ENT
M^0^ noir; d'autres auleiirs pensent que ^^«mière disposition est le propre d'une Z(^^ particulière qu'ils ont désignée sous ^^^^ spécial de Trionyx de Duvaucel. L'une ll't%>^^> au reste, se trouvent dans les eaux
1^ grands fleuves de l'Amérique four- ^f^t des Trionyx qui appartiennent à ce go^ry^, et qui paraissent se rapporter à deux i^es, savoir :
^ TuoNTX spiNiFèftB ( T. fcTox , geofgU Miferus), ainsi appelé à cause d'une (f aspérités cornées, disposées trans- Dent en avant de la carapace; d'un plus ou moins intense, marqué de ou marbrures irrégulièrement arronà contour sinueux, noirâtre en dessus, tre en dessous; la carapace a environ leux centimètres de diamètre d'avant éDiRière; dans le jeune âse elle présente Jioa disposition très-carénee qui lui a fait dofmer le nom de T. carinattAs,
la TiioHTx vuTiQUE (T. m\Uicxi$) est une etttce Tobinede la précédente, mais qui en diff&re en particulier par l'absence des rugosil&s épineuses du bord de la carapace ; sa cdoralion s'approche beaucoup de celle du r. ferox. Ses dimensions sont neut'ôtre moimites; U fil dans les mômes localités» Missi \es ft-VoQ souvent confondus.
D'autres Trioojx ont le plastron plus développé; sa partie antérieure est mobile, et peut se fe/êrmer sur la tète et les membres àûtériears; en arrière on trouve aussi des pièces plas oa moins mobiles, destinées à cioceel protéger les membres postérieurs et la queue lorsque ces parties sont rétractées ; oo leur a doooé le nom de Ëmyda et de Cryp^opodes;on en connatt surtout une esp^ le Taioutx chagriné (7. granosus^ STMitUnu, icaber^ T. coromandelicus)^ le CiiagrJDé d'un brun fauve, tacheté de jaunâtre eo dessus, d'un blanc jaunâtre en des- ^oj.Ce Trionyx ne parait pas atteindre au «ftde dix-huit è vingt-un centimètres ; il se ^^«»/re dans les étangs d'eau douce de la ^*^ de Coromandel. C est une des espèces ^^ tondit usage dans l'économie culinaire. V*Ê Sénégal possède, à ce qu'il parait, un **^Vx du môme groupe, différant pourtant
2JJ* quelques rapports de la précéclente espace
l'un trouve chez ces derniers Trionyx 9>^l<lQes rudiments des pièces osseuses qui ^^^rent la carapace chez les autres groupes •"^ ïoriues.
tû autre groupe d'Emydes Cryptodères est
^uiqui a pour caractère cinq cloigts à cha-
V'^pi^, dont quatre seulement sont ongui-
™?5; ce caractère leur a valu le nom parti-
<^Uerde Tétraonyx; leur tête est conique,
wloDgée; le cou est «rôle; la carapace, ova-
lAir«f est composée, dans le centre, de treize
piques assez allongées transversalement; le
hort est garni de vingt-cinq ; cette carapace,
P*?! bombée, lisse, égale, est revêtue d'é-
cailles minces et unies; les pièces osseuses
'4^ y contribuent s'ossiGent fort tard, et
POISSONS, ETC
EMY
entre elles; le plastron est grand, arquét coupé carrément en avant, écnancré en arrière ; la queue est courte , grosse ; la peau qui recouvre le cou et les membres est presque nue. On connaît surtout, de ce groupe, le Tetraontx de Lesson ( T, longicollis ) , d'un brun fauve, uniforme sur les parties supérieures, jaunâtre sur les inférieures ; le diamètre longitudinal de la carapace a environ quarante centimètres. Cette Emyde vient du Bengale; son nom spéciflaue est celui du zoologiste qui l'a signalée le premier.
La majeure partie des Emydes cryptodères ont les cinq doigts des pieds antérieurs également onguiculés; parmi celles-ci, les Plattsternons se distinguent par une tète volumineuse, pyramidale, quadrangulaire, protégée en dessus par une large plaque cornée, épaisse, qui la met à l'abri oes injures extérieures, auxquelles elle reste exf)Osée,ne pouvant pas rentrer totalement sous a carapace; celle-ci est subauadrilatère, déprimée, carénée sur le racnis, légèrement échancrée en avant, contractée sur les flancs ; les plaques cornées qui la recouvrent sont garnies sur leur contour de stries concentriques, coupées par des stries ra^ronnantes; le sternum, plane, large, quadrilatère, est fixé solidement à la carapace, au moyen de trois plaques sternocostales ; le développement de cette partie a valu à ces Emydes le nom particulier qu'on leur a donné; les membres, terminés par des doigts peu palmés, sont revêtus en dehors et en arrière de larges écailles; la aueue est très-longue et de l'étendue du diamètre de la carapace, garnie de grandes écailles imbriquées, disposées sur la région inférieure en deux rangs, comme les lamelles caudales des couleuvres.
Tel est le Platysternon mbg acéphale (P. megactphalus)^ olivâtre en dessus, fauve tacheté de brun clair ou de rougefttre sur les parties inférieures ; la carapace de cette tortue n'atteint, à ce qu'il parait, que quelques centimètres de diamètre. Le Platysternon mégacéphale vient de la Chine.
Les Clemmts sont des Emydes cryptodères è sternum large et immobile, tronqué en avant, échancré un arrière, composé de douze plaques polygones, réuni è la carapace au moyen de deux plaques axillaires et de deux plaques inguinales; leur tête, de volume médiocre, plus ou moins allongée, rentre en totalité sous la carapace; la peau qui la revêt en dessus laisse voir des sillons qui la divisent incomplètement, et forment comme des plaques écailleusas; la carapace est composée de treize plaques pour le disque, et de vingt-cinq marginales*; la peau qui recouvre les membres est garnie en dehors d'écaillés plus ou moins saillantes; les membranes interdigitales ne sont pas toujours très-prononcées; la queue est plus ou moins allongée, grêle.
L'Europe possède deux espèces de ce groupe, savoir :
La Clemmts Caspienne (Cl. coaptca), d*un
restent longtemps avant de se confondre î: vert olivâtre, des lignes longitudinales» cour-r
mu
REPTILES
EMY
tes, jaunes, Hsérées de noir sur le cou et la qutiue, et plus ou moins (Jislincleraentsur les membres, ondulées, vermiculées sur la carapace ; les plaques sonl noirâtres au bord des suturt^s; le sternum noir avec des taches' jaunes, plus ou moins étendues sur son côté externe ; l'iris jaunâtre avec un point noir en avant. Colle Emyde atteint vingt-un à vinst-sept centimètres de longueur pour la carapace; elle se rencontre aux environs de la mer Caspienne, comme son nom Tindique, el aussi en Morée et en Dafmatie, le long des cours d'eau peu profomls.
La Clemmts de Sigriz (CL Sigrix), se rapproche assez de la précédente pour que plusieurs auteurs la confondent avec elle; mais elle s'en distingue parce que les taches onmgées de la carapace ne sont pas ondulées et sinueuses, les taches linéaires du cou ne sonl pas lisérées de noir coinn^e d us Tespèce précédente. Celle espèce ne paraît pas arriver au delà de quehjues centimètres; on la trouvée en Espaj^ne el sur les côtes de Barbarie.
On rencontre dans les îles du midi de l'Afrique une Emyde de ce groupe.
La Clçmmys deSpengler (Test.Spengleri)^ à carapace garnie de trois carènes, ce qui lui a fait donner le nom de T. tricurinata, à bord postérieur profondément dentelé; le plastron est large, échancré en V en avant, en croissant en arrière; la tôle est légèrement déprimée, les mâchoires simples; la queue courte, les membranes digitaires peu marquées, les écailles qui révèlent les parties antérieures des membres assez tuberculeuses. Cette Emyde est d'une couleur fauve sur la carapace, avec de petites maculeâ brunâtres ; le plastron est noirâtre avec une bandelette jaune sur chaque côté; le cou et la queue sont rayés de rouge, les membres tachetés de même couleur ; on voit aussi une tache rhomboidale blanche sur le front, et une ligne de môme couleur au-dessus des orbites.
Considérant la disposition peu palmée des pieds et les habitudes, à ce qu'il paraît, peu aquatiques de cette Emyde, on eiî a constitué le type d'un grou[)e particulier, auquel on a donné le nom de Géoémydes ou Emydes terrestres, du mot gi'ec yu, terre.
Les Iodes orientales possèdent plusieurs es[)èces de Clemmydes, entre autres :
La Clbumtde a trois arêtes (67. trijuga^ B danger i. scabra), ainsi appelée à cause des trois carènes qui surmontent la carapace , dont les plaques sonl d'ailleurs imprimées de stries concentriques larges ; la mâchoire supérieure avec une échancrure eu avant, accompagnée de deux dentelures obtuses ; la uiâclioire inférieure munie d'une grande dentelure correspondante; la queue courte, granuleuse, brunâtre en dessus et en dessous ; le plastron bordé de jaune, le sommet des carènes jaunâtre; la carapace a seulement dix-huit à vingt- un centimètres de diamètre. Elle parait habiter hjs étangs.
La Clemutob e:« toit {CL Irigibbosa, tec- Itim), ainsi désignée aussi à caubc de la* dis-
position de sa carapace élevée anguleosement au centre, tronquée en avant, anguleuse en arrière, à écailles presque li«ses dans l'état adulte. Le museau est pointu et relevé, les mâchoires sont denticulées ; d'un brun olivâtre sur la carapace, les carènes rougeâtres et le contourjaunâire; le sternum jaunâtre avec des taches anguleuses noires, le cou rayé finement de jaune, la queue et les membres ponctués de rouge; la carapace a environ seize à dix-huit oenlimètres de diamètre. Elle parait vivre dans les eaux du Gange.
Mais l'Amérique fournit à elle seule plus d'«Em * des do ce groupe que toutes les parties de l'ancien continent; on ne peut guère signaler ici que les suivantes :
La Clemiitdb géographique (€1 gieopiphica)y à museau court, arrondi^ à mâchoires fortes el à bord droit ; à carapace déprimée saillante en toit sur le rachis, à bords laléraux'légôrement relevés en gouttières, simple en avant où elle présente un angle légèrement rentrant, fortement dentelée en scie en arrière; chaque ptev^ue lisse, striée couccntriquement; chacune des plaques rachidiennes relevée en arrière, en saillie, subépineuse; plastron large, c<ï)uî)é carrément en avant, échancré en V en arrière; membranes digitaires développées, finement denliculé^s sur leur bord libre; queue courte, lé.^èreme^U écailleuse; grise, verdâlre en dessus, des lignes jaunâtres bordées de noir sur le cou et sous les mâchoires, se reproduisant
1)1 us ou moins nettement sur les membres et a queue; la pupille, dit-on, transversale; des lignes jaunâtres et noirâtres serpentant ondulensement sur la carapace lui ont mérité son nom spécifique. Une tache noire mal circonscrite , beaucoup plus développée sur le plastron que sur la carapace, inanmo la partie postérieure de chaque t-caille; la carapace atteint plus de trente-deux centimètres de diamètre longitudinal. Cette espèce paraît assez commune dans les grands fleuves de l'Amérique septentrionale.
La Clemmtdb a lignes goncepttriques.
{CL concentrica , centraCa), s * rapproche assez de la précédente par sa forme générale; elle est verdâtre, tachetée de poinis noirs sur le cou, les membres et la queue; des lignes concentriques brunes forment des cercles irréguliers sur chaque plai[ue de la carapace, qui porte une tache noire dans le centre; celte disposition se répèle sur le dessous des plaques marginales et sur les plaques du plastron. Cette espèce est commune dans les deux Amériques; elle paraît fréquenter les marais satins; sa chair est assez estimée, sa tarille est un peu moindre que celle de la précédente.
La Clbumtde a bords en scie {CL serrata], à carapace bombée, earonée, rugueuse, à stries longitudinales plus ou moius marquées, fortement dentelées en arrière , ^ plaques rachidennes plus ou moins relevées en carènes anguleuses en arrière; le plastron tronqué en avant, échancré en arrière; à mâchoires droites, à peine échaucrées £tï
i; EMY POISSONS, ETC.
jirttr ^ queue courte; la tête, le eou, la «u^ et les membres sont diversement ^é^ de jaune sur un fond DOirûtre; ces ^^ 6ou{ transversales sur la tête, longitu- Hj^^^^eâ sur la queue' et les membres ; la ca- ^^fip^ ^l d*un bruQ foncé, avec des lignes J^^gzag irrégulièrement circulaires; de ^^Jgi«â taches noires encadrées de fauve en l^ef^ auprès des sutures des écailles mar- '^. Le sternum est jaune clair, marqué l^acides taches noires sur chacune des s, ou d*une sorte de large anneau ou concentrique de cette teinte. La carafe celte Tortue atteint environ IrentecobUaiètres de diamètre anléro-posté- ; 00 la rencontre dans les eaux staget dans les rivières des régions temde fÂoiériquedu Nord. Quelques auo&l décrit cette Clemmyde dans son t à^e, sous le nom de £mys scripte^ âMi[iinut les lignes sinueuses noirâtres de kcaraiiâce l ues caractères d'écriture.
- LtCunTDB PBtuiTB (67. picta)j à carapace Oni«re,presqueentière,detiticuléeenavant, éwîQe echaocrée en arrière; à disque dé^vri- K«ltssp; plastron large, o va lai re, tronqué et denlMé en avaBl, arrondi en arrière; à màchoisii&9\es, la supérieure seulement échan- ««n anm,M I inférieure présentant trois drciicales correspondantes; la queue courte, assez mince, d*aa brun plus ou moins foncé; chaque fjfe^e de la carapace bordée d'une iTgne>«iw, /isérée de noir, avec une raie loQgituéûèk (Je même couleur sur le centrr des plaques rachidiennes ; des races longiCudinAJessemblables surles marginales anléneufes, concentriques, ouvertes en dehors sttr I« autres; le sternum jaunâtre au centre, poirâtre sur les côtés avec des lignes loogitadiDaies jaunes vers les bords, deux ttriiei jaunes sur les côtés de la tête, plus d^uoe fiûgtaine de' lignes de même teinte *ur Je cou, réduites à deux sur les côtés des uiralrres et de la queue; la carapace a de «Hi-èw( h vingt-un centimètres de diamètre '"''^/uiiinal. Cette espèce est très-aquatique ^^ ffraft très -commune dans les marais »*^ HUts-Ouis.
I^Clemutde a gouttelettes jadnes. {CL $mt(aiQ^ punctata)^ à la carapace déprimée, tnliére, lisse; le plastron large, tronaué en avaiUji peine échancré en arrière; la lôte courte; les mâchoires simples , à peine ^»:hducrées en avant ; les doigts courts, les aiiQibranes palmaires peu développées ; la queue longue et grêle ; noirâtre sur les partit* supérieures du corps avec de larges ioinls jaunes irrégulièrement parsemés, r'-^ngeltre en dessous avec des la<'.hes noicks plus ou moins étendues ; la carapace a eniiroQ treize centimètres de diamètre.
ENY
Celle Clemmyde fréquente les petits cours *reiu de TAmérique septentrionale.
It est on groupe d*£my des à cinq ongles «ai pieds antérieurs, et à plastron immobile» ch<z ies({uelles le sternum est si petit qu'il sevible imparfait et forme seulement , au Balieu de la région antérieure du corps» une
plaque rhomboïdale ou cruciforme solide-* ment attachée à la carapace par une apo» physe étroite et grêle. Ces Emydes ont la tête forte, revêtue de plaques en avant, d'une peau aréolée sur le reste de la tète; les mâchoires robustes, crochues avec deux barbillons sous le menton; la carapace vai déprimée , de largeur à peu près é^al6 en avant et en arrière, sublricarénée à son centre, le disque composé de treize plaques presque quadrilatères; le limbe simple e.i avant, dentelé en arrière; la surface des plaques cornées, lisse, avec des stries concentriques sur leur circonférence; le plastron composé de quinze plaques, dont neuf pour le centre et trois pour cliaque aile; les membres sont robustes, terminés par des ongles très-développés; la queue, très-longue, épaisse et fortement musculeuse, est surmontée de deux séries d'ëcailles grandes, anguleuses, qui forment par leur réunion deux carènes comparables à celles des Crocodiles, et qui ont fait donner à ces Emydes le nom de Cuélonures et celui d'EuYSAU* RES ; on leur a donné aussi le nom de Chélydres. On ne connaît qu^une espèce de ce groupe.
L'ËMYSAURE SERPENTINE (T. serpmtina) ^ brune en dessus, passant plus ou moins au gris verdâtre, jaunâtre en dessous; la carapace de celte Emyde atteint de trente-deux à soixante-cinq centimètres de diamètre longitudinal. L'Émysaure habite les voisinages des lacs et des rivières de l'Amérique septentrionale.
D'autres Emydes cryptodères ont leur plastron plus ou moins mobile; les unes ont un sternum étroit qui les rapproche des Emysaures, et sa partie ant(^rieure seule est mobile; ce sont lesStaurotypes, des mots grecs oravfof croix i et rûTtof forme. Leur tète, pyramidale, est recouverte en avant d'une plaque cornée; leurs mâchoires sont plus ou moins crochues, sans dentelures; le menton est garni de deux à six barbillons; la carapace tricarénée , presque ellipsoïde, les plaques l(^gèreinent imbriquées, les marginales au nombre de vingt-trois; le plastron composé de huit pièces médianes, et de deux autres pour chaque aile, articulées solidement avec la carapace; une charnière ligamenteuse permet à la partie antérieure du sternum de s'élever et de s'abaisser; la queue, longue et forte chez les mâles, terminée par un dé corné assez robuste. L'espèce la plus commune est le Stairotype
ODORANT ou MUSQUÉ {St. odoTQtUS^ J. odo-
rata), fauve en dessus, tacheté de brun jaunâtre et irrégulièrement lavé de brun en dessous ; la carapace de cette Emyde atteint dix è treize centimètres de longueur. Cette espèce appartient à l'Amérique du Nord ; elle fréquente les eaux vaseuses, l'odeur qu'elle répand lui a mérité son nom spécifique.
Les KiNOSTBRNBS sout des Emydes cryp* todères, voisines des précédentes, dont le sternum, un peu plus dilaté, est mobile en avant et en arrière sur une pièce médiane
EMY
REPTILES
BMT
fixée solidement à la carapace. A ce groupe se rapporte, par exemple :
Le KiNOSTitRNB scoRPioïDE {Kînostemon êcorpioides)^ à carapace ovalaire, allongée , arrondie eu avant et en arrière, plus ou moins tricarénée sur le disque, avec vingttrois plaques marginales rectangulaires, légèrement imbriquées ; le plastron ovalaire ou terminé en pointes obtuses, en avant et en arrière, composé de onze pièces; les écailles qui revêtent ces parties striées concentriquemont à leur circonférence, et en rayons au centre; la tête pyramidale obttise; les mAchoires fortes, onduleuses sur leurs bords réciproques, et dentelées; trois barbillons sous chaque côté du menton; la queue longue et grosse chez les mâles, nue en dessus, garnie en dessous d'une double rangée de lamelles écailleuses, terminée par un dé corné, recourbé en ergot. Le Kinosterne.scorpioïde est d'un brun plus ou moins intense en dessus, avec des rayons de teinte plus foncée; le dessus du corps est jaunâtre et brunâtre sur les sutures au plastron; la carapace atteint de seize à vingt-un centimètres de longueur. Cette Emyde se trouve le long des marais et des rivières de TAmérique du sud.
EnQn on a donné le nom de Cistubes à des Emydes cryptodères à cinq doigts onguiculés aux pieds antérieurs, dont le plastron, large et mobile en avant et en arrière sur le cordon fibreux qui Tunit à la carapace, se ferme plus ou moins complètement sur la carapace. Le degré d'occlusion a fait établir deux groupes parmi les Cistudes; chez les unes, le plastron, plus large et entier, n'offre presque pas de prolongement latéral ou ailes, m plaques axillaires ou inguinales, et peut dès lors se fermer complètement, ce sont les Clausiles; chez les autres le sternum, tronqué en avant, échaucré en arrière, muni de pièces axillaires et inguinales, ne ferme pas aussi exactement la cavité de la carapace, ce sont les Béantes. Au premier groupe se rapporte :
La CiSTUDE CLIUSB DE LA CAROLINE {TtSt.
clauia carolina^^ à carapace ovalaire, presque hémisphérique, plus ou moins carénée, è plastron composé de douze plaques et entier, à tête longue et à museau court ; les mâchoires fortes , simples, à peine échancrées en avant ; la tète revêtue d'une peau lisse, simplement aréolée; les pieds peu palmés ; la queue courte, peu volumineuse ; ae couleur brune, avec des taches rayon« nées jaunes verdâtres sur la carapace ; le plastron brun, avec des taches irregulières jaunes. Cette Cistude va rarement à l'eau ; on la rencontre sur le bord des chemins, encroûtée de terre> et simulant assez bien une masse argileuse ou un caillou ; sa carapace atteint de dix-huit à vingt-un centimètres do diamètre longitudinal. Les Iles d'Amboine et de Java fournissent une Cistude de ce groupe connue sous les noms de Cistuds CLAD8B d'Amboihb , (C. AmboinensiSf Emys^ couro, bieolor. .
Le midi de TEurope possède une espèce
de Cistude du second groupe, c*est-è-d des Béantes f c'est la Cistudb bourbe d'Europe ou commune ( Test. hUoria, of cularisy meleagris).
La Bourbeuse est une des Tortbes (\ l'on rencontre le plus souvent aa milieoi eaux douces ; elle est beaucoup plus pei qu'aucune Tortue marine, puisque sa ' gueur, depuis le bout du museau ju l'extrémité de la .queue n'excède pas nairement sept ou huit pouces, et sa large trois ou quatre. Elle est aussi beaueoop pi petite que la Tortue terrestre, appelée Grecque : communément le tour de li t rapace est garni de vingt-cin^ lames, bo dées de stries légères ; le disque l'est treize lames striées de même, faible pointillées dans le centre, et dont les de la rangée du milieu se relèyeut en a longitudinale. Cette couverture supérii est noirâtre et plus ou moins foncée.
La partie postérieure du plastron est ter minée par une ligne droite ; la couleur ^ nérale de la peau de cette Tortue tire sur ij noir, ainsi que celle de la carapace; m doigts sont très-distincts l'un de l'autre, a» réunis par une membrane ; il yen a «( aux pieds de devant, et quatre aux pieds <i« derrière; le doigt extérieur de chaque peil de devant est communément sans oogie;|i queue est à peu près longue comiDe la oioitiédela couverture supérieure; aalieo d0 la replier sous sa carapace, ainsi que la p/opart des Tortues de terre, la mbemli tient étendue lorsqu'elle marcbe, e( c «( (te là que lui vient le nom de Mtf^^ Mut amêatilis^ que les anciens lui oolôono^; lorsqu on la voit marcher, on croinîUiw devant les yeux un Lézard dont le eorps serait caché sous un bouclier pins ouniwns étendu. Ainsi que les autres Tortues, elle fait entendre quelquefois un sifflemeoi entrecoupé. , , On la trouve non-seulenaent dans les eu* mats tempérés et chauds de l'Europe, m encore en Asie, au Japon, dans les Granoe Indes, etc. On la rencontre à des latitofli» beaucoup plus élevées que les Tortues « mer : on l'a péchée quelquefois dans les m vières de la Silésie, mais cependant elle» supporterait que très-diiBcilemenl un ^ mat très-rigoureux , et du moins eue ^ pourrait pas y multiplier. Elle scngoura^i pendant l'hiver, môme dans les pays »
pérés. C'est à terre qu'elle demeure peD^P; sa torpeur : dans le Languedoc, elle w mence vers la fin de l'automne a prep«^ sa retraite ; elle creuse pour cela unj^ ordinairement de six pouces de pfo*""^J elle emploie plus d'un mois à ceU^l^^ Il arrive souvent qu'elle passe ^^^J.^ être entièrement cachée, parce ^f^^^^ ne retombe pas toujours sur elle, lom j^ s'est placée au fond de sonjrou^^^ premiers jours du printemps, ^^JZ.{.
d'asile ; elle passe alors la P^PJ^loo- .. tie du temps dans l'eau; elle ^7 "..yjaH ^ vent à la surface, et surtout Jors^ ^^ • chaud, et que le soleil luit. Da^^ ^^'
EMY
E\iY
presque toujours è terre. Elle multiplie,
eoup dans plusieurs endroits aquati-
du Laoguedoe » ainsi qu'auprès du
et dans les marais d'Arles et dans plu-
fiadroits de la ProTence%
^^est qu'à terre que* la Bourbeuse pond
'^0oSs; elle les dépose, oooifine la Tortue
^ ^\ dans un trou qu'elle creuse, et elle
^^.^ûufre de terre ou de sable ; 'la coque
^^^^0, inoins molle que celle dos œufs
^ ^^irlues fraocbes , et leur couleur est
*• y umlorme. Lorsque les petites Tor-
tfOQt édosps, elles n'ont ouelqiieVois
^ lignes, ou environ, de largeur. La
use ayant le^ doiçts des pieds plus
, et uoe charge moins pesante que la
des Tortues, et surtout que la Tortue
appelée la grecatUy il n'est (ms bien
it qa'elle niarcne avec bien moins
lorsqu'elle est à terre et que le
' femio est uni.
LesloyfbeQses,ou les Tortues d'eau douce ! «prtfMot dites ^.croissent pendant tièsiiK^flcaps ainsi que les Tortues de mer;
le temps qu*il leur faut pour atteindre
'entier développement est moindre que \ qui est nécessaire aui Tortues fran* », attendu qu'elles sont plus petites : aussi M vàtcnt-^U» pas si longtemps. On a cependam otïserré que, lorsqu'elles n'éprouvent »»iDt d'accideuts, elles parviennent jusqu'à 'Agvde aualr&-riogts ans et plus ; et ce grand ocMB^re QèQoées ne prouve-t-^l pas la longue ne <}ue BOUS avons cru devoir attribuer aux gnoées Tortues de mer ?
L4? ^ que la Tortue d'eau douce a pour !e$ Uoacoos, pour les Vers, et pour les Insectes dépourvus d'ailes, qui liabitent les nvtss qD*e)ie fréquente, ou qui vivent sur la 5s/£»ce des eaux, l'a rendue utile dans les faniîMMSj qu'elle délivre d'animaux nuisibles, sus ▼ causer aucun dommage. On la recherske il ailleurs à cause de l'usage qu'on enfait làiBiédecioe, ainsi que de quelques autres Iviaes : elifi devient comme domestique ; on bMfterre dans des bassins pleins d'eau, ■tJb tords desquels on a soin de mettre ■»|iaocbequi s'éionde jusqu'au fond, quand ^ feiméaies bords sout trop escarpés, a(in CUle puisse sortir de sa retraite, et aller ^MrAer sa petite proie. Lorsque l'on peut ^Ihire qu'elle ne trouve pas une nourriture ^^ al>oudante, on y supplée par du son et ^^ farine : au reste, elle peut, comme les ^^ ^es quadrupèdes ovipares, vivre pendant ^s^etufis sans prendre aucun aliment, et Vae quelque temps après avoir été privée ^ «des parties du corps qui paraissent les .^ %i essentiel les à la vie, après avoir eu la keoupée.
JlttUot on doit la multiplier dans les jar- / psque l'on veut garantir des Insectes volves, autant on doit l'empôcber de pénétrer te les étangs et dans les autres endroits Allés par les poissons. Elle attaque môme, k^fCeui qui sont d'une certaine grosseur; . Be les saisit sous le ventre ; elle les y mord, ' â leur (ait des blessures assez profondes pour ffih oerdent leur sang et s'alfaiblissent
DlCTI0?l!f. DE ZOOLOOIB. 11.
bientôt; elle les entraîne alors au fond de l'eau, et elle les y dévore a-vec tant d'aridité, qu'elle n'en laisse que les arêtes et quelques parties cartilagineuses de la tête ; elle rejette aussi quelquefois leur vessie aérienne, qui s'élève à la surface de l'eau, et par le moyen des vessies à air, que Ton voit nager sur les étangs, l'on peut juger que le fond est habité par des Tortues bourbeuses.
Les Indes orientales donnent une Gistude de ce groupe, à carapace presque circulaire, déprimée, dentelée sur les bords, dont on a fait récemment un genre à part, sous le nom de Cycléhts, c'est vEmytdhory ou de Diard.
Les Ëmydes précédentes offrent, avec la disposition particulière de leur cou, un bassin articulé sur l'échiné, par synchondrose, plus ou moins mobile sur la colonne vertébrale, et en même temps plus ou moins indépendant du plastron auquel il n'adhère que par un tissu fibro- cartilagineux. Les Emydes suivantes non-seulement en diffèrent par la manière dont leur cou se replie sur le cdté, mais encore par l'adhérence plus intime du bassin arec la carapace et le plastron, se rapprochant par conséquent sous ce rapport des Tortues ou Chéloniens chersites. Plusieurs d'entre elles répètent certaines espèces cryptodères, soit par le nombre des ongles dont leurs doi^ sont armés, soit par la tiiité ou la mobilité de leur plastron, ou enfin par la disposition proboscidiforme de leur museau. Ainsi :
Les GHÉLopiif ES ont quatre ongles à chaque pied, comme les Tétraonyx ; du reste, leur tète estlongucyplate, recouverte d'une simple peau; le museau court, la gueule grandement fendue; les mâchoires simples, sans dentelures et sans barbillons; le cou trèslong; la carapace déprimée ; le plastron large, fixe et largement adhérent à la carapace; on compte vingt-cinq écailles à la carapace et treize sur le plastron.
La Chélodine de la Nouvelle-Hollande (Em. longicoUis), a la carapace déprimée, simple, lisse; le plastron entier en avant, échancré en V en arrière; la queue est trèscourte, comprimée à son extrémité; sa couleur est d*un brun marron; les sutures de plaques sont noires, la carapace atteint dixhuit à vingt^un centimètres de diamètre Ionf;itudinal. Elle se trouve, comme son nom 'indique, à la Nouvelle-Hollande. L'Amérique fournit une espèi.*.e voisine, dont on a fait un genre particulier, sous le nom de Hydromedusa à cause de la disposition dilatée et rentrée de la plaque nuchale, qui semble faire partie du dis(|ue, et donner quatorze plaques pour le disque, et seulement vingt-quatre marginales; mais la mêipe disposition existe également chez la précédente; il parait que cette Chélôdine a cinq ongles aux pieds antérieurs dans son jeune ftge. C'est :
La Chélopitie de Maxim ilien, ( Chel. Maxi' miliani ) jaunâtre, marbrée de brun sur la tête, le cou, les membres et la queue ; tachetée de même couleur sur la carapace ; le plastron brun, bordé de jaune; la carapace