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courbées et séparées les unes des autres par d'autres -dents plus petites, serrées et très-aigués ; la langue ne présente aucune ispérite ; chaaue narine n'a qu'un orifice, eCia li^e latérale est interrompue.
Plusieurs des auteurs grecs et latins qui ont parlé de TAnthias, et particulièrement Oppien et Pline , se sont occupés de la manière de le pécher. Selon ce que rapporte le naturaliste romain, les fpoissons de cette espèce étaient très-communs auprès des îles et des écueils voisins des côtes de TAsie Mineure. Un pécheur, toujours Téta du môme habit, se promenait dans une petite barque, pendant plusieurs jours de suite ; et diaque jour à la môme heure, dans UQ espace déterminé, auprès de ces écueils ou de ces îles; il jetait aux Anthias quelquesuns des aliments qu'ils préfèrent. Pendant quelq;ie temps, cette nourriture était suspecte à des animaux qui, armés pour se défendre bien plutôt que pour attaquer, doi- Tenl être plus timides , plus réservés, plus précaationnés, plus rusés aue plusieurs autres habitants des mers. Cependant, au bout de Quelques jours, un de ces poissons se hasaroait à saisir quelques parcelles de !a pAlure qui lui était offerte : le pêcheur Veiam\Qa\t anrec attention, comme l'auteur dft «m espoir el de ses succès, et l'obser- Tûl assez pour le reconnaître facilement. L'exeiDple de J'individu plus hardi que les entres D'arait pas d'abord d'imitateurs: mais après quelque temps, il ne paraissait qu'arec des compagnons dont le nombre aoçmentait peu à peu ; çt enfin il ne se montrait qu'arec une troupe nombreuse d'autres Aolhias qui se familiarisaient bientôt arec le pécheur, et s'accoutumaient à rece- ?uir leur nourriture de sa main. Le mémo pécheur, cachant alors un hameçon dans hliment qu'il présentait à ces animaux trofflp^, les retenait, les enlevait, les jetait atee vitesse et facilité dans son petit bâtiloent, Qiais avec un grand soin de ne pas saisir FÂnthias imprudent auquel il devait k boùié de sa pèche, et dont la prise aurait à rinstant mis en fuite tous ceux qui œ s'étaient avancés vers le navire qu'en imitant sa témérité, et en se mettant , en quelque sorte, sous sa conduite.
Oppien raconte que lorsque, dans d'autres circonstances un Anthias est pris à l'hamen, ses compagnons s'empressent de l'air à le détacher du fatal crochet, ou de la ligne, en le poussant avec le dos, et que même, quelquefois, l'individu retenu par la eorde la coupe avec l'aiguillon long et dentelé de sa nageoire dorsale. Si ce dernier fait est vrai, il faudrait l'attribuer là un| autre poisson que l'Anthias, et peut-être à quelques Krands Silures ; car le long aiguillon de la dorsale du poisson dont nous nous occupons, quoiaue fort, et en quelque sorte un peu trancnant, ne présente aucune dentelure.G'est aussi h des espèces différences de celle que Dousdécrivons, qu'il faut rapporter ce (]u'£lien et d'autres anciens ont écrit des couleurs, de quelques fonnes el des dimensions des Au-
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thias, desquels ilsont dit que si la taillede ces animaux était inférieure a celle des Thons, ils l'emportaient par leur force sur ces derniers Osseux. Au reste, on pourra recueillir beaucoup de lumière à ce sujet dans l'ouvrage du professeur Schneider intitulé : 5ynonymie aes poissons d'Artedi^ etc. , p. 81.
APOGON, du grec ÀTrwywv, tm6er6e, privé de barbillons^ genre de poissons acanthoptérygiens, placé par Cuvier dans la première subdivision de la famille des Percoïdes. Les Apogons ont, en général, un corps court, dont la partie moyenne est ventrue, et la région postérieure légèrement comprimée ; leurs deux dorsales, bien que très-distinctement séparées, ne sont cependant pas fort éloignées l'une de l'autre ; leur préopercule a un double rebord dentelé, et leur mem^^ brane branchiostége est soutenue par six rayons osseux.
Ce genre, qui aujourd'hui comprend au moins quinze espèces, n'a qu'un seul représentant dans nos mers , encore paratt-il être exclusivement propre à la Méditerranée. La plupart des autres Apogons habi-' tent Tocéan Indien, et quelques-uns la mer Rouge.
Celui de la Méditerranée, I'Apogon comdiun {Apogon rex Mullorum^ Cuv.), est un *petit poisson dont la longueur ne dépasse pas ordinairement cinq pouces. Un rouge magni- Qque, tantôt à reflets dorés, tantôt à reflets argentés, est répandu sur tout son corps, le-
3uel est piqueté de noir. 11 existe toujours eux taches de cette dernière couleur à la base de la caudale, et l'on en voit ordinairement une autre à la pointe de la seconde nageoire du dos; celle-ci a un rayon épineux et neuf rameux, dont le premier est le plus long ; on compte dix rayons mous aux pectorales, un seul épineux et dix rameux aux ventrales, huit également rameux à l'anale, et dix-neuf à la caudale. Ni le crâne ni les mâchoires de I'Apogon commun ne sont revêtus d'écaillés, mais toutes les autres parties de la tête en portent de semblables à celles du corps : ces écailles s ont larges, minces et un peu rudes à leur bord. Proportionnellement assez courte, la tête est obtuse à son extrémité antérieure. La bouche n'est pas fendue au delà des yeux; elle a peu de protractilité, et chacune des mâchoires est munie d'une bande de dents en velours; il y en a d'autres, disposées de la même manière, qui sont attachées aux palatins, et le vomer en est garni d'un groupe en chevron, également en velours ; mais celles qui portent les os pharyngiens sont un peu plus fortes, et la langue qui est libre, obtuse et molle à son extrémité, en est complètement dépourvue. L'opercule se prolonge postérieurement en un angle obtus et épineux ; on remarque sur le preop<rculo une arête saillante, qui forme un double re-bord au devant du bord ordinaire, lecjuei est finement dentelé ; l'œil est fçrand et 1 iris en est argenté. Sous la mâchoire inférieure se montrent deux lignes longitudinales sail* lantes.