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i^nergiqucs, nous y trouons une sensibilité également répandue dans tontes les parties ; la moelle épinière participe réelment è une partie des fonctions, qui, chez les animaux supérieurs, appartiennent exclusi- ▼€maent au cerveau ; un Lézard peut vifre encore quelques jours, marcher même avec si'^sex de vivacité, éprouver des sensations, Aires avoir été décapité; la centralisation e'<i chez lui moins complète, la vie de chacune des parties est plus indépendante de c* Ile des autres.
La cicatrisation de la plaie formée par la rupture de la queue a lieu avec assez de rapidité; elle se fait sous une croûte assez ef caisse qui tombe quelques semaines après sa formation; à cette éj»oque la cicatrisation se montre sous forme d'un petit bouton central régulièrement cdnique, dépourvu d'ér^îlles et d'une couleur grisâtre; ce bouton s'allonge et en même temps il augmente aussi eo largeur, jusqu'à ce qu'il ait atteint les dimensions du tronçon de la première queue. Dans les premiers jours, ce petit twuton est formé d'une substance dure, coriace; à mesure qu'il prend de Taccroissement, on voit de plus en plus distinctement la peau qui se fonne , puis, plus tard, on assiste à la formalion des écailles, et à la même époque le cseolre de la queue, se durcissant, se transfonne bientôt, non pas en véritable os, comme dans la première aueue, mais en un seul cartilage élastique blanc qui reçoit un prolongement du rachis et persiste pendant toute la vie. Les muscles dont l'accroissement a Heu en , même temps que celui des parties précédentes, d'abord confondus avec le cartilage, s'en distinguent bientôt ; mais,quoique aussi puissants que ceux de sa première queue, ils sont moms réguliers. A l'extérieur on reconnaît toujours aisément une queue de nouvelle formation, en ce que ses écailles ne ae fondent pas d'une manière insensible avec celles du tronçon, mais qu'elles sont brusquement plus petites, et que sa forme totale est plus subitement acummée.
On a ot>servé certains Lézards qui avaient bois queues ; dans ce cas, l'existence de la troisième queue a lieu après la rupture d'une des deux préexistantes, et il est è remarquer que cette seconde rupture s'opère toujours dans un point différent de celui de la révision du premier tronçon, de sorte que ce n'est jamais d'un même lieu, mais de deux lieux différents, aue naissent les trois queues. On a essayé, à l'aide de ruptures imparfaites ou partielles, de provoquer la croissance de ces queues en quelque sorte parasites» mais sans pouvoir y i^ussir.
Nous venons d'exposer les noints les plus importants de l'organisation oes Lézards, et nous avons eu le soin de mettre en regard, pour les faire saillir davantage , les faits les plus curieux de leurs habitudes et de leurs m(eurs; actuellement il ne nous reste plus Qu'à indiquer les espèces dans lesquelles ont iîé fractionnés ces jolis animaux , et d'assigner h chacune des caractères à l'aide desqu^'ls on puisse la distinguer des autres.
Diction?;, nr Zoologie. II.
Mais ici se présente la question de savoir quels sont chez ces animaux les caractères les plus constants, car ceux-ci seuls jjourront servir à y établir des divisions naturelles et durables. La disposition des couleurs, la lofîgueur proportionnelle des différentes r3rti«*5 du corps, celle de la queue, ont été employées tour à tour, et qufîhjuefois simultanément, par les différents auteurs qui se sont occupés de la classification fies Lézards; mais ce que nous avons dit précédemment suflTu pour faire voir combien sont fugilifs de tels caractères. Quoi de plus variable, en effet, que les couleurs chez des animaux qui, comme les Lézards, éprouvent
auelquefois plusieurs mues dans le courant 'une année ? Les femelles ont ordinairement des couleurs moins vives, moins prononcées que celles des mâles; ceux-ci sont différents les uns df»s autres suivant leur âge , suivant qu'ils conservent encore leur ancienne peau ou qu'ils viennent d'en revêtir une nouvelle. Quelle confusion ne doivent pas apporter dans une classiûcation fondée sur de tels principes, des individus qui n'ont encore subi qu'un commencement de mue, et qui, revêtus dans une partie de leur corps de la peau terne de l'année précédente, brillent déjà dans d'autres endroits (\cs plus riches couleurs? Ne sait-on pas, d'ailleurs, qu'il existe les passages les plus nombreux et les mieux ménagés entre les couleurs d'espèces différentes, entre le Lézard piqueté, le Lézard arénicole et le Lézard oes souches, par exemple? La queue, exposée à de fré-
S lentes ruptures, peut-elle fournir un cnracre plus stable, et si l'on s'en rapjwrîait uniquement à sa longueur relative, ne serait-on pas conduit à faire des espèces différentes d'individus analogues, dont la queue réparée aurait subi des accroissements plus ou moins grands? Les caractères tirés des proportions relatives des diffùrentes parties du corps ne paraissent pas avoir plus de valeur. M. llilne Edwards, qui, dans un travail sur ces animaux, a su établir entre eux des divisions natnrelles, y démontre clairement combien ils sont fugaces; en effet, la tête du Lézard ocellé étant 20, le cou, mesuré de l'extrémité du collier au museau, varie de 28 à*30; le tronc, de 47 à 55; les pattes postérieures, de M) à 47; enfin la queue de 134 à 170; et les variations seraient plus grandes encore si nous prenions pour exemples, le Lézard véloce, le Lézard des murailles, le Lézard piqueté.
Les caractères tirés de la forme et de la disposition relative des é( râlles, et surtout de celles de la têle, sont au contraire d'excellents signalements aux^^ufl^ on a eu judicieusement recours. Outre qu'ils servent à distinguer nettement le genre entier des Lézards de celui des Scinques et des Ameïvas, ils offrent assez de variabilité selon les différentes espèces, et assez de constance chez chacune d'entre elles, pour pouvoir servir de fondement à d^s divisions spécifiques; mais toutes les écailles ne doivent pa^ éi^alemenf être employées, car il y en a qui
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iront riea de cette fixité que nous Tenons de signaler chez quelques-unes : telles sont la rostrale, Tinter-nasale, Tinter-pariétale. D'autres, à peine variaUes dans la série tout entière, n'offrent dans les espèces aucune différence assez sensible pour servir de base à leur distinction. Au contrairet la grandeur relative des plaques occipitales, pariétales et frontales, constante dans un même groupe naturel, varie chez les différentes espèces ; aussi s'en sert - on avec avantage pour les distinctions spécitîques. Les autres plaques qui constituent la face supérieure de la léle sont : les fronlo-nasales, fronto-pariélales, palnébrales et nasales. Ces détails sont pris sur la tête d'un Lézard ocellé. De même, la forme des écailles oui se trouvent entre l'œil et l'oreille, sur fes parties latérales de la tête, est utile à em- ' plojer. Celles qui sont un peu au-devant de l'anus, et en général, mais à des degrés moindres, celles des différentes régions du corps sont dans le même cas.
C'est donc en nous fondant sur ces caractères que nous allons, d*après M. Milne Edwards, assigner aux Lézards des distinctions spécifiques. Aux espaces décrites par ce naturaliste nous ajouterons celles dont la science s'est enrichie depuis la publication de son Mémoire^ en passant toutefois sous silence certaines espèces décrites par différents auteurs, mais dont Tautheniicité ne parait pas suffisamment établie.
Et d'abord , l'étendue du collier nous fournit un caractère qui nous permettra de diviser en deux séries bien distinctes le
Sinre entier des Lézards ; dans la première, . Milne Edwards met :
{ T'. Lti JUxardê dont le collier tiî séparé des écailles du thorax j dans ioute son étendue ^ par de petites granulations squammeuses.
Dans ce premier groupe,, les uns ont la plaque frontale très^dévelo^^pie^ et presque aussi large û la partie postérieure que vers son extrémité antérieure; ce sont les espèces suivantes :
i* Le grand Lézard ocellé ( Lacerta ocel* lata^ Daudin; !>. lepida^ Daud.; Lézard vert^ Lacép.). Plaque occipitale très-développée, au moins aussi large que les pariétales ou la frontale; huit ou dix rangées longitudinales d'écaillés abdominales.
Cette espèce, que Daudin a distinguée le premier sous le nom qu'elle porte aujourd'hui, a été décrite parLacépède etLalreille comme une variété du Lézard vert; sous le nom de Lacerta agiliSf on l'a confondue souvent, tantôt avec le petit Lézard des murailles, tantôt avec d'autres espèces. C'est la plus grande et la plus robuste de toutes; souvent sa Caille dépasse deux pieds. C'est à celle-ci qu'il faut rapporter tout ce que nous avons dit du courage et de l'açilité des Lézards; attaquée, elle se défend avec acharnement et vend chèrement sa vie; forcée à prendre la fuite, elle disparaît avec une itgilité que l'on ne saurait décrire ; lorsqu'elle
a saisi un objet quelconque, un bâloo qu'n lui a présenté, elle ne le Ucbe nlus, et 1^ dessus une forte empreinte de ses deai Elle est remarquable par la beauté èat^ couleurs ; le dessus de son corps est rariél taches jaunes, vertes et noires; son teotit est d'une couleur verdâtre; se$ ilancssal ornés de taches circulaires bleues. Eled platt surtout dans les lieux montagneui à posés au midi ; on la trouve dans Its parti chaudes de TEurope.
2* LÉZARD PIQCBTÉ OC LÉf ABDTBIT. Daud
( Lacerta varius^ Laurenti; Sepstmut, renti, L. vtrtdû, Daud.; Laaria bU»
Id.) Plaque occipitale rudimeDlaire; rangées d'écaillés atMlomiuales; tempes couvertes de larges é^illes en forme de oues ; nattes postérieures pou? aal alU laisselle.
C'est dans les premiers jours duprioi que le Lézard vert brille de tout soq lorsque, ayant quiitésa vieille peau, il au soleil son corps émaillé des plus couleurs. Les rayons q[ui rqailliss60i4e# sus ses écailles les dorent par reliti» doyauts ; elles étiocellent du feu AN»
raude, et si elles ne sont pas dii|liat comme les cristaux, la rèfieiiou d'uabM ciel qui se peint sur ces lames hisaotesA polies compense TefTet de la tnaspareoe» par un nouveau jeu de lumière. loA m cesse d'être réjoui par k vert qa'olfre le Lézard dont nous écrivons Tbistoirv. h se remplit, pour ainsi dire, ddméckl,5à!is jamais en être ébloui; autaDlliooaleardft cet animal attire la vue parlab^utédeseï reflets, autant elle l'attacne par leurdoucev. On dirait qu'elle se répand sur riirfpiVovironne, et qu'en s'y dégradant par des dw ces insensibles» elle se mnd de mamèreàv jamais blesser, et à toujours encbaoter|t une variété agréable; séduisaat égaleolÉ soit qu'elle resplendisse avec moliesseiV milieu de grands flots de lumière, oaq» ne renvoyant qu'une faible clarté, elle (^ sente des teintes aussi suaves quedéUcaMi
Le dessus du corps de ce Lézard esldil vert plus ou moins mêlé de jaune, de gnj de brun, et même quelouefoisderooge' dessous est toujours plus blanchâtre, teintes de ce quadrupède ovipare soot jettes à varier, elles pâlissent dans cei temps de l'annéetCt surtout après la mort l'ammal ; mais c'est principalement dans i climats chauds qu'il se montre avec 1^ de l'or et des pierreries; c'est là qu'ufle i mière plus vive anime ses couleurs eii^ multiplie. C'est aussi dans ces pays ïdojI éloignés de la zone torride, qu'il est m grand et qu'il parvient quelquefoiijus*l«'
la longueur de trente pouces.
La beauté du Lézard vert fixe les regai de tous ceux qui l'aperçoivent; roais il *« ble rendre attention pour attention : y «* rôte lorsqu'il voit l'homme ; on dirait w l'observe avec complaisance, et quau sww des forêts qu'il habite , il a une sorte JJ plaisir è faire briller à ses yeux ses oooleoj dorées , comme dans nos jardins le r«*
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l^le arec orgueil rémail de ses belles plu- 1^. Les Lézards verls jouent avec les en- 0ts ainsi que les gris; lorsqu'ils sont pris, l(|Ci*on les excite les uns contre les autres» I ^'attaquent et se mordent quelquefois fp«; acharnement.
^lus fort que le Lézard gris» le vert se bat K^re les Serpents; il est rarement vaini^<ir. L'agitation qu'il éprouve, et le bruit i*fl fait loi*squll en voit approcher, ne l^oent que de sa crainte; mais on s*est I tout ennoblir dans cet être distingué la beauté de ses couleurs; on a regardé mou?ements comme une marque d'at- OD et d*attachement ; et Ton a dit qu'il it Thomme de la présence des Serqui pouvaient lui nuire. 11 recherche rs et les insectes; il se jette avec une (favidité sur la salive qu'on vient de ,et Gesner a vu un Lézard vert boire De des enfants. Il se nourrit aussi de petits oiseaux , qu'il va chercher t des arbres où il grimpe avec assez
Âqoeplas bas sur ses pattes que le Lé-
(rU,il court cependant avec agilité, et
im assez de promptitude pour donner
MDiK mouvement de surprise et d'ef-
\on(^*U s'élance au milieu des brous-
loa des feuilles sèches. 11 saute très-
; et eoBuoe il est plus fort, il est aussi
hudi m le Lézard gris : il se défend
ne /«5 chiens qui l'attaquent. L'habitude
ùstrpsr l'endroit le plus sensible, et par
eooMéqaeiU par les narines, les diverses es-
$ de Seipents avec lesquelles il est sou-
eo guerre, fait qu'il se jette au museau
^ens; et il les y mord avec tant d'obs-
Iioo, qu'il se laisse emporter et même
plûtùi que de desserrer les dents. Mais
fmnii qu'il ne faut point le regarder com-
veaiffieux, au moins dans les pays tem-
et qu'on lui a attribué laussement des
mortelles ou dangereuses (1).
. ^bH a clitlmg«é |pr le nom latin de
•wn», n'est i|«*iine virîélé da Léttfd ven) m petit oiseau aiiprè» de la (orge, et noo- (t Vy blessa, mais même faillit à rëtonffer; nérit 4e liû-méme, e^ le lendemain cbanU S Tordinaire.
« «iéflie animal mordit un Pigeon avec beau- . de colère; le sang coula de chacune des petites 2*"^ que firent les dents du Lézard : cependant FteeoQ n*en mourut pas, quolqu*il parût souffrir ttnat quelques heures.
«Le Icoiicinain, il mordit le même Pigeon à la cuisse, I la peau, et fit une blessure assez grande; Alt guérie et la peau revenue au bout de peu
i la pean de la cuisse d'un Gbien et d'un «>t, je les fis mordre par le même Lézard à Ten- Ost découvert; Tanimal fit pénétrer son écume **Ublf«sare; le Chien et le Chat s'efforçaient ' ifédiApper, et donnaient des signes de douleur ; gfcib ne présentèrent d'ailleurs aucune marque ^^OHnodiié, et leurs plaies ayant ëlé cousues, "Jf bîemét ciiéries.
U Lésard vert ordinaire mordit un Pigeon à ne droite, avec tant de force qu'il emporta la iJ saisit ensuite avec acharnement les muscles
Ses habitudes sont d'ailleurs assez semblables à celles du Lézard gris, et ses œuf^ sont ordinairement plus gros que ceux de ce dernier.
Les Africains se nourrissent de la chair des Lézards verts (1) ; mais ce n'est pas seulement dans les pays chauds des deux continents qu'on trouve ces Lézards : ils habitent aussi les contrées très-tempérées, et môme un peu septentrionales, quoiqu'ils y soient moins nombreux et moins grands (2). Ils ne sont point étrangers aux parties méridionales de la Suède (3^, non plus qu'au Kamschatka, où, malgré leur beauté, un préjugé superstitieux fait qu'ils inspirent l'effroi. Les Kamschadales les regardent comme des envoyés des puissances infernales ; aussi s'empressentils, lorsqu'ils en rencontrent, de les couper par morceaux (4) ; et s'ils les laissent échapper, ils redoutent si fort le pouvoir des divinités, dont ils les regardent comme les re« présentants, qu'à chaque instant ils croient qu'ils vont mourir, et meurent mémo quel-
auefois, disent qujslques voyageurs, à force e le craindre.
On trouve^ aux environs de Paris, une variété du Lézard vert, distinguée par une bande qui règne depuis le sommet de la tète jusqu'à l'extrémité de la queue, et qui s'étend un peu au-dessus des pattes, surtout de celles de derrière. Cette bande est d'un gris fauve , tachetée d'un brun foncé , parsemée de points jaunâtres , et bordée d'ime petite ligne blanchâtre.
En Italie, on a donné au Lézard vert le nom de Slellion^ que l'on a aussi attribué à la Salamandre terrestre, ainsi qu'à d'autres Lézards. C'est à cause des taches de couleurs plus ou moins vives dont est parsemé lo dessus du corps de ces animaux, et qui les font paraître comme étoiles , qu'on leur a transporté un nom que nous réservons uniquement, avec Linné et le plus grand nombre des naturalistes, à un Lézard d'Afrique, très-différent du Lézard vert, et qui a touiours été appelé SteUion (5).
Iious plaçons ici la notice d'un Lézard (6)
mil à Dtt et ne les làeba qu'avec ^ine. La peau fbt. cousue, et le Pi|eoa guérit aisément après atoir boité pendant un janr.
I Ce Lézard vert mordît mu jeune Chien au baaventre ; le sang ne coula pas, et l'on ne remarqua pas d'ouverture à la peau; mais le Chien poussa d'horribles cris, et n'éprouva aucune incommodité. » — Extrait des expériences faites en Autriche, au mois d'août, par M. Laurent!, Spécimen medicvm.' Viennae, 4768.
(i) Gesner, de Quadrup. ovtp,^ p. 57.
(î Ray.
(5) Linné.
(i) Troisième Voyage du capitaine Cook; traduit de Tanglais. Paris, 4782, p. 478.
(5) On trouve, dans la description du muséum do Kircher, une notice et une figure relatives à un Lézard pris dans un bois des Alpes, et appelé StelHûn (titalie, qui nous parait être une variété du Lézard vert. — nerum muuroUum Huioria exinemiium la mu$eo Kirkeriano. Rome, 1773, pag. 40. SieUiêm £1* talie,
(6) OttHa ounot par les Caraïbes
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que Ton rencontre en Amérique , et qui a Quelques rapports avec le Lézard vert. Catesby en a parlé sous le nom de Lézard vert de la Caroline; Rochefort, et après lui Rav» l'ont désigné par celui de Gobe-Mouches. Ce joli petit animal n'a guère que cinq pouces de long. Quelques individus même de celte espèce, et les lemelles surtout, n'ont que la longueur et la grosseur du doigt; mais s'il est inférieur par sa taille à notre Lézard vert, il ne lui cède pas en beauté. La plupart de ces Gobe-Moucnes sont d'un vert trèsvif. Il y en a qui paraissent éclatants d'or et d'argent ; d'autres sont d'un vert doré, ou peints de diverses couleurs aussi brillantes
au'agréables. Ils deviennent très-utiles en élivrant les habitations des mouches, des Ravets et des autres insectes nuisibles. Rien n'approche de l'industrie, de la dextérité, de l'agilité avec lesquelles ils les cherchent, les poursuivent et les saisissent. Aucun animal n'est plus patient que ces charmants petits Lézards. Ils demeurent quelquefois immobiles pendant une demi-journée, en attendant leur proie; dès qu'ils la voient, ils s'élancent comme un trait, du haut des arbres, oii ils se plaisent à grimper. Les œufs au'ils pondent sont de la grosseur d*un pois; s les couvrent d'un peu de terre , et la chaleur du soleil les fait éclore. Us sont si familiers, qu'ils entrent hardiment dans les appartements ; ils courent même partout si librement, et sont si pou craintifs, qu'ils montent sur les tables pendant les repas; el s'ils aperçoivent quelque insecte, ils sautent sur lui, et passent, pour Tatteindre, jusque sur les habits des convives; mais ils sont si propres et si jolis, qu'on les voit sans peine traverser les plats et toucher les mets. Rien ne mangue donc au Lézard gobemoucb^ pour plaire : parure, beauté, agilité, utilité , patience, industrie , il a tout reçu pour charmer Toeil et intéresser en sa faveur. Mais il est aussi délicat que richement coloré; il ne se montre que pendant l'été aux latitudes un peu élevées, et il y passe ia saison -de l'hiver dans des crevasses et des trous d'arbres où il s'engourdit. Les jours chauds et sereins qui brillent quel-
3uefois pendant l'hiver le raniment au point e le faire sortir do sa retraite; mais le froid revenant tout d'un coup le rend si faible, qu'il n'a pas la force de rentrer dans son asile, et qu'il succombe à la rigueur de la saison. Quelque agile qu'il soit, il n'échappe
au'avec beaucoup de peine à la poursuite es Chats et des oiseaux de proie. Sa peau ne peut cacher entièrement les altérations intérieures qu*il subit ; sa couleur change comme celle du Caméléon, suivant l'état où il se trouve, on, pour mieux dire, suivant la température qu'il éprouve. Dans un jour chaud, il est d'un vert brillant; et, si le lendemain il fait froid, il parait d'une couleur brune. Aussi, lorsqu'il est mort, l'éclat et la fraîcheur de ses couleurs disparaissent, et sa peau devient pAle et livide.
Les couleurs se ternissent et changent ainsi dans plusieurs autres espèces de Lé-
zards; c'est ce qui produit celte graDde diversité dans les descriptions des auteurs oui se sont trop attachés aux couleurs des Quadrupèdes ovipares, et c'est ce qui a répandu une grande confusion dans la nomeoclalure de ces animaux, il y a quelque ressemblance entre les habitudes du Gobe- Mouches et colles d'un autre petit Lézard du Nouveau-Monde, auquel on a donné le nom d'Ano/Ji, qu'on a appliqué aussi à beaucoup d'autres Lézards.
A cette espèce M. Milne Edwards réunit le Lézard à deux raies, de Daudin, (^oi œ parait en différer que par la disposition de ses couleurs, entre lesquelles on trouve tous les intermédiaires.
3"* LÉZARD DBS souGHES,Daud. (I. iiirpim; Id. ; L, arenicola , Id.). Plaque occipitale rudimentaire ; six rangs d'écailles abdominales ; tempes recouvertes de larges écailles en forme de plaques ; taille médiocre ; membres courts et robustes ; pattes postérieures ne pouvant atteindre au delà des pattes antérieures ; aueue eflSIée.
Cette espèce est mélangée en dessus de taches bleuâtres, vertes ou brunes, dont l'une ou l'autre l'emporte en intensité ou eo étendue; des taches d'un blanc jaunâtre sont placées en séries longitudinales sur le dos, et y forment parfois une véritable ligne placée sur le milieu du dos ; de chaque côté s'en trouve une autre série d'une couleur d'un brun plus foncé; les flancs sont ornés de semblables séries de taches de même couleur, que d'autres d'un brun foncé suivent également dans toute la longueur du cor[>s ; le dessous est pâle et couvert de pelites taches d'un bleu foncé et noires, etc. Cette espèce, qui est un excellent exemple de la mutabilité des couleurs chez les Lézards, a donné lieu à une confusion que nous devons signaler comme un exemple du peu de valeur des caractères tirés des couleurs ; une variété de celte espèce, où le bleu dominait sur le dos, a été décrite par Lauronti sdus le nom de Seps cœrukscmi Daudin a pris pour le Lézard vert la variété bleue; le môme auteur a décrit sous leneoi d'Arénicole une autre variété brune. On yoil combien on doit être sobre de l'emploi de tels caractères. Au total, cette espèce parait être intermédiaire entre le Lézard vert et celui des murailles, qui va suivre.
On le trouve sous les souches, au milieu des bois ; remarquable par la beauté de ses couleurs, on le voit souvent courir ausoloii à la chasse des moucherons, des fooroais et des vers ; il paraît peu timide ; mais quand on l'inquiète sérieusement, il court se cacher sous les tas de feuilles ou dans les trous qu" rencontre. Commun aux environs de P«i"ï5. dans les bois de Vincennes el de Boulogne.
4* LÉZARD DBS MURAILLES (Locnta «wm- Us ; JL. agilis, Linn. ; le Lézard grU dajniir railles f Daud. ; Lacerta muraliSf Latreil/f)* Plaque occipitale rudimentaire; six rangées d'écaillés abdominales ; tempes garnies o un disque massélérien et de pclttos écailles gre-
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«ol^es; pattes postérieures pouvant attein- Jr9 eo général au delà de l'aisselle ; dixj^iS'à Tingt pores fémoraux.
I>« Lézard gris paraît être le plus doux, I l^lus innocent et Tun des plus utiles des li^^rds. Ce joli petit animal, si commua Iff^ 'e pays où nous écrivons, et avec le- »j,^ tant de ^ersonties ont joué dans leur Jjf^ince, n'a pas reçu de la nature un vête- ^^t aussi éclatant que plusieurs autres V^^mpèdes ovipares ; mais elle lui a donné *^ 5 parure élégante ; sa petite taille est ^^|te; son mouvement, agile; sa course si f&plet qu'il échappe à l'œil aussi rapift\\\ que l'oiseau qui vole. 11 aime à re- (HT la chaleur du soleil ; ayant besoin température douce, il cherche les et lorsque , dans un beau jour do aps, une lumière pure éclaire vive- UQ gazon en pente ou une muraille uigtocnte la chaleur en la réfléchissant, k voit s'étendre sur ce mur ou sur nouvelle avec une espèce de vo- U se pénètre avec délices de cette lur bienfaisante ; il marque son plaisir de molles ondulations de sa queue dé- ^;il fait briller ses yeux vifs et animés ; M précipite comme un trait pour saisir petite proie, ou pour trouver un abri "COffiDwJiie. Bien loin de s'enfuir à lap- ■HoefaedelliOBime, il paraît le regarder avec ^smapkisme ; mais au moindre bruit qui #j«ffnia, i /a chute seule d'une feuille, il se f^E^ale, tombe et demeure pendant quelques irM^ièûts comme étourdi par sa chute; ou iia«în, iJ s'élance, disparaît, se trouble, re- ▼» «sol, se cache de nouveau, reparaît encore, t en un instant plusieurs circuits tordue l'œil a de la peine à suivre, se p/osieursfois sur lui-même, et se r6« enfin dans quelque asile jusqu'à ce qjiie cninle soit dissipée.
Si tête est triangulaire et aplatie; le desest couvert de grandes écailles, dont soot situées au-dessus des yeux, de ère à représenter quelquefois des paufermées. Son petit museau arrondi aie un contour gracieux; les ouverdes oreilles sont assez grandes; les IX mâchoires égales et garnies de larges illes ; les dents fines, un peu crochues et «rnées vers le gosier.
11 a à chaque pied cinq doigts déliés et fuiùs d'ongles recourbés, qui lui servent à ^iiQper aisément sur les arbres et à courir tv^c agilité le long des murs; et ce qui voûte à la vitesse avec laquelle il s'élance, ^éixie en montant, c'est que les pattes de derfière, ainsi Que dans tous les Lézards, sont ku peu plus longues que celles de devant. Le l^og de l'intérieur des cuisses règne un petit cordon de tubercules, semblables, par leur forme* h ceux que l'on remarque sur M^Uane : le nombrede ces petites éminencps Ktrie, et on en compte quelquefois plus de
{"out est délicat et doux à la vue dans ce J^^M Lézard. La couleur.grise que présente * Messus de sou corps est variée [)ar un
grand nombre do taches blanchâtres et par trois bandes presque noires qui parcourent la longueur du dos ; celle du milieu est plus étroite que les deux autres. Son ventre est peint de vert, changeant en bleu ; il n'est aucune de ses écailles dont le reflet ne soit agréable ; et pour ajouter à cette simple, mais riante parure, le dessous du cou est garni d'un collier composé d'écaillés, ordinairement au nombre de sept, un peu plus grandes que les voisines, et qui réunissent l'éclat et la couleur de l'or. Au reste, dans ce Lézard, comme dans tous les autres, les teintes et la distribution des couleurs sont sujettes à varier suivant l'âge, le sexe et le pays ; mais le fond de ces couleurs reste à peu près le môme. Le ventre est couvert d'écailles beaucoup plus grandes que celles qui sont au-dessus du corps ; elles y forment des bandes transversales.
Il a ordinairement cinq ou six pouces &q long et un demi-pouce de large : et quelle différence entre ce petit animal et l'énorme Crocodile I Aussi ce prodigieux Quadrupède ovipare n'esl-il presque jamais aperçu qu'avec eflfroi, tandis qu on voit avec intérêt le f)etit Lézard gris jouer innocemment parmi es fleurs avec ceux de son espèce, et, par la rapidité de ses agréables évolutions, mériter le nom d'Agile que Linné lui a donné. On ne craint point ce Lézard doux et paisible ; on l'observe de près; il échappe communément avec rapidité lorsqu'on veut le saisir ; mais lorsqu'on l'a pris, on le manie sans qu'il cherche à morare ; les enfants en font unjouet; et, par une suite de la grandi* douceur de son caractère, il devient familier avec eux. On dirait qu'il cherche à leur rendre caresse pour caresse ; il approche innocemment sa bouche de leur bouche, il suce leur salive avec avidité; les anciens Font appelé l'iémt de Phomme, il aurait fallu l'appeler l'Ami de l'enfance; mais cette enfance,, souvent ingrate ou du moins trop incous* tante, ne rend pas toujours le bien pour le bien à ce faible animal; elle le mutile ; elle lui fait perdre une partie de sa queue trèsfragile, et dont- les tendres vertèbres peuvent aisément se séparer.
Cette queue, qui va toujours en diminuant de grosseur, et qui se termine en pointe, est à ^eu près deux fois aussi longue que le corps; elle est tachetée de blanc et d'un noir peu foncé, et les petites écailles qui la couvrent forment des anneaux assez sensibles, souvent au nombre de quatre-vingts. Lorsqu'elle a été brisée par quelque accident, elle repousse quelquefois ; et suivant qu*ello a été divisée en plus ou moins départies, elle est remplacée par deux et môme quelquefois par trois queues plus ou moins parlaites, dont une seule renferme des vertèbres; les autres ne contiennent qu'un tendon.
Le tabac en poudre est presque toujours mortel pour le Lézard gris : si l'on en met dans sa bouche, il tombe en convulsion, et le plus souvent il meurt bientôt après. Utile autant qu agréable, il se nourrit de AoucheSi
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reptiles;
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de Grillons» de Sauterelles, de Vers de terre, de presque tous les Insectes qui détruisent nos fruits et nos grains; aussi serait-il trèsavantageux que l'espèce en fût plus multipliée; a mesure que le nombre des Lézards griss*accroitràit, nous verrions diminuer les ennemis de nos jardins ; ce serait alors qu'on aurait raison de les regarder, ainsi que certains Indiens les considèrent» comme des animaux d'heureux augure, et comme des signes assurés d'une bonne fortune.
Pour saisir les insectes dont ils se nourrissent, les Lézards gris dardent avec vitesse une langue rougeâtre, assez large, fourchue et garnie de petites aspérités h peine sensibles, mais qui suffisent pour les aider à retenir leur proie ailée. Comme les autresQuadrupèdes ovipares, ils peuvent vivre beaucoup de temps sans manger, et on en a gardé f)endant six mois dans une bouteille, sans eur donner aucune nourriture.
Plus il fait chaud, et plus lés mouvements du Lézard gris sont rapides : h peine les premiers beaux jours du printemps viennentils réchauffer Tatmosphère, que le Lézard gris, sortant de la torpeur profonde (jue le grand froid lui fait éprouver, et renaissant, uour ainsi dire, à la vie avec les zéphyrs et les (leurs, reprend son agilité et recom^mence ses espèces de joutes.
Ln femelle ne couve pas ses oeufs, qui sont presque ronds, et n'ont pas quelquefois plus de cinq lignes de diamètre. Mais comme ils sont pondus dans le temps où la température commence à être très-douce, ils éclosent par la seule chaleur de l'atmosphère, avec d'autant plus de facilité, que la femelle a le soin de les déposer dans les abris les plus chauds, et , par exemple , au pied d'une muraille tournée vers le midi.
Avant de chercher sa femelle, le Lézard gris se dépouille comme les autres Lézards; ce n'est que revêtu d'une parure plus agréable et d'une force nouvelle qu'il va satisfaire les désirs que lui inspire le printemps. Il se dépouille aussi lorsque Thiver arrive; il passe tristement cette saison du froid dans des trous d'arbres ou de muraille, ou dans quelques creux sous terre ; il y éprouve un engourdissement nlus ou moins grand, suivant le climat qu'il habite et la rigueur de la saison ; et il ne quitte communément cc^te retraite que lorsque le printemps ramène la chaleur. Cet animal ne conserve cependant pas toujours la douceur de ses habitudes. M. Edwards rapporte, dans son Histoire naturelle, qu'il surprit un jour un Lézard gris attaquant un petit oiseau qui réchauffait dans son nid des petits nouvellement éclos. C'était contre un mur que le nid était placé. L'approche de M. Edwards flt cesser l'espèce de combat que l'oiseau soutenait pour défendre sa jeune famille; l'oiseau s'envola ; le Lézard se laissa tomber ; il aurait peut-être, dit M. Edwards, dévoré les petits, s'il avait pu les tirer de leur nid. Mais ne nous pressons pas d'attribuer une méchanceté qui peut n*être qu'un défaut individuel, et ne dépendre que de circonstances passagères, h une
espèce faible que Ton a reconnue pour innocente et douce.
Le Lézard de Schreibebs (jL. Sehrdhtrsiana, Milne Edwards; X. fusca, Daud.).
Plaque occipitale rudimentaire; six rangées d'écailles abdominales : tempes en général recouvertes de petites écailles granulées et d'un disque raassétérien ; patte^ postérieures pouvant atteindre au delà du poignet de li patte antérieure; queue grosse et diminuant de volume très-lentement; environ douze pores fémoraux.
La longueur de ce Lézard est de 7 centimètres environ ; sa couleur est généralemeut sombre ; une teinte d*un brun bronzé est répandue sur tout son corps. Sur la ligne médiane du dos on voit une série longitudinale détachée, plus foncée, et sur les flancs une ligne verdâtre entre deux autres semblables à celles du dos. Le corps est en dessous d'un vert peu intense, avec une infinité de petites taches noires.
Lézard de Lalandb [L, Lalandii, M.
Edwards). Plaaue occipitale rudimentaire; sii rangées d'écaules abdominales ; tempes recouvertes par de petites écailles, et sans disque massétérien. Pattes postérieures ne pouvant atteindre les antérieures. Deui grandes écailles médianes au-devant de Tanus.
Beaucoup plus grand que le précédent, ce Lézard a jusqu'à 3i centimètres de longueur ; mais, ainsi que pour celui-ci, ses couleurs sont peu remarquables ; le dessus est noir, avec des taches blanches entourées de noir plus foncé sur le dos» et d'autres également noires sur la tète et la queue. Dessous du corps d'un blanc fauve pointillé de noir. Il habite le cap de Bonne-Espérance.
LézARD DE Duoès ( I. DuoeiH , Milne Edwards). Plaque occipitale nulle ; six rangées d'écailles abdominales ; tempes recou* vertes de petites écailles granulées et sans disque massétérien. Pattes postérieures pouvant atteindre à l'aisselle. Une seule grande écaille médiane aunlevant de l'anus.
Ce Lézard est encore remarquable parles nombreux changements que subissent ses couleurs, à l'état adulte ; et sa taille est alors de 20 centimètres, tout son corps est noirâtre eb dessus, plus foncé sur les flancs, et piqueté de vert ; en dessous il est blanc.
D'autres espèces, appartenant toujours à la section des Lézards à collier complet, ont la plaque frontale peu développée et eonsidé' rablement rétréciea sa partie poitérieure (<»■ viron moitié déplus en arrière qu'en avàU).
C'est ici que nous devons placer une espèce qui n'était point encore connue quand M. Milne Edwards a fait son travail, et que M. Dugès a décrite sous le nom de
LÉZARD d'Edwards, Dugès. Ecailles d9 dos imbriquées et cannelées, ce qui le rapproche des Scinques. Collier peu distincti mais libre et crénelé, huit rangs d'écailles Abdominales. Pattes [>ostérieures dépassant faisselle chez 4es uns et l'atteignant mi
les aofre^ ; le premier cas parait être celai des mâles. La taille des plus grands de cette espèce que 11. Dugès ait pu examiner dépassait à peioe k pouces 1/2 de longueur; leur tète, comme celle des Sciaques, est petite, étroite, acomînée; la queue est striée» carrée, assez Tolumlneuse à sa base. Le dessus du corps varie du bleuâtre au roussâtre, des raies pâles avec de petites taches carrées jaimes et noires le parcourent; en dessous couleur nacrée.
lÂZAMB D^OuriEm f£. Oihieri, Audouin).
Six ou huit rangs d*écatiles abdominales. Uoe grande écaille médiane au-devant de Tanos. Cette espèce, figurée par Sarigny daes le grand ouvrage sur ITgypte, n est eoeore que bien imparfaitement connue; mais par ses couleurs elle semble avoir de i^analogie avec certaines variétés de notre Léxardgris.
LéxABB BB Savigsty (£. Stttignyi, Audouin). SÎK ou boit rançs uécailles abdominales ; trois écaillés médianes asse^ grandes au-devanC de Tanus. Pattes postérieures très-longues; pouvant dépasser le collier. Queue longue el grêle.
Couleurs très- variables ; celui que Savignj a représenté était d'un gris d'ardoise tré»-lbncé, parsemé de beaucoup de taches très-irrégalières d*un gris- perle. Le Musému, au contraire, en possède un individu d'un gris plus foncé, et dont les taches sont Doîrâtres et forment des séries longiludioales; peut-être est-ce le précédent plus adulte.
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Le LczABD POMMBLÉ (L. êcuidloia ^ Audouin). Douze ou quatorze rangées d'écaillés abdominales. Plaques inter- pariétales rudimentaires ; trois écailles médianes situées au-devant de Tanus, et frfus grandes que les latérales.
Un gris-perle, très pâle dans certains endroits, violacé dans a'autres , le colore en dessus ; en dessous, il est d'un blan(^ légèrement eitrin.
Le LÉZABD DB DcnÉBiL (L. Dumeriîiif Milne Edwards). Douze ou quatorze rangées d*écailles abdominales. Plaque inter-pariétale rudimenlaire. DeuT écailles médianes lisses au-devant de l'anus, la postérieure plus petite que les latérales.
11 diffère peu du précédent ; sa taille est petite, il habite le Sénégal.
Le LézÂBi» DB Kkox (L. Kmoxii ^ Milne Edwards). Douze ou quatorze rangées d*écailles atnlominales. Plaque inter-pariétale très-développée : pattes postérieures assez longues ; queue très-courte.
11 e5t généralement d'un gris brun ; son dos est marqué de taches blanches et noires, et parcouru par quatre lignes longitudinales blanches. Il a été rapporté du cap
Bonne-Espérance par Lalande.
Ceux que M. Milne Edwards met dans sa seconde section sont :
S IL Les Lézarda dont U coUier^ libre iiulêmeni sur les côtés ^ se confond note Us écailles du thorax pris de la ligne m/dtane^ dans une étendue plus oumoins con^ sidérakle.
Le LézABB vÂLOCB (L. relof , Pallas, Daud.; £. Boskiana^ id., Savigny). Huit rangées ou plus d'écaillés abdominales ; bord antérieur des plaques pariétales fortement tronqué
Eur recevoir les plaques frooto -pariétales, ttes postérieures pouvant atteindre jusqu'à l'oreille, queue en général longue et grêle.
Ce Lézard, que Lacépède regarde comme une variété du gris, est d'une taille médiocre, U est cendré en dessus et a sur le dos cinq lignes longitudinales plus pâles, mélangées d*un assez graud nombre de points bruns ; des taches noires longitudinales assez larges, semées de points d'un bleuâtre éclatant, ornent ses flancs. C'est à Pallas que Ton en doit la connaissance ; ce célèbre naturaliste l'a pris sur les bords du lac Indersroî, au milieu des rochers ; son nom rappelle son incroyable vivacité. Il se platt au milieu des sables brûlants du désert ; on le trouve aussi dans le midi de la France. Marcel de Serres dit ravoir vu auprès de Montpellier.
LÉZAB» DU DÉSBBT (L. dcscrti^ Gmelin, Daudin). M. Milne Edwards n'a pu vérifier le Lézard auquel Daudin donne ce nom; mais- la description qu'il en fait, s'appUquant à des individus rapportés de la Perse et de l'Asie Mineure, on peut sans inconvénient» et pour, ne pas multiplier inutilement les noms» leur appliquer celui-ci. Ces individus ont huit rangs ou plus d'écaillés abdominales. Le bord antérieur des plaques pariétales n'est pas notablement tronqué pour s'articuler avec les fronto-pariétales.
LézABD DB Lbschebault (L. Leschenaultii^ Milne Edwards). Six rangées d'écaillés sous l'abdomen. Les couleurs de cette espèce sont très-harmonieuses. Le dos est verdâtca ; les flancs d*un brun noir, avec chacun deux raies longitudinales blanches.
Enfin aux espèces précédentes nous ajoutons celle qui suit, décrite par M. Cocteau, dans le Magasin de Zoologie (année 1835, classe ill, pi. 9).
Le L&ZABD DB Gcéai!! { L. Guérin^ Cocteau). Plaque frontale aussi grande en ar«rière qu'en avant; occipitale très-petite. Couleur brune en dessus, avec quatre lignes fauves longitudinales. Parties inférieures d'un orange pâle.
Cette espèce est remarquable en ce<iu*elle parait être bien réellement vivipare, ce qui n'avait encore été constaté h l'égard d'aucune autre; mais il reste à déterminer quelle importance on doit attribuer à cette différence dans le mode'de parturition.
Nous ajoutons aussi l'espèce suivante, mais avec doute ; car Jacquin, qui l'a établie pour un Lézard supposé vivipare, n'avait pas assisté à sa parturition ; d'ailleurs cette espèce, qui a été ballottée de tous côtés p?r les auteurs, n*est pas encore assez
^id LOC REPTILES,
bien connue pour que nous puissions Tindiquer comme réelle.
LézARD DE Jacquin (Acta nova helvetica^ 1787, page 33, icon. tab. 1).
Au reste, les personnes qui voudraient avoir sur ces deux espècos des détails plus circonstanciés , consulteront avec fruit Je Mémoire de M. Cocteau ci-dessus cité ; ils y trouveront en outre une iudicieuse discussion de importance qui doit être attribuée au mode de parturition de ces animaux,
UBOURET, espèce de filet. Voy. Tuon.
IICHES. Voy, Centrojîote.
LI':0KNI:T. Voy. Nason.
LIEU. Voy. Leptophide.
LIMAÇON. Voy. Ouïe.
LIMANDE, espèce de poisson de la famille des Pleuronecles,à laquelle des écailles dures et dentelées ont fait donner le nom de Lime. — Ce poisson, très-commun sur nos tables, se trouve non-seulement dans TOcéan Atlantique, mais encore dans la Baltique et îa Méditerranée. Le temps de Tannée où il est le plus agréable au goût, au moins dans les contrées du Nord de l'Europe, est la fin de rhiver ou le commencement du printemps.
11 fraie ensuite, et alors sa chair est moins savoureuse et plus molle. Elle est cependant, dans les autres saisons, plus ferme que celle de plusieurs Pleuronectes ; mais comme elle est aussi moins succulente et moins délicate, On la fait sécher sur plusieurs côtes de l'Angleterre et de la Hollande.
La Limande vit de Vers ou dlnsectes marins, et très-souvent de petits Crabes.
L'ouverture de sa bouche est étroite. Les deux mâchoires sont d'égale longueur: mais on compte plus de dents à la supérieure qu'à l'inférieure. L'œil supérieur est placé au sommet de la tête. On aperçoit au-devant de la nageoire de l'anus un piquant tourné vers la gorge. Le côté droit est jaune; le gauche est- blanc; l'iris couleur d'or, et la caudale brune.
LOCHE ou CoBUTE, Cobitisy genre de poissons de l'ordre des Malacoptérygiens abdominaux, famille des Cyprinoîdes, — Ces poissons ont la tôte petite, le corps allongé, revêtu de petites écailles et enduit de mucosité; les ventrales fort en arrière, et au-dessus d'elles une seule petite nageoire dorsale ; la bouche peu fendue, sans dents, entourée de barbillons et de lèvres propres à sucer ; les ouïes peu ouvertes, il n y a point de cœcum à leur intestin, etleur petite vessie natatoire «^st renfermée dans un étui osseux bilobé. Nos eaux douces en produisent trois espèces remarquables.
La première est la Loche fra^iche {Cobitis barbatula, Linn.,Bloch, 31,3), petit poisson de quatre ou cinq pouces, nua:^é et pointillé de brun sur un fond jaunâtre, à six barbillons; sa chair est très-agréable. On le trouve Je plus souvent dans les ruisseaux et dans les petites rivières; il vit de Vers et d^lnsecles aquatiques; il se plaît dans les eaux courantes, et paraît éviter celles qui sont tranquilles: ce poisson préfère les eaux profondes, ehange rarement de place dans les endroits
LOC
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de la rivière dont le courant est moins fort il s'y tient comme collé contre le sable oali gravier, et semble s'y^ nourrir de ce queTean y dépose. Il devient la victime d'un grand nombre de poissons contre lesqiiels sa petitesse ne ]ui permet pas de se défendre ; et, malgré cette môme petitesse, qui devrait lui
faire trou ver facilement unasileimpénétrable, il devient la proie des pécheurs, quileprennent avec le carrelet, la louve et avec la nasse. On le recherche surtout à la lin de l'automne et pendant le printemps, qui est la saisonde sa ponte. A ces deux époques, sa chair eslsi délicate qu'on la préfère à presque tous les autres poissons d'eau douce. Dans certains pays, les pêcheurs prétendent qu'il est beaucoup meilleur lorsqu'il a expiré dans le vin ou. dans du lait. 11 ftérit de suite à la sortie de l'eau, et même dès qu'on l'a placé dans un \asc dont l'eau est dans un repos absolu. On le conserve au contraire pendant quelque temps en vie, en le renfermant dans une sorte do boîte trouée que Ton place aumiliet du courant d'une rivière. Lorsqu'on veulle transporter un peu loin, on a besoin d'agiter Feau du vase dans lequel il est renfermé, et l'on choisit un temps frais, comme, par exemple, la fin de l'automne. Quand on veut naturaliser lés Cobites dans une rivière ou dans un ruisseau, on pratique une fosse dans un endroit oui ait un fond de cailloux, ou qui reçoive l'eau d'une source. On donne à ce trou sept ou huit décimètres de profondeur, vingt-trois de longueur, et onze ou douzede largeur; on le couvre de claies ou de planches percées, qu'on place cependant à une petite distance des côtés du trou ; l'mtervalie compris entre les claies ou les planches est rempli de fumier ; on laisse deux ouvertures, l'une pour la sortie de Teau et Kaulre pour l'entrée : on revêt ces deux ouvertures d'une plaque de métal percée de plusieurs trous qui laissent échapper l'eau courante, naais on ferme l'entrée de la fosse ou du troua tout corps étranger nuisible et à tout animal destructeur. On place dans le fond delà fosse des cailloux, afin de faciliter la ponte et la fécondation des œufs; les Lochesqu'on y introduit se nourrissent des sucs du fumier et des Vers qui s'y engendrent. Elles multiplient parfois à un si haut degré, dans leur demeure artificielle, qu'on est obligé de construire trois fosses, une pour le frai, une seconde pour l'avelin ou les jeunes Loches, et une troisième pour celles qui sont parvenues à leur développement ordinaire. Au reste, on peut conserver longtemps ces Cobites, et les envoyer au loin, après leur mort, en les faisant mariner.
La seconde es[)èce est la Loche d'érAHô (MisQurne^ Lacép., Cobitis fossilis, LinOi Bloch, 31, 1). Poisson long quelquefois d'uu pied, avec des raies longitudinales brunes et jaunes, et dix barbillons. On le rencontra dans les étangs vaseux. K perd difficilement la vie, il résiste longtemps sous la Kl'^ce, lorsque les étangs sont gelés ou méroedessôchés : il se cache alors dans les trous qu" creuse au milieu delà fange. On le voit sou-
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POISSONS, KTC.