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tacher l'Echénéis du Squale, ou plutôt à le faire glisser sur la surface duRequin et à l'en écarter ensuite.
CommersoD rapporte qu'ayant voulu approcher son pouce du bouclier d'un Rémora vivant qu'il observait, il éprouva une force de cohésion si grande, qu'une stupeur remarquable et même une sorte de paralysie saisit son doigt, et ne se dissipa quelongtemps après qu'il eut cessé de toucher l'Echénéis.
Le même naturaliste ajoute, avec raison, gue, dans cette adhésion du Rémora au Squale, le premier de ces deux poissons n'opère aucune succion, comme on l'avait pensé ; et la cohérence de l'Echénéis ne lui sert pas immédiatement à se nourrir, puisqu'il n'y a aucune communication proprement dite entre les lames de la plaque ovale et l'intérieur de la bouche et du canal alimentaire. Le Rémora ne s'attache, parle moyen des nombreux crochets qui hérissent son bouclier, que pour naviguer sans peine, profiter, dans ses déplacements , de mouvements étrangers, et se nourrir des restes de la proie du Requin, comme presque tous les marins le disent,^ et comme Coramerson lui-même l'a cru vraisemblable. Au reste, il demeure collé avec tant de constance à son conducteur, que lorsque le Requin est pris, et que ce Squale, avant d'être jeté sur le pont, éprouve des frottements violents contre les bords du vaisseau, il arrive très-souvent que le Rémora ne cherche pas à s'échapper, mais qu'il demeure cramponné au corps de son terrible compagnon jusqu'à la mort de ce dernier et redoutable animal.
Commerson dit aussi que lorsqu'on met un Rémora dans un récipient rempli d'eau de mer, plusieurs fois renouvelée en très peu de temps , on peut le conserver en vie pendant quelques neures, et que l'on voit presque toujours cet Echénéis, privé de soutien et de corps étranger auquel il puisse adhérer, se tenir renversé sur le dos, et ne nagerque dans cette position très-extraordinaire. On doit conclure de ce fait très-curieux, et qui a été observé par un naturaliste des plus habiles et des plus dignes de foi, que, lorsque le Rémora change de place au milieu de l'Océan, par le seul efifetde ses propres forces, qu'il se meut sans appui, qu'il n'est pas transporté par un Squale, par un cétacé ou par tout autre moteur analogue, et qu'il nage véritablement, il s'avance le plus souvent couché sur son dos, et parconséquentdans une position contraire à celle que presque tous les poissons présententdans leurs mouvements. L'inspection de la figure générale des Rémora, et particulièrement là considération de la grandeur de la forme, de la nature et de la situation de leur bouclier, doivent faire présumer que leur centre de gravité est placé de telle sorte qu'il les détermine à voguer sur le dos plutôt que sur le ventre, et c'est ainsi que leur partie inférieure étant très-fréquemment exposée, pen- I daut leur natation, à une quantité de lumière I plus considérable que leur partie supérieure, et, d'aillefirs, recevant également un très-
frand nombre de rayons lumineux, lorsqn animal est attaché par son bouelier ïm Squale ou à un cétacé, il n'est pas surd nant que le dessous du corps decesEchiSI
S résente une nuance aussi foncée que | essus de ces poissons.
Lorsque les Rémora ne sont pas ï porttK de se coller contre quelque grand baolu des eaux, ils s'accrochent à la carèoe El vaisseaux; et c'est de cette habitude of sont nés tous les contes que fantiquitti imaginés sur ces animaux et qui ont M transmis avec beaucoup de soin, ainsi ijh tant d'autres absurdités, au traversées »)clés d'ignorance.
Du milieu de ces suppositions ridicuh^i jaillit cependant une vérité : c'est que ta les instants où la carène d'un vaisseaoM hérissée, pour ainsi dire, d'un trè^gnil nombre d'Echénéis, elle éprouve, en ciosiiiil au milieu des eaux, une résistance semblaiiie à celle que feraient naître des animauil coquille très-nombreux et attachés égaiiment à sa surface, qu'elle glisse avec iDoi» de facilité au travers d'un fluide que é^ quent des aspérités, et qu'elle ne préstffa plus la même vitesse. Et il nefautjjascnrt que les circonstances où les Echénéis se tnor vent ainsi accumulés contre la charpeoteeitérieure d'un navire soient extrêmefflest rares dans tous les parages : il est des loers où l'on a vu ces poissons nager eograod nombre autour des vaisseaux» et les 5uirrd ainsi en troupes pour saisir leswitièfessoh maies que l'on jette hors du Utimefllf pour se nourrir des substances corroi&paesdoiil on se débarrasse, et même pourméSu jusqu'aux excréments. C'est ce qu'ont i*: serve particulièrement dans le golfe de Guinée; et voilà pourquoi, suivant BaAolt 1« Hollandais qui fréquentent la cAle occidentale d'Afrique ont nommé les Rémora Pouvons d'ordures. Des rassemblemenls semblables de ces Echénéis ont été hm^ quelquefois autour des grands Squales, t\ surtout des Requins, qu ils paraissent si»j vre, environner et précéder sanscrainle,*! dont on dit qu'ils sont alors les p»w«| soit que ces poissons redoutables aw ainsi qu'on l'a écrit, une sorte d'anlipaiw contre le goût et l'odeur de leur chair, « dès lors ne cherchent pas à les dévorer, Jj
3ue les Rémora aient assez d'agilité, «J resse ou de ruse, pour échapper aux ûm meurtrières des Squales, en cliercbanl, m exemple, un asile sur la surface tûéme ^ ces grands animaux, à laquelle ils pcu»^ coller dans les instants de leur plus gflj danger, aussi bien que dans les momeDisjJ leur plus grande fatigue. Ce sont encore o« réunions analogues et par conséquent do*J breuses de ces Echénéis, que l'on a reiiM^ quées sur des rochers auxquels ils w"J raient comme sur la carène d'un vaisseai^ ou le corps d'un Requin, surtout lorsqu l'orage avait bouleversé la mer, quilsc'»* gnaient de se livrer à la fureur des ondes, ^ que d'ailleurs h tempête avait déjà Dr**' leurs forcrs.
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POISSONS, ETC