‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 134 sur 204 · ID · texte numérisé non relu

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si les uns président i l'odoral, tandis que les autres ne servent qu'au tact et au toucher ordinaire. H. Deamoulins bit observer que chez les Serpents i sonnettes et les Trigonoeéphales, la fosse préoculaire, qui peut être r^rdée comme une narine accessoire et dont les parois immobiles ne peuvent aJroetlre que de l'air, reçoit un bien plus grand nombre de SIets de la cinquième paire

Ïu'il n';r en a dans la narined'aucun animai, a narine onlinaire chez les animauftue reçoit qu'un très-petit lilet de la cinquième paire avec le Nerf olfactif. L'expérience prouve de plus que non-seulement le tact, mais l'odorat, disparaissent eomplélemont par la section de la cinquième paire dans la narine correspondante ; ce qui rendrait l'action du Nerf olfaciif subordonnée celle de la cinquième paire dans le cas où il présiderait k l'odorat. Les maladies du ganglion de la cinquième paire chez l'homme, malgré l'intégnlé des Nerfs olfactifs et de leurs lobes, produit] uslemeot le même résultat. Enfin, malgré la destruction cancéreuse des Nerib olfactifs el de leurs lobes, on voit persislor l'odorat si les filets nerveux de la cinquième paire sont restés intacts. Ainsi chez l'homme ces derniers filels nerveux sembleraient donc être ceux de l'olfaction. Dans les poissons il en est autrement ; les narines ne reçoivent Ms de Nerfs de la cinquième paire, et les Nerfs olfactifs. sont seu^ ebargés de la perception des odeurs.

2» Fonetiont du Nerf optique. — Les altérations du Nerf optique détermioenl toujours la perte de la vue dans lo côté où se rend le Nerf malade; c'est dans les altérations de ce genre que résident souvent les causes de la cécité. L'influence de ce Nerf sur la vision

aogmentcr de volume à mesure que la vue devient un sens plus incomplet, ou bien ac-

3uierl plus d'importance : on le voit même isparailre complètement chez les animaux qui sont dépourvus du sens de la vue comme »iez la Taupe. Dans les Effraies, chez les oiseaux de nuit, le Nerf optique est excessivement petit. Chez les oiseaux, au contraire, qui des oauleurs les plus élevées doivent apercevoir leur proie et tomber sur elle, ou bien reconnaître simplement les lieux où ils doivent s'abattre cours qu'ils entr optiqueacquérir i cette forme plissé leurs (ij. Celle d d'autre but que . < Nerf; c'est un ma et qui est analogu les animaux su[i l'homme, elle enli volutions du cerv masse dans un pe rue dans les ois< scmeot du Nerf,

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4ur des Aigles qui, par suilti (ralléiati.ins de Is cornée, avaient élâ privés do la vue,

3* Fonctions du Nerf moteur oculaire commun. — Dans l'homme cette branche excite les muscles élévateur, adducteur ctabaisseur de l'œil, l'élévateur de la [laupièrect le rotateur inférieur de l'iEil. Hais comme le rameau <|u'elle Tournit au globe de Iguil est très-petit et qu'il passe ouparavant par le ganglion ophlnalmique, on ne pouvait savoir si elle excite seule les mouvements de l'iris, ou bien s'ils sont produits par le ganglion, ou bien par l'action simultanée du ganglion et dos filets correspondants de la cînquièmo paire. L'aoatomie comparée semble avoir résolu le problème. Les diiriSrents genres de Falco possèdent la pupille la plus éii^rgiquement mobile de tous les animaux coiuus. Le Nerf qui s'y rend est ciactemeiit aussi gros que la troisième paire de rbomme, et ce Nerf est renflé en ganglion à son entrée dans l'orbite. De plus, aucun filet de la cin-

3uièmc paire ne pénètre chez ces animaux ans l'intérieur de l'œil, et aucun ganglion extérieur de l'œil n'y envoie de tilets nerveux. D'ailleurs, dos expériences de HM.

Fowlcr, Kiiibolii et Nystenont prouvé qu'en galvanisant la troisième paire, on produit la contraction de l'iris. Plus les Nerfs indiens sont abondants et plus l'iris est mobile; aussi en observe-t-on une très-grande quantité chez les Aigles, les Chats, etc., tandis qu'il n'en existe pas chez les poissons osseux, dont l'iris est immobile.

V* Fondions du Nerf moteur oculaire externe. — Ce Nerf, nommé pathétique parce «ju'il agit puissamment dans l'expression dus diverses passions; offre des différences de volume oui coïncident avec des penchants détermines des animaux. Chez les Singes il est plus gros, toutes proportions gardées, que chez l'Homme ; il en est de même chez I s Carnassiers comparativement aux Herbivores. Comme dans la colère chez l'Homiue et les Mammifères, les yeux sont portés en avant; comme dans l'expression du dédain et du mépris ils sont dirigés en dedans et en biis ; et comme ces mouvements ne peuvent être déterminés que par le muscle oblique supérieur, auquel se distribue le Nerf de la quatrième paire, on peut facilement établir quelles sont les fonctions de ce Nerf. Enfin, comme chez tons les animaux qui vivent de proie, cette expression de colère accompagne le sacriQce de l'animal qui va leur servir de pâture, on ne s'étonnera pas de retrouver ce Nerf, et souvent avec un volume très-considérable, djus les quatre classes des section do ce Nerf, faite d'un tes animaux, laisse sans aiitauscle oblique inférieur, qui il en haut et en dedans, posijul plus quitter, malgré même s efforts.

du Nerf irifacial ou de la cin- - On a vu la cinquième paire ts nerveux h tous les organes mis, excepté les muscles des uetqiiel'uis ceux des paupières

comme celui de la paupière supérieure àui le r.niiiu, ceux du larynx et de la glotte daui les ti:ilrai:iens. Ce sont des organes dépourvus de fibres musculaires. qui-reçoiTtni la filets nerveux de la cinquième [lairB, et par la seule considération des organes i'iftoouissement de. ce Nerf, on est tonJuili rcco'inaltro qu'il est principalement ud Nd scnsitif.

La section de la cinquième paire de Nerfi faite dans le crâne, prouve que Don-seuleinenl elle est l'organe de la sensibilité Uctile de la face, mais encore de toutes les Autres sensibilités. En effet, aucune esi*» d impression mécanique ou chimique u'jf^ fecte un animal dans tout le cOté délais qui correspond au Nerf qui a été coupé.

L'anatomia comparée nous montre uiilm que chez les animaux où la surlace if ii tôle est recouverte d'une sorte de cuira-s^, les branches superficielles et cutaué^siivii cinquième paire disparaissent compl^ltioeiiL Elle nous apprend en même temps qot si cette peau est molle, si elle est niuquiiied [lénélrée de sang, si elle est pourrue^fiL'i^ érectili^. comme aux lèvres cliei ^illVll^ au mufDe des Carnassiers et des KidIdul-, au boutoir de plusieurs PachvderiSKHlisectivoi'tis, ces blets acquièrent leitMmitm de dévrioppomcnl. On peut doDCWdure de ces faits que la cinquième piire(!l l'organe de tous les degrés de toudicrw peuvent résider à la face, et qu'elle n'î^iftcrminc que les seuls mouvcmenu pour prendre et broyer les aliments.

Mais de plus l'épanouissement chei !<'s liaies d'une branche di: la cinquième paire dans les canaux demi -circulaires eidai^ii vestibule oiil il ne se rend aucun autreMI prouve que ce Nerf peut devenir for^K actif de l'ouic

Dans les oiseaux, chez les Palmipèiies d les Scolopax principalement, les Nerlsap^ thalminue e( maxillaire supt^rieur touleiitier, tres-Tolumineui s'épanouissent lelw! du palais en même temps que le M \}^ gual est très-développé surla laiigaeiT'ipérience prouveque chez cesaniiiiauilaf*culte de pcrceviijr les saveurs est pousirt excessivement loin. Ces Nerfs deviennent donc ehez ces animaux les orf^es *''' goût.

Dans les Trigonocéphales et les Serpe* h sonnettes, nous avons di 1 i propos du >etf olfactif, que le Nerf de la cioqnièrao piif présidait chez ces animaux k la percepiiû» des odeurs, et nous avons vu que les br""cbes de lo cinquième paire qui se rende' dans les fosses nasales des Uamiuil^'^j étaient aussi chez eut les sgeats deceii' sensation.

Or, reipériencfi vient de coofiroer Wo" ce que l'anatomie comparée a déjA iMrW^ tré; et lorsque l'on coupe le Nerf de lit"" quième paire, on anéantit non-seulemnii JJ sensibilité de la peau, mais toute eip^*" sensibilité dans tout le cûté de la fa» o"' ^ respondant au Nerf qui a été cou()i?.

La scclion rlu tronc de la ciiquifinc p.'r

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s les Lapius, les Cochons dinde, les ans et les Cbats, donne lieu immédiate- \U malgré l'intégrité du Nerf optique et ïêlui de la troisième paire, à la cécité, mobilité de Tiris, Finsensibililé de la face de Fœil, la cessation de la sécrétion larmes et du clignement des paupières ; Kiut de huit jours, chez les Lapins, les wurs de rœil ont perdu leur transpa- »; au neuvième jour, la cornée, qui 1 alcérée déjà depuis quelques jours, se che de la sclérotique et tombe. Bientôt I 56 ride et se trouve réduit à un petit gooo. En même temps, le goût et le tact I langue sont entièrement détruits, et Dascles qui reçoivent leurs Nerfs de la [uième paire, et surtout le buccinaleur, [paralysés. Non-seulement Tanimal ne la plus les aliments, mais il u*a plus la KieDce de leur présence dans la cavité cale. Une partie de ces aliments broyés lome de ce côté entre les dents et lajoue» «contact finit par produire Tulcération de oembraDe buccale. Quand le Nerf lingual I a été coupé, il D*y a que le goût et le cher de la langue de perdu, la sensibilité Aie soltfistant du môme côté dans les pas de la bouche, ainsi que tous les moumeoU ordinaires de la mastication, les miladies du Nerf de la cinquième aire OQI produit chez THomme les mêmes béooméfles aue ceux qui résultent de la c/iOflrfece Nerf chez les animaui.M. Her- Tl Jfajo en a rapporté un cas fort curieux. ùund de Physiologie expérimentale, tom.

iinsi le Nerf de la cinquième paire est l^e immédiat de tous les sens hors la ! dans les Vertébrés ; il est dans les Mamwes au moins organe accessoire delà viï» puisque la section de ce Nerf y abolit •Wialement celle action.

* toncliùni du Nerf moteur oculaire ex- »• — Le Nerf de la sixième paire se rend Buscle abducteur de l'œil et à celui qui w la troisième paupière des oiseaux. Sa

tion donne lieu à la rotation de Toeil en

ans.

!£jnc(tona du Nerf facial. — La section Wn facial détruit complètement tous les (céments physionomiques et respiratoire la face sur tous les animaux. Dès lors •^ae est immobile, ainsi que les lèvres.

* tue ranima! par hémorrhagie, les con«

B xf ^*^"^^^^*^®^' les convulsions si wncées des muscles de la face dans ce ^^ de mort, ne s'opèrent plus que du 'OU le Nerf facial n'a pas été coupé. Les »J|emenl8de la face et des lèvres relatifs ^astication, ne sont pas, au contraire, *JJ«nt altérés alors chez ton? les Mam- ^« Ainsi un Ane à qui l'on coupe la »«Be paire de Nerfs, n'en ramasse pas . ' oien ses aliments avec ses lèvres; vL"^^Ç de pouvoir le faire dès que Ton lai * Jî^^?*ème paire. Sur un Chien ou J|utre Carnivore, ractionde prendre les ^msaveci^s lèvres n'est pi us aussi bien "^^^«e <(ue chez les Herbivores. L'action

du facial est donc plus étendue chez les Carnassiers. Outre les effets di^jà signalés, la section de la septième paire chez un Sinxo ou sur un Chien paralyse la paupière et lo sourcil, l'œil reste ouvert quand on en approche brusquement la main ; seulement la Frunelle se relève alors pour se cacher sous orbite. Chez l'homme, la faculté de silller est perdue. Chez le Chat, le jurement particulier qui témoigne de sa colèie, ne peut plus s'ell'ecluer du côté lésé, et l'oreille correspondante reste droite au lieu de s'abaisser.

Quand les narines sont prolongées, comme chez le Chameau, le Cheval ; quand elles forment un boutoir comme chez le Cochon, ou bien lorsqu'elles s'allongent en une trompp, comme chez l'Eléphant ci le Dusman, les branches du facial qui s'y distribuent prennent un accroissement proportionné à ce développement. C'est dans l'Eléphant que la branche labiale supérieure de ce Nerf a le plus de volume, h cause de la grande quantité de muscles qu'elle doit animer. En effet, toute l'expression physionomique de l'Eléphant est dans sa trompe. Ce Nerf y est gros comme lo sciatigue dans l'Homme. De plus, la trompe de TEléphant lui sert à pousser l'air comme nous le faisons en sifflant, action que l'on a vue dépendre chez l'homme de la septième paire. C'est ea soufflant dans .sa trompa que l'Eléphant verse dans sa bouche l'eau qu'il a aspirée.

8** Fonctions du Nerf acoustique.-^ Ce Nerf a la propriété de transmettre les impressions sonores. Il offre le môme contraste que celui de l'odorat et celui de la vae. 11 éprouve les moindres ondulations du son, et il est insensible au contact, aux piqûres, à l'écrasement. Enfin, comme ces deux derniers Nerfs, son action est suJ)ordonnée à celle de la cinquième paire. L'induence de celle cinq^uieme paire sur Taudilion coïncide avec l'unité du foyer où aboutissent les actions de ces deux Nerfs. Ainsi un Lapin, un Hérisson, continuent d'entendre quand ils no conservent plus, de tout l'encéphale, que lo lobe du quatrième ventricule. L'anatomie pouvait faire soupçonner à l'avance ce phénomène, puisque le Nerf acoustique existe au maximum chez des animaux qui n'ont

Elus qu'un vcslige de cerveau et de ccrve- 1, ou qui même manquent de l'un de ces organes, comme les Raies et les Squales, Comme les Nerfs des autres sens, sa proportion est d'autant plus grande qu^il doit réagir sur des impressions plus faibles, ou que Te milieu dans lequel vit l'animal est moins favorable h la production et à la transmissioi) des ondes sonores. Aussi le Nerf acoustique^ toutes proportions gardées, est-il vingt l'ois plus développé chez un poisson que chea un Mammifère ou un oiseau.

9^ Fonctions du Nerf pneumo^gastrique. — Pes expériences nombreuses ont été faitea sur les Nerfs pnoumo-^astriques, les unes pour déterminer leur influence sur la digestion, les autres pour découvrir la part

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