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REPTILES
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cependant certaines espèces s^accouplent à l*caut sur les plages basses, sablonneuses et peu inclinées; Tacte se prolonge assez longtemps, et, après une durée incertaine de gestation, la femelle va pondre ses œufs à terre, non loin des rivages qu'elle fréquente ; elle les dépose dans des trous peu profonds, et les abandonne comme la plupart des Reptiles. L'accroissement des Emydes est trèslent, h en juger par celui des individus que l'on est à même de voir en captivité; les Emvdes n'atteignent pas une taille considérable; les Elodites ne dépassent guère quarante (/entimèlres de longueur; beaucoup n'ont pas la moitié de cette dimension ; plusieurs n'ont guère que dix h dou2e centimètres ; les Potamites arrivent parfois à quatre-vingt-deux centimètres et même un peu plus de longueur, et sous ce rapport encore elles forment une sorte de transition des Emydes aux Chélonées.
Les Emydes vivent, en général, dans les régions tempérées* ou chaudes des deux continents; leurs espèces nombreuses se multiplient beaucoup dans les lieux peu fréquentés et peu élevés; les fleuves d'Europe ne nourrissent pas aujourd'hui de Potamites; néanmoins il paraît que jadis ces sortes d'Emydes les habitaient en certaine quantité; car l'on retrouve des restes fossiles de ces animaux dans plusieurs points assez rapprochés vers le nord, et des fragments de leur siernum à claire-voie et branchu en ont imposé pour des bois d'Elans, à une époque où Tanatomie comparée n'était pas encore assez avancée pour faire sentir tout ce qu'il pouvait y avoir de dififérence entre ces parties.
Les Emydes sont généralement carnassières, c'est-è-d ire qu'elles se nourrissent de petits animaux vivants ; Ton tire même parti de la gloutonnerie de ces Tortues pour les prendre h l'hameçon ; ce sont des êtres innocents, mais sauvages et colères, et lorsqu'on appit)che les grandes espèces, elles mordent avec acharnement et fureur. La plupart des Emydes sont peu recherchées, les Potamites se mangent volontiers ; mais le^ Elodites exhalent une odeur particulière, si nauséeuse que partout on les rejette. Les Emvdes ne possèdent pas une écaille assez épaisse et assez belle, pour qu'on puisse en faire le moindre usape.
Les Emydes qui habitent les eaux courantes, ou les Potamites ou Fluviales, se distinguent par une carapace très-déprimée, composée de pièces osseuses, dont les bords ne se confondent point entre eux, surtout à la circonférence, où des pièces discoïdales ne soutiennent pas leurs extrémités ; leur surface est granulée comme celle des ossifications accidentelles. Cette carapace est revêtue d'une peau simplement coriace, qui leur a fait donner le nom de Tortues molles^ et qui se prolonge un peu au delà du corps de I animal ; ses bords, légèrement flexibles, sont susceptibles de mouvements d'élévation atd'abaissementque l'animal emploie, dit-on, pour s'élever ou s'abaisser dans l'eau à la
manière des larges nageoires littérales des Haies, ce qui a lait donner à ces Tortues le nom d'Aspidonectes^ des raots grecs «<nriç, bouclier y et vijxTcev, nager. Le sternum de ces Tortues est incomplet è sa partie moyenne, et le plastron est complété par une substance cartilagineuse, à peu près comme les Chélonées ; la tête de ces Tortues les distingue nettement de leurs congénères ; leurs narines, prolongées en petite trompe molle, paraissent susceptibles de légers mouvements et d'une sensibilité tactile particulière; une
f>etite membrane semi-lunaire adhérente à a cloison médiane ferme complètement leur ouverture quand l'animal est plongé sous l'eau momentanément ; cette disposition proboscidiforme permet à ces animaux de rester cachés sous les feuilles des plantes qui couvrent la surface du liquide, et de ne laisser dépasser, pour respirer, que l'extrémité de leurs narines au-dessus du niveau, à la manière des Foulques et de quelques autres oiseaux aquatiques; leur gueule est aussi munie en dehors du rebord corné commun, d'un rebord membraneux, coriace, comparable à de vraies lèvres, et doué sans doute d'une certaine sensibilité particulière. Leur cou est rétractile de haut en bas ; leurs membres ne se retirent qu'en partie sous la cara pace ; les pieds sont élargis ; leurs doigts sont dirigés en avant, munis de larges membranes natatoires ; les trois antérieurs seuls sont munis d'ongles, ce qui leur a fait donner le nom de Trionyx ; les deux autres paraissent simplement destinés an tact ; leur queue est courte et obtuse. Les Trionyx, que Ton a aussi appelés Amyda, du nom d'Amys sous lequel Aristole, d'après Archigèucs, paraît les désigner lorsqu il dit que celte Tortue a le test assez mou pour laisser trans pirer les humeurs, voulant expliquer par là pourquoi elle n'a, à son dire, ni rein, ni vessie, ce en quoi il se trompait entièrement; les Trionyx diffèrent entre eux par le développement plus ou moins considérable de la partie postérieure du plastron : tantôt il est trop court pour pouvoir couvrir les pieds postérieurs, quand ils sont rétractés ; on Us a désignés sous le nom particulier de Gymno-
ÎodeSf des mots grecs 7Vf*v6ç, nu^ et ïtoûc, pied; ce groupe se rapportent :
Le Trionyx du Nil (T. niloticus egypliacus)^ le Tyrsé, dont la carapace a plus de soixante-cinq centimètres de diamètre, d'un vert olive foncé en dessus, .uniforme dans l'âge adulte, ponctué de jaune dans le jeune âge, blanc jaunâtre, rosé ou bleuâtre en certains points du plastron.
Le Trionyx Ocellé ( J. gangeticus), d'un brun clair en dessus, avec quatre ou cinq grandes taches annulaires noires bordées de jaune; le dessous du corps est d'un jaune sale, la carapace de cette espèce ne pèràji pas dépasser vingt-un à vingt-sept centimètres de longueur. Quelques auteurs pensent qu'avec l'âge ce Trionyx parvient à une dimension un peu plus considérable; <ïu*l perd alors ses taches ocellées, et den^nl d'un brun clair^ uniforme ou à peine vernn-