‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 131 sur 204 · KAT · texte numérisé non relu

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d*un aviron et d*un gouvernail. C*est avec cette queue horizontalement élargie par une sorte QQ fibro-cartilage, que les cétacés fra(>pent Teau pour s'élever, s'abaisser et courir en avant avec une rapidité proportionnée à leur puissance musculaire. Leur» dernières vertèbres dorsales, les lombaires oqU pour l'attache de leurs muscles énormes, de longues apoiphyses épineuses; elles sont, aussi bien que les caudales, sans apophyses arti- <;ulaires, et réunies seulement par des amphiarthoses qui permettent des inflexions en tout sens : les nageoires antérieures ne sont ici qu'auxiliaires comme chez les noissons. tes Phoques se servent de même (te l'élargissement formé à la partie postérieure de leur corps par la réunion des pieds et de la queue. Les Calmars, les Seiches, les Sépioles ont également un élargissement membraneux^ caudal, marginal, bilobé môme et propre à de pareils usages.

La queue des poissons osseux et des "Squales est aussi leur principal organe de natation; ses masses musculaires constituent la majeure partie du corps , car le tronc ou la partie splanchniqùé 'est entièrement rejeté vers la tête. Cette queue est terminée par des rayons susceptibles d'étaler en éventail la luemforane cutanée qui les réunit; mais cet éventail est placé de champ , et semble nç psis ^devoir suffire au mouvement <i'ascensioo et de descente ; c'est pourquoi l'on a attaché beaucoup d'importance a la vessie natatoire.

Cette vessie, souvent subdivisée, communique fréquemment avec l'œsophage, et peut en recevoir de l'air par déglutition, ou évacuer en sens inverse celui qu'on neul croire sécrété dans son intérieur par clés glandes particulières. L'air qui s'y trouve va:ie, en effet, quant aux proportions d'oxygène, d'azote, a acide carbonique, et môme d'hvdrogène qu'il renferme, et nous verrons ailleurs quel rapport ces circonstances peuvent avoir avec la respiration. Une tunique musculaire souvent fort épaisse garnit communément cette vessie , lors môme qu'elle ne communique pas avec l'œsophage , et l'on a pu la croire propre à comprimer et condenser les gaz qu'elle -enferme , pour augmenter la pesanteur spéciQque de l'animal. Cet effet a été hypothéliquement aussi attribué aux muscles latéraux du corps ; mais cette dernière action ne saurait être du moins rapportée qu'aux muscles assez faibles qui forment, jivec les côtes , les parois de l'abdomen. Ajoutez à cela que certains poissons ont ta vessie aérienne osseuse comme la Loche, ou du moins à peu près incompressible comme les Silures, les Coffres (Cuvier) ; que d'autres, encore, comme les Squales, n'en ont pas ou n'en ont que des traces; et cette théorie qui assimile l'élévation et l'abaissement aes poissons ^àns le liquide à celle des figurines de verre souiQé|qu 'on faitdanser dans un bocal l^ein d*eau en pressant sur son embouchure, deviendra quelque peu douteuse. D'ailleurs Humboldt et Provençal ont vu des Tanches monter et descendre après l'ablation de la

vessie aérienne, et Gerdy déclare qu'une Carpe dont la vessie est crevée refteot trèsaisément h la surface de Feau , et retombe seulement plus promptement au fond. Oa peut donc penser que de sa présence résulte seulement quelque avamlage pour Kémnlibn du poisson avec un milieu aussi momie i i fois et aussi dense que Teau ; de là une

i;rande facilité à l'exécution de toute Irmj. ation, dans quelque sens qu'elle doites'fr péner. La pesanteur spécifique est diminuée d'une autre manière chez d'autres ammaoi aquatiques; ainsi, les cétacés et ITÏippopo. tame, qui meuvent avec tant d'agilité Ici lourde masse au fond d^ emn, dotienle»

partie cet avantage b Kair contena (hns fenri poumons, comme ciela a lieu pour les autfei Vertébrés et l'homme nfètne'^ mais ils ti doivent encore h la quantité eonsfdérabledi graisse dont ils sont renflés, reboadisè toute part. Invariable poor etn, Itpeg^ teur spécifique pourrait bien TètrepoorW

Eoissons, et leurs déplacements de kiaf et as uniquement dus à un chanMM A direction dans Taxe dtl corps, mû iliAiftff ordinaire. C'est la tête en haut ^\^ son monte; c'est ta tôté en bas qui! km de même que la tête est en avant Ml natation horizontale.

Le mécanisme par lequel la queue, bw par les muscles vigoureux duracbis,4ûil elle n'est qu'une appendice, prodoilcêlli progression, en quelque sens qu'elle s'opètt, est facile à comprendre; elle s'ioflédiit dternativement è droite et à gaucfae, s'i;-

[mjant obliquement sur l'eau pour poos^ e corps en avant dans son redresseroenl sa* bit; et l'obliquité d'une de ces percussiot», compensée par celle de la suivante, en «fil opposé , fait cheminer l'animal en li{ii droite. II en est ainsi de ces grands avirMl qu'on agite alternativement à droite tfl gauche derrière une barque; encore ceU*. ron ne peut-il, comme le membre donuoc parlons ici, se courber presque perpeudin» lairement à Taxe du corps qu'il s'agit A lancer en avant. L'agitation latérale et obS* que est sans doute le seul mode de nalâti(^ dont soit susceptible la nageoire en paleltf ou en éventail vertical attachée au veoW des Firoles, Carinaires, Atlantes qui nagew renversées ; la grande queue rausculo-fflcio* braneuse des têtards de Grenouilles peoid* plusse fléchir onduleusement en nombreuse sinuosités r aussi €st-elle,àelleseule,éTiileB»meut suffisante pour opérerai la progression directe et la progression asceudante ou descendante.

Le mécanisme est déjà ici un peu pw complexe, en ce que les percussions <*

{)ressions (1) obliques sont exercées à » ois par plusieurs parties de rinsUiii»;'" locomoteur , et que certaines portions d uj côté agissent en même temps que certau»»

(1) On pourrait dire qu'un Serpent quii«|«T puic ses replis sur Teau, couioie il les appuie «"Jj^ terre pour pousser en avant les parties wierK^J" en les redressant.

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lu eMé opposé » compcTYsant ainsi » dans te métme «toMiaU» leurs oMiquilés contraires. r«l est, plos érideiniiieirt encore, le cas de plusieurs Naîdes et Néréides, da Vibrio anfuiiiuia^ du Ceste ou Ceinture de Vénus» JoBt toot le corps se meut en ondulations successires; des poissons anguilliformeSy des SftIamaoiJres, de la Sirène, du Protée , tous plus Ofi moius bordés de membranes cutanées; des Serpents auxquels leur Taste poumon tient lieu de ressie natatoire, et permet ■le se reposer même à la surfoce de l'eau ; «les PélajBÎdes, Serpents à queue comprimée mi élargrâ; des Crocodiles, qui sont dans le même cas , et dont la queue est trop longue jM)ur ne pas exécuter plusieurs inflexions ^multanées; des Lézards, enOn, dont la ^oeue arrondie, les pattes sans palmures, rendent ces inflexions alternati?es bien plus aécessaires encore.

Ces inflexions onduleases serrent aux mêmes effets en s*opérat;t aussi sur deux fiieesy mais supérieure et inférieure chez les Pleuronecles. Ceci est plus sensible pour les Sangsues, dont le corps s'aplatit de baut en bas par faction des flbres musculaires courtes, et qui, passant entre les interstices des coBCttuis gastriques , Yont du dos au ventre. Cette sorte de lanière se plie et replie ftexueusement en frappant le liquide obli- «{uement en arrière par les contractions partielles et successires des muscles longitudinaux. La ventouse postérieure, élargie et t^^nue fiarallèle au corps , ajoute encore aux effets de cette manœuvre. Les Raies, quelques autres animaux larges et plats, la Planaire trémellaire et le Ptérosome de Lesson (1), par exemple, combinent, avec ces flexuo^ités antéro-postérieures , des flexuosités transversales, battant ainsi le fluide dans plusieurs directions, pour imprimer au corps une moyenne en sens opposé, avec une force et une vitesse proportionnelles à tous ces efforts simultanés.

Mais déjà cette oscillation des grandes idies des Raies pourrait être considérée comme un genre de locomotion, plus voisin de l'action des rames que représentent les nageoires proprement dites. Celles des Mollusques ptéropodes agissent dans l'eau, disent les observateurs, comme les ailes du Papillon dans l'air; ce sont donc des instruments essentiels de locomotion. Les nageoires, conformées en larges palettes, pouvaient combiner leurs efforts avec ceux du tronc et de la queue chez les icthyosaures et plésiosaures dont on ne trouve plus que les débris fossiles. Cette action auxiliaire est beaucoup plus faible chez les reptiles à longue queue qui nous sont connus : les Salamandres ne se servent de leurs pieds

Î|ue pour marcher au fond de l'eau ou entre es herbes; en nageant elles les appliquent contre le corps : autant en font le Lézard vert, le Mural, qui nagent avec vélocité, et sans doute l'Iguane, qui, dit-on, n'en diffère

(I) Animal qui da reste parait se rapprocher daf jutâfe des Pbnarics que des Mollusifues.

pas SOUS ce rapport; le Crocodile, enfin, ne se sert probablement aussi qu'accessoirement de ses pi^ incomplètement palmés.

L s poissons ne font de leurs nageoires qu*un usage secondaire : chez eux les na-

Seoires dorsales, anale, de même que la orsale des Dauphins et Balénoptères, ne servent qu'à earémer le corps, à lui conserve» la direction longitudinale malgré les impulsions obliques de la queue : les Têtards, les Salamandres, qui n'en ont pas (1), ne s'avancent qu'en balançant la tête de droite à gauche avec une vivacité proportionnelle k l'activité de la queue. Chez les poissofis, les nageoires latérales, de même que celtes des Cétacés, peuvent encore remplir le même office, ceiui de maintenir la rectitude du trajet suivi ; elles représentent ainsi les semelles dont sont garnies diverses embarc*ations. hollandaises , larges et sans quille. D'ailleurs , ces nageoires servent aussi à produire de légers mouvements d'approche et de recul, d'élévation, Bt<;., comme ou peut facilement l'observer sur les Cyprins dorés que là curiosité conserve dans des vases transparents. Oerdy pense même^^ qu'elles servent à maintenir le d(Ts en dessus : selon lui, un poisson garde son attitude ordinaire quoiqpu'on fui ait crevé la vessie natatoire à laquelle on attribue ordinairement cette ap^ titude à maintenir le dos relevé, tandis quV près la section des nageoires latérales le poisson roule inévitablement le ventre en haut.

NA OCRATES. Voy. Puotb et CE?nmo!iOTs.

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