NERFS, SYSTÈME NERVEUX
Jl.
Généralités. — Du Cerveau et de ses dépendances. — Fonctions des Nerfs. — Ifer^ grand sympathique.
Si nous examinons les derniers animaux de l'échelle, nous les trouverons, sous beaucoup de rapports, dans la condition des plantes, chez lesquelles nous ne rencontrons point de système nerveux.
11 n'en est pas ainsi pour les animaux supérieurs. Nous ne tardons pas à découvrir chez eux un appareil spécial, essentiellement chargé de déterminer des mouvements, et de recevoir des impressions pour les convertir en sensations.
Le système nerveux est l'appareil le plus important de tout l'animal; son influence s'étend sur tous les autres, et, aussitôt que ce système existe, il inter?ient dans tous les actes de la vie.
Réunis en un même centre chez les Vertébrés, éparpillés chez les Mollusques, plus simples chez les Insectes, les Nens constituent, en général, un vaste ensemble, dont le développement et la perfection çradoels ont servi de l>ase à la classification des êtres animés. C'est-à-dire que la place occupée
(I) Le màie des Salamandres aqnalkpies, an iiemfà des amoors sMlemenl, s orne d*iuie crête inenîtini^ ocose toat le loag da dos.
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par chaque espèce, dans Téchelle animale» est en raison du développement de son système nerveux, et, «par suite, en raison des phénomènes auxquels ce système doit donner lieu. Ainsi, dans une Patelle, nous trouverons seulement quelques filets nerveux situés autour de la boucne et dans le corps de ranimai; dans les Vers intestinaux, un ganglion donnera naissance à deux filets nerveux, et ce ganglion sera déjà un centre de sensibilité; dans les Crustacés, le nombre des ganglions augmentera. Le ganglion antérieur sera bientôt plus considérable que les autres; enfin, nous verrons surgir le cerveau ou YencéphaUj organe volumineux et très-compliqué, point central de tout l'appareil, siège désormais unique des volitions, de la sensibilité, de rintelligence, véritable type» chez Thomme, d'une organisation par^ faite.
« Le voilà donc, ce magnifique débris do nous-mêmes, demeure d'un esprit qui a disparu ! Le voilà cet organe-roi, où résident la conscience de l'être, l'homme-intelligence, le moi; vase mille fois plus faible que l'argile, et qui recèle pourtant le trésor do la pensée!... Quoi 1 c'est dans cette pulpe blanchâtre, mollasse, putrescible, combinaison d'un instant, que se trouvent l'empire et l'asile de la raison, l'atelier où s'amasse, s'élabore le savoir humain, et où se forment d'immortelles conceptions! C'est dans cet espace étroit de quelques pouces que sont tes idées de Dieu, d'infini, d'éternité I... Habitacle de l'âme, en lui seul se trouve l'évidente manifestation de l'être immortel dans l'être périssable; sublime preuve du néant et de la grandeur de l'homme. » (Reveillé- Parisé.)
Du cerveau et de ses dépendances, --"EnàVàmé sous s^s rapports de forme, de composition et de structure , le cerveau représente un demi-ovoïde aplati en dessous, légèrement comprimé sur les côtés, et dont Ta petite extrémité est sous l'os frontal, ce qui correspond à la forme du crâne. Ce demi-ovoïde est partagé perpendiculairement, selon sa .ongueur, en deux parties égales , par un sillon assez profond ; mais ces deux moitiés sont intimement assemblées, dans leur base, par des parties communes à l'une et à l'autre.
Le cerveau est partagé en plusieurs lobe^ et tubercules, tels que les lobes cérébraux, les tubercules optiques, etc. Deux substances composent sa masse : l'une centrale, blanche et pulpeuse; l'autre corticale, grisâtre, plus gorgée de sang que la précédente. Cette dernière substance est tantôt lisse à Textérieur, comme da/is les poissons, les reptiles , les oiseaux et quelques Mammifères, tantôt repliée sur elle-même ou plutôt plissée, comme dans le cerveau humain, où nous la voyons offrir un grand nombre de replis ou de circonvolutions dont le nombre et le volume sont très variables (1). Il semble que, chez
(I) En remonlant la série des êtres animés, le 'Kanguroo csl le premier dont le cerveau offre qiielqu)^ traces de circonvolutions.
l'être éminemment intelligent et sensible li nature ait voulu augmenter ainsi, autamqae possible, la surface de cet organe dans un espace déterminé. Les circonvolutions bc sont presque jamais semblables sur les deui côtés de l'encéphale. Chacune d'elles esl formëe de deux couches distinctes, collées l'one sur l'autre, et qu'avec un peu de soiu m parvient à séparer assez facilement (l).
On remarque dans l'intérieur du cerîew des cavités connues sous le nom de Teniri* cules, et divers corps, cloisons etappendices, tels que le corps pituitaircy les cormiit^ mon, le§ corps striés^ la lame blanche ûornmée le corps calleuXf où Lapeyronie aviii placé le siège de l'âme, et la ghndtpinklt qui avait paru plus convenable à Descaries pour cette destination, mais qui, enréalitéi ne contient parfois que de petits cabls. Nous affecterons à la demeure de ràaie u^ plus vaste domaine : la Divinité, dontefe est l'image, s'étend, invisible, dcnsloutlV ni vers ; de môme Tâmo réside dans lOttUiD' dividu, et ne se montre nulle part,sicea'e5l par ses œuvres.
On voit sortir de la partiocentrafei^iclrrieure du cerveau un gros cordon Uttcàitre et pulpeux, qui semble être une appabw un prolongement de cet organe, elqainï continuer dans un c^nal creusé dans bjor* tie postérieure des vertèbres. Ce corijQ forme, à son origine, un renflemeolKMa considérable, dont la face antérieure cinbrasse les pédoncules du cerveau: c'en ce que l'on nomme la protubérance cérMm annulaire. Le surpius se nomme la mdli épinièrcj ou plutôt la moelle vertébTolt
C'est de la base du cerveau et de la HKielle vertébrale que parlent les racines échelonnées des Nerfs qui, naissant par paires, elsa divisant bientôt à l'infini, vont porter daDi toute l'économie leurs innombrables raaib fications.
Régulateur des mouvements et soumisl l'influence du Cerveau, le cervelet es\ sm sous la masse de ce dernier, de manière i embrasser postérieuremen! la protubéraiK»
cérébrale. On peut considérer cet orgsM comme une sorte de pile galvanique irè^ énergique, formée de six à sept cents lapjet disposées régulièrement, ainsi que les feuilte d'un acacia, et supportées par des pédonculef déliés qui vont s'unir à la protubérance c^r^brale.
La masse encéphalique, logée parla Nature sous une voûte composée de plusieurJ pièces osseuses assez épaisses, et propre* la garantir des accidents extérieurs, eslfotourée de trois membranes : la durMu^ft membrane fibreuse, épaisse, demi-lraDij»3rente, située extérieurement; l'orof^^'*'» membrane séreuse, extrêmement mince, (plie, transparente, qui vient ensuite, el eniw la piVmVre, qui adhère immédiatemeau l^ substance cérébrale, et qui tapisse, ainsi qu*
(1) C'est Gall qui a eu ringénicnse iilée*'<^/^ ser le cerveau pour se rendre compte de leif«**^ de sa surface.
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«cimoïde, les cavités au cerveau. Ces trois eoibranes, doot la première et la dernière •urent être regardées comme des tissus olefteurs, accompagnent la moelle verteaie dans le canal où celle-ci est logée. Eo soumettant la substance cérébrale à wljse chimique, on y trouve, sur 100 pars: eau, 80, 00; matière grasse blanche, S3; matière grasse rougeâtre, 0, 70; albune, 7,00; osmazôme, 1,12; phosphore, SO; acides, sels et soufre, 5, 13. (Vauriia).
in traitant le cerveau de diverses manièf M. Gouerbe a obtenu les cinq substances âises suivantes : cérébrote (matière grasse Dchede Vauquelin); s/^arocono^e (graisse ne pulvérulente) ; c<fy)A«/o^« (graisse jauneslique); éUmcéphol f huile jaune rou- ^)\cMlt$térine (matière nacrée que l'on m aussi dans le sang, dans la bile, etc.). Ibezun Lomme à intelligence ordinaire, |)oids à% cerveau varie de 1 k. 00 à 1 k. 50. A cerreau d*un enfant contient beaucoup sd'eau et de sang, à proportion, que celui fitJulle. 11 y a tout lieu de penser que la tt ou moins grande quantité d*eau conte- <: dans la substance cérébrale influe nota- 'inenlsurlos fonctions du cerveau..
On a cru remarquer que le phosphore uxnqu&Adans le cerveau des idiots; mais i expériences ne sont pas encore sufii- ^nles|*!)(/f qu'on puisse rien aftirmcr à eet
M/ioas prenons une petite partie de la toce cérébrale, et que nous l'écrasions 1$ lin peu d'eau, de manière à former î espèce d'émulsion, nous y rcnaarques» i l'aide du microscope, une grande olité de globules de plusieurs grosseurs, pilièreraent arrondis et diversement cos;des tubes, renflés ou non, se monl aussi dans l'éniulsion. Quant aux glo- $. ils sont doués d'un mouvement oscille, pnreil à celui qui existe dans toutes ©ussières très-Ones» ainsi aue Brown l'a né le premier sur le pollen des végé- . L'électricité n'exerce fjoint d'influence selle oscillation, mais bien la tcnipéra- ^; car, à mesure que celle-ci s'élève, le ▼eoienl augmente.
cerveau esl agité de deux mouvements ; isochrone au pouls, dépend du choc 'ûiis à l'encéphale [)ar les artères qui sent sur la base du crâne; l'autre coïnavec les mouvements respiratoires, ûdanl Tinspiralion, le cerveau contient moindre quantité de sang, et il s'abaisse; «nt l'expiration, au contraire, il est iune plus grande quantité de sang dans 5cère, el il s'élève. Le cerveau s élève dans les cris, dans les elforts, etc. Une î rcniarquable, c'est que, dans certains Quoiqu'il y ait absence totale de sang le cerveau, l'individu peut néanmoins ïdre, parler, enfi'i, continuer de vivre «nt un certain temps.
I rencontre parfois, dans le cerveau huit des animalcules microscopiques, tels les Vibrions el des Monades.
Des Nerfs et de leurs fondions,— Lqs Nerfs servent essentiellement à l'accomplissement des deux ordres de phénomènes par lesquels la vie peut se résumer: SENSIBILITÉ, contrac- TiLiTÉ. Ils doivent élre considérés comme des agents intermédiaires entre le cerveau et les autres organes, et Ton peut se les représenter comme de longs conlons qui, partant de la base du cerveau ou de son prolongement (la moelle vertébrale ), vont porter dans toutes les parties du corps leurs innombrables ramifications, pénètrent dans la presque totalité des tissus et môme dans les organes les plus durs, dans les os,, ainsi que M. Duméril s'en est assuré.
Formésderassemblaged'unegrande quantité de filets extrêmement déliés, les Nerfs sont généralement enveloppés d'une tunique appelée névrilime (1), laquelle paraît être une dépendance des membranes- du Cerveau.
Quant à leur mode de terminaison, longtemps inconnu, on sait aujourd'hui que les filets nerveux ne vont pas se perdre dans la profondeur des parties, mais que formant, au contraire, une espèce d'anse a t'extrémité du nerf, du moins en général, ils reviennent sur eux-mêmes au point d'où ils sont partis. Les rameaux nerveux se forment par la se* paration de faisceaux de filets, qui abandonnent le tronc principal.
Les Nerfs, répandus à la surfa.^c de l'individu et dans les organes des sens, font connaître à l'animal la manière d'être de sa propre économie, et l'avertissent de la présence et de la nature des objets extérieurs ; dès lors, sur le désir conçu par lui, de sô rapprocher de ces objets ou de les fuir, les nerfs réagissent sur les muscles, les obligent à se coitracter ou à se relâcher plus ou moins, et détermini^nt ainsi, d*a;)rès les volontés du MOI, Faction des muscles sur les os, organes passifs des mouvements.
Nous envisagerons les Nerfs comme agissant de la circonférence au centre, lorsqu'ils devront transmettre au cerveau les impres* sions qu'ils ont reçues {sensibilUé), et comme agissant du centre à la circonférence, lors- Qu'ils devront pcfrter aux muscles l'ordre émané du cerveau, et déterminer des mouvements (contractilité). Il faut donc que noui imaginions dans les Nerfs un double courant agissant : 1* dans le sens de la circonférence au centre, lorsqu'une impression faite sur le Nerf doit être par lui portée au cerveau ; 2* dans le sens du centre à la circonférence, auand rencéplMle envoie aux muscles, par les Nerfs, la sollicitation nécessaire pour leur contraction.
Cette double manière d'agir, qui caractérise la plupart des Nerfs, se prouve facilement. En effet, lorsqu'ils partent de la moelle vertébrale, les Nerls sont partagés en deux
(1) Il n^y a guère que les Nerfs pathétiques et les Nerfs olfactifs qui manquent de nevrilème. Ces derniers offrent, en outre, une consistance molle ei pulpeuse qui leur est particuliére.|Le8 Nerfs optit^ues ne sont entourés de névrMème qu*«près le poiut où ils entrent en contact.
M. Bogros est parvenu fi injpcler les Nerfs.
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portions ou racines qu'on peut suivre séparément pendant un assez long trajet. M. Magendie a fait voir que, si Ton coupe seulement la racine antérieure des Nerfs, l'animal conserve toute la sensibilité des parties dans lesquelles ces Nerfs se rendent, mais la motilité de ces mêmes parties disparaît; tandis qu'au contraire, si Ton coupe les racines postérieures seulement, l'animal conserve la faculté de faire exécuter des mouvements aux organes dans lesauels ces Nerfs se rendent, mais la sensibilité s'efface dans ces mêmes parties. Les racines postérieures des nerfs sont donc les organes exclusifs de la sensibilité ; les antérieures, du mouvement volontaire (1). Par conséquent, les Nerfs sont à la fois sensoriaux et locomoteurs^ du moins généralement : il n'y a que peu d'exceptions. Ainsi, une impression quelconque, une piqûre, je suppose, est faite à l'extrémité d'un do'gt. Cette impression est portée à la moelle vertébrale, et, de là, au cerveau. L'encéphale reçoit cette impression, la convertit en sensation et la transmet au moi, par lequel cette sensation est perçue; mais comme elle est désagréable pour lui, soudain le MOI rapporte instinctivement à l'extrémité du Nerf la sensation perçue ; le cerveau réagit sur la moelle vertébrale, et celle-ci, réafissant à son tour sur le Nerf, transmet ainsi tout le membre l'ordre d'agir immédiatement, pour soustraire le doigt à la chance d'une impression semblable. £t tout cela s'accomplit avec la rapidité de l'éclair I...
Mais il n'y a lieu à la production des admirables phénomènes de la sensibilité et des mouvements volontaires que quand les Nerfs sont en communication avec le cerveau, organe central de la sensibilité, seul chargé de convertir en sensations les impressions reçues par le reste du système nerveux, comme il est le seul point de départ des mouvements volontaires. Ainsi, quand un Nerf est coupé, la partie à laquelle il se rend se trouve paralysée, et c'est vainement alors qu'on pique ce Nerf ou qu'on l'irrite de toute autre manière, au-dessous de la section; c'est vainement aussi que la volonté commande alors à cette partie d'agir. Le principe de la sensibilité, ni celui des mouvements vo- Jontaires ne se trouvent donc pas dans les Nerfs, mais bien dans le cerveau. Et comme cet organe a ses habitudes, aussi bien que le reste de notre machine, l'individu croira parfois éprouver des sensations connues, quand se représenteront les circonstances qui les faisaient naître jadis. C'est ainsi crue l'on croit encore souffrir, longtemps après l'amputation d'un membre, des douleurs rhumatismales ou autres qu'on ressentait antérieurement dans la partie du corps dont on est privé.
Une ligature suffit pour interrompre la
(i) Il paratl qu'il en. «st de inème de la moelle verlebrale : un homme, dont la moelle de Tépine était altérée et ramollie dans une partie de sa moitié anlérieure, avait perdu le mouvement dans les muscles qui reçoivent leurs Nerfs de cette partie , et y avait conservé la sensibilité.
communication nerveuse, tant pour les Nerfs. que pour la moelle vertébMJe;!nii simple compression suspend aussi tonte IV tion de ces organes : lorsque le Nerf saphèoe se trouve comprimé pendant un certain temps entre le fémur et le siège sur lequ^ on est assis, il en résulte pour la jambe on engourdissen!ient, une paralysie momeotanée qui ne se dissipe que auand la eommunication nerveuse est rétablie,
« L'action des Nerfs, dit M. Rcveillé-Parise,a pour résultat la sensibilité, c'est-à-dire l'aptitude à recevoir des impressions, soit du monde extérieur, soit de l'organisme luimême. Ces impressions, transmises aavoi, deviennent des perceptions, des actes intellectuels et moraux ; et ces acles^ à leur tour, se manifestent au dehors par une réactim du centre nerveux à la périphérie. Ainsi, d'une part, impression, transmission, perception ; de l'autre, détermination, traosmissien, action, c'est-à-dire une intelligence qui connaît, ime volonté qui détermine, une puissance qui agit. »
Du système nerveux grand sympatkijut.- Indépendamment du système nerveux général, il existe, chez les animaux supérieurs,iHi appareil nerveux particulier, chargé d'eul^ tenir les fonctions de la vie de nutrition. C^ appareil est composé d'un assez graal nombre de ganslions liés les uns aux autm par un ensemble de Nerfs qui ont reçu k nom de Nerfs intercostaux ou grands sympt^ thiques, et qui régnent tout le long des lertèbres, depuis le cou jusqu'à rexlrémiié de l'os sacrum. Ces Nerfs, indépendants de la volonté de l'animal, mais éminemmeot placés sous l'influence de leurs propresganglions, envoient, tant aux viscères environnants que dans toutes les parties inférieures du corps, une grande quantité de ramcaui. Quant aux ganglions, dans la tuniaue desquels Lancisi a reconnu des ûbres cliarnues, on peut les considérer comme autant d'origines ou de germes dispersés dans celle grande paire de Nerfs sympathiques, el,pff conséquent, comme autant de petits cerTW chargés de présider à la vie de nutrition. Parmi ces organes, il importe de distinguer le premier, tant du côté droit que du côté gauche. Ce premier ganglion, nommé mglion cervical, est remarquable par ses dimensions et par le plexus ou lacis nerreoi dont il est entoure. Le ganglion inférieur, également considérable, présente lafonoe d un croissant, d'où il a pris le nom de semilunaire (1). Les deux ganglions semi-lu»^ res communiquent entre eux, derrière ! estomac, par une inQnité de filets nenrew» qiîi forment, conjointement avec des nmeaùx de la huitième paire de Nerfs spifl*"^'
(I) On regarde communément tons ces 8*"^ comme insensibles. Cependant M. Fteureos tj^ que rimpassibilité des ganglions du Nerf grw^ patbique n'est pa^ géiiérale. En plaçait le» ÇJ" gUoBS semi-hinaires d*un lapin» U lui a loiycort t»( donner aussitôt des signes de douleur; msis «»P filions cervicaux sont beaucoup moins suk^F^ d'impression. ^
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on s'*'*^ plexus unique, qu'on Doname le pleanu xolnre, d'où il part une multilode de rameaux neneax, l^quels vont former d'autres plexus sur ]es priacipaux Tiscères du bas-venlre, et communiquent ensuite aTec les Nerfs des eUrémités inférieures.
Ce système nerreni particuliers des rapports arec le systëme cérébro-spinal. A cet effet, quelques rameaux, partant des grands sympathiques, pendirent dans le canal vertébral e* Tont se réunir k la moelle quM renferme. LesNeris intercoslaux communiquent métliatement ou immédiatement avec tous les autresNer{s,et sont placésdanslecentre du STKlënie sensible, pourétablîr une correspondance de sentiment et de mouvement entre toutes les parties du corps. Si Ions les Nerfs qui parlent du cerveau el de la moelle vertébrale eussent été isolés depuis leur origine jusqu'au point où ils se lermi- Dent, s'ils n'eussent rencontré des points de réunion dans leur trajet, les sensatioDS et les mouvements eussent été intiDiment moins multipliés.
I.» réaction du cerveau sur le reste du ^stème nerveux est telle, que lorsqu'il j ■ une forte émotion déterminée par une cause physique ou morale, le plexus solaire reçoit le conire-coup de l'ébranlement prodisilsur le cerveau; aussi est-ce pour cela (fn'on lui a donné le nom de tetuorivm eom^ ■«•««. Le voisinage du lieu, dît Fabre, en a sans doule imposé à Van-Helmont, à Bordeu, à ButTon et à tous les moralistes qui ont regardé mal à propos le cœur comme te siège du senlimeot. Souvent l'estomac, le diaphragme et le cœur participent bien aux moDvemeDts que les sensations produisent ; mais c'est par les Nerfe qu'ils reçoi- ▼eat des intercostaux, qui sont, ainsi que nous venons de le voir, en communication avec le cerveau, seul organe où la sensation est produite.