs, recouverts d'une coque poreuse , dont la grosseur varie , sont déposés dans des trous, et éclosent par la seule action de la chaleur de l'atmosphère ; comme tous les animaux à sang froid, les femelles les abandonnent et n'en prennent aucun soin.

Mais toutes les espèces ne sont pas ovipares ; il en est qui mettent «r monde des petits vivants. Ce fait, annoncé en 1787 par J.-F. de Jacquin, parait, malgré son implortance, avoir peu occupé les naturalistes; nous n'en trouvons presque aucune mention dans les ouvrages qui ont été publiés depuis; peut-être, quoique l'observation soit rapportée avec beaucoup de soin, est-ce à l'incrédulité qu'elle a naturellement excitée que l'on doit attribuer le silence des savants; peut-être aussi a-t-on pensé ou'il était peu important de voir un Lézard mettre au monde des œufs ou des petits vivants ; cependant ces faits ont évidemment plus d'intérêt, et demandent une plus arande attention que l'on ne leur en accordfe communément ; car si c'est è l'influence des circonstances extérieures que l'on attribue le mode différent de parturition, il est intéressant de déter.miner auellessont ces circonstances, ce qui n'a pas été fait ; et si l'on en va rechercher la cause dans l'organisation, il faut de même déterminer à quelle organisation particulière répond le cas exceptionnel de -parturition vivipare chez les Lézards. Or, dans l'observation de Jacquin, il n'est pas dit si c'est sous l'influence de circonstancos externes que le Lézard produisit des petits Tivants ; et de pfus, malgré les tentatives qui ont été faites dans le temps à ce siget, on ne sait trop è quelle espèce appartient réellement l'individu observé. Ce fait pouvait flone manquer jusqu'à un certain point du de-

gré nécessaire d'authenticité pour être i, a la science comme prouvé; aossidoitoo' garder comme intéressante une iécom semblable, que dans une eicursion eotot logique à la forêt d'Eu, M. E. Gnérinûti mois de juillet 1835. Etant parfenu s procurer un petit Lézard, qui, avec qoelq autres, s'était enfui h son approche, quel son étonnement quand, voulant recooi en rentrant, è quelle es^ièce il apparl il lui vit meUre au monde des petits ma oui, aussitôt après leur naissance, courur dans tous les sens avec une çraode agjl Dans Tespace d'une heure eDviroDseptp furent mis au monde. M. Cocteau, qui, un Mémoire inséré au Magasin dezook, s'est occupé avec détail de la qoestioai l'existence des Lézards vivipares, donner description du petit reptile de M. Guéno^i regarde comme une espèce particolièrei admet que c'est sous l'influence eu des circonstances externes qu*ofll liea, modifications, il est évident que ce tort que l'on répartirait dans des différentes celles qui les présenteraietf;iÉI les causés n*ont pas encore été détsMÉI avec assez de soin. D'après uneobsen^A de M. de Sept-Fontaines cominuniqiÉk Lacépède et insérée par ce natunlisie te son Histoire des quadrupèdes OTifiMi,b Lézard gris serait aussi susceptible de pttH duire des petits vivants. M. deSept-Fontiinet assure, en effet, avoir trouvé diosone/emelle de Lézard qu'il oa^til mBte, des petits Lézards bien formés, an oooibiv de se^t, et qui se mirent iqimédiileiDenl à courir, comme l'auraient fait des liuTdsA^ adultes. Ces faits demandent encore m explication. ,

La durée de la vie des Lézards est iMj considérable; l'abbé Bonnaterreraconlei pendant plus de vingt années, on vil jour un Lézard sortir de son terrier aller s'éteidre aux rayons du soleil; l'accroissement total du corps ne s'effi que très-lentement ; celui de la queue, contraire, lorsqu'elle a été rompue, œw avec une très-grande rapidité; ainsi,)! D| pas rare pendant les beaux jours d'été liel voir atteindre en fort peu de jours une 1( gueur assez considérable. Tout le monde • avec quelle facilité se rooipt la queue Lézards ; cette rupture est si fréquente Ton trouve peut-être plus de Léïirds ( la queue a été brisée et s'est reauuv^ qu'où n'en trouve avec une queue iotacl^r moindre effort suffit K>our la détacher, et i rive fréquemment, lorsqu'on a pris un w petits Sauriens par cet orçane,dele TOirl en le laissant daîns les mains de celui qt saisi, sans paraître s'inquiéter le ddoui monde de la perte qu'il vient de wirei fragment de queue ainsi séparé çoQ*' encore pendant longtemps la Acuité c(m tracter sous l'influence des cw*^^^ , extérieures ; si on le pique, il seiwM^J avoir le sentiment, il se tortillaiJa t"^ d'un Ver ; c'est qu'eu effet, si nous «' vu chez les Lézards des forces ntaiesj

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