‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 3)Chapitre 73 sur 204 · ELA · texte numérisé non relu

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L'EoiKKis HAUCRATS. — Od trouve dans

cesqoe toutes les mers» et particulièrement

iêa eilles qui sont comprises entre les deux

•WQQ^) ceUe espèce d'Echénéis, qui res-

MBwe beaucoup au Rémora, et qui en dif-

lKn?â^ai^ni non-seulement par sa gran-

^ ioais encore par le nombre de paires

{^^^^ que son bouclier comprend, et par

^^^les autres traits de sa conformation.

n^Y^ a donné le nom de Naucrate ou de

tmta^9ln, qui en grec signifie pilote ou con-

^aÊB0Br de vaisseau. Les individus qui la

«liftposeDt, parviennent quelauefois jusqu'à

Jhloi^eur de vingt-trois décimètres, sui-

«■t des mémoires manuscrits cités par le

Hofiesseur Blocb, et rédigés par le prince

■MiKe de Nassau, qui avait fait quelque

ribnr dans plusieurs contrées maritimes de

nahénqae méridionale. Le bouclier placé

ao-dessttsde leur tète présente toujours plus

ds Ttogl-deui et quelquefois vingt-six paires

de iaises transversales et dentelées. D*ail-

3 la nageoire de la queue du Naucrate, lieadêtre fourchue comme celle du Réraor», est arrondie ou rectiligne«

Le !taQcrate offre des habitudes très- »UB&osQ£9 ï celles du Rémora ; on le ren* taolr«dftmème en assez grand nombre autovir dtt Heqmns. Ses mouvements ne sont pas tGiqoars uàtes ; mais comme il est plus Ç^nd et plus foHqxxe le Rémora, il se nourrie qadqaëm d'animaux à coquille et de crmbes; e(iorsqu'il adhère à un corps vivant ou maiméf il faut des efforts bien plus grajkis pour Ten détacher que pour séparer un Itémora de son appui.

Comiserson, qui Ta observé sur les rivages de nh) *de France, a écrit que ce poisson frégneotait très-souvent la côte de Mozambique, et qu'auprès de cette côte on emplojaic pour la pêche des Tortues marines, et d'une manière bien remarquable, la fa- Q^téde se cramponner dont jouit cet Eché- *ti*- Nous croyons devoir rapporter ici ce |oeCûfflmerson a recueilli au sujet de ce jut(rés-eurieux» le seul du même genre que ton ail encore observé,

^attache àlaaueue d'un Naucrate vi-

^^ un anneau d un diamètre assez large

''^ De pas incommoder le poisson, et as-

*^ éiroiljpour être retenu par la nageoire

**"^. Une corde très-longue tient à cet

*"^u. Lorsque l'Echénéis est ainsi pré-

2f^> on le renferme dans un vase plein

■^«u salée, qu'on renouvelle très-souvent ,

r'^ pécheurs mettent le vase dans leur

?jque. Ils voguent ensuite vers les parages

ff^Uentés par les Tortues marines. Ces Tor-

^^ ont l'habitude de dormir souvent à la

^liace de Teau sur laquelle elles flottent ;

•^leur sommeil est alors si léger, que Tap-

l'j'^he la moins bru vante d'un bateau p6-

J^ur suflirait pour les réveiller et les faire

'^ir k de grandes distances, ou plonger à de

{Solides profondeurs. Mais voici le piége que

,^ tend de loin à la première Tortue que

^^^ aperçoit endormie. On remet dans la

^^r le Naucrate garni de sa longue corde ;

l'anima., délivré en partie de sa captivité, cherche à s'échapper en nageant de tous les côtés. On lui lâche une longueur de corde égale à la distance qui sépare la Tortue marine de la baraue des pêcheurs. Le Naucrate, retenu par ce lien, fait d'abord de nouveaux efforts pour se soustraire à la main qui le maîtrise ; sentant bientôt cependant qu il s'agite en vain et qu'il ne peut se dégager, il parcourt tout le cercle dont la corde est en quelque sorte le rayon, pour rencontrer un point d'adhésion, et par conséquent un peu de repos. Il trouve cette sorte aasile sous le

i)lastron de la Tortue flottante, s'y attache brtement par le moyen de son bouclier, et donne ainsi aux pêcheurs, auxquels il sert de crampon, le moyen de tirer à eux la Tortue en retirant la corde.

On voit tout de suite la différence remar-

auable qui sépare cet emploi du Naucrate, e l'usage analogue auquel on fait servir plusieurs oiseaux d'eau ou de rivage, et particulièrement des Cormorans , des Hérons et des Butors. Dans la pêche des Tortues faite par le moyen d'un Echénéis, on n'a sous les yeux qu'un poisson contraint dans ses mouvements, mais conservant la tendance, faisant les mômes efforts, répétant les mêmes actes que lorsqu'il na^e en liberté, et n'étant qu'un prisonnier qui cherche à briser ses chaînes, tandis que les oiseaux élevés pour la pêche sont alt'^rés dans leurs habitudes, et modifiés par l'art de Thomme, au point de servir en esclaves volontaires ses caprices et ses besoins.

ELAPS. — Les anciens donnaient, à ce qu'il parait, ce nom à un Serpent non venimeux que quelques pliilologues ont cru retrouver dans la Couleuvre à quatre raies ; maintenant ce nom sert à désigner des Serpents à crochets venimeux, rétractiles, à mâchoire peu dilatable à cause de la brièveté des os tympaniques et mastoïdiens ; leur tête elliptique est couverte en dessus de grandes plaques polygones; elle est renflée en arrière et se continue presque insensiblement avec le cou, comme chez les Cala^ maria et les Tortrix; leur corps d'un volume presque égal est revêtu en dessus d'écaillés oblongues, égales, lisses, et la

Jueue courte, un peu obtuse, est garnie en essous de lamelles doubles ou disposées sur deux rangs parallèles. Leur aspect extérieur, qui se rapproche assez des Couleuvres, expose à les confondre au premier coup d'œil aveC; ces Ophidiens; mais la présence des crochets venimeux et des glandes à venin les en distingueassez nettement. L'histoire des mœurs et des habitudes de ces animaux paratt peu connue dans ses détails. On en distingue plusieurs espèces qui toutes habitent les régions australes de 1 ancien et du nouveau continent. La plupart des espèces sont annelées de blanc, de noir et de rouge dont la vivacité et l'éclat le disputent à l'ivoire, à i'ébène et au corail: aussi les a-t-on souvent désignés sous le nom de Serpent corail. Les espèces les mieux déterminées sont l'EtAPS de Siaii (C. lubri^

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