MOR
tre et les poursuivre avec acharnement.
i6 HoNiTOR TBRRESTRE d'Egtpte {Varatius KU8, Merr.; Tupinambis arenarius, uu utrathel-Hard); Lézard des sables, ides bes, érigé en genre par Fitzinger, sous omde Yaranusy se distingue bien de Tesft précédente par Tétat rudiiaentaire de irène caudale, par ses dents comprimées, es Gnes et aiguës : du reste,«il est de la De taille que le précédent, et sa couleur généralement d*un brun clair avec quels taches carrées d*un iaune verdàlre ; il ite loin des rivières, contrairement à ce a lieu pour Tespèce précédente ; et loin Qonlrer en captivité la même avidité que Ki, ce n*est pour ainsi dire que par e et en les introduisant dans sa gueulet ToD peut le forcer à prendre des ali-
e second groupe des Monitors ou TupiiÂs, érigé en genre par Merrem, sous le ]itTeiu$j se distingue parles plaques nleusesqui couvrent sa tète, les écailles laogulaires qu'on trouve sous Tabdomen laos la région caudale et des pores fémoii; de plus, il y a sous la gorge deux plis nstenesde la peau.
Ihos cette seconde section, Cuvier dis-
lesDuGMiiBS, Cuv. {Croeodiluruiy 8pix.;
<fa. Cfi/); qui ont pour caractères : des
réîes cBdikles formées par des écailles re-
^rfWtes, comme chez les Crocoiiiles ;
^r queue est toujours comprimée; leur
i/e assez considérable.
)tfls cette subdivision, nous citerons :
«^GiANOB Dragonne ^if on. Crocodilinus^
^•jt qui, en outre de la crête caudale, a,
»« sur le dos, des écailles relevées d*a-
St comme chez les Monitors proprement
; les dents qui garnissent le fond de la
ciie s'émoussent petit à petit et Qnissent
deTenir rondes. C*est dans l'Amérique
wionale, et particulièrjement à Cayenne,
se trouve celte espèce qui a de b à
i^s de longueur, 'et dont le çenre de
^1 tout à fait analogue à celui des es-
*• précédentes.
» deuxième subdivision, d'après Cuvier,
c«lle des Sauvegardes, Cuv.; Monitor^
M qui se distingue des précédentes par
jence des crêtes dont nous avons parlé;
d^^nls, qui sont dentelées, finissent par
l' Ha région postérieure le môme sort
^les des Dragonnes; leur queue est com-
J^» ce qui est en rapport avec leurs ha-
wes aquatiques. Nous devons citer comme tDple:
^ I^RiND Sauvegarde d'ÀMÉRiQUE (La- « Tegutxm , L.; Teynguazu , Temapa- *lc., qui se trouve dans l'Amérique du » au Brésil et à la Guyane, courant avec Kiilé sur terre, où il cherche sa nourri- N mais se réfugiant assez proraptement •*»n des eaux dès que le moindre danger ^ïïace; il se nourrit de reptiles , d'm- ^dœufs, et s'introduit souvent dans les J^^urs; c'est dans des trous qu'il creuse * ie sable, sur le bord des rivières, qu'il
^iCTiONn. DE Zoologie. H.
se retire; il est généralement d'un fond noir en dessus, orné de lignes transverses de petits points, ou de taches jaunes; cette dernière couleur est celle de son ventre, et sa queue est colorée de bandes alternatives de noir et de jaune.
Enfin, viennent dans l'ordre établi par Cuvier:
Les Améivas, constituant un sous-genre
2ue la forme arrondie de leur oueue, les cailles carrées qui les couvrent, distinguent des précédents. Réunis par le plus grand nombre des auteurs aux Sauvegardes, avec lesquels ils ont en effet les plus grands rapports, ils habitent comme eux l'Amérique; quelques caractères, de fort peu d'importance cependant, ont néanmoins servi à établir dans cette petite division des distinctions génôriques rainsi Spix a composé un genre, sous le nom de Centropix , des espèces qui ont les écailles du ventre, des jambes et de la queue carénées ; d'autres, qui ont de plus de semblables écailles sur le dos, constituent le genre Pseudo'Améiva de Fitzinger, etc.
MONOPTÈRES. Voy. Anguille.
MORMYRE. — Le genre de poissons dont nous allons nous occuper dans cet article a été l'un de ceux quj, dans toute la série ichthyoloçique, furent l'objet des opinions les plus diverses, quant à la structure et, par suite, à la coordination méthodique. Aujourd'hui même les zoologistes ne sont pas d'accord sur ce point ; et, pour ne pas renouveler une discussion déplacée, nous nous bornerons à exposer la structure de ce genre réuni dans la famille des Esoces : poissons à corps comprimé, oblong, écailleux, àqueue mince à sa base, renflée vers la nageoire, dont la tète est couverte d'une peau nue et épaisse, qui enveloppe les opercules et les rayons des ouïes, et ne laisse pour leur ouverture qu'une fente verticale, ce oui leur a fait refuser des 0()ercules par quelques naturalistes, quoiqu'ils en aient d aussi complets qu'aucun poisson , et a fait réduire à un seul leurs rayons, quoiqu'ils en aient cinq ou six ; l'ouverture de leur bouche est fort petite, presque comme chez les Mammifères nommés Fourmiliers ; des dents menues et échancrées garnissent les mâchoires, et il y a sous la langue et sous le vomer une longue bande de dents en velours ; l'estomac est un sac arrondi, suivi de deux cœcums, et d'un intestin long et grêle, et presque toujours enveloppé de graisse ; la vessie natatoire est longue, ample et simple. Les formes générales de ces poissons rappellent celle des Cyprins ; leur chair est délicate, fort estimée des Egyptiens, et passe pour la meilleure.
Le nom de Mormyre, d'origine grecque, désignait dans l'antiquité un poisson de mer varié en couleur ; on ignore complètement les motifs qui en valurent l'application chez les modernes à des poissons d'eau d(»uce dont les teintes sont uniformes. On connaît un petit nombre d'espèces de Mor«*
wm
REPTILES
niyres, dont les noms spécifiques se tirent priucipalemenl de leur forme.
Les uns ont le museau pointu, la dorsale longue ; tel est le Moriitrb oxyhiitnque , Mormyrus ox^kgneu9^ figuré dans les belles planches de la grande expédition d^Egypte, pi. 6| flg. 1. €e poisson est eitrômemeot facile à distinguer de tous les Mormjres, par la forme très-singulière de sa tète, conique dans la partie postérieure, mais terminée en devant par un museau cylindrique, mince et très-allongé, dont la ressemblance avec celui d*un Fourmilier a frappé tous lès observateurs ; la bouche, qui occupe la partie antérieure du cylindre, est si petite que» chez un individu d'un pied de long, elle a à peine, lorsqu'elle est ouverte, 3 à 4 lignes dans son plus grand diamètre; Tœil est placé à fleur de tète, et recouvert par une membrane transparente qui se continue avec les téguments, et qui n'est qu'une portion très -amincie de la peau; les deux mâchoires sont sensiblement égales en lon« gueur, disposition qui n'offre rien de remarquable en elle-même, mais qui fournit l'un des caractères distinetifs de oette espèce. La taille de ce poisson est quelquefois de plli5 d'un pied ; sa dorsale est composée de rayons dont la grandeur décroît insensiblement de devant en arrière; l'anale est beaucoup moins étendue que la dorsale, sa forme est celle d'un trapèze ; les ventrales et les pectorales sont aiguisées en pointe, composées de rayons inégaux entre eux ; enfin fa nageoire de la queue est très-fourchue. Le Mormyre oxyrhvnque est généralement couvert de petites écailles, disposées régulièrement en quinconce, mais la tête est couverte d'un epiderme très-fin, sous lequel on observe une peau fine et comme ponctuée. L'Oxvrhynque est assez semblable à ses congénères par son système de coloration; il est généralement grisâtre, avec le dos plus foncé et le ventre ulus clair que les autres
1)arties du corps ; fa tète est d'un gris méangé de rose, principalement à sa partie antérieure, et les nageoires sont rouges à leur origine ; tel est Te Mormyre oxyrnynque, espèce aussi remarquable par les modifications organiques qui la caractérisent que par les souvenirs historiques qui se rattachent à elle, et par les récits des six-^ teurs anciens, qui nous apprennent oue ce poisson était, dans l'Egypte antique, robjet de là vénération universelle, et qu'en outre il était honoré d'un culte spécial, et possédait un temple dans une ville à laquelle il avait même donné son nom (la ville d*Oxyrhynque) ; et Elien ajoute quelques détafls assez cuneux, et gui nous montrent combien les pêcheurs estimaient ce poisson ; leurs successeurs modernes ne croient pas trop acheter sa prise par les longues fatigues de leurs nuits. Oa conçoit qu'un animai environné, il y a tant de siècles^ de la vénération d'un grand peuple, a dû exciter à un haut degréla curiosité des naturalistes modernes : aussi s'est-on depuis longtemps occupé de déterminer à quel genre doit être rapporté VOxy rhynque.
L'intérM qui se rattache au Monnjn rhynque, è cause du rôle oa'il a iooé l'antique Egypte où on l'adorait, la me extraordmaire de son mumn , mœurs intéressantes , ont engagé M.
loannîs , Keutenant de vaisseau au royal de la marine, a ea donter, Magasin de Zoologie, d. IV, p). IS ( une figure dessinée d'après le Tivant.
pensé, ajoute M. de Joannis, en cela* ter une notion de plus à l'histoire de c^ bizarre, et compléter, s'il est poasibk, détails précieux qu'a produits M, G< Saint-Hilaire : mes observations, da m'ont fait trouver le même oonbre rayons que lui aux nageoires : riixji que j'ai dessiné avait fait le voyage oà traînaient tous les ans ses amoars; el reconnaissait qu'il était de retour, [«r écorchures qn on remarque sir n m sur son flanc. Je crois que, lors de li mière phase des amours, oe poisson, tous les autres, pense peu à autndi^f qu'un sentiment impérieux s'estera mi, et qu'il se laisse, tout en pofwwtfi femelle, entraîner au courant, «fi ^ chercher un rivage dont il n'a ^imm pour se guider ; <iue parvenu aa n^V vorable à son frai, milieu qui n'est pasatf» bas que l'embouebure du Qeave^«rMt<ii prend quetPès-rareiBentàltosettâ;mp venu oans ee milieu, dis-ie, il y irait (t songe alors à remonter Ters les lieoiqiK^ amours lui ont fait «bandoanef.Cesli^ époque, à mon sens, quolXhjrbyBqaes»
le besoin de se tenir près des riisges p« vaincre un courant qui est ^veaudeiÉ en plus rapide, «t (prâ cherche dans ce les contre-courants é^ eaux stagnu
Îu'ainsi, réduit.è se tenir sur les mot ans les pierres où il cherdM saaoufnft il devient tout naturel qu'il s'écaà côté présenté par la terre ; pour i j'ai souvent vu prendre des Oijrhi Luxor, et il y en avait autant a éô) droite qu'à gauche ; i'en conchiraidoK leur retour les Oxvrnynques se lienoert tant sur la rive droite que sur la gii» ITindividu observé avait environ uo pie^ longueur. » {Yoy. fAêwt.)
MORRUDE ou oruob. Top. Twcu Miu^
MORDE. Voy. Gabb.
MOURINË, UyliobaUê, vulg. RdeMll^i Genre de poissons appartenant à la &(Bi des Sélaciens de Guvier, ou Ptigiostoinesi Duméril.
C'est avec une sorte de fierté que« animal agite sa large masse lu t^^ eaux de la Méditerranée et des autres o qu'il habite ; et cette habitude, j(»D|o * lenteur que cette Raie met quelqu^ ses mouvements, ti h l'espèee de S^^]^'l laquelle on dirait alors qu'elle les «écw hii a fait donner l'épithèie de «'•T''^^ plusieurs rivaiges. La forme et la <"?PJ^ ^^ de ses nageoires pectorales, lermiB^ chaque côté par un angle aigu, et peu^ fondues avec le corps propre<nen(dit-^ d'ailleurs fait comparer à des ailes pr
Hou
poissons, ETC.
«mi
îMê^
Rèrement encore que celles des mitres • ices de Raies : elles en ont reçu plus soude nom; et, comnae leur étendue esrt •grande, elleâ ont rappelé Hdée des oi- IX à la plus grande entergure, et la Raie DOQS JécrÎTons h été appelée Aigle dès iremiers temps où elle a été observée.
^i a paru ajouter à la ressemblance en- 'Aigte et le poisson que nous traitons, mie cette Raie a aussi la tôte beaucoup distincte du corps nue presque toutes iutres espèces du même genre, et que ipartie plus avancée est terminée par un eau allongé et trè$-souvent peu arrondi* Hus, «es yeux sont assez gros et trèssnts: ce qui lui donne un nouveau trait onformité, ou du moins une nouvelle ogic avec le dominateur des aîrs, avec «au aux yeux les plus perçants. C'est dpaiement sur les côtes de la Grèce, $cw j)ays favorisés par la nature, où une feaseimagination ne rapprochait les êtres ^ur les embellir ou les ennoblir Tun I autre, que la Raie dont nous traitons lé distinguée par le nom d'Aigle f mais, : d'autres rivaçes, des pécheurs grossiers, mies conceptions moins poétiques n'en- Qi^tTilpas des imagos aussi nobles ni aussi racleQStt, n'ont vu dans cette tête plus Mnféf eldins ces yeux plus saillants, que ^jeoiethi tète d'un animal dégoûtant, ^«•/«•porfraitdu Crapaud, et ils l'ont nommé '^m de mer,
Ctfle léle, que l'on a comparée à deux obs si différents l'un de l'autre, présente au <e, pardessus et par-dessous, au moins (dus sourent, un sillon plus ou moins Bthi et dIus ou moins profond. Les dents> ime celles de toutes les Raies du sous- ^qui nous oecupe, sont plates et dispo- J sur plusieurs rangs.
ta a écrit que la Kaie Aigle n'avait pas de Wires ventrales, parce quo celles de ses fioires qui sont les plus voisines de l'anuS sont pas doubles de chaque côté, et ne Wrent pas une sorte d'echancrure qui *c les faire considérer comme divisées "leux parties, dont Tune serait appelée eoire ventrale et l'autre nageoire de l'a- ' • mais, en recherchant où rattachent les Slîges des nageoires de la Raie Aigle qui fspprochent le plus de l'origine de la pe, on s'aperçoit aisément qu'elle a de '^les nageoires ventrates, mmê qu'elle ^« de nageoires de l'anus. ^qtieue, souvent deux fois plus* longue ' w tôte et le corps, est Irès-raince, pre»- > arrondie, très-mobile, et lertoinée, pour ^ dire, par un fil très-délié. Quelques *fîateurs ont vu, dans la forme, la lon^ *f al la flexibilité de cette queue , \m 'ïcipaux caractères de la queue des Rats; *« sont empressés de nommer Rat de met ^«e qui est Tobjel de cet article, tandis ^d autres, réunissant h cet attribut eelui nageoires semblables à des ailes, ont vu «aUiié,uneChauve-Souris, et ont nommé «aie Aigle CkauveSoitris marine. On con- ^ïûMmçQjtnt l'origine des diverses déno-
minations de Rat, de CbaUve^Souris, de Crapaud, d'Aigle, données à la Raie dont nous parlons; et, comme il est impossible de confondre un poisson avec un Aigle, un Crapaud ou une Chauve-Souris, nous aurions pu sans ifloonvénient conserver indifféremment Tune (m l'autre de ces quatre désignations; mais nous avons préféré celle de TAigle comme pappelant la beauté, la force et le courage, comme en>plojée par les plus anciens écrivains, et comme conservée parle plus grand nombre des naturalistes modernes.
La queue de la Raie Aigle ne présente
3u!une petite nageoire dorsale placée auessus de cette partie, et beaucoup plus près de son origine que de l'extrémité opposée. Entre cette nageoire et le nelit bout de la queue, on voit un gros et long piquant, ou plutôt un dard très-fort, et dont la ftointo est tournée vers Textrémité la plus déliée de la
Sueuo. Ce dard est un peu aplati, et dentelé es deux côtés comme le fer de quelaues espèces de lances; les pointes dont il est hérissé sont d'autant plus grandes qu'elles sont plus près de la racinede ce fort aiguillon ; et , comme elles sont tournées vers cette même racine, elles le rendent une arme d'autant plus dangereuse qu'elle peut pénétrer facilement dans les chairs, et qu'elle ne peut en sortir qu'en tirant ces pointes è contresens, et en déchirant profondément les bords de la blessure. Ce dard parvient d'ailleurs à une longueur qui le rend encore plus redoutable. Plusieurs naturalistes , et notamment Gronovius, ont décrit des aiguillons d'Aigle qui avaient un décimètre {k pouces ou à peu près) de longueur ; Pline a écrit que ces piquants étaient quelquefois longs de 12 ou 13 centimètres (5 pouces ou environ).
Cette arme se détache du corp^ de la Raie après un certain temps; c'est ordinairement au bout d'un an qu'elle s'en sépare, suivant quelques observateurs ; mais, avant qu'elle tombe, un nouvel aiguillon et souvent deux commencent àse former, et paraissent comme deux piquants de remplacement auprès delà racine de l'ancien. Il arrive môme quelquefois (|ue l'un de ces nouveaux dards devient aussi long que celui qu'ils doivent remplacer, et alors on voit la Raie Aigle armée sur sa queue de deux forts aiguillons dentelés. Mais cette sorte d'accident, cette augmentation du nombre des piquants, ne constituent pas même une simple variété, bien loin de pouvoir fonder une diversité d'espèce, ainsi que l'ont pensé plusieurs naturalistes tant anciens que modernes, et particulièrement Aris4t>t6.
Lorsque cette arme particulière est introduite très^vant dans la main, dans le bras, ou dans quelque autre endroit du corps de ceux qui cherchent à saisir la Raie Aigle ; lorsque surtout elle y est asitée en différents sens, 6t qu'elle en est à la fin violemment retirée par Aes efitorts multipliés de l'animal, elle peut blesser le périoste, les tendons, ou d'autres parties plua ou moins délicates, de manière d produire des inflammations, des