‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 7 sur 204 · ACO · texte numérisé non relu

ACO

lU

donner à ane petite masse. Ils percent par leur pointe, ils coupent parleur tranchant, ils diehireni par leur crocnet ; et ce tranchant, ee crochet et cette pointe sont toujours d'autant plus aigus ou acérés, qu'aucun frottenent inutile ne les use, qu'ils ne sont redressa que lorsqu'ils doivent protéger la vie du poisson, et que l'animal, qu'aucun danger D'effrafe, les tient inclinés vers la tête, et eoucbés dans une fossette longitudinale, de naoière qu'ils n'en dépassent pas les bords. Indépendamment de ces piquants redoutables pour leurs ennemis, presque tous les Aeanthures ont une ou plusieurs rangées de dents fortes, solides, élargies à leur sommet, et découpées dans leur partie supérieure in point de limer les corps durs et de déchirer bellement les substances molles.

Leurs aiguillons pénètrent d'ailleurs trèsiTanU cause de leur longueur; ils parviennent jusqu'aux vaisseaux veineux et même quelquefois jusqu'aux artériels ; ils font couler le sang en abondance ; et c'est ce qui a engagé à nommer le Chirurgien Tune de ces espèces le plus anciennement connues.

Ce Chirurgien vit dans la mer des Antilles, où sa chair est recherchée à cause de son bon goûl. Sa m&choire supérieure est un peu plus avancée que l'inférieure. Chaque narine n'aqu^unori&ce.La tête est variée de violet et de noir; le rentre bleuâtre, l'anale violette, coimneies pectorales et les thoracines, et de plus rayée de iaune; l'extrémité de la cauaale Tiofette, et la dorsale marbrée de jaune et de Tiolet.

Le ZtBRB, qu'il ne faut pas confondre ivec un Chetodon du même nom, vit dans le grand Océan équinoxial, ainsi que dans J^archipel des grandes Indes ; il a les écail* les petites, la langue et le palais lisses, le gosier entouré de trois osselets hérissés de petites dents , l'opercule composé de deux pièces, et les thoracines blancnâtres.

On trouve le Moiricd au Brésil, dans la iner d'Arabie et dans les Indes orientales ; i y croit jusqu'à la longueur de six ou sept décimètres; on le pèche au Glet et à l'hameçon; il se nourrit de petits crabes, ainsi qoe d'animaux à coquilles ; et sa chair est ienne et agréable au goût.

Son foie est jaune, long et eros; l'estomac très-allongé ; le canal intestinal large, très-recoorbé, et composé d'une membrane épaisse ; ia cavité de l'abdomen assez grande pour panrenir jusaue vers le milieu de la nageoire de Tanus ; I ovaire formé par une sorte de sac unique et courbé ; et la vessie natatoire attachée au dos.

Plusieurs individus de cette espèce n'ont montré qu'un piquant de chaque côté de la queue : mais Hasselquist et quelques autres observateurs en ont compté deux sur chaque lace latérale de la queue d'autres individus. Ce second piquant est peut-être une marque du sexe, ou un atttribut de l'Age ; ou peutêtre faut-il dire que l'aiguillon de chaque côté de la queue tombe à certaines époques, et ne se détache quelquefois de ranimai

que lorsque le dard qui doit le remplacer est presque entièrement développé.

Cnaque narine n'a qu'un orifice; les écailles sont petites; on aperçoit des nuances blanches ou grises sur plusieurs nageoires.

On doit remarquer sur I'Acanthurb voilier, les petites taches irrégulières et rous* sâtres du museau et des environs de la base des pectorales ; les deux bandes transversales loncées, les deux bandes plus étroites et jaunes, et les dix ou onze bandes violettes qui s'étendent sur chaque côté de l'animal ; les taches noires qui forment trois arcs sur la caudale ; la bordure blanche de cette nageoire ; et la couleur jaune des thoracines et des pectorales.

D'autres sont remarquables par une sorte de brosse de poils roiaes , en avant de l'épine latérale. (ican(ft. Scopas. Cuv., Renard.) Enfin, on en connaît une espèce nouvelle* ment découverte , qui a les dents dentées profondément d'un côté comme des peignes ; Cuvier lui a donné le nom d'Ac. Ctenodon.

ACARUS de M. Cross , n'est pas dû à la génération spontanée. Foy. Génération spon-»

TANÉE.

ACERINA. Vov. Grémillb.

ACIDE CARBONIQUE. Voy. RBSfiRATioif.

ACIPENSÈRE. Voy. Esturgeon.

ACONTIAS, du grec àxomov, trait. — C'était, chez les Grecs, le nom ou l'épithète de plusieurs serpents d'Egypte, que l'on croyait s'élancer de dessus les arbres sur leur proie avec la vitesse d'un trait, ou que l'on comparait à un javelot à cause de leur forme ou de l'atlitude roide qu'ils prenaient pour tromper leurs ennemis. Les Latins ont traduit le mot AcofUias par celui de javelot, qui rappelle les mêmes idées.

Ces serpents étaient regardés comme trèsvenimeux, et Lucain, par exemple, attribue, dans la Pharsale , la mort de Paulus à la blessure d'un reptile de ce genre (liv. ix, Ecce procul, etc.). Il serait aujourd'hui impossible de déterminer ce que les anciens désignaient par les noms de Acontioi ou de Jacutus.

Hasselquist , dans les temps modernes, a décrit une sorte à*Ànguis d'Egypte sous le nom d'Anguis Jaculus , à cause de la forme égale de sa (Ole, de son corps et de sa queue, qu'il comparait à la tige d'une flèche. On a traduit ce mot en français, et l'on connaît ce serpent sous le nom de Trait. Les Italiens ont aussi leurSae//ont; mais ces reptiles n'ont guère de rapport avec le Jaculus des Latins et VAcontias des Grecs.

Sans vouloir rappeler les espèces des anciens, et seulement à cause de certaines affinités avec VAnguis Jaculus de Hasselquist , Cuvier a donné le nom d'AcorUias h un genre de Saurophidiens ou d'AnauiSy voiisin des Orvets, dont il diffère par rabsence de sternum et des vestiges d'épaules et de bassin ; les côtes antérieures se réunissent Tune à l'autre par des prolongements cartilagineux, à peu près comme chez les caméléons. Les Acontias ont un poumon médiocre et un très-petit, des dents maxillaires et palatines

AQk

REPTILES

il6

pf'lites et coniques, la Jangiie et les paujjières des Orvets. Comme eux ils onl des plaques sur la tôle, et des écailles arrondies , fisses, égales, imbriquées, alternes sur le reste du corps. Ils ont probablement lea habitudes des Orvets, et certainement leur ianocu té.

Les espèces les nlus connues sont TAcon- Tus Pintade {à. Meleagris), brunâtre en dessus, blanchâtre en dessous; chaque écaille du dos, marquée à la parte de son limbe d'une tache noirâtre rhomboïdale , ce qui forme autant de rangées longitudinales de tachés qu'il y a de séries d'écaillés ; ces tar cbes, alternant avec la couleur plus pâle du reste de Técaille, donnent à Tanimal un as^ pect que l'on a comparé à celui du plumage de la Pintade INumida Meleaaris). Sa grandeur est d'environ kS centimètres ; sa queue très-courte forme à peu près un sixièon) de sa longueur totale; sa grosseur est à peu

Î)rès celle du doigt. On le trouve au cap de Jonne-Espérance.

L'AcoNTiAs AVEcaLE M. cœcu$), plus petit de moitié que le précèdent, d'une couleur brune , uniforme en dessus, blanchâtre ea dessous, et entièrement aveugle; on remar-

3ue cependant, sur Técaille qui suit chacun es angles postérieurs de la grande plaque de la lAte , un léger enfoncement qui pourrait bien être Tindice d'un œil caché sous la peau, à la manière du tympan. L'Acontias aveugle vient aussi du cap de Bonne-Espéraiice*

ACROCHOBDE, des mots grecs «jyoç, en relief, et x^^^^ corde, réseau. — Horustedt a donné ce nom à un genre de seri>ent couvert partout d'écaillés ou plutôt d'écussous petits, égaux, analogues à ceux des monitors, adhérant comme eux à la peau par toute leur surface inférieure, disposés en réseau, granulés sur la tète, surmontés dans les autres poinis de trois petites carènes dont la moyenne est plus saillante; leur langue est cour.e, épaisse, cylindrique, libre, échancrée è la pointe; les dents sont petites, aiguës, disposées sur deux rangs à chaque mâchoire. On a signalé chez les Acrochordes un os d'une disposition parlicu* lière qui remplace, dit-(n,cnez ces animaux les crochets aes serpents venimeux ; Cuvier ne l'a pas remarqué, et, d'après les observations de Lescbnault , cet illustre naturaliste assure que les Acrochordes ne sont pas venimeux. On croit, sur une note d'Hornstedt, que ces serpents font leurs petits vivants.

On ne connaît encore qu'une espèce de ce genre, I'Acrochorde de Java {Acrochordus yaranffuû,Lacép.), brunâtre en dessus, blanchâtre eu dessous ; les flancs jaunâtres, marqués de grandes taches brunes ; sa longueur est de deux mètres et plus ; sa queue en forme environ la neuvième partie ; sa grosseur QSi presque celle du poignet. On le trouve^ oomme son nom l'indique, dans i'ile de Java ; les habitants lui 4onneat le nom de Ouler Caron.

iEGLEFlN. Voy. Gadb.

AO AME, Àgamaid^ffo^Sfi^otj céli bataire,

mais p4us probablement c'est leoomvulgiiFt, à la Guyane, de l'espèce de ce groupe de rep^ tiltjsquiaétéconnue la première. Cenomaétii depuis étendu à toute les espèces de Sauriens qui ont les caractères suivants : une langue large, entière, molle, fongueuse, b peine extensible, la tète fortement renflée en arrière, recouverte de plaques polygones, petites, égales, plus ou moins saillantes, et dont k corps, parfois renflé, la queue longue, ronde, grêle, et les membres développés, peu charnus, revêtus en dessus et en Jessousd'éeailles rhomboïdales, imbriquées, alternes, caré* nées ; quelques-unes de ces écailles sout redressées et prolongées en épines plus ou moins développées , tantôt rapprocbéesi constituant des aigrettes autour at^ yeuxi des oreilles, de la nuque ; iauiùi isolées et semées en quinconces, quelquefois réguliers, sur les côtés de la partie supérieure du dos. Leurs yeux sont saillants et recouverts eo Çrande partie par deux paupières égales, uont l'ouverture, très-étroite et bordée de petites épines qui semblent remplacer les cils des mammilères, laisse voir seulement une petite partie de la pupille ; les doigts sont recouverts d'écaillés qui les débordent sur les côtés, et forment par leur réunion une sorte de frange dentelée ou de scie. Lw Agames, d'un aspect en général hideux et repoussant, se rencontrent dans des contrées incultes, désertes, arides, sablonneuses ; leur robe sèche, raboteuse, semble en rapport avec la nature du terrain qu'ils fréquentent, et leurs couleurs ternes, peu voyantes, se marient assez bien avec la teinte générale du sol où ils habitant. Ils sont vifs, alertes, bien que leurs doigts soient longs, grêles, libres, arnaés d'ongles forts et recourbés. Ils vivent eonstaromeat à terre, se cachent sous les pierres ou dans des terriers peu profonds, et ne paraissent pas avoir [H)\xv h«)bitude de grinoper sur les arbres ou les buissons. Ils n'ont (las en gé« néral de dents au palais ; mais leurs mâchoires garnies de dents courtes et foites, dis^ posées comme celles de la plupart des Sauriens pachyglosses, mues par ces mus» des é\ms et robustes qui déterminent It forme renflée de la nuqu(^ , suppléent è ce défiut et les rendent redoutables pour les insectes n>ême les plus coriaces. Ils se roidissent volontiers coutre la violence, et leur courage et leur audace sont ^en au^ dessus de leur force réelle ; ils se défeodeni avec uu acharnement iuoroytbie contre te main qui les prend ; mais leur mofsur» n'a rien de venimeux, et leur taille, en gé^ né'^al peu considérable, ne las rend pas à craindre pour l'homme. Leur peau lâche, plissée sous le cou et tes flancs, parait sus* ceptiblo de se gonfler oomme celle des crapauds ; quelques espèces changent de couleur d'une manière aust^i brusque et aussi Biarquée que le Caméléon ; on dit qu'ils rendent dans la colère une sorte de stridulus, et qu'au temps des amours ils s'appellent entre eux par de ()ctit8cris analogues a ceux de certains BatraoïettS anoures. Les femellsi

Page 1