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aiosi que pour celles des végétaux, est que les solides qu'elles constituent sont constamment terminés par des surfaces courbes, contrairement à ce qui a lieu dans les minéraux, où les surfaces sont, au contraire, tou* jours planes ; si Ton compare les animaux aux végétaux sous le rapport de la forme, on voit que ceux-ci n*ont pas la disposition binaire; ils sont radiaires dans tous les cas» ou bien sphériques ; et la disposition binaire (celle des organes inversement similaires sur les deux portions d*un plan sécant) est caractéristique des animaux supérieurs aux Radiaires (Zoophites) et aux Hétéroraorphes (Eponge). D'ailleurs la forme binaire et la forme radiaire sont également, si Ton envisage leur construction géométrique, des dérivés de la sphère, ce sont si Ton veut deux des formes primitives qu'affecte l'animalité, formes primitives tout à fait comparables, pour leur importance, aux formes primitives de la cristallographie, et auxquelles on ramène aisément les nombreuses variantes ou formes secondaires de chacun des sous-règnes des Zygomorphes (Vertébrés, Articulés et Mollusques), et des Actinomorphes ( Zoophites et Radiaires). Mais en faisant attention à la génératrice do l'une et de l'autre de celles-ci, qui est la sphère, on devait être conduit à penser crue la sphère devait être aussi la forme caractéristique de certains animaux, et ces animaux (levaient être les plus élémentaires. M. Carus a été naturellement JDorté à cette vue théorique par suite de son acceptation de la construction géométrique des animaux; et« aux formes primitives qu'avaient signalées M. de BlainviJle, il en ajoute une troisième, celle des Oozoaires ou animaux œufs, qui, selon lui, sont la sphère simple à son état permanent. On sera toutefois étonné eu voyant que les animaux qu'il donne pour tels, sout précisément ceux où les parties sont disposées par rapport à un axe central^ et rayonnées par conséquent, tandis qu'elles devraient être, comme celles de l'œuf ou
mieux de Tovule , disposées, par rapport à un point central, comme le sont les rayons de la snhère. Il est même digne de remarque que M, Carus laisse à peu près dans li même confusion qiie Pavaient fait Lamarck et Cuvier, son premier cercle correspondant aux rayonnes de ces auteurs.
Il est remarquable que cette gradation de$ formes sphérique, radiaire et binaire, est aussi celle de la succession des éTolutioos embryonaires, et que de même que les animaux les plus inférieurs sont sphériques, de même aussi cette fbrme est celle de tous les animaux dans le premier Age; après elle, se
{>résente la forme radiaire, permanente diez es animaux de ce nom, et chez la plupart des végétaux; et enfin, la fbrme binaire à ûquelle parviennent seuls, après avoir traversé les deux autres, les animaux des trois types supérieurs (Vertébrés, Articulés, Mollusques ) ; et cette forme binaire est la plos élevée mathématiquement parlant, puisqiu sa coupe rentre dans les figures ellipsoïdes. Le ciéveloppement de ce qu'on doit entendre par série zoologique» ou mietix parpro- Î pression zoologique, nous conduirait trop oin ; on peut dire néanmoins que cette pr^ gression résulte elle-même a*un nombre très-grand de termes ; que la raison de cette progression est dans le degré de sensibilité, dominateur de tout le reste de rorganisme; et que l'on peut considérer comme autant de termes de cette série les divers ordres du règne animal, ce que M. de Blainvîlle appelle des degrés d'organisation. 11 faut bien faire attention toutefois de rechercher l'eipfication de certaines anomalies apparentes, que l'on a quelquefois prises pour des signes de dégradation dans les conditions au milieB desquelles les divers termes de chaque degré de cnaque famille (constituaut entre eax une série partielle ) sont appelés à vivre. La classe des Mammifères offre des exemples frappants de ces anomalies.
ZYG^NA^ Voy. Majrteau.