‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 155 sur 204 · POL · texte numérisé non relu

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des Aoabas , par leur forme et par leur genre de rie; comme cesdemierSt ils ont le corps comprimé, le museau obtus et court, le corps couvert eutièrement de larges écailles. Ces animaux ont été compris dans an genre particulier, auauel Cu?ier et Yalenciennes ont conservé le nom sénérique de Poijacanthe , pour désigner le grand Dombre de rayons épineux de la dorsale et de l*anale, lequel forme un «des caractères distinctils de ce groupe. Outre leurs branchies ordinaires, ils sont pourvus encore de branchies surnuméraires, destinées à retenir Teau en réserve; aussi ces animaux oot-ils, dit-on, la faculté de se rendre à terre, et, à Texemple des Anabas et de quelques poissons a pharyngiens labyrinthiformes, d'y ramper à une disiance assez grande des ruisseaux et des étangs, où ils font leur séjour ordinaire. On place en tète du genre Fespèce qui a servi de type à Kuhl, et Van Hasselt.

Le POLTAC4RTHB DB HaSSBLT (P. HuSêêlH

Cuvier).

POLYNÈME, vulgairement poiuon fiumfw^, poisêon de paradis, genre de poissoBS de la famille des Percoïdes et de l'ordre des Acantboptérygiens.

« Nous conservons au premier de ces Poly nèmes, dit Lacépède, le nom d'Emoi ; il a été donne à ce poisson par les habitants de rUe d'O-taïti, dont il fréouenle les rivages. Il est doux ; il retrace oes souvenirs touchants ; il rappelle à notre sensibilité ces lies fortunées du grand Océan équinoxial, Qii la nature a tant lait pour le bonheur de Jliomme, où notre imagination se bAte de chercher un asile, lorsque, fatigués des era^es de la vie, nous voulons oublier , pendant quelques moments, les effets funestes des passions qu*une raison éclairée n'a pas encore calmées, des préjugés qu'elle n'a pas détruits , des institutions qu'elle n'a pas perfectionnées. Et qui doit mieux conserver un nom consolateur, que nous, amis dévoués d'une science dont le premier bienfait est de faire naître ce calme doux, cette paix de l'Ame, cette bienveillance aimante, auxquels l'espèce humaine pourrait devoir une félicité si pure? La reconnaissance seule aurait pu nous engager à substituer au nom d^Emot celui de Broussonnet. Mais quel zoologiste ignore que c'est à ce savant, que nous devons la connaissance du Polymène Emoi ? »

Les côtes riantes de l'Ile d'0-taïti, celles de rUe Tanna, et de quelques autres lies du grand Océan équinoxial, ne sont cependant pas les seuls endroits où l'on ait péché ce Polynème : on le trouve en Amérique, particulièrement dans l'Amérique méridionale; il se plaii aussi dans les eaux des Indes orientales; on le rencontre dans le golfe du B«ugale, ainsi que dans les fleuves qui s'y jettent; il aime les eaux timpides et les eudroits sablonneux des environs de Iran-

auebar. Les habitants de Malabar le regarent comme un de leurs meilleurs poissons; sa tète est surtout pour eux un mets très-

délicat. On Je marine, on le sale, on le sèche , on le prépare de différentes manières, au nora de la cdte de Coromandel, et principalement dans les grands fleuves du Godaveri et du trischna. On le prend au filet et è l'hameçon, mais comme u a quel-

Îiuefois plus de quatre pieds et demi de ongueur, et qu^il parvient A un poids trèsconsidérable, on est obligé de prendre des précautions assez grandes pour que la li-

Ke lui résiste lorsqu'on veut le retirer, temps de son frai est plus ou moins avancé, suivant sop Age, le climat, la température de l'eau. Il se nourrit de petits poissons, et il les attire en agitant les rayons nlamenteux placés auprès de ses nageoires pectorales , comme d'autres habitants des mers ou des rivières trompent leur proie en remuant avec ruse et adresse leurs barbillons semblables A des Vers.

POLYODON-FEUILLE, Polyodon ipaiula, Cuv. Genre de poissons de l'ordre des Sturoniens ou Chondroptérygiens. — LePoL.- FBciLLB est la seule espèce de poisson connue, qui doive faire partie de ce genre. Elle est très-aisée à distinguer par l'excessive prolongation de son museau, dont la longueur égale presque celle de la tète, du corps et de la queue. Ce museau, très-al* longé, serait aussi très-étroit, et ressemblerait beaucoup A celui du Xiphias-Espadon, dont nous parlerons dans un des articles suivants, s'il n'était pas élargi de chaque côté par une sorte de bande membraneuse. Ces deux bandes sont légèrement arrondies, de manière A donner un peu A l'ensemble du museau la forme d'une spatule : elles laissent voir A leurs extrémités une trèsgrande quantité de petits vaisseaux ramifiés, dont l'assemblage peut être comparé au réseau des feuilles; et voilA d'où vient le nom de feuille, que l'on a cru devoir laisser A ce Polyodon.

On serait tenté, au premier coup d'œil, de comparer le parti que le Polvodon -Feuille peut tirer de la forme allongée de son museau, A l'usage que le Squale-Scie fait de la prolongation du sien. Mais, dans le Squale- Scie, cette extension est comme osseuse et très-dure dans tous ses points, et elle est de plus armée, de chaque côté, de dents longues et fortes, au lien que, dans le Polyodon- Feuille, la partie correspondante n'est dure et solide que dans son milieu, et n'est composée dans ses côtés que de membranes plus ou moins souples. On pourrait plutôt juger des effets de cette prolongation par ceux de Terme du Xiphias-Espadon, avec laquelle elle aurait une très-grande ressemblance, sans les bandes molles et membraneuses dont elle est bordée d'un bout A l'autre.

POLYPTERDS. Voy. fccma.

POMACANTHK, genre de poissons de la famille des Acantboptérygiens squamipennes.— On distingue les espèct»s P. arqué, le P. Doaé, etc. La première vit dans les mers du Brésil. Sa couleur générale mêlée de bnin, de noir et de doré» renvoie,

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pour aiusi dire, des reflets soyeux, et fait ressortir lesfinq bandes transversales et blanches, de manière à faire paraître l'animal revôtu de velours et orné de lames d'argent. La première de ces bandes éclatantes et arquées entoure l'ouverture de la bouche ; et 1 extrémité de la caudale, qui est aussi d'un blanc très-pur, représente comme un sixième ruban argenté. Des points blancs marquent la ligne latérale. Les yeux sont placés irèsprès du commencement de la nageoire du dos, qui est un peu triangulaire, ainsi que celle de l'anus. Une partie de laicirconféreuce de chaque écaille montre une dentelure profonde.

La patrie de ce beau poisson est Irès-volsine de celle du Doré, que l'on trouve dans la mer des Antilles, et dont la parure est encore plusmagniOque que celle de l'Arqué. L'extrémité de toutes les nageoires du Pomacantbe doré resplendit d'un vert d'émeraude, qui se fond par des teintes très-variées avec l'or dont brille presque toute la surface du poisson ; et ce mélange est d'autant plus agréable à l'œil, que ces nageoires sont très-grandes, .surtout celles du dos et de l'anus, qui de plus se prolongenten forme de faux et dont les premiers rayons articulés s'étendent bien au-delà de la nageoire de la queue. Les thoracines sont d'ailleurs trèsallongées. Oo voit sur la dorsale, l'anale et la caiHlale, un très-grand nombre de petites écailles dures et dentelées comme celles qui couvrent le corps et la queue. Chaaue narines a deux orifices.

Le PiMc n'offre, au contraire, qu'une ouverture ï chacune do ses narines ; sa mAchoire inférieure est plus avancée que la supérieure ; la dorsale et l'anale ont la forme d'une faux, et sont garnies d'écaillés chargées chacune d'un croissant d'or, de mAme que celles du corps etde la queue. Oa trouve le Paru au Brésil, à la Jamaïque et dans d'autres contrées de l'Amérique. Il est bon â maneer ; et o» l'y poche au filet aussi bien qu'à l'hameçon.

Les rivages de l'Arabie sont iMquentés

Îiar l'Asfur, qui a sa dorsale et son anale en orme de faux, une bande transversale jaune, ou des raies obliques violettes, et la caudale rousse et bordée de noie.

POMACENTRE, genre de poissons de la famille des Sciénoïdes. — Ces poissons, relé- »„ic ^«ng les mers des Indes, sont de pei. L'espèce la plus remarquable lom de JPoMiCENTBR-pAON. Ce nom en rappelant les belles contrées 1 orientales, d'où les voyageurs ont ans l'Asie Mineure et eusui(e dans l'oiseau que la mythologie consacra et dont la philosophie fil l'emblème lié, retrace aussi les couleurs brilitrastées ou fondues avec tant de t de magniticence sur les plumes de cet oiseau privilégié. Ce double i engagé, sansdoute, le célèbreBloch au poisson que nous allons décrire le Paon que nous lui conservons.

:enlre vit en effet dans les eaux des .

grandes Indes, et ses nuances sont dignes d'être comparées à celles de l'oiseau qut h poètes ont attelé au char de la reine de cieui. Ce n'est pas nue ses teintes soieni aussi diversifiées qu on pourrait le croitt d'après le nom de Paon. En effet, elles» réduisent à un jaune plus ou oioios h^d qui fait le fond, et à des raies ou IhIm hieuesqui composent la broderie: maif et

i'aune a par lui-même l'éclat de l'or; eitt lieu, distribué en petits rubaos tnnsd^ saux ou en gouttes irrégulières sur la liit, le corps, la queue et les nageoires de liaimal, offre des compartiments des plus incieux, au milieu desquels on croit ip^m- TOir un grand nombre de petits yeui anjlogues à ceux de la queue du Paon. O'jilieurs toutes ces couleurs sont Irès-mobite; et pour peu que le poisson se limi quelques évolutions auprès de la surface in eaux et sous un soleil sans nuages, oDk; voit se mêler à des reflets gui, paraissiii t{ disparaissant avec la rapidité de l'Mur, dont ils ont, jionr ainsi dire, fécittêlmssanl, réfléchissent tous les tons île rirù, chatoient avec une merveilleuse iihttt, el ne laissent à désirer dans la parare tgV macentre, ni la magnificence quedoDittu.! grand nombre de couleurs, ni le cbirmeiiiie peut faire naître la diversité-des images hkcessives.

POMATOHE, genre de poissons de k ftmille des Percoïiles.

Les Pomatomes , dont le nom signiÀi opercule incisé, méritent bien celle dénnmination par leur opercule enta. lié dios It haut de son bord postérieur ; dus jeai }'»■ buleux et d'une grandeur eitraordiniirt; un museau court, nullement dédi'e, des nageoires épaisses et bien dévelopivéesi iti opercules écailleux, deux dorsales fort étalées, des écailles larges et grandes, uncortt épais également couvert de larges el graiiiiK écailles, une natation rapide et une structure forte et vigoureuse, soni les ailribut: du genre qui nous occupe. Cette conformation semble donnée aux Pomalomes pciir lesdéfendre contre les attaques despois»oQS pélagiens qui fréquentent les abîmes marins dans lesquels ces Tboracins font to demeure habituelle. On n'en cooniil towi

Ïu'une seule espèce, connue sous le non » ÂLBSOOPE {Pomatomu» tchicooui]. Le coqK de ce poisson esi couvert décailles, t»peu adhérentes à la peau ; le fond de » «"■ leur est un noir qui se nuance en rou^ violet, eu bleu céleste et en gorge de pig^^ sa tête est grosse, son museau arTonai.s3 bouche ample, la mâchoire ioférieun m peu plus avancée que la supérieure; toDits tes deux sont garnies de plusieurs riogiK très-petitus dents aiguës, les yeui son' ■*" grands : la longueur de ce poisson est du^ pied environ; il est très-rare sur nos «li* de la Méditerranée -, cetle rareté lieûi i '■* qu'il habite toujours de grandes çttm deurs, où les pécheurs ne penien! J«" leurs palangres que dans le noisilaoïi' encore faut-it que le hasard ietsem'""

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