‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 18 sur 204 · ANT · texte numérisé non relu

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guillts comme des poissons vivipares à gestation très-courte t qui ne déposent leur frai que dans la mer. Comme les Anguilles sont très-difficiles à prendre, au moins les femelles àTépoquedu frai, il est moins étonnant 2ue Ton n'en ait point rencontré de pleines, ette viviparité annonce qu'il doit y avoir nécessairement accouplement entre les seies diûérents. Il est seulement singulier de ne découvrir pas plus de laitance chez les mâles que d'œufs chez les femelles, ce qui annonce combien la gestation de ces poissons doit être courte (1).

ANGUILLIF0RME8. —C'est le nom donné par Cuvier à une famille de poissons qui comprend l'ordre entier des Malacoptérygiens apodes, et qui est le quatrième de la classe des poissons. Tous ceux qui en font

f>artie manquent de nageoires ventrales; eur corps est allongé comme celui des Anguilles, ou à peu près, et enveloppé d'une peau épaisse, souvent très-gluante, qui laisse a peine paraître les très-petites écailles qui la garnissent.

Voici les genres qui composent cette famille: ANGUILLE SARCOPHARYNX, GYMNOTE, AP- TÉRONOTE, GYMNARCHUS, LEPTOCÉPHALE, DON-

ZELLE et EQuiLLE (Voy. CCS mots).

ANIMAUX, leur origine. Voy. l'Introduction.

ANIMAUX momifiés trouvés en Egypte., fournissent un argument contre la théorie de Lamarck. Voy. l'Introduction.

ANOLIS ou Anoellis, nom vulgaire, aux Antilles, d'un genre de reptiles sauriens, voisin des Iguanes. Les Anolis ont la tète pyramidale, allongée, le corps épais, légèrement comprime latéralement, la queue longue, la peau du gosier élargie en une sorte de fanon appelé improprement goître, et qui a fait donner aux Anolis les noms vulgaires de goitreux, de Papa-veniOy etc. Hais le caractère propre des Anolis est celui oui leur a valu les noms de Lézards larges* aoigts ou Daclyloa ; la dernière phalange de tous les doigts est grêle, arrondie, tandis que ravant-dernière est renflée, élargie en une plaque discoîdale aux quatre doigts extérieurs de chaque pied, garnie au-dessous (le petites lamelles transversales qui aident les sauriens dans l'action de grimper ; car les Anolis chassent ordinairement sur les arbres et les buissons, et se nourrissent non-seulement d'insectes, mais encore de fruits et de baies ; leur coloration, en général verdâtre, se perd facilement dans la teinte du feuillage sous lequel ils se cachent ; cette couleur est aussi, comme celle du Caméli^ou, sujette à varier brusquement selon les sensations de l'animal. Les Anolis sont vifs et lestes, ils courent avec promptitude et .sautent avec légèreté d'une branche à l'autre ; ils mordent fortement et avec assez d'acharnement la main qui les saisit, mais leur morsure est innocente. Ils s'accouplent et se reproduisent comme la plupart des 'autres sauriens.

(1) Des cauHs des migrations des divers ammau9.

Il existe un assez grand nombre d'espèces d'Anolis, qui toutes appartiennent à l'Amérique et aux Antilles. Les mieux déterminés sont ;

L'Anolis de Cuvier {A. velifer)^ long d'environ trente-deux centimètres, d'un bleu cendré plus ou moins irisé de brunâtre sur le dos:

L'Anolis bihagulé de Sparmann {A. bima" culatus ), bleu-verdfttre en dessus du corps, tacheté de noir ; deux taches de même couleur imprimées sur les épaules lui oTit valu le nom qu'il porte.

L'Anolis a écharpe (A. equestris) ^ sinsi appelé à cause d'une bande blanche étendue sur les épaules.

L'Anolis rayé (A. lineatus)^ vert-brunfltre en dessus, avec de larges Ugnes longitudinales noires.

L'Anolis a points blancs de Bandin {A.

punctatus)^ long de vingt-quatre à trentodeux centimètres.

ANTENNAR1US. Foy. Chironecte.

ANTHIAS {Labre anthicis^ Lacép. ; Serra* nus anihias^ Cuv. ] C'est un poisson du genre Merou, dans la famille des Acanthoptérygiens percoïdes. — Ce poisson de la Méditerranée doit son nom probablement au mot grecavOof, fleur^ et cette dénomination, ainsi que celles de beau poisson^ de poisson d*un Oeau nom, par lesquelles le désignait ce peuple spirituel et sensible, qui habitait la Grèce, indique le charmant assemblage des nuances variées et des couleurs rivales de celles des fleurs, qui chatoient sur les écailles de l'Anthias et le ravon allongé de sa nageoire dorsale, qui s'élève au milieu de ces reOets agréables comme une anthère ou un pistil au sein d'un* beau calice. Tous les tons que le rouge peut présenter, depuis l'éclat du rubis ou celui du grenat jusqu'aux demiteintes du rose le plus tendre, se mêlent en effet sur la surface de l'Anthias avec le brillant de l'argent ; et la vivacité scintillante ou la douce fusion de ces nuances toutes gracieuses plaisent d'autant plus à l'œil, quelles se marient avec le feu de la topaze qui resplendit par reQets fugitifs sur les grandes nageoires de ce poisson favorisé par la nature.

Peut-être sa parure n'a-t-elle pas peu contribué à le faire regarder comme sacré par un peuple qui avait divinisé la beauté, el qui ne pouvait voir çiu^avec enthousiasme les emblèmes de sa divinité chérie ; et c'est vraisemblablement par une suite de cette espèce de consécration, que les anciens Grecs pensaient qu'aucun animal dangereux ne pouvait habiter dans les mômes eaux que l'Anthias, et que les plongeurs pouvaient descendre sans crainte jusqu'au fond des mers, dans tous les endroits où ils rencontreraient ce poisson privilégié.

Quoi qu'il en soit, voyons rapidement les formes principales de ce poisson.

Sa tète est courte et toute couvertede petites écailles; sa mâchoire inférieure, plus avancée

Sue celle d'en haut, est garnie, ainsi que cette ernière, d'un rang de dents pointues, r^

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