VUS
raie est voisine du dos; Tanus plus éloigné . de la tète que de la nageoire de la queue, qui est fourchue; et tous les rayons de la première dorsale, ainsi que le prerûîer des pectorales, de Tanale et des thoracines, sont aiguillonnés.
Les écailles qui recouvrent la tète, le corps et la queue, se détachent facilement.
Le Rouget vit souvent de Crustacés. Il n'entre que rarement dans les rivières, et il est des contrées où. on le prend dans toutes les saisons. On le pèche non-seulement à la ligne, mais encore au Qlet. On ne devine pas pourquoi un des plus célèbres interprètes d'Arislote, Alexandre d'Aphrodisée, a écrit
?ue ceux^qui tenaient ce Mulle dans la main talent à l'abri de la secousse violente que la Raie torpille peut faire éprouver.
On trouve le Rouget dans plusieurs mers: dans le canal de la Manche, dans la Raltique près du Danemark, dans la mer d'Allemagne vers la Hollande, dans l'Océan atlantique auprès des côtes du Portugal, de l'Espagne, de la France, et particulièrement à une petite distance de l'embouchure de la Gironde, dans la Méditerranée, aux environs de la Sardaigne, de Malte, du Tibre et de l'Hellesponl, et dans les eaux qui baignent les rivages des îles Moluques.
Quoique nous ayons vu que l'empereur Tibère vendit un Rouget du poids de 2 kilogrammes, ce Mulle ne parvient ordinairement ou'à la longueur de 3 décimètres. 11 a la cnair blanche, ferme, et de très-bon goût, particulièrement lorsqu'il vit dans la partie de l'Océan qui reçoitles eaux réunies de la Garonne et de la Dordogne.
MURiENA. Foy. Anguille.
MDRÈNE. Voy. Anguille.
MURENOPHIS. Foy. Anguille.
MUSCLES. — On donne ce nom à des organes charnus, mous, rouges ou rougeâtres, composés de fibres plus ou moins parallèles entre elles, irritables et contractiles, destinées à mouvoir le corps en tout ou en partie. Les Muscles, qui sont réduits à un état rudimentaire dans les animaux inférieurs , deviennent de plus en plus nombreux dans les classes plus élevées, et forment, dans les Vertèbres surtout, la plus grande partie de la masse du corps. Considérés dans cette dernière classe d'animaux, oCiils présentent leur plus haut degré de perfection, les Muscles se divisent en deux grandes classes; les uns sont extérieurs et les autres sont intérieure. Les premiers sont pleins, de volume variable, appartiennent au squelette, dont ils font mouvoir les diverses parties les unes sur les autres; aux organes des sens, dont ils établissent les rapports avec les agents extérieurs; à la voix, qu'ils produisent; à la peau, dont ils déterminent les glissements et les divers froncements. Les seconds sont creux, constituent de véritables •nembranes, et sont spécialement destinés aux organes intérieurs et aux fonctions végé- ^tives.
1' Des Muscles extérieurs» — Ces Muscles, uommés encore Muscles volontaires, Muscles
de la vie animale^ sont au nombre de trois quatre cents dans Thomme et dans les » vertébrés. La dénomination de cl Muscle, qui est très-variée, est tirée de l'ordre numérique , tantôt de leur si tion dans les répons du corps qu'ils pent, d'autres fois de leur forme ou de ressemblance avec des objets connus. Ê leur direction, leurs attaches, quelques ticularités de leur structure et leurs u ont aussi servi de base à leurs déooi lions. Tous les Muscles sont doubles, cepté le diaphragme, les sphincters de bouche et de l'anus, l'aryténoidien et le veur de la luette; leur disposition est trique des deux côtés du corps, à Tei du diaphragme. Les Muscles du trosc, sont larges, et ceux des membres, qui i allongés , sont disposés par couches sapeij posées, et les plus superficiels sont habnuk lement plus grands que ceux qui soot sîtiiè au-dessous.
On considère ordinairement dans (kafN Muscle un corps charnu ou veiUn,tiim extrémités qui sont ordinaireieiit teajneuses. Le corps charnu, compmeilRiB deux attaches, est tantôt unique, UiHtM de faisceaux distincts qu'on pourraiiwsta pour autant de Muscles. D*autresfoisK«pi charnu est divisé par un tendon ibojq^ oi par des fibres aponévrotiques [ofiièm (Tintersection). Les extrémités dSes Muscla sont attachées par des tendons ou desapoofvroses au périoste et à la surface des os. 1 faut en excepter les Muscles qui s'aUacheit à la peau et qui ne présentent pas de ûbfl tendineuses. Le plus souvent les fibres» muscles sont droites et parallèles dans loi* la longueur des muscles ; d'autres foiselte se rendent obliquement sur le tendon, tâM sur une de ses faces, tantôt sur les jj faces opposées et dans une direction * rente, a la manière des barbes d'une pw* sur la tige centrale. De là les dénomiMWJ de Muscles semi-pennés et de Muscles K»
Les Muscles extérieurs sont générales»
composés de faisceaux plus ou moinsdislio* formés eux-mêmes de fibres fisibles, W quelles résultent de fibres élémenlaires* croscopiques. Ces faisceaux, qui se j^ nent ordinairement aux deux eitrémi|és« Muscle sur un tissu ligamenteux ou lenfr neux, sont enveloppés par du tissu ccllu«»' qui les isole les uns des autres elaue i«
retrouve dans les plus petits ^^^^^j^'^k Muscles reçoivent un|grand nombre de n«^ surtout ceux des organes des sens. CesD«^ se rendent presque tous à l'axe cérébro-^ nal, et quelques-uns au grand sjmpalwv mais ces derniers ne se renconlrenl jaiw seuls
2- Des Muscles intérieurs. - Ces Mjj^J que l'on désigne aussi sous le n^^Y^pji involontaires, Muscles creux ou ^^r.^ organique, n'ont pas reçu de déoo«"*'Jf"ï: particulière. Les uns doublent la mein^; muqueuse des appareils gaslro-pwfroj'^ et génito-urinaire. Un autre coûs^;!!^ gane central de la circulation, ou w tv"»
MUS
POISSONS, ETC
MUS
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PS Mascles, doDt le Tolume esl très-peu iDsidérable, comparativement à celui des iuscles extérieurs y contribuent à former kl parois de canaux ou de réservoirs. Ils lot 60 général disposés par couches et itceaux qui s'entrecroisent; ainsi, dans le ml alimentaire, ils forment des plans disicts de fibres longitudinales et circulaires. 105 le ccQur, les fibres musculaires sont filées en anses dont les extrémités sont ;ées aux cdlés des ouvertures de cet oruoe. Les fibres des Muscles intérieurs ne fièrent de celles des Muscles extérieurs u par une couleur plus pftie, si ce n*est los le cœur, où elles sont plus rouges. Les contractions des Muscles intérieurs ) soat pas excitées par la volonté, surtout iDs ceux de ces Muscles qui sont situés le os profondément; mais ceux (|ui sont voios des orifices naturels, comme le rectum, Tessie, Tossophage et quelquefois m^me istoDoac, paraissent cependant un peu soûls à la volonté. Les mouvements du cœur «t complètement involontaires; cependant ) elle toujours, d'ajprès Cbeyne, mstoire .'ce capitaine anelais qui pouvait h volonté ospeodre ou accélérer les mouvements de Ho(^. Quant à Faction des fibres muscu\&resiQtérieures, elle était, suivant Hal- Kinhèreote à la fibre musculaire, indépeodaolederinflueDce nerveuse, à laquelle aa coQlnire Legallois Ta attribuée tout entière. Ces deux opinions sont trop exclusire$, et les faits connus font voir que si ces 'uicles agissent indépendamment d*un entre nerveux chez certains animaux infé- !0urs et chez ceux qui sont très-jeunes» ils B sont dépendants chez l'adulte.
Lorsqa'arrive à des Muscles Tinfluence irreuse qui est le principe de leur action ) contraction, on voit les fibres de ces ornes se fléchir tout à coup en zigzag en di- ^ points de leur longueur, et par consé- «ni les extrémités de ces faisceaux char- « se rapprocher de leur centre. Cette |tion se produit brusquement et sans osliions préalables. L organe est raccourci One quantité que Ton a évalué au tiers de iloogueur, mais qui est d'autant plus grande i^ ses fibres sont plus longues. Celles-ci ït acquis une tension, une élasticité bien V^rieures à celles qu'elles avaient d*abord, telles qu'elles peuvent vibrer et produire ^sons. Ces Muscles sont plus durs, et irem sur leur surface des rides transverm nui n'y existaient pas lors du relâche- «Qt. Ils ont acquis plus de solidité ; caralors * triomphent de résistances qui, dans leur <l de relâchement et surtout après la •ûfl» auraient entraîné leur rupture. Enfin ^ avait dit, d'après Borelli, que tandis que » Muscles, lors de leur coùtraction, dimi- ^lentde longueur, ils augmentaient de ^sseur et faisaient alors plus de saillie ^ dehors ; mais ce point a été fortement Wilestéet enfin reielé complètement par J5 expériences ingénieuses de MM. Prévost » i^umas.
^inienaot que nous avons décrite la con-
traction musculaire, il s'agit d'en rechercher l'essence, la nature. Ici, nous devons l'avouer, ce phénomène de la vie n'est pas moins inconnu que tout autre, et nous en sommes réduits à son égard à de simples conjectures, à de simples hypothèses. D'abord on expliqua les mouvements par une traction du Muscle, produite par le nerf oui lui arrive ; mais c'était méconnaître le fait môme dont on cherchait l'explication, la contraction du Muscle. Ensuite on admit la texture tubuleuse de la fibre musculaire, et l'on fit dépendre sa contraction de la réplétion mécanique de son canal ou de ses vésicules par le fiuide nerveux ou par le sang, ou par ces deux fluides à la fois (Hoffmann, Newton, Borelli); mais de toutes les explications qui ont été données de la contraction musculaire, celle qui consiste à la considérer comme un phénomène d'électricité parait être la plus vraisemblable. MM. Dumas et Prévost sont les savants qui ont donné le plus de vraisemblance à cette opinion. Ils ont examiné à l'aide d'un microscope grossissant de 10 à 15 diamètres, la manière dont les nerfs se distribuent dans les Muscles ; ils ont vu que toujours leurs rameaux se portaient dans une disposition perpendiculaire aux fibres musculaires ; et, en outre, qu'aucun nerf ne se terminait réellement dans les Muscles, mais que ces ramifications dernières embrassaient en forme d'anse les fibres musculaires, jpuis retournaient au tronc qui les avait fournies, ou allaient s'anastomoser avec un tronc nerveux voisin. Ainsi, selon eux , les nerfs partant de la région antérieure de la moelle spinale iraient aux Muscles pour s'y comporter comme on vient de le dire, et après reviendraient à la partie postérieure de la moelle spinale. Examinant ensuite, à l'aide du môme microscope, les Muscles, . lors de leur contraction, ils ont vu les fibres parallèles qui les composent se fléchir tout a coup en zigzag et présenter un grand nombre ({'ondulations régulières. Ces flexions constituaient des angles qui variaient d'ouverture selon le degré de la concentration, mais qui n'étaient jamais au-dessous de 50 degrés; et ce qui est remarquable, c'est que ces flexions avaient toujours lieu aux mômes points de la fibre. Enfin ils ont vu que les sommets des angles formés par les flexions correspondaient toujours aux lieux où passent et sont fixés dans le Muscle les petits filaments nerveux. Us ont donc pensé que c'étaient les nerfs qui, en se rapprochant, déterminaient le phénomène de la contraction ; et ils ont attribué leur rapprochement à ce que, parcourus par un courant salvanique, étant parallèles et peu distants les uns des autres, ils ont dû s attirer, en raison de cette loi de M. Ampère: Sue deux courants s'attirent quand ils vont ans le môme sens. Us sont donc des Muscles vivants, de véritables galvanomètres, très-sensibles à cause de la petite distance et de la ténuité des filets nerveux.
L'action des Muscles, volontaires est ia«
4010 MACI
termiltealQ. Le sommeu consiste surtout dans leur repos. C'est alors que Taction des Muscles soustraits à l'influence de la volonté semble redoubler d'éner^pe. Le cœur ne se repose que pendant révaoouissement ; le diapbra^e se repose aussi pendant. la syncope et pendant les diverses espèces d asphyxie qui consistent dans la suspension plus ou moins absolue de la respiration. L'action de l'estomae ne cesse que pendant l'abstinence, soit volontaire, soit forcée.
La contraction musculaire parait, dans certains cas, se continuer même après la mort ; du moins voit-on ses effets persister dans le cadavre pendant un temps plus ou moins long. U n est pas rare que la mii)bôire inférieure reste, à l'instant de la mort, fortement appliquée contre la supérieure, tellement qu'il faut de très-grands efforts pour l'en séparer* On assure que l'utérus conserve quelque temps après la mort la faculté de se contracter et d expulser le produit de la conception. Du reste, la contractilité muaculaire, après la mort, dure un certain temps et s'éteint suceessi*vqment dans les Muscles, h commencer par le ventricule aortique, puis les Muscles intérieurs, puis les Af uscles extérieurs. Après que tout mouvement spontané a cessé, les Muscles pr^entent encore un phénomène de mouvement ; c'est une contraction bornée au point que l'on pique ; enfin survient la raideur cadavérique des Muscles.
Rien ne développe plus les Muscles, rieo ne les colore et ne les fortiûe plus que l'exercice. Us sont beaucoup moins colorés, beaucoup moins résistants dans les premiers âges de la vie et dans les animaux femelles ; plus huileux dans les oiseaux aquatiques ; ils sont plus noirs et plus putrescibles dans les espèces carnivores. Souvent l'on rencontre sur le même animal des Muscles qui tiennent des deux espèces. Ainsi les Muscles de l'aile des oiseaux ne ressemblent pas le plus souvent aux Muscles des cuisses. Ceux des ailes sont plus développés, plus colorés et plus nourrissants si l'oiseau est sauvage et vit habituellement dans les airs ; c'est le contraire s'il est terrestre et apprivoisé. L'aile éa la Perdrix ressemble beaucoup,, pour la qualité et la force de ses MuscleSy à la cuisae des oiseaux de
REPTILES , IfM; u
basse-cour ; mais on peut voir encore cette disposition une • influence de r cice sur le développement d«s Muscles, oiseaux de basse-cour se livrant sartout la marche, tandis que les autres se vent de leurs ailes bien plus fréquem que de leurs membres inférieurs.
1 homme, cette influence des mouTemi sur le développement des Muscles est cessivement marquée suivant les dir professions. C'est ainsi que chez 1^ taneers, les serruriers, les Muselesdes et du trono sont excessivement dére) C'est ainsi que chez les danseurs, les clés fessiers, les Muscles de la cuisse et mollets acquièrent un volume très-eo rable, tandis qu'au contraire ces semblent s'atrophier chez les indiridâs les membres inférieurs, par suite de profession, semblent être condamnés aa
f^os : tels sont, par exemple, les cd es postillons, qui passent à cberal&oepv tie de leur vie.
Le régime animal, une ahmeoti(iMj/«' dante influent aussi sur le dM^ot du système musculaire. Les aUto, ootrf la continence à laquelle ils se fomu,»ployaient une nourriture animale «Huhabondante ; la chair du Bœuf, celleikbxr^ plutôt rôties que bouillies ; un p i^<t^ de fromage mou et de fleur de Anoedefn' ment, assaisonné d'aneth et appelée»!^ fhiumy composaient ensemble, dil Gtlitu leur nourriture sèche. Mais ce que leurr* giine avait de particulier, c'était la^uaD* d'aliments dont ils usaient; carGaliefi porte que dans un repas ordinaire. athlète ne mangeait iias moins de î nés (presque 2 de nos livres) de et autant de pain. Tous les auteur?
remplis d'exemples de leur foranie; sans parler de Milon de Crotone, qiùi' coutume de prendre à chague rfp mines de viande , autant de pain ^ congés (it^ pintes) de vin, on sait toire d'AslYdamas de Milet, qui, se trouf à la table du satrape Ariobarzane seul le sooper préparé pour neuf «mi^
MYDAS ou ïoarcB franchb. foy
LOVâE.
MYLIOBATIS. Voy. Mourihb.
MYRE. Yoy. Anodillb.
NAGBOIRBS, Pimœ. — Comme les pois- MDs sont destinés à se mouvoir dans un milieu ou dans un fluide presque aussi pesant Que leur corps, leur forme, et surtout celle ae leurs membres, a dû être toute différente de celle que l'on observe dans les animaux vertébrés qui vivent sur la terre ou 4ans l'air ; la forme générale du corps des poissons est telle que leurs mouvements dans Teau s'exécutent avec la plus grande Milité. U eat allongé, terminé en avant par
une tète pius ou moins pointue, et eBarflJ par uno queue allongée, et le pln^^n formant une Nageoire verticale qui peo»»^ taler et et se plier comme un éTent»»' Pour apprécia le rôle des ?»g^^.
les divers mouvements des P^^^^f^ \L^ faire les expériences suivantes. SiJoflJ^ les Nageoires pectorales , la tète d« P^'^i descend au fond de l'eau, et il ne peo' j.^ reprendre la direction horizoplale; §• ne coupe qu'une de ces NagpoireS; '«r
MA
POISSOH^, RTC
I resledam une portion pencltée; ai Ton i|)e Mssi la Nageoire ventrale» qui est du ne côté , le poisson perd eompléteœoot luûibre ; enin, si Von coupoles Nageoires Sales et Teotrales, le poisson roule à iteet à gauche. Après la mort» lorsque Nageoires ont oessé d'agir» le ventre du »sôn se tourne en dessus : toutes les Na-* ires sont donc nécessaires à l'équilibre^ 06 organes ne sont pas moins nécessaires onGovement. Les Nageoires pectorales et traies servent à faire monter et descen-* to poisson. Veut-il reculer, il donne un p en avant avec les Nageoires pectora- ; ?out-il tourner d'un côté » il donne un pdequeueao côté opposé ; veut-il se porter mnt, il frappe l'eau à droite et à gauche, dtsdéploiements instantanés de la queue, poisson peut ainsi se mouvoir, non-seule-* Dl avec une açilité inconcevable, mais en-* e avec une facilité, une égalité, une grâce, moelleuiqueron ne rencontre dans aucune n elasse d'animaux, si l'on en excepte al-^tre celle des oiseaux. Lorsqu'on coupe queae, le poisson perd complètement la :ulté de se diriger, et s'abandonne au ûrant oui le raattrise : l'appendice caudale il MX \ la fois l'ofOce de rame et de gou-» «mWf «Des autres Nageoires ne paraissent itr« que Ms auxiliaires. C'est en repliant'la peue jBSçiua Ters la tèle, et en ladébau'» jtîDteflitfiia comme un ressort violent , que es poissons accélèrent ou retardent leur lOQfement, changent leur direction, se Wfoeol, se retournent, se |irécipitent, s'éventf s'élancent au-dessus des eaux, fran* iùsent de hautes cataractes et sautent Jusi) plusieurs mètres de hauteur.
Coeoirconstance digne d'être notée, dans conslraction de ce môme appareil , est He que présentent les cétacés, animaux sang cbaud» qui habitent aussi la mer , ^9 qui sont obligés de venir respirer l'air nosphérique , au moins de trois minutes Irois minutes ; chez ces animaux, la queue Km tranchant dans le sens horizcuital, au
II de l'avoir dtns le sens vertical, comme tzl«s poissons. Le coup de force de la me est donc , poar les cétacés , dans ^direction perpendiculaire à l'horizon, qui facilite beaucoup le mouvement d'a&i- Rsion et de descente qui leur est fréquemw^t nécessaire.
Ces Nageoires sont formées d'un nombre l^ia d'os analogues aux phalanges, et ap- *^«'«yon8, qui vont en divergeant comme » branches dun éventail, et gui, servant ^ Julien aune membrane solide, forment ^ elle une large rame, mais susceptible ^^ rétrécir au gré de l'animal. Le nombre ^ membres , ou en d'autres termes, des JPoifea, est très-variable dans les pois- ^•quelquefois elles manquent absolu- '^^^ d'autres fois on n'en compte que J|*ï»mais le plus souvent il en existe qua- . ^' Quant h leur position, celles qui peu* ^^ fjl ôtre regardées comme les analogues des '' »W8 de devant, qu'on nomme pectorales, '^i awez fixes, et constamment placées près
des brancnies, mais celles de derrière (les ventrales), qui paraissent remplacer les mem-* bres postérieurs, sont tantôt situées vers la •queue, tantôt près des pectorales, quelaue-* wis même en avant de celles-ci. Dans le premier cas, le poisson est dit abdominal , dans le second, snobrachien ou thoracique, et dans le troisième, jugulaire ; on rappelle, au contraire, apode, quand les ventrales lui manquent eetièrement. Outre les pectorales et les ventrales, les poissons ont ordinairement plusieurs autres Nageoires impaires qui , d'a^ près leur position sur le dos, près de l'anus ou à la queue, sont dites dorsales, anales et caudales ; il faut remarquer que ces demie* res étant situées sur la ligne médiane du corps, sont toijyours en nombre impair, tandis que les pectorales et les ventrales, quand elles existent, sont constamment disposées par paires, une de chaque côté du corps.
Quand on considère la dimension des Nageoires et leur distribution sur le corps du poisson , on trouve qu'elles sont toi^ours dans un rapport parfait avec le volume et le poids de ce dernier; (lu'elles correspondent exactement à tous les besoins de l'animai au lein de l'élément qu'il habite, et qu'elles se servent mutuellement de contre-poids , en sorte qu'aucune ne gène par sa prépondérance l'action d'une autre; tout concourant ainsi à démontrer que )e but et la fonction de chacun de ces organes, soit que l'on con* sidère son action isolément, ou par rapport k l'ensemble, ont ^ié admirablement calculés par un Etre dont la sagesse ne connaît point de bornes, dont la volonté ne se propose que le bien-être de ses créatures, chacune dans le rang qu'il lui assigne, et dont la puissance réalise avec une souveraine indépendance ce que sa sagesse a conçu, et ce que sa volonté a décrété.
On donne encore le nom de Nageoires aux appendices locomoteurs de beaucoup d'animaux destinés à vivre constamment ou accidentellement dans l'eau. Les Mammifères ichthyophages ont leurs membres transformés en tout ou en partie en de véritables Nageoires, comme on peut le voir chez les Dauphins, les cétacés, etc. Les oiseaux aquatiques ont des pieds palmés, destinés exclusivement à faire l'ofBce des Nageoires. Bans quelques-uns même, tels que le grand Mancbot, les ailes sont elles-mêmes transformées en organes de natation. Beaucoup de Reptiles, les Grenouilles, les Salamandres, et surtout les Têtards des Grenouilles et des Crapauds, ont une queue munie d'une véritable Nageoire, comparable à celle des poissons. Les Mollusques offrent beaucoup d'espèces munies de Nageoires, Chez les Crustacés, les pattes dilatées des Portujaes et de quelques autres en tiennent lieu. Enfin, plusieurs Insectes en sont aussi pourvus, soit dans leur état parfait, soit sous celui de larves ou de njmphes. Foy. Poissofia.
NAIA ou Naja. — Ce genre, considéré par beaucoup d'erpétologistes comme une espèce de Couleuvre et par M« Duméril comme un genre à pari dans la famille des. 0^-
lOîS
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REPTILES
NAJ
dioDS hélérodermeSy est caractérisé, suivant ce naturaliste, de la manière suivante :
Des crochets à venin implantés sur les os maxillaires supérieurs et cachés au moment du repos dans un repli de la gencive ; mâchoires très-dilatables; langue très-eitensible; tête élargie en arrière, couverte de grandes plaques ; partie du corps la plus voisine dilatée en disque par le redressement des côtes qui la soutiennent; queue munie en dessous d'un double rang de plaques et à extrémité arrondie.
La beauté des couleurs a été accordée à ce Serpent , Tun des plus venimeux des contrées orientales. Bien loin que sa* vue inspire de Teffroi à ceux qui ne connaissent pas l'activité de son poison, on le contemple avec une sorte de plaisir, on Tadmire; et, pendant que le brillant de ses écailles, ainsi que la vivacité des couleurs dont elles sont parées, attachent les regards, la forme singulière du Reptile attire l'attention; on a môme cru voir sur sa tôte une ressemblance grossière avec les traits de l'homme; et voilà donc l'image la plus noble qui a pu paraître légèrement empreinte sur la face d'un Reptile vénéneux. Ce contraste a dû plaireà 1 imagination des Orientaux, toujours amis de l'extraordinaire; il a peut-ôtre séduit les premiers voyageurs qui ont vu le Serpent à lunettes , et ils ont peut-être éprouvé une sorte de satisfaction a retrouver quelques traits de la flgure humaine sur un ôtre aussi malfaisant, de môme que les anciens poètes se sont prescjue tous accordés à donner ces mômes traits augustes aux monstres terribles et fabuleux, enfants de leur jjénie, et non de la nature.
Mais sur quoi peut ôtre fondée cette légère apparence? Sur une raie d'une couleur différente de celle du corps de l'animal, et qui est placée sur le cou du Serpent à lunettes, s'y replie en avant des deux côtés, et se termine par deux espèces de crochets tournés en dehors. Ces crochets colorés sont quelquefois prolongés de manière à former un cercle; faisant ressortir la couleur du fond cju'ils renferment, ils ressemblent imparfaitement à deux yeux, au-dessus desquels la ligne recourbée, semblable aux traits grossiers, aux premières ébauches des jeunes dessinateurs, représente vague* ment un nez ; et ce qui a «goûté à ces légères ressemblances, c'est qu'elles se montrent sur la partie antérieure du tronc sur le cou du Serpent, et que cette partie antérieure est tellement élargie et aplatie, proportionnellement au reste du corps, quelle paraît ôtre la tôte de l'animal. On croit de loin voir les yeux du Serpent au milieu de ces crochets de couleurs vives dont nous venons de parler, quoique cependant la véritable tôte où sont réellement les yeux et les narines, soit placée au-devant de cette extension singulière du cou.
La ligne recourbée et terminée par deux crochets ressemble assez à des lunettes, et c'est ce qui a fait donner depuis au Serpent Naja le nom de Serpent à lunettes. Mais pour
mieux distinguer le Reptile dont nous ^ tons dans cet article, et qui habile Grandes Indes, d'avec les Serpents k Jun^ d'Amérique, on a cru devoir réunir an très-connu de Serpent à lunettes celui!
Naja, dont se servent les naturels du où on le rencontre, et qui a été adopu
Plusieurs auteurs, et particulièremeoi inné.
On a écrit qu'il v avait un assez nombre d'espèces de Serpents à Itu des naturalistes en ont compté jusquà mais, en examinant de près les différer sur lesq^uelles ils se sont fondés, il m paru quon ne devait en .compter qoe^ ou trois : le Serpent à lunettes ou le ! dont il est ici question; le Serpent ï h tes du Pérou, et celui du Brésil, qui ôtre môme ne diffère que très-légèreoie celui du Pérou. Toutes les variétés qoei rapportons au Naja ne sont que des de la diversité d'âge, de sexe ouded et, par exemple, on a représenté dus deux petits Serpents à lunettes tf«i orientales, qui ne paraissent queé/?
Naja de l'espèce ordinaire.
Les Naja adultes semblent d'tai»iM|to ou moins roux, ou plus ou moii^ctHii suivant Tâee, la saison, et la force àfî\ié!r vidu. Ils n ont pas plusieurs baudesimôr versai es pourpres, mais au-dessus <le li partie renflée de leur cou, on voit uo collier assez larçe et d'un brun sombre quidlspiratl quelquefois presque en entier suria Naia conservés dans l'esprit de fin. Cela belle couleur jaune qui brille sur le d<^ii Serpent à lunettes s'éclaircit sous le veut où elle devient blanchâtre, mêlée quelqt fois d'une teinte de rouge; les raies qui f3 ment sur son cou un croissant dont les d pointes se replient en dehors et encrocfc de manière à imiter les lunettes, senti) chôtres, bordées des deux côtés, d'uoeM leur foncée. Quelquefois ces nuances si tèrent après la mort de l'animal, ce <}iul donné heu à bien des fausses descripli«f Le sommet de la tôte est couyerl par ne plaques ou grandes écailles, disposées j quatre rangs, deux au preinier, du côté museau ; deux au second ; trois au tr sième, et deux au quatrième. Les yeui sol vifs et pleins de feu; les écailles sonloTSKj plates et très-allongées ; elles ne tienoefilàii peau que par une portion de leur conlow et il parait que le Serpent peut les redressa d'une manière très-sensible; elles ne I touchent pas au-dessus de la partie élargi du cim, elles y forment des rangs loogi'* dinaux un peu séparés les unsdesaulrej et laissent voir la peau nue, qui est duj jaune blanch&tre ; et comme celle pwu « moins brillante que les écailles qui. ét«
f;randes et plates, réfléchissent vivemeni ^ umière, ces écailles paraissent sou»*^ comme autant tle facettes resplendissant disposées avec ordre, et qui présenleol ^^^^ couleur d'or très-éclalante , surlouM<*^ qu'elles sont éclairées par les rajons dus^ leil.
NAJ
POISSONS , ETC
NÂl
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L'extension dont nous Tenons de parier 'st formée par les cAtes, qui, à Fendroil de et élargissement , sont plus longues que lans les antres parties du corps du Serpent, 't ne se courbent d'une manière sensible ju*à une plus grande distance de Tépine du ios ; mais d'ailleurs le Naja peut gonfler et rtendre à volonté une membrane assez lâche [ui couvre ces côtes, et que Kœmpfer a emparée à des espèces d'ailes. C'est surout lorsqu'il est irrité qu'il l'enfle et en ngmeote le volume, et lorsque alors il se euresse en tenant toujours horizontalement a léte, qui est placée au-devant de cette iteosion membraneuse, on dirait qu'il est oiffiâ d'une sorte de chaperon que l'on a léme comparé à une couronne, et voilà ourquoi l'on a donné à ce dangereux, mais epevidant très-bel animal, le nom de &reni û chaperauj ainsi que celui de Serpent ounnmé.
L& femelle est distinguée aisément du iiàle, parce qu'elle n'a pas sur le cou la raie ontoumée et disposée en croissant, dont es pointes se terminent en crochets tournés n (ftehors, et d'après laquelle on a donné à 'espèce le nom de Serpent à lunettes ; mais ^lle a de diaque côté du cou, comme le mâle, loe extension membraneuse soutenue par ie longues côtes ; elle peut également en étendre le volume ; elle brille des mêmes valeurs dorées, et elle a porté également le K>iEi de Serpent à couronne.
L^s Naja ont ordinairement 3 ou (► pieds le longueur totale. Celui que Linné a décrit ivaat cent quatre-vingt-treize grandes pla- [ue-s, et soixante paires de petites.
Ljt Naja est féroce, et pour peu qu'on difèr^ de prendre l'antidote de son venin, sa DOTsure est mortelle; on expire dans des x>nf ulsions, ou la partie mordue contracte ia« gangrène qu'il est presque impossible le guérir : aussi de tous les Serpents est-ce rel ui que les Indiens, qui vont nu-pieds, redoutent le plus. Lorsque ce terrible Rep- \i\e veut se jeter sur quelqu'un, il se redresse avec fierté, fait briller des jeux é tince lanls, étend ses membranes en signe de cL»1ère, ouvre la gueule, et s'élance avec rapt <lité en montrant la pointe acérée de ses cr4)€bets venimeux. Mais, malgré ses armes funestes, les jongleurs |indiens sont parvenus à le dompter de manière à le faire servir de spectacle è un peuple crédule, de même que d'autres charlatans de l'Egirpte moderne, à l'exemple de charlatans plus anciens de l'antique Egypte, des Psylles de Cyrène, et des Ophiogènes de Chypre, manient sans crainte, tourmentent impunément ces grands Serpents, peut-être môme Venimeux, les serrent fortement auprès du ^cou, éditent par là leur morsure, déchirent avec leurs dents et dévorent tout vivants ces énormes reptiles, qui, si£9ani de rage et se repliant autour de leur corps, font de vains efforts pour leur échapper.
Ces Indiens , qui ont pu réduire les Naja et se garantir de leurs morsures, courent
de ville en ville pour montrer leurs Serpents à lunettes, qu'ils forcent, disent-ils, è danser. Le jongleur prend dans sa main une racine dont il prétend que la vertu le préserve de la morsure venimeuse du Serpent, et tirant l'animal da vase dans lequel il le tient ordinairement renfermé, il l'irrite en lui présentant un bâton, ou seulement le poing ; le Naja, se dressant aussitôt contre la main qui l'attaque, s'appuyant sur sa queue, élevant son corps, enfunt son cou, ouvrant sa çueule, allongeant sa langue fourchue, s'agitant avec vivacité, faisant briller ses yeux et entendre son sifilement, commence une sorte de combat contre son maître, qui, entonnant alors une chanson, lui oppose son poing tantôt à droite el tantôt è gauche; l'animal, les yeux toujours fixés sur la main qui le menace, en suit tous les mouvements, balance sa tête et son corps sur sa queue oui demeure immobile et oflre ainsi l'image d'une sorte de danse. Le Naja peut soutenir cet exercice pendant un demiquart d'heure ; mais au moment où l'Indien s aperçoit que, fatigué par ses mouvements et par sa situation verticale, le Serpent est près de prendre la fuitc,il interrompt son chant, le Naja cesse sa danse, s'étend a terre, et son mutre le remet dans son vase. Kaempfer dit que lorsqu'un Indien veut dompter un Naja et l'accoutumer à ce manège, il renverse le vase dans lequel il l'a tenu renfermé, va è la Couleuvre avec un bâton, l'arrête dans sa fuite, et la provoque à un combat qu'elle commence souvent la première ; dans l'instant où elle veut s'élancer sur lui pour le mordre, il lui présente le vase, et le lui op-
Eose comme un bouclier contre lequel eue lesse ses narines, et qui la force à rejaillir en arrière; il continue cette lutte pendant un quart d'heure ou une demi-heure, suivant que l'éducation de l'animal est plus ou moins avancée. La Couleuvre, trompée dans ses attaques, et blessée contre le vase, cesse de s'élancer, mais |)résentant toujours ses dents et enflant toujours son cou, elle ne détourne pas ses yeux ardents du bouclier qui lui nuit ; le maître, qui a grand soin de ne pas trop la fatiguer par cet exercice, de peur que, devenant trop timide, elle ne se refuse ensuite au combat, l'accoutume insensiblement à se dresser contre le vase, et même contre le poing tout nu, à en suivre tous les mouvements avec sa tête superbement gonflée, mais sans jamais oser se jeter sur sa main, de peur de se blesser ; accompagnant d'une chanson le mouvement de son bras, et par conséquent celui du Reptile qui l'imite, il donne à ce combat l'apparence d'une danse; et il en est donc de ce Serpent funeste comme de presque tous les êtres dangereux qui répandent la terreur : la crainte seule peut les dompter.
Mais il ne faut pas croire que les Indiens soient assez rassurés par les effets de cette crainte, pour ne pas chercher à désarmer, pour ainsi dire, le Reptile contre leouel ils doivent lutter. Sjempier rapporte qu ils ont ' soin, chaque jour ou tous les deux jouriy
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d'épuiser le renin du Naja, qui se forme dans des Tésicules placées auprès de la mftoboire supérieure, et so répand ensuite par les dents canines ; pour cela ils irritent la Cou* leurre et la forcent à mordre plusieurs fois um morceau d'étoffe ou quelque autre corps ntou, et à l'imbiber de son poison. Pour l'exciter davantage à imprimer son venin, ils ont quelquefois assez d'adresse et de cou* rage pour lui presser la tète sans en être mordus, ei\à mettre par là dans une sorte de cage qui lui fait serrer avec plus de force, et pénétrer d'une plus grande quantité dh [)oison, le morceau d'étoffe ou le c^rps mou qu'on lui présente ensuite. Après avoir privé la Couleuvre de son venin, ils veillent avec beaucoup d'attention à ce qu'elle ne prenne aucune nourriture, et ils empêchent surtout qu'elle ne mange de Tberbe fraîche, de nouveaux aliments lui rendant de nouveaux sucs vénéneux et mortels.
Kœmpfer prétend que l'on a un remède assuré contre la morsure venimeuse de ce Serpent, dans la plante que Ton nomme mungOf ainsi qa'ciphioriza^ qui croît abondamment dans les contrées chaudes de l'Inde, et que Ton a employée non-seulement contre la morsure de plusieurs Reptiles, ainsi que des Scorpions, mais même contre celle des Chiens enragés. On disait, suivant le raôa>e Kœmpfer, que l'on avait découvert ses vertus anti-vénétieuses en la voyant manger à des Mangoustes ou Ichneumons mordus par des Naia, et que c'était ce qui arait fait appliquer à ce végétal le nom de mungOy donné ausst par les Portugais aux Mangoustes. Ces Quadrupèdes sont, en effet, ennemis mortels du Serpent à lunettes, qu'ils ^ attaquent toujours avec le même acharnement, et auquel ils donnent aisément la mort sans la recevoir, leur manière de saisir le Naja les garantissant apparemment de ses dents envenimées.
Non-seulement les Naja servent à amuser les loisirs des Indiens , ils ont encore été un objet de vénération pour plusieurs habitants des belles contrées orientales, et particulièrement de la côte de Malabar. La crainte d'expirer sous leur dent empoisonnée, et le désir de les écarter des nabilattons, avaient fait imaginer de leur apporter jusqu'auprès de leurs repaires les aliments qui paraissaient leur convenir le mieux; les temples sacrés étaient ornés de leurs images, et si ces reptiles pénétraient dans les demeures des habitants, ou si on les rencontrait sous ses pas, bien loin de se défendre contre eux et de chercher à leur donner la mort, on leur adressait des prières, on leur ofiî*ait des présents, on suppliait les bramines de leur faire de pieuses exhortations, on se t)rosternait, on tâchait de les fléchir par des respects, tant la terreur et Tignoraûce peavem obscurcir le flambeau de la raison (i).
(t) c Une autre espèce que les Indiens nomment Nulle Pambou, c^'esl-à-ilirc bonne Couleuvre, a reçu \}vs Porlugais le nom de Cobra Capcl^ parce qu'elle s h lôie environnée d'une |Hîau large qui forme une
On a prétendu que ronlrminitiimii eorps ides Najas et auprès de leur lête m pierr^ que l'on a nommée pierrtdiSmM pierre de Serpent à chapenm^ otarre «kS
es|;)èoe de chapeau. Son corps esiémaiUéde Ires-vives qui en rendent la vue aussi agiétbie ses blessures sont dangereuses ; cepeodani éU sont mortelles que pour ceux ^ui uégligeoKrjn dier. Les diverses représenlaiions de ces cnids, maux font le plus bel ornement des pagodct; leur adresse des prières el des offrandes. I'd bare qui trouve une Cofaleurre dans sa misni,! supplie d*abord de sortir; si ses priérei son efiel, il 8 efforce de Taltirer dehors ea loi pm du lait, ou quelque autre aliment; s^obstiaN demeurer , on appelle les bramiiies, qui lii | éloquemment les motifs dont elle doit être tels que le respect du Malabare et les adontiou a rendues à toute Tespèce. Pendant le ^m Dellon Ût à Ganaiior, un secrétaire do pnoœ verneur (iil mordu par un de ces Serpeois ïùa qui était de la grosseur an bras, et M«' pieds de longueur; H négligea d'abord ki readk ordinaires, et ceux qui raccoinpagnaie>tiBfiiii# renl de le ramener a h ville, où leSmiÉ^^ porté aussi dans un vase bien couTerti<^ toucbé de cet accident, fil appeler ;«Mlilril^ mbies, qui représentèrent à 1 animal «ÉÉihÉ d*un omcier si fidèle ét;iît importante x^M prières on joignit les menaces; on loiMÉk^ si le malade périsiiait, elle serait brûléetinÉu même bâcher : mais eUe fut inexonMe.eiltft^ taire mourut de la force du poisoa. Le ftm)k extrêmement sensible à cette perte; cepeQ<)aBi,)nl fait réflexion que le mort pouvait être coopKfc quelque faute secrète qui lui avait peul-élre altnci courroux dés dieux, il fit porter lion do piiiiil vase où 1b Couleuvre était renfermée, areeffdKl; lui rendre la liberté, après lui avoir fait beHOH d'excuses et quantité de profondas révéreaces. J € Une piété bizarre engage un grand Mnbrer Malabares à porter do lait et divers aliiiwts^ les forêts ou sur les diemins, pour la «bs* de ces ridicules divinités. Quelques voyageurs pouvant donner d'explioatîoR plus raiseaaiMei aveuglement, ont- jugé qu^aacieniiemeat b « Malabares avait peut-être été. de leur te Pm venir cherclier dans leurs maisons, eo leor feiir sant de quoi se nourrir au milieu des cbaopsd bois.
^ c La loi que les idolâtres s*imposent (fc ne aucune Couleuvre est peu respectée des chf" des mahométans ; tous les étrangers qei s au Malabar font main basse sur ces odieni Ri et c'est rendre sans doute un importaat s«we habitants naturels. Il n*y a point de j^uroiir
Descdptioi — ma, da f oy., édit. in-lî, vol. XLH p*«« et suiv.
i Nous allons rapporter à ^ s«}et une paiij^ observations du célèbre Redi. Paml ^ f tioBsdes iudes, dit ce physicien, auxqwEilet U
Îmblique attribue des propriétés merveUlewswj 6i des voyageurs, il v a certaiiies P**"^^trouvent, dfit-on, dans îa tète d'un Serpent d»' très-venimeux. On prétend ((ueces pierres sow bonnes contre tous les vcnms : celle opiwoi fortifiée par raulorité de plusieurs savants qm adoptée, et Ton annonee deux éprcotes ^^y res, faites à Rome avec beaucoup de sooe^;!^ par M. Carlo Magnini, sur un bonniei et m^J' le père Kircher sur un Chien. Je connais ces p^
depuis plusieurs années, j'en ai <l"«^"^*;JI2^ moi, et je me suis convaincu, par des «F*^
r ISIMt POISSONS , ETC.
L0tc., etqii*ol[i a regardée coosoie uu red assuré, nou-seulement contre le poide ces mêmes Serpents à limettes, mais
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rées, ei dont je vais rendre coinpie, qo^elles I poioi la vertn qu*oo leur allribue coulre les
ter la fin deTbiver de 16G2, trois religieux de re àt Saifil-Fraoçoi^, nouvclternent atrrvés des , orientales, vinrent à la cotn* de Toscane, qui ilorsà Piie, et firent voir au grand-duc Ferdi- II, plosicurs curiosllés qu'ils avaient apportée» pays, ils vantèrent surtout ceriniiies pierres comme ceHei dont on parle aujourd'hui , se lient, disaient'ila, danl )a léie d'un Serpent l |Mr Oarcias da Orio, et nonmié pr les Fori loàra de Cakelos, Serpent à chaperon ; ils lient que dans tout TlnUoslan, dans les deux $ péDiosales de l'Inde, et parlkulièrement dans yaume de Qoancsy, on appliauait ces pierres liC uu antidote prouvé sur les niorsures des res, ans Aspics, des Cérastes, et de tous les anit Tcnimeui, et luéine sur les blessures fiiites }ft flécbet ou autres armes empoisonnées : ils ttieat que la sympathie de ces pierres avec le n Hait telle, qu'elles s'attachaient Tortement à la wre, comme de peliies ventouses et ne s'en séieuiqa'aprés avoir attiré tout le venin; qu'alors » loBiloienl d'elles-mêmes, laissant l'animal tonl ilg«éri; que pour les nettoyer il fallait les pionm du hit Trais, ei les y laisser jusqu à ce <^ti»$eirt rejeté lont le venin dont etles s'é- (lA tiibèa> ce qui donnait au laii une teiolure M JNie nffâtre. Ces religieux olTrirent de couiprr l<gr fiedl par rexpérience, et tkndis qu'on mAM pear cela des Vipères, M. Yincenzio Sanw. ai des plus habiles artistes de la pharmacie du b.Niiic, ayuQt examiné ces pierres, se houvint ) en conservait depuis longtemps de semblables; ^ fi(\oir à ces religieux, qui convinrenc qu'elles ni de TDénie nature que les leurs, et qu^elles ient ivoir les môcnes vertus.
La ooulear de ces pierres esi un noir semblable |û 4le la pierre de iouche ; eUes sont Usses et Ks comme si elles étaient vernies; quelques- Mt aoe tache grise sur un côté seulement, m Tout sur les deux cdtés ; il y en a qui sont loûireset sans aucune tache, ei d'autres cnfln, m 3u milieu un peu de blanc sale, et tout autour einie hlenàtre; fa plupart sont d'une forme len* ire; il y en a cependant qui sont oblougoes : i les premîéreB, lea trius grandes que j'ai vues ^H comme une de ces pièces de monnaie. en gfoui^ et les plus petites n'ont pas tout a > iraadeur d'un qualtrino. Mais quelle que soit ^ee de leur volume, elles varient peu entre
rir leur poids, car ordinal reaieni les plus Déposent guère au tlelà d^nn denier de 18 ^t fi les plus petites sont tlu poids d\m denier p-'ins. > Aedi entre ensaite dans les deuils ^péiiences qu'il a faites pour proirver le peu 1 «Ws pierres de Sérpgm contre l'action des dipoiMns, et il ajoute plus bas : t Pour moi, je toiwDe je viens de le dire, que ces pierres aniticielles, et mon opinion est appuyée du gaage de plusieurs savants qui ont demeuré ^ps dans les Indes, en deçà et au deU du ^ ei qui affirment que c'est une composition par certains sotitames indiens, qu'on nomme ^ qui vont les vendre à Dia, à Goa, à Salsette, 1 ^ font eonmieroc dans tonte la cdte de Ma- 1 ^ns cdlea do goKe de Bengale, de Siam, de Aiacbuie, ei dcms les prlncipaies lies de TOcéan •â». lu jésuite, dans certaines relations, parte ^'iqucs autres pierres de Serpent qui sont vertes. ''-' »' eu ai jamais vu ni éprouvé de vericf», mais irs propriétés sont, conune il le dit, les mêmes
même contre les effets de la morsure do tous les animaux venimeux. Ce û*est qu'une production artificielle apportée de Tlnde, ou imitée en Europe.
Naja Hajb ou Aspic. — Celte espèce habite TEgypte. Ce Serpent, long .cTenviron 2 pieds , est employé aussi par les baielaurs de ce pays j)our amuser le public. En lui pressant la nuque avec le doigt, ils le font tomber dans une espèce de catalepsie, qui le rend rallie et immobile, comme s'ils le changeaient en un bâloo ou verge. Son venin ^st très-actif, et Galien rapporte qu'à Alexandrie on se servait de la morsure de ce Serpent pour abréger le siii)plice des criminels condamnés à mort. Cest incontestablement y Aspic de CUopàire. Les anciens Egyptiens Tavaient pris pour l'emblème de Iq divinité proleclrice du monde, et l'ont sculpté sur leurs monuments des deux cultes d'un globe. L'habitude qu'il a de se redresser quand on en afiprocne leur avait fait croiro quil gardait les cnamps où il se trouvait.
NARWAL ou Narval, nom emprunté aux langues du Nord, composé de to/ta/, Baleine, et de nor, cadavre; Baieine qui se nourrit de cadavres. Le Narval {Monodon) est un genre de cétacés de la Iribu des Delphiniens. — Quel intérêt ne doit pas inspfrer l'image du Narval ? Elle exerce le juge^ ment, élève la pensée et satisfait le génie, par les formes colossales qu'elle montre » la puissance qu'elle aunoace^ les nbénomènos qu'elle indique ou rappelle; elie excite la curiosité, elle fait nattre une sorte d'inquiétude ; elle touche le cœtur, en entraînant l'at^ tention vers les contrées lointaines, vers les montagnes de glaces flottantei^, vers les ieo^ pôlt s épouvantables qui soumeUent d'infortunés navigateurs à tous les maux de l'absence, à toutes les b4M*reurs des frimas, à tous les dangers de la mer en courroux ; elle agit enfin sur l'imagination, lui plait, l'anime et l'étonno» en réveillant toiites les
fine celles des pierres artificielles, Je crois être bien onde à douter de la vertu des unes et des antres, et à mettre ces losues au rang des charlatans, eat ils vont dans les tules commerçanlea des Indes poiitant autour de leurs cous et de leori bras des Serpents à chaperons, auNquels lis obi loîa d'arracher auparavant toutes les dbnt6(coaHne Tastiuro Garcias da Ono)-et d*dter'tout le venin. Je n^ai pas de peine i croire qQ*avec ces précautions ils s'en ras:>ejU mordre impunément, et encore mobis qu^s persuadent au peuple que c'est à ces pierres appfiqirées snr leurs blessures qu^ils doivent leur gnérison.
I On objectera pent^tre comme une preate de Ita l^ympathie de cette pierre avec le venin la vertu qti'etle a de s'attacher f(»rtement aux MeMuret empoisonnées; mais elle 8*aliacfee «usai forleuMHii aux l^aies o6 H n'y a pas de venin, et à toulea les partiras du corps qui sont humectées de sang ou de quelque liiilre liqueur par la même raison que k^y attachent lu terre sigillée et toute autre sorte de bol. i-- Redi, ObservaiioM sur diver$e$ choséi naturellei, etc. Collection académique , partie étrangère, tom. IV , p. r>4?» et 544.
Au reste, le sentiment de Redî a été eonfiriié^ W. Pahln; Fontana. Vovez san ouvra^ wr lesi^oél* •on«, vol. Il, p. Ot^.
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