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vent enfoncé dans la vase dont on rient de faire écouler Teau : c'est ce qui a fait croire k plusieurs auteurs qu^il s'engendrait dans la terre, et qu*il ne se rendait dans les étangs
Îue lorsque les inondations Tatteignaient ans sa demeure , et Tentrainaient ensuite, re qoi lui a fait donner le nom de Fossilis. On a observé que, lorsque l'orage menace, [re poisson quitte le fond des étangs pour venir à la surface, et s'y agite comme tourmenté par une vive inquiétude. Cette habitude Ta fait garder avec soin dans des vases par plusieurs observateurs. On peut le conserver dans uo vase d'eau de pluie ou de rivière, garni dans le bas d'une couche de terre grasse, en ayant le soin de changer Teau et la terre tous les trois ou quatre jours pendant Tété, et tous les sept jours pendant Thi- ▼er. Pendant celte saison, on le tient dans une chambre auprès de la fenêtre, on la gardé ainsi pendant plus d'un an ; on l'a vu pendant tout le calme rester au fond du vase, mais se remuer fortement pendant la tempête, même vingt-quatre heures avant que rorage n'éclatât, monter, descendre, remonter, s*agiter continuellement, parcourir l'intériear du lase en différents sens et en troubler le fluide. C'est d'après cette observation qu'il a été comparé au baromètre, et qu il a été nommé baromètre vivant ; il se nourrit de Vers, d'Insectes, de très-petits poissons ; il multiplie beaucoup, et néanmoinsil a bien des ennemis à craindre. Les Grenouilles Tattaquent lorsqu'il est encore jeune , les Ëcrevisses le saisissent avec leurs pattes, et le pressent assez fortement pour lui donner la mort ; les Perches, les Brochets le dévorent; les pêcheurs le poursuivent, ils le prennent rarement à l'hameçon, auauel il ne se détermine pas facilement à mordre; mais ils le pèchent avec des nasses garnies d^herhes, avec des filets, et particulièrement avec la truble. Il n*est cependant pas très^stimé, parce que sa chair est molle, imprégnée d'un goût de marécage, et enduite d*nne matière visqueuse; on lui ôte cette substance gluante en le plongeant dans un vase dont Teau contient du sel marin ; l'animal sy remue, s'y contourne, s'y tourmente, s'^ purifie, pour ainsi dire ; on le lave ensuite dans l'eau douce. Ehrman a écrit que ce poisson avale sans cesse de Tair qu'il rend par l'anus. Cette matière gluante dont il est couvert influe sur ses couleurs, elle en détermine plusieurs nuances ; suivant qu'elle est plus ou moins abondante, elle en lait varier quelques tons ; et comme les différentes eaux peuvent, suivant leur pureté ou leur mélange avec des substances étrangères, agir diversement sur cette matière visqueuse, eu dissoudre ou en emporter plus ou moins , en diminuer la quantité et l'influence, les couleursduFossilis varient suivant la nature des eaux qu'il habite.
La LocBB DE RIVIÈRE [CobUis Tœnia, L., Blocb.,di, 2.). Ce poisson se tient dans les rivières comme la Loche, entre les pierres ; il se nourrit de Vers, dlnsectes aquatiques, d'œuts ; il perd la vie plus difficilement que
la Loche, et quand on le prend, il fait entendre une espèce de bruissement analogue h celui des Batistes, desTrigles et des Cottes^ La chair du Tœnia est maigre et coriace; e| d'ailleurs, il est d'autant moins recherché que Ton ne peut guère le saisir sans être piqué par les petits aiguillons fourchus et mobiles (^ue le sous-orbitaire forme en avant de 1 œil ; aussi il a moins à craindre des pêcheurs que le Cobite ; il devient la proie des Perches, des Brochets et des oiseaux d'eau. Ce poisson n'atteint jamais au delà d'un ou deux décimètres; son corps est comprimé, orangé, marqué de séries de taches noires ; les pectorales et l'anale sont grises ; une nuance jaune distingue les ventrales ; la dorsale est jaune et ornée de cinq rangs de points bruns ; la caudale montre, sur un fond gris, quatre ou cinq rangées transversales de points.
LOCOMOTION. — Nous croyons indispensable de donner d*abord quelques principes de physique applicables aux études physiologiques ; et ce soin nous semble d'autant plus nécessaire» que ces principes sont ou en partie méconnus, ou mal rormulés, ou trop délayés dans les traités mêmes de physique et de mécanique.
1' Le mouvement, état actif de la matière assez connu pour n'avoir pas besoin d'être défini, est éminemment communicable.
2* Il se transmet de molécule à molécule, soit dans un même corps, soit d'un corps à un autre.
3* Si la cohésion du corps qui reçoit l'impulsion est peu forte, s'il est mou, le mouvement déplace les molécules frappées d'abord et ne se transmet que faiblement aux autres et à la masse ; il y a déformation du corps et extinction du mouvemeul.
k"* Si la cohésion est forte, la dureté considérable, Timpulsion se propage à la masse en proportion de la quantité des molécules entre lesquelles elles se partage. Si cette quantité est trop considéi*able, Timpulsion ne produit aucun elfet sur la masse et s'éteint directement, ou se perd en vibrations dans les molécules , ou bien rejaillit en grande partie dans le cor,)S même qui portait le mouvement primitif.
5* Si le corps est élastique, les molécules choquées ou poussées rebondiront en sens inverse de l'impulsion reçue, et la réfléchiront sur le corps même qui la leur a donnée ; et ce en proportion variable, selon le degré d'intensité, selon la résistance de la masse et la quantité de mouvement auquel son ensemble a pu céder.
6* La propagation du mouvement a toujours eu lieu en ligne droite. Si deux impulsions égales se rencontrent en sens directement opposé, il y a extinction de leur [produit ; si les forces agissent obliquement 'une par rapport à l'autre, il y a en partie extinction, en partie combinaison pour produire une direction intermédiaire aux deux efl'orts et proportionnelle à leur intensité réciproque. Si elles agissent parallèlement, leurs effets s additionnent.
reptiles;.
LOC
7* La pesanteur, le frottement, la résistance du l'air, agissent comme forces udju- Tfintes ou atténuantes riu iDOUvement communiqué,et c'est laseulecausedo sonextinclioii dans les corps mous ou les corps trës-pe- «ants, Irès-résislanls par une cause quelccn- Ktiodue force d'inertie n'existe nez la pesanteur par l'élévation sur un pivot (Italnncier), par un I (balance, volant), et vous pou r- T aisément, à l'aide d'un léger isant pour vaincre seulement e du l'air et le frottement , un mouvement latéral dans le premier cas, do haut en bas dans le deuxième, aux
f>lus lourdes masses (piliers et rochers brananls, elc.)>
8* Si une force impulsive ou attractive agit entre deux masses égales, elles sont également écartées ou rapprochées; si l'une est plus considériible, l'effet diminue de sou c6té et augmente d'aul;int de l'autre côté ; si l'une des masses est telle que sa résistance |)tlt5uflire â éteindre l'effort, il agitenenfin* du cAté opposé. En elTet, un ressort, sufrîfant pour écarter deux corps mobiles, tes écartera tout autant si l'un des deux est rendu fixe ; l'autre cheminera du double.
d'ailleun en conlradiction l'ane mcl'i Ire.
La première, c'est que, dans lu nu) ments progressifs, il faut attribuer une de rim|JulsioQ h la réaction du point d'
Eui ; doctrine judicieusement combattat arlhez dans son application génénle, Pellelan en ce qui concerne le tam, Chabrier en ce qui regarde le vol. Or basait, pour l'appuyer, sur cet BiiODe,qi réaction est égale à l'action, ce qui r vrai que des corps parfailemeDl Alutiqi et qui, dans tous les cas, équivaut pour r h une compensation réciproque,eti«r< en conséquence i une iauLle sudurg mots dans la théorie. Dans le nul, oo lire avantage de l'élasticité du point d'ii (planche, corde tendue), qu'en milisii reactiond'une pesée préalable k l'effort Q du saut. Si le mouvement était simple,!' ticilé du plan ne saurait procurer plu dv tages que son inflexibilité.
La deuxième proposition qiienouj attaquer rentre eu partie dans la pr' c'est celle du partage d'une force itf ou atlraclive en deux moitiés, l'uMt sur son point d'appui ou d'atlachdi agissant seule sur le point mobile; irt Clair qu'avec le principe précMeol l^ut 1)
C'est pour cela qu'on marche mieux sur un , .
terrain solide que sur du sable, que le mnr- réaction est éga e à l.action) ce préleBdip lenu rebondit sur le fer et uon sur le olomb, tnge devient nul, puisqu il y a eoomiU etc. C est pourtant là qu on trouvait, d^i»-
relli, la première cause de déchet dui I'k-
tion musculaire.
Ce qui diminue TérilabiemeDllifanfiw
déploient les fibres musculùra dini Itur
9* Quand il n'y a pas de perte notable, la quantité du mouvement se répartit en force nu en vitesse, par compensation l'une de l'autre. Un levier n'augmente la force qu'en diminuant la force et l'étendue du mouvement communiqué ; il n'augmente ta vitesse et l'étendue, clans un temps donnd, qu'en diminoant proportionnellement ta force impulsive- Dans le levier au premier genre, dont le pivot est nu milieu, la force et la vitesse communiquées ï ta résistance sont égales à la force et h la vitesse d'impulsion ; mais si l'un des deux bras du levier a plus de longueur, il y a de son cdlé plus d'étendue et de vitesse, de l'autre plus de force.
Dans le levier du deuxième genre, la puissance occupant l'extrémité opposée au point d'appui aura toujours plus de chemin a parcourir et marchera plus vite dans le même temps, que la résistance qui est intermédiaire ; mais celle-ci sera mue avec plus de force.
contraction, si on la compare lUitSeUp'^ duits, c'est dans des causes conil»iKi|uu faut le chercher. 1* L'obliquité ia fil» fur leurs tendons est une cause àt poO réelles, mais elle procure des aMnltgeiJ' compensent ceS f/ertes ei au deliXelW* quité permet elfectivemeoi à desfibfftsi* breuses et attachées en diTerseul s"f ■ larges surfaces ou composant aes f'"'^ épais et puissants, do concentrer leur k«J suruoeseuleligneenouIre,uniàilbi«idp d'attention pour les libres trto-di'eWi*» c'est qu'avec un raccourcissenieiii '"''^ elles peuvent produire des moo«i«« très-élendus. 2* L'obliquité, le P»""*!'* des lendons sur les leviers osseux iff'j'J* sent la puissance musculaire. Ce parïM"» est un peu diminué par le renflainai « extrémités articulaires des os (l"' f*" tout destiné à augmenter la soli<lil*o«2
Au contraire, dans le levier du troisième ports) etparlessésamoidescoroaiBlifo"'"
^nrp. Ia riiiiccnn/.n ^Innf înrtirmrïrlinïi-n ^1 la At lin lïkAmM mm la hpiAvf.tit dftS tlTIS tl" ."
genre, la puissance étant intermédiaire, et la résistance au bout opposé à celui qui sert de point d'appui, c'est la'puissnnce qui dépensera plus de force, et la résistance qui gagnera en étendue, on vitesse.
Ces principes trouveront leur application dans les délaits, et nous pouvons, ici même, tirer déjà parti de quelques-uns. Ainsi de DOlre théorème 8 seulement on peut déduire la fausseté de deux propositions bien propres 6 embrouiller le' théories relatives aux divers, actes de la Locooiolion, et qui sont
et de même que la brièveté des bris i> vier dont il sera question ci-après- il ^■vantage de rendre les membres p'"*,"^^ Kés. surtout chez l'bomme. L'obliquité "" d'aineurs dans les différents temps du'»" vement produit, diminue de pl"'*".u par exemple dans la flexion de l'avul-*™ augmente de plus en plus dans son ej'" si«u..3''Lebras delevier correspcndaull'" tache des muscles est communém»"' " court; de là perle de force, mais o^fr, tion dans la vilesse et l'étendue lu bw