‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 69 sur 204 · ECA · texte numérisé non relu

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dMcendanl sur la lèvre inférieure , ble, comme le disent MM. Diard et

ii^

^g^eU au reste d'une trompe de jeune ^^^^ot qu'on aurait coupée un peu au-des- ^ 4Se la bouche.

Y^ taille la plus commune de cette espèce H j^ tiuitè dix pieds ; c'est du moins celle d es yi^idas dont les pécheurs peuvent se ren- ^ ts^^r^; car il paratt y en avoir de plus de taille; mais on ne s'attaque point à

eux.

Dampierre dit en avoir rencontré sur les côtes de la Nouvelle-Hollande, et MM. Eh*renberg et Ruppel en ont vu dans la mer RougO;

L'époque où, dans les tles de la Sonde, on prend ce cétacé en plus grand nombre est celle de la mousson du Nord, parce qu'alors le calme de la mer rend plus facile la chasse qu'on lui donne, et à la^iuelle la bonté de sa chair fait qu'on se livre avec .xâ, à cause de la forte résistance qu'ils ardeur. C'est pendant la nuit surtout qu'on taux armes que les Malais emploient fait la guerre à ces animaux ; on est averti

de leur présence par le bruit qu'ils font en respirant à la surface de l'eau, et alors on les attaque avec le harpon, exercice pour lequel les Malais montrent une adresse touie f)articulière. Une fois l'animal atteint , tous es soins des pécheurs consistent à lier sa queue et à l'enlever par là hors de l'eau ; c est un .moyen sûr de paralyser ses forces et de s*en emparer sans trop de peines et de dangers ; en etfet le Dugong comme tous les cétacés privés des mouvements de la queue, ne peut plus opposer de résistance efiicace à ceux qui l'attaquent.

Les mères et les petits, comme le mâlo et la femelle, ont une si grande affection mutuelle, qu'en en prenant un on est toujours sûr de prendre Vautre : alors celui-ci ne voit plus de dangers, et, tout entier au sentiment qui l'anime, il se livre en aveugle à ses ennemis. On dit qu'une fois pris, les jeunes poussent un cri court et perçant qu'ils répètent fréquemment, et qu'ils versent des larmes abondantes ; on ajoute que ces larmes sont recueillies avec soin par les naturels, comme un charme propre è assurer l'affection de ceux qu'on aime.

Cette espèce est en grande considération chez les Malais, qui la regardent comme un poisson royal : aussi le roi a-t-il des droits sur tous ceux qui sont pris ; sa Chair est très-estimée et préférable à celle du bœuf» avec laquelle elle a de la ressemblance. Le lait du Dugong est agréable au goût.

On distingue dans les mers de la Sonde deux espèces ou deux variétés de Dugongs, l'une nommée Bumban et l'autre BuntaL Ce dernier serait plus épais et plus court proportionnellement que l'autre; mais cette distinction a besoin d'être confirmée.

DORE-MÈRE. Yoy. Nerfs.

tai iDembres postérieurs manquent , et sDtérieurs, tout à fait enveloppés dans feau comme dans un sac, sont sans au- ^» trace d'ongles ni de division. L'œil» .^t, est très-convexe, et garni d'une : Mhème paupière. Les oreilles ne s'an-* Mfioeot eitérieurement que par un petit orifice, ï peiB6 perceptible. Le muffle a b Jonoe d*an large croissant, étant échancri dans sa partie moyenne pour recevoir rcdrémité de la mâchoire supérieure, et il recoafre les défenses ainsi qu'une par- (iedes o^tés de la mâchoire inférieure. Ce nudk est parsemé de petits poils épineux» ei\es Vëvres sont couvertes de verrues cornées qui mnnX à Tanimal à saisir fortement et k irmher les herbes dont il se iKmrrit.

Tool Je reste du corps est nu, et recouvert d*uji cuir éçèis de près d'un pouce, sous lequel me couche de graisse se trouve déposée.

Les Dogoos vivent en petites troupes qui se tiennent habituellement près des côtes, w Its bas-foods, è l'embouchure des rivières et dans les pasa^^es étroits, où il n'y gaére que deux ou trois brasses de profonaeur. C'est là où ils trouvent avec abondance les herbes marines, dont ils se nour- Àsseat exclusivement, qu'ils arrachent au i*>ï« de leurs défenses et des papilles corttfcsdont leurs lèvres sont garnies, et qu'ils g^sefit d'autant plus facilement que leur ■*» supérieure est très-mobile, et que leur ^ée, par la courbure des inlermaxillaires J^ A partie déclive des maxillaires infé- •^^res, s*ouvre sous leur museau et en face V[^lCes animaux paraissent se trouver ywHfaaiment entre les lies nombreuses qui pnoeot les archipels de la mer des Indes.

I ECAILLES, Squammœ. — En général on Iftwlle Ecailles toute partie disposée en pûu plus ou moins mince, ordinairement |^ite,qui, par sê substance plus ou moins 1^, son application ou sa tendance à •«ppliqaer sur ce qui la porte ou Taccom-

CSne, remplace un corps plus susceptible .recevoir impunément l'action directe de Talr, Jes intempéries, de l'eau, que celui ç**dle recouvre. .

Cbez les poissons, les Ecailles sont une

partie essentielle; elles recouvrent la peau, s'étendent en lames minces, transparentes, et sont unies aux téguments par de petits vaisseaux nourriciers ; elles se crispent, se roulent sur elles-mêmes par l'action du feu. Très-rarement elles adhèrent entre elles, si ce n'est lorsqu'elles doivent former revêtement osseux. Quand un poisson semble entièrement privé d'Ecaillés, ce qui se présente si peu que l'on peut accuser l'observateur de négligence, son corps est couvert.

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REPTILES

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comme Broussonnel Ta fait remarquer, d'écailles microscopiques que cache une poussière brillante, chargée de l'abriter contre Taction des courants et du fluide dans lequel il vit. Quelques poissons ont les écailles absolument à découvert, comme certaines Clupées; d'autres, comme chez l'Anguille, les ont recouvertes par la peau ou même cachées dans son éf>aisseur. Celte position des Ecailles dé|>end de la forme de chaque espèce et de sa manière de vivre. Elles sont imbriquées dans les Perches, les Spares, la Carpe; éloignées ou répandues sur le corps dans TAnarrhique ; contiguës , mais n'empiétant point les unes sur les autres dans les vrais Balistes; rares dans les Donzelles ; multipliées dans le Labre ; trèsgrandes dans les Muges; en plaques dans les lkipj)Ocarapes ; petites dans la Loche; près-

3ue insensibles dans les Gymnotes ; molles ans le Hareng; osseuses dans les Polyptètes ; cornées dans la (iire le niacrolépidote, et presque toujours enrichios des couleurs métalliques les plus variées tant que le

[)oisson est dans l'eau. Voy. Poissons. Parmi es Reptiles, les Batraciens seuls sont entièrement dépourvus d'Ecaillés. Celle de la Tortue est tres-connue, formée de plaques assez larges, épaisses» imbriquées les unes sur les autres, et se présentant jaspée sur un fond de couleur blonde, brune ou noirâtre. Les Ecailles des Ophidiens et des Sauriens sont disposées par petites lames et souvent sous lorme de tubercules ; osseuses et rangées r>nr bandes sur les Crocodiles, elles affectent l'ovale sur les jeunes , pour devenir des carrés parfaits quand ils atteignent un Age avancé ; petites, plates et le plus ordinairement pentagonales sur les Lézards ; elles se terminent en pointe épineuse suc la queue des Cordyles ; en crête dentée ou pectinée sur le dos des Iguanes ; en lames cornées continues dessus la tête des Couleuvres et des Boas ; changées en tubercules mil iaires, durs et résistants sur la peau des Acrochordes, en anneaux circulaires sur les Amphisbènes. Voy, Poissons.

ECHENEIS. —Genre de poissons de l'ordre des Malacoptérysiens subranchiens, famille des Discoboles. On en distingue deux principales espèces, I'Echânéis Rémora et TE- CHÉNÉis Naucrate. L'histoirc du Bémora

E résente un phénomène relatif à l'espèce umaine et que la philosophie ne dédaignera pas.

Depuis le temps d'Aristote jusqu'à nos . jours, cet animal a été l'objet d'une attention constante ; on l'a examiné dans ses formes, observé dans ses habitudes, considéré dans ses effets ; on ne s'est pas contenté de lui attribuer des propriétés merveilleuses, des qualités absurdes, des forces ridicules : on Ta regardé comme un exemple frappant des facultés occultes départies par la nature à ses diverses productions; il a paru une preuve convaincante de l'existence de ces (jualités secrètes dans leur origine et inconnues dans leur essence. 11 a figuré avec hon- M\xt dans les tableaux des poètes, dans ies

comparaisons des auteurs, dans les récits des voyageurs, dans les descriptions des naturalistes ; et cependant à peine, dans le moment où nous écrivons, l'image de ses traits, de ses mœurs, de ses effets, a-t-elle été tracée avec quelque fidélité. Ecoutons , par exemple, au sujet de ce Rémora, Tun des plus Dpaux génies de l'antiquité. « VÊchénéis^ dit Pline, est un petit poisson accoutumé h vivre au milieu des rochers; on croit que lorsqu'il s'attache à la carène des vaisseaux, il en retarde la marche ; et de là vient le nom qu'il f»orte, et qui est formé de deux mots grecs, dont l'un signifie je retientt, et l'autre navire. Il sert à composer des poisons capables d'amortir et d'éteindre les feux de l'amour. Doué d'une puissance bien plus étonnante, agissant par une faculté morale, il arrête l'action de là justice et la marche des tribunaux : compensant cependant ces qualités funestes par des propriétés utiles, il délivre les femmes enceintes des accidents qui pourraient trop hâter la naissance de leurs enfants ; et lorsqu'on le conserve dans du sel, son anprocne seule S'iiiit pour retirer du fond des puits les plus profonds l'or qui peut y être tombé (1). »

Hais le naturaliste romain ajoute, avant la tin de la célèbre Histoire qu'il a écrite, une peinture bien plus étonnante des attributs du Rémora ; voyons comment il s'exprime au commencement de son trente deuxième livre.

« Nous voici parvenus au plus haut dei forces de la nature, au sommet de tous 1«'S exemples de son pouvoir. Une immense manifestation de sa puissance pcculle se présente d'elle-même ; ne cherchons rien au delà, n'en espérons pas d'égale ni de semblable : ici la nature se surmonte ellemême, et le déclare par des effets nombreux. Qu'y a-t-il de plus violent que la mer, les vents, les tourbillons et les tempêtes ? Quels plus çrands auxiliaires le génie de l'homme s'est-il donnés que les voiles et les rames? Ajoutez la force inexprimable des flux alternatifs qui font un fleuve de tout TOcéan. Toutes ces puissances, et toutes celles qui pourraient se réunir à leurs efforts, sont enchaînées par un seul et très-petit poisson qu'on nomme Echénéis, Que les vents se

f précipitent, que les tempêtes bouleversent es flots, il commande à leurs fureurs, il brise leurs efforts, il contraint de rester immobiles des vaisseaux que n'aurait pu retenir aucune chaîne, aucune ancre précipitée dans la mer, et assez pesante pour ne pouvoir pas en être retirée. Il donne aussi un frein à la violence, il dompte la rage des éléments, sans travail, sans peine, sans cherchera retenir, et seulement en adhérant : il lui suflit, pour surmonter tant d'impétuosité, de défendre aux navires d'avancer. Cependant les flottes armées pour la guerre se chargent de tours et de remparts qui s'élèvent pour que l'on combatte au milieu des mers comme du haut

(i) Pline, 1. 1, e. S5.

ECH POISSONS, ETC

ors 0 vanité humaine! un poisson i( contient leurs éperons armés de fer ^ J)ronze, ei les tient enchaînés! On rap- ^ ^e, lors de la bataille d'Actium, ce fut Jl^5**Réis oui, arrêtant le navire d'Antoine nprf^wl ou il allait parcourir les rangs de ^^^isseaui et exhorter les siens, donna à ^l^te de César la supériorité de la vitesse ^f4-^«itage d'une attaque impétueuse. Plus

t^roeot, le bâtiment monté par Caïus, <|« son refour d*Andura à Antium, s'ar- «^ams VeCTori d'un Echénéis : et alors le fliiifin fut un augure ; car à peine cet emïrfnt-il rentré dans Rome, qu'il périt kslnitsde ses propres soldats.- Au reste, étonnement ne fut pas long lorsqu'il vit de toute sa flotte, son quinquérème seul U pks : ceux qui s'élancèrent du 0 pour en rochercher la cause trou-

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