‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 124 sur 204 · MOL · texte numérisé non relu

MOL

la dÎYersité des êtres m'dle oAre à bos

irds ttjL

[IGIlATIO!fS des Harengs. FiMf. HARSHe.

[MIGRATIONS des Thons et ées MaqMlui. Voy. Maqitebkac.

IIIILAVD&C. Galem, Lacëp« glafnv. ; genre

poissûo# dâ Tordre des SeUdens, famille

Sqttalef ou E^uins.— Ill est reroarqua-

fAi* ^e$ deois dentelées k lei^r cOté exlë-

iir«^ par des évents (}*Vûê form0 allongée.

ioourrit|ir« ordinaire se coqapose déjeunes

i; il e^ ^ris caodrë en dessus^ Man-

iu*^ $j^ (^^oijsi sa c})aip est dure et ré-

uoe oùùuf désagréable; on la ftiit

daAt (melquefois sécher* mais fabbn-

\ce ai iç Von JU^rché de cet aliment peu-

it $euls déterminer les pêcheurs è s^en

urir. Sa longueur est d'un mètre et demi

Iriroo. La femelle parvient à deux mètres

lonmeur, ^1 met bas trenie-six à quarante

tiis A )^ jois. On en prend toute l'année

ans nos mers, surtout en octobre.

La Hilandre eMrce sonfM>ttvoir«^condd?re ïi néaonoiDa très^daagereut t nonr^euleneot diBs la M éditerrêfide, niais W(¥>|V9 û^s \Aià%\mÊiB «ucres mefs.

TlVne a écrit que le Milandre devak être rocnnstr^uemment et moins ▼iveneot re^ cherché qne plusieurs autres Squales, parce au'oo ne peut le pécher qu'avec beaucoup aeprfciQtions. H est, en effet, dit ce n^èsM A-maîD, très-fort et très-^rand, et n'étant pas IrèS'éloifDé du Requin par sa taille, il est cDinme lui très-féroce, très-sanguinairo et Irts-hardi; sa voracité, 6on audace, lui loot même qneli^uefois oublier le soin de sa sûreté, au point de s'élancer jusque sur la Ac et de se jeter sur les hommes qui n'ont f^ encore quitté le rivage. Il attaque «t im» aole les plongeurs qu'il surprend oeoupés à b recherche ou corail, des éponges et d'au^ 1res productit^ns marines. C «st un combat terriWe, selon Mine, que celui qu^l livre au plongeur dont il veut faire sa croie, il se jeltenarticnKèrement sur les parties du corps gni frappent s^ yecui parleur Wancheur; le seul moven de sauver ea ^ie est d'aller au ierant de lui, de lui présenter un fer aigu et le chercher à lui rendre la terreur qu'il insère. L'avantage peut être égal 4e part et l'autre, tant qu'on se bat 4ans ie fond des sers : mais à mesure que le plongeur gagne I snrfaee ée fean, soi^ danger augmente; Bs efforts quTI fait pour s'élever s'o()posent ceux qu'il devrait (aire pour s'avancer coare le Squale, et son espoir ne peut plus èire ne dans ses compagnons, oui s'empressent e tirer à eux la corae qui le tient attaché ; a aiithi Kanche ne cesse de secouer cette orde de détresse, et sa droitcw armée du (^^ le cesse de combattre, il arrive enfin a«près le la barque» son unique asile; et si oefieoiaat il n'est remonté de suite dans cette bar- {ae, et sHl n'aide hii-môme ce mouveoMut

{î) Cet article est emprunté aa savant ouvrage y M. Marcel de Serres, inUtulë : Dei cauêet aie Migraîioni ées éwers aiiimûuXf etc. Paris, 1845.

rapide, il est ^^fgloMti par le Milandre, qui rarna(4teiles i^aïas mi^me de ses compagnons ; en vain ont-ils a§«aiili le Squale à coups redeiiUés de trident ; le redoi^L|)ble Mifandre sait ôebapper ^ leurs attaque^ ep plaçant son carps sous le bâtiment et en avançant sa gurakpour dévorer riufortûoé plongeur.

MiSGUKNi; rOSSlIX Toy. Çobit« fos-

MOCHO^ eeore de pois^uuis voisins des Silures; la seiile e^ce connue est le Uocbok 4h Kil. — K La piqûre des ^ines d>9 ce poisaon. dit M» de Joannis, officier de marine, saoond du Luxor^ passe pour très-c^^ereuse parmi les arabes de l'Egypte; aussi lui a-t-on donné ie nom de Moucnchouékéi qui veut dire ne fy fiquê pas. Ce petit poisson habite ordinairement le bord des eaux et des rivages; il a constamment le ventre appliqué contre t^rre, ce qui, joint à sa couleur, le rend inapercevable dans l'eau, à moins qu'il ne remue. Les ()6cbeurs de la Haute-Egypte ne le pèciient jamais; il n'en vaut pas la peine, ouiire le danger iiu'il y a à le rencontrer dans les filets. C'est en péchant du fretin qu'il s'y trouve môle, encore n'y cst-îl que rare. Il y fait l'effet d'un chardon qu'on rencontra» en (>repant une poignée de foin; 9AXSÙ les pécheurs regardent-ils bien à l'avance s'il qe se trouve pas sous leurs mains.

ft Le^ Arabes jyie comprenaient pas comment je rapdiBssais^ exclusivement a tous les autres, i^ep^it poisson, qui est pour eux un être d'exéi^ration, et auquel ils ne manquent jaaaaia du casser* les épines sitôt qu'ils le trouvaiit, po^r l'enterrer ensuite aussi proibnééineni quie possible. Sans être rare, il n'est cepeM^Qt p^s des plus communs, ▲in^i, daAs une dizaine de livres de peti(s pnisaofi^, on ne peut guère trouver oue cinq a six llQuchcbouél^, Sa patrie est Thèbes ; on le prend à totitas les époques de Tannée. La longueur de J'iodividu observé avait dixhuit lignes du bout du museau jusqu^à l'origine de la caudale. »

ilOLS, Or thaaorUcm.-— Genre de poissons de l'otHiri de$ I^Laclxjgnathes, remarquables nar leur ^ande iailfe, par leur queue si baule et si o^urie verticaiefnent^ qu'ils ont l'air de poissons dont on aurait coupé la partie aupérieucp, ce qui ieur donne une figure extraordinaire pi suffisante pour les distinguer de ImM les autres.

On an distingue trois espèces (Jo^^^ '& plu^ femarquable est la Mole ns la Méuitee- EAKéE (0. MolOf Cuv.). C'est un poisson qui atteint souvent une assez grande taille, et pèse plus de trois cents livres ; son corps est comprimé latéralement) et arrondi dans le contour vertical ; on ï^ comparé à un disque, d'où lui vient le non de Soleil qu'on lui donne vulgairement, ainsi que celui de Lune, qui a été cependant pltis généralemeni adopté; en effet, son corps, d'une belle couleur argentée, brille, dans l'obscudté, d'un éclat pbospboriqtie, da sorte que, lorsqu'il nage pendant la nuit à la surface de l'eau, ce qui lui arrive ordinairement, on le prendrait, eu le voyant de loin, pour

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rimage de la lune réfléchie dans le miroir des eaux, et ce n'est pas sans surprise que des marins ont cru, en apercevant le Mole ainsi flottant, voir la clarté de cet astre dans les flots. Malgré sa grandeur et sa force^ le Poisson-Lune n'est pas redoutable; il aJa bouche trop petite pour pouvoir attaquer avec avantage de grands habitants des mers; aussi sa principale nourriture consiste-t-elle en petits poissons, Mollusques, Vers et Fucus; du reste s'il n'attaque pas, il est rarement attaqué ; il n'y a guère que les Squales et quelques cétacés qui lui fassent la guerre; quant à l'homme, il le laisse tranquille, parce que sa chair grasse et visqueuse n'est pas bonne à manger. Ce poisson, d'ailleurs, répand une odeur désagréable» que sa chair conserve même assez souvent après avoir été

E réparée. On en retire par la cuisson une uiie dont on ne fait aucun usage alimentaire. On dit cependant que son foie est passable et qu'on peut également en retirer de l'huile, aussi bien que d'une épaisse couche de matière gélatineuse qui se trouve sous sa peau.

MOLE. Voy. Phtgis.

MOLVE. Voy. Gade Moltb.

MONITOR. — Ce genre de Reptiles, appelé aussi Tupinambis par suite d'une erreur de Lèba, qui prit pour le nom de l'animal celui du pays qu'il habite, et qui comprend, en outre des Monitors proprement dits, les Dragonnes, les Sauvegardes et les Ameïvas, appartient à la famille des Lacerlins de Cuvier ; ainsi circonscrit, il contient un grand nombre d'espèces auxquelles on ne peut guère assigner d'autre caractère général, en outre de leur grande taille, que d'avoir desdenti> aux deux mâchoires , et d'être dépourvus de dents palatines; par tout le reste de l'organisation, ils restent très-voisins des véritables Lézards ; quelques-uns s'en distinguent bien à la vérité par la présence d'une queue comprimée latéralement, et par l'absence du collier ; mais certaines espèces ont la queue arrondie comme les véritables Lézards, et il en est du genre Ameïva qui sont dépourvus de l'un et l'autre de ces caractères et forment un passage évident vers ces Sauriens.

Cuvier divise ce genre, très-nombreux en espèces, en deux groupes distincts. Le premier, qui est celui des Monitors proprement dits, ou Tupinambis, Moniter, Tupinambis^ Varanus^ Merrem^ se distingue par les nombreuses et petites écailles qui garnissent la tète, le ventre, les membres et la queue, et par une sorte de carène plus ou moins développée que supporte ce dernier organe ; ces écailles présentent quelquefois des couleurs assez vives. « La manière dont elles sont colorées, dit Lacépède en parlant d'un individu non déterminé, envoyé au Cap, donne au Tupinambis une sorte de beauté; son corps présente de Grandes taches ou bandes irrégulières d'un blanc assez éclatant, qui le font paraître comme marbré, et forment même sur les côtés une espèce de dentelle ; Uitiis en le revêtant de cette parure agréable,

la nature ne lui a fait qu*un présent foDL elle l'a placé trop orès du Crocodile, son nemi mortel, pour lequel la couleur doit ( comme un signe qui le fait reconnaître loin. Il a, en effet, trop peu de force pour . défendre contre les grands animaux ; ilo'i taque point l'homme ; il se nourrit d\ d'oiseaux , de Lézards beaucoup plus p que lui, ou de poissons qu'il n cher au fond des eaux ; mais n'ayant pas la ml grandeur, les mêmes armes, ni par coot quent la même puissance que leCrocoilL et pouvant manquer de proie bien plus soi vent, il ne doit pas être si difficile sur ' choix de sa nourriture; il doit d'ailk chasser avec d'autant plus de crainte que Crocodile, auquel il ne peut résister, et très-gratid nombre dans les pajs quil ' bile. » On rapporte même que la prés* des Caïmans inspire une si grande û^j au Tupinambis, qu'il fait entendre qdsi ment très-fort. Ce sifflement d'effroi est espèce d'avertissement pour les houiiD»t se baignent dans les environs; illes^mL

Eour ainsi dire, de la dent meirfrév à rocodile, et c'est de là qu^est venmTfr nambis le nom de sauvegarde ou de «m qui lui a été donné par plusieurs to}2^ et naturalistes. 11 dépose ses œufs, c(wtt les Caïmans, dans les trous qu'il creusai» le sable, sur le bord de quelijue riTièrt/i soleil les fait éclore; ils sont assez gros et ovales, et les Indiens s*en DOurris>eiit sans peine ; la chair des Tupinambis e.<t m très-succulente pour ces mêmeslndiens.Laibsetteque les Tupinambis éfirouveotfréuueiih ment a dû altérer ses Koûts, tant la faim A la misère dénaturent les habitudes. U sf nourrit souvent de corps infects el de doliç* tances à demi pourries , et lorsque cet é ment abject lui manque, il le remplace jir des Mouches et des Fourmis; il vactoî' ces Insectes au milieu des boisquIlH* quente, ainsi que sur le bord des eauv;k conformation de ses pieds, dout les dui^ sont très-séparés les uns des autres, lui duuoe une grande iacilité pour gf imper sur le) arbres, où il cherche (les œufs dans les Di<i^ mais où il ne peut souvent que vivre mi^ rablement en poursuivant avec fatigue dts animaux bien plus agiles que loi

Parmi les espèces les plus remarquable de Monitors, nous citerons:

Le MoNiToa du Na (Tikpinambit nib^ Daud ; Lacerta niloiica^ L. ; Yaranui dms^ Merr. ; Otiardn)^ ou Lézard du ûeuve* ^ Arabes, à cause des lieux qu'il fréquente.^ animal, très-connu en Egypte ettigurésiit un grand nombre des monuments de ce pay^ est remarquable par ses dents fortes el couiques,. par sa queue ronde à la base et surmontée d'une carène dans presque toute suj étendue ; par sa taille qui atteint quelquefois six pieds ; sa couleur varie d'un bruu p^ quêté au vert et au noir; il est partout coiuoi^ ocellé. 11 vit, comme l'indique le nom q^ lui ont donné les Arabes, sur les bords (ii> fleuves; en domesticité, il paraît être irtr avide de petits animaux dont il fuit sa ût)!^*

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POISSONS, ETC

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