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au'il pouvait prendre à l'accomplissecDCDl e 1(1 respiration.
£^«t produit tur la ûigtition par la section duNerfpneumo-gitstrique. — Après avoir vidé complètement I estomac par un jeûne plus ou moins long, on fait manger à trois Clnens une quantité h peu près égale de tripes ctiitej et coupées en gros morceaux; aiissilAt on coupe a l'un, les deux Nerfs pnouniogastrioues, avec soin d'en enlever une certaine longueur aRn qu'ils ne puissent se rapprocher. A l'autre, après avoir opéré la même section, on rétablit la continuité !i l'aide de fils de cuivre. On réunit les plaies. Le troisième Chien ne subit aucune opéralion. Au bout de douze heures, on sacriRe ces animaux. La viande ingérée dans l'estomac est presque intacte chez le premier, La surface ae la masse alimentaire est ramollie et eouverle d'une couche mince de matière pulpeuse et grisfltre ; mais son volume n'a :
fias diminué. Les parois du viscère sont isses et sans plis, tes vaisseaux chytifères soDt vides. Dans l'estomac du Chien resté intact, il n'y a plus qu'une très-petite quantité de viande ramolfie et une grande quantité de chyme mêlé h de la bile. Le» parois de l'organe sont ridés et contractés, les vaisseaux chylifères dilatés et gorgés. Sur le second Cnien. il ne reste plus qu un peu de viande altérée et ramollie et beaucoup de chyme. Les parois de l'estomac sont ridés, et les vaisseaux lactés sont pleins de ehyle. Cette expérience prouve que la section du pneumo-gastrique, suspend le travail de la digestion, entretenu en partie par l'interposition d'un m métallique entre les deux bouts du Nerf divisé. Mais est-ce en arrêtant les contractions de l'estomac? ou bien en suspendant les sécrétions et l'action chimique du viscère? C'est plutôt par suite de celte dernière circonstance ; car sur les animaux expérimentés, aucune irritation, soit mécanique, soit galvanique, du bout inférieur du pneumo-gastnque n'a pu déterminer de contractions de l'estomac et de vomissements. L'on remarquera en outre que plus les sécrétions qui contribuent i la di< gestion sont abondantes, plus on voit le Nerf pneumo-gastrique et ses branches stomacales acquérir un développement plus considérable daiis tes divers animaux. Ces branches stomacales diminuent au contraire de volume & mesure que la digestion devient plus mécanique, comme chez les Mammifères, où les aliments sont broyés, chez les tiallinacés, dans le gésier desquels ils subissent une véritable trituration.
Effets produits sur la respiration par la tection ae la h^titiims pâtre. — Lorsque la glotte, après la section de ces Nerfs, ne se ferme pas, au point que l'animal meurt presque immédiatement, voici les phénomènes que l'on observe. La respiration est gênée, les mouvements d'inspiration plus étendus ; les mouvements fatiguent l'animal, qui reste souvent immobile. Le deuxième jour, la respiration est bien [dus gênée, et le 5«ng artériel, qui avait jusque-là coiisorvé
sa coloration, n'est plus sus» vermeil; a lenifiérature baisse. La difficulté de Kifiiu fait dos progrès ; le sang arlérid detiM
Kresque noir, et sa quantité diiiiiou« i^ )s artères. L'animal meurt dans ctt ia trois ou quatre jours après la secUoBdi Nerfs. Ou trouve alors les cellules pulai naires, les bronches et ta Iracbice-irtèn remplies d'un liquide écumeui,quelqiir^ sanguinolent. Le tissu du pounioD «si a gorgé; les divisions et même le Ironie j Parlëre pulmonaire sont distendus par ^ sang presque noir. Il existe des éfinà» ments considérables de sérosité etiDéiDej sang dans ta cavité de la poitHoc ,
Chez les poissons, la seclioD de la œC^ paire de Nerfs détermine l'iiDiuobililédfri! pwcule et de l'appareil brancliiostégs.quii^ que tous leurs Nerfs vietioenl de li M quième paire, et l'animal meurt taim par cette double immobil cbaque cAté est divisé-
l& FoHctioniiuXerfgU Si l'oD excite le Nerf glos le pinçant sur un Ane qui on détermine des contrac sent bornées aux muscles et aux fibres musculaires 1 Heure du pharynx. Ce Nej déré comme un Nerf de 1 langue ; cependant plusiei pensent qu'il exerce une dans la perception des sav
11* Fonctiom du grand hypogltiu. 7S l'on pince le Nerf hyiwglosse suruQifliw
âu'on vient de tuer, la langue se «hUckUi n obtient le même résultat, nuiis à tu iki f;ré plus élevé, sur un anioia) vi'Ul- ^ a section de l'hypoglosse sur un iniiulf vant paralyse les nouvemeols de la lin^ et rien ne peut plus les délenniaer. ^ nj coupe d'un seul oOlé sur un ChitD. l'uia
Keut encore se servir de la Uiigue m Dire; siron- opère des deux cdtés,iil est impossible, malgi:é tous ses eHorM débarrasser son nez des substaacïs imi tes dont on l'enduit, afin de provoquai mouvements de la langue. J
12* Fonctions du Nerf spinal. -I^^J^ soupirs, qui consistent dans des iupijj tions prolongées et eatrecDupées;<liatII lernuement, dons i'eBsouflleœent,il jM concert admirable de mouvements ww et involontaires dans les narines, tes ^{* les, la poitrine, le ventre, etc. Ces umij Hienls tous involontaires sont liésenlreM d'une manière si intime, que nous m W vooB dilater les narines en baletan'i sj dilater en même temps ta poitrine. Ui^* mouvements volontaires peuïMt*'"* primés k ces parties, et alors elles n o" •nlre elles cette môme solidarité, ç d'elles pouvant dans ce cas être le i mouvements partiels. Ce problème que en ce que les mêmes uiustlesswi nés par des Nerfs différents. Si iM ^ de faire soulever les épaules i un Vi<^ paralysé d'un côté du corps, il ne }W^ "J gré tous ses efforts, que soulew ce"
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POISSOXS , ETC.
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5ié sain. Chez le même iDdiTida, dans Té- ^muemeoty dans le roraîssement, actions >ut è fait iofolontaires, les deax épaules 'éièTeot an ooolraire avec la même force et I môme Titesse. Les mouvements volontaies de la poitrine dans le côté malade sont gaiement abolis. Et cependant, si Ton fait espirer fortement un hémipl^qae, on sent a poîtHoe se dilater autant a un côté que le Taulre. La section du Nerf spinal» en lissant les muscles trapèze et sterno-mas- >îdi«B mobiles pour les mouvements vo- Mita ires, les paraljse pour les mouvements ivolootaires de la respiration. Ce.Nerf prékle <lonc aui mouvements involontaires de es muscles, mouvements essentiellement iés à la respiiation. La persistance des DOOL céments volontaires dans ces cas» s*ei- 4îq«3e par la présence de filets nerveux des tair^ cervicales qui se répandent dans les QéiKses muscles. C'est h un phénomène inrers-« que sont dus , chez les paralytiques rucM côté du corps, Timmobilité de ces nus4desdaos les mouvements volontaires, ti l«a persistance des mouvements iuvolonair«s liés à la respiration.
13* FanctUna des Nerfs spinaux. — Les Nerfsspinaui n'offrent pas la même diversité duas leurs ohénomènes que les Nerfs encéphaliques. Chacun d'eux est è la fois destina k conduire le mouvement et la sensibilité ; mais chacun de ces phénomènes y réside dans des filets séparés. Voici ce qu*ont proufé à ce sujet les expériences sur les taimaai. Si, après avoir enlevé les arcs supé* rieurs des vertèbres, on coupe sur uu animal vivant les racines dorsales des Nerfe d*tao membre, la sensibilité y est détruite cofDpIétemeot et le mouvement subsiste, et ré^proquement, si Ton coupe les racines alxiominales, le mouvement est paralysé et la sensibilité est conservée; si Ion galvanise luce après Taulre une raai^e dorsale et ixne racine abdominale qui ne communique plosavecla moelle, on obtient, il esl vrai, dos contractions uar les deux racines. Mais les contractions par les racines antérieures sont bien plus complèles et plus énergiques que par les racines [K)stérieures. Les racines dorsales , pincées, tiraillées, piquées, causent bien plus de douleurs que les racines abdominales. La même eipérience faite sur les dernières occasionne, au contraire, des mouvements bien plus nombreux et bien plus étendus.
Li'anatomie comparée vient encore démontrer ce que nous fait voir l'expérience. Dans les animaux, où la sensibilité est à peu près nulle sur toute la longueur du corps, et dans ceux chez lesquels certains Nens spinaux sont exclusivement sensitifs, les Nerfs ont une seule racine au lieu d'en avoir deux. Les Trigles, les Reptiles, la Lamproie nous ont présenté des particularités de cette espèce.
14* Fonctions du Nerf grand sigmpaihique. — Le Nerf grand sympathique, ainsi que totrs les Nerfs, préside a des effets de sensibilité et de motiiité ; mais les mouvements qu'il détermine sont indépendants de la volonté, parce qu'ils ne reconnaissent pas le même
excitateur, et les sensations qu'il excite dif* fèrent beaucoup de celles que produisent les appareils sensoriaux animés par des Neifi cérébraux ou rachidiens. Ainsi tous les organes dont les fonctions sont relatives h la conservation de la partie matérielle de Véconomie, ceux de la disestion, de la circulation, de la nutrition, des sécrétions et de la génération, dépendent de l'influence vi* vifiante du grand sympathique.
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•'Obsertationsrelaiiaes au sysiiaèe mrveux.
11 est k croire qu'un fluide spécial, désiré sous le nom de fluide nerveux^ peu connu jus<|u'à présent, si ce n'est par son action, mais analogue au fluide électrique ou au galvanisme , circule dans, tout le système nerveux. Formé par le cervelet sous l'influence du Cerveau, ce fluide aurait (K)ur objet d'au^enter la puissance des Nerfs , en les environnant d'une atmosphère nerveuse. Les Nerfs agiraient ainsi à une certaine distance autour de leurs rameaux.
On sait qu'il y a lieu h la production de mouvements chez un animal mort, quand, au moyen d'une pile galvanique, on met en communication un des muscles de ranimai avec le tronc des Nerfs qui se rendent dans ce muscle. Or, on a réussi quelquefois en laissant de l'intervalle dans la séné des excitateurs ; cela semblerait donc concourir k prouver l'existence d'un fluide et d'une atmosphère nerveux.
Sans l'hypothèse de l'existence d*un tel fluide agissant sur le système musculaire, le cervelet serait considéré comme fonctionnant à la manière d'une pile galvanique douée d'une grande énergie; le mode de structure de cet organe se prête d'ailleurs singulièrement à cette supposition.
Toutes les parties du système nerveux ne jouissent pas, à beaucoup près, d'une égale sensibilité, et il est fort remarquable que le cerveau , organe central de cette sensibilité, ne soit pas lui-même sensible, du moins dans la plus erande partie de sa masse. Quant aux Nerfs, ils ne sont sensibles que quand ils communiquent avec le cerveau»
comme je l'ai déjà fait observer.
On peut enfoncer plusieurs épingles dans le cerveau d'un Mammifère, a un oiseau, sans qu'ils paraissent s'en apercevoir. En cet état, l'animal peut vivre assez longtemps, et conserve sa gafté, sa vivacité, son appétit. On peut même enlever une partie très-considérable de l'encéphale sans que l'animal témoigne la moindre sensibilité, et sans qu'il survienne le plus léger trouble dans les fonctions du cœur, de Testomac, des intestins, etc. Quant aux fonctions dont le cerveau est chargé, si l'on ne détruit qu'un lobe de cet organe, il y aura persistance de Tintelligence, des volitions, etc. S'il j a destruction des deux lobes, les facultés mtelleotuelles seront anéanties : d'un animal on a fait, en quelque sorte, une plante ; c'esl-kdire que cet animal n'a plus la conscience de
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son existence : il ne voit plus, il n'entend plus , il ne pense plus; le voilà plongé dans un étal de torpeur, de somnolence dont il ne sortira jamais. Chez lui, plus de sensations, plus de comparaisons, plus de jugements possibles. S'il se meut, c'est machinalement ; ses actions ne sont plus calculées.
Mais une plante végèie tant que les sucs nécessaires lui sont fournis. L animal sur lequel nous expérimentons vivra donc, ou plutôt il végétera, tant que nous lui fournirons les aliments indispensables è son existence; et, dans ce cas, il ne faut pas se borner h mettre des aliments à sa portée : il faut les pousser dans son œsophage, car l'animal ne sait plus quil doit se nourrir. Mais, comme le système des Nerfs grands sympathiques est resté intact, et que toutes les fonctions de la vie de nutrition sont sous Tcmpire de ce système indépendant du cerveau et de la volonté, la vie matérielle peut so continuer ainsi pendant plusieurs mois, si l'animal est bien soigné. On a vu des poules, privées des hémisphères cérébraux, vivre en parfaite santé pendant près d'un an. Elles se tenaient sur leurs jambes, mais sans donner aucun signe de volonté : à peine pouvait-on, par des irritations directes, interrompre le sommeil où elles étaient contiruellement plongées. Sans désirs, sans appétit, elles ne cherchaient point leurs aliments, bien qu'elles fussent à jeuu depuis longtemps, et que ces aliments fussent à leur portée : rien ne paraissait avertir ces animaux de la présence de leur nourriture; cependant leur plaie s'était refermée, et la plupart de ces poules étaient devenues trèsgrasses (I).
Ces observations prouvent évidemment que le siège des sensations, des perceptions et des Yolitions est dans les lobes cérébraux.
Une des précautions à prendre, dans ces sortes d'expériences, c'ej^t d'éviter la lésion des tubercules optiques, car ils sont d'une sensibil té extraordinaire. Touchés en un certain point que l'on ne peut déterminer, chez un Mammifère, Tanimal pousse un cri de colère, en môme temps qu'il manifeste ime vive sensibilité. H ne faut pas toucher i*on plus à la protubérance cérébrale, à la partie centrale ou aux pédoncules du cervelet, car alors toutes les fonrlions seraient troublées : l'animal tomberait , se roulerait sur lui-même, et la mort arriverait prompteroent. Mais le cerveau, dans la plus grande partie de sa masse, et le cervelet lui-même, dans ses parties extérieures, peuvent être piqués, brûlés, déchirés, sans que l'animal paraisse s'en apercevoir. La mutilation des parties moyennes du cervelet amène un grand désordre dans les mouvements; cependant ils reprennent leur régularité quelque temps après; mais si Ton attaque le cervelet profondément, l'animal meurt comme foudroyé.
(f) llfaul remarquer néanmoins que les Mammifères, en géncrnl. survivent peu à i>nlèvenieal de leurs lobes cérébraux.
Chez l'homme, la masse cérébrale se w porte comme chez les autres animanisu rieurs. M. Magendie a fait connaître qî pouvait y avoir transfornriatioi ou desti tion de tout un lobe, sans que la Tie même l'intelligence en fussent Irooblées,
S[ui s'explique en partie, à la vérité, par ait que les organes sont doubles; mais qui n'en serait pas moins une chose croyable, si l'expérience n'était pas li le constater.
Que devient Téme, lors de la deslnidî de la presque totalité du cerTeau, inslr ment de la pensée? Nous l'avons dit :fl réside dans tout Vindividuy et ne te mtni nulle part f si ce n*esl par ses autres. Tt que 1 harmonie existe entre rcspril et corps, rame brille de tout son éclat; qoi celte harmonie est romnue, si le corps ca serve assez de vitalité, Vâme, astre nagaS que momentanément voilé nar la m i Tout-Puissant, continue d'halnilerère^rels prison dégradée; mais la main %§« tentera vainement dé faire vibrertecwfî de sa lyre, si ces cordes sont dtetew» la lyre est brisée, et quand le œfioiiB»-
3 ue, l'étincelle reste dans l'acier/ùtt est e même pour l'Ame. Le feu sscréçiwffi anime n'est pas éteint, maisilnewffc au dehors ; il couve désormais soos ne cendre fumante, quand sont rompucsiwite relations entre l'organe matériel de liuii gence et l'âme, dont il étajt rinslnimi Lorsque le corps n'est plus dans des cm tions telles, que l'être immatérieltbieo plongé dans une torpeur temporaire,)) y faire encore son séjour, Tâme, impaii trise sa chaîne, rend sa dépouille tporti à la terre qui la lui avait prêtée, et s élradieuse, vers les célestes parvis.
Il est reconnu qu'on ne peut feirc une légère pression au cerveau, sans pendre d'une manière momentanée le i ment et l'exercice des facultés intclierioe Une des malades de Richerand avait lec ouvert par suite d'une énorme carie. «Ji tergeais, dit-il, le pus sanieux qui coo' la dure-mère , et je faisais en mêo)e i< des questions à la malade sur son e comme elle éprouvait peu de douleur compressioi de la masse cérébrale, puyai le tampon de charpie, je pressai rement, dans une direction perpendicm et tout h coup la malade, qui répondjH nement à mes demandes, se tut au m d'une phrase ; sa respiration conlinuail pendant de s'effectuer, son pouls bailâiH core;je relirai le tampon, ta malade o« rien ; je lui demandai si elle se rappel dernière question que je lui avais adr* elle m^affirma la négative. Voyant que expérience était sans douleur et sans da je la réitérai trois fois, et suspendis trois tout sentiment et toute intelligence.»
Après une syncope, une attaque «1 Icpsie ou de paralysie, etc., il ne rcsîe n plus aucune conscience de ce qui s est p pondant sa durée. . ,
En cas de compression, toutes les p"
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de la masse cérébrale sont solidaires les unes des autres, ella pression ne pcul s'exercera rexlériearoùàrinlérieur,ducerTcan,sanssc répartir sur tous les autres points. Aussi, il résulte sur-le-cbamp, d*une compression un peu forte, un grand trouble dans toute Téconomie : par exemple, la compression ouérée sur le cenreau parTépanchemenld^un fluide cbauflTé à 30*, et introduit sous le c.Âne à Taide d'une petite seringue, produit la chute soudaine de ranimai, avec douleur apparente, cris étouffes, etc. Bientôt les cris et les mouTements cessrnt, Tanimal parait mort.... mais la vie n'est que suspendue, et si l'on donne lieu assez prompteraent h l'écoulement du fluide, la compression du cerveau cessant, l'animal revient à la vie. Si, au contraire, on retarde le moment de sa délivrance, il passe de la mort apparente à la mort réelle. Celte expérience , si simple et sî facile, nous donne la théorie de tous les épa-uchemenls sur le cerveau.
La privation de l'organe enci'phaliqne ne 7»aj-aU pas entraîner des inconvé.âcnls bien arm^res chez les animaux h sang froid, et 1 intellect semble trouver alors, chez ces êtr^s, un refuge dans le reste du système neanreux. Une Tortue grecque, dont la boîte osseuse du crâne avait été enirèrcmenl vidé«,a vécu six mois en cet état, au Jardin des Plantes arec iouies $e$ habitudes. Seulement se^ mouvements étaient moins réguliers, sa démarche plus lente ; elle n'a péri que par reffei des gelées.
Mais voici qui est encore plus étonnant. Tranchez la lète à une Salamandre f>onctuée, a<iuatique, et déposez-la dans un vase plein d*ean (!)..•» l'animal vivra comme par le passé. A la vérité, il y aura d'abord hésitation dans ses mouvements; mais bientôt il connaîtra son vase par cœur, et vous pourrez conserver ainsi votre Salamandre pendant plusieurs mois.
Il est fâcheux que la Salamandre, sur laquelle a été faite cette curieuse expérimce, ait péri par défaut de soins. On n'a fin savoir si la tHe^ ainsi retranchée^ se se^ rait reproduite,..
Reproduite? dira-l-on. — Peut-être. Ne sait-oii pas que quand on retranche une ou plusieurs pattes à un Crustncé, à une £cre- \ïsse^ par exemple, il ne larde pas à se manifester, à la place du membre reîraïuhé, un bourgeon charnu qui, se dévelopjiant chaque jour davantage, devient, avec le temps, un membre entièrement semblt^ble à relui que l'animal avait perdu? £h bien ! la Salamandre jouit de la môme faculté : reiranchez-lui un membre, il se reproduira. Vous pouvez, si vous le jugez h propos, la priver de ses quatre pattes... elles se re formeront. Enûn, si un œil lui est enlevé, il se formera un œil nouveau. Pourquoi n'en serait-il pas de môme de la tête, quand une patte, un œil, se sont reformés avec toutes leurs parties constituantes et tous !eurs rap-
(1) D fant qne Teaa dn vase soit renouvelée tous lc$ joirs.
ports avec le reste de l'économie \ Une fraction de |>ol ype ne dcvient-ella pas un pohpe entier? Serait-il donc d ai leurs plus dimcile à la nature de faire renaître ainsi la têie d'une Salamandre que celle d'un Escargot?... V Hélix nemoratiSf ce petit Escargot des arbres, avec lequel vous avez joué cent fuis dans votre enfance, jouit de la miraculeuse faculté de reproduire sa télé quand elle lui a été enlevée : en même temps que la douleur lui fait rentrer sous son toit le reste de son corps, l'Escargot s'inonde d'une bave gluante qui colle assez solidement les bords de sa coquille à l'endroit où il se trouve |>lacé. Il ne tiendra qu'à vous de le croire mort pendant une vingtaine de jours... Au bout de ce temps, la tête est reformée, ainsi que ses tentacules, ses lèvres, ses mâchoires, etc. M. Boitard, naturaliste distingué, h qui nous devons ces dernières et curieuses expériences, dit avec raison qu'il faut admirer ici ou rester un sot toute sa vie.
Mais chez les êtres qui occupent la fartie supérieure de l'échelle animale, les membres retranchés ne se reproduisent plus, et la décapitation amène la mort immédia'e.
La moelle vertébrale est fort excitable dans toute son étendue : la plus légère irritation de ce cordon détermine la manifestation d'une douleur très-vive et de mouvements convulsifs, qui seront d'autant plus prononcés que le point d'irritation sera plus voisin du cerveau. En cas de lésion, même légère, è la partie supérieure du cordon spinal, l'animal tombe comme foudrojé.
La moelle vertébrale possède, du reste, les mêmes propriétés que les nerfs, comme conductrice^ comme sensoriale^ comme loco-' motrice; mais elle ne jouit pas plus que les Nerfs, de la faculté de percevoir les sensations, ni de donn t par elle-même naissance aux mouvements volcnlaires. En efl'ct, toute la partie inférieure de la moelle et tous les Nerfs qui en partent, lorsqu'il j a solution de continuité, sont paralysés, c està-dire privés de la facnhé de transmettre \qs impressions et de déterminer les mouvements. La volonté ne siège donc pas plus que le moi, ni dans la moelle vertébrale, ni dans les Nerfs qui v prennent naissance.
La plupart des Nerfs sont fort irritables. Le changement de température, le passage de Télectricité, la plus légère piqûre, un cor.'S solide en contact, un gaz mû avec vitesse, etc., produisent une impression très-marquée sur beaucoup d'entre eux ; d'autres, au contraire, peuvent être pinces, piqués, déchirés impunément; mais ces derniers sont excitables par d'autres agens. Ainsi, la rétine, qu'on regarde communément comme l'expansion du Nerf optique, est excessivement sensible à l'action de la lumière et insensible à certains autres modes d'excitation. Il en est de même pour d'autres Nerfs. Ainsi, le Nerf acoustique, insensible à l'action de la lumière, est ébranlé par les oi.dcs sonores, et poi le au
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