partie antérieure, et peut clore ranimai sous
h carapace danri certaines '"circonstances :
«"'est Ce qui leur a fait dom^ r le nom de Ster-
«oTBAiBES. Leur tête est déprimée , garnie
^ grandes plaques; leurs mâchoires, sim-
ftes, sans dentelures, crochues en avant,
^deux barbillons en dessous; la carapace
^^prùaée, oblongup, relevée légèrement en
•Km sur le rachis, garnie d'écaillés à stries
•Docentriques, ainsi que le plastron, qui est
•otier en avant, échancré profondément en
prière; les parties antérieures des mem-
Ji» garnies d'écaillés; les membranes digi-
jHes peu développées; la queue très-courte.
•i^esf>è«e la mieux déterminée est :
^ Le Sternothaire marron {Em. castanea^
•t. ieachianu»)^ de couleur brune en dessus,
•tiasi que son nom l'indique ; jaunâtre lavé
•fct brun sur les parties inférieures ; le dla-
**èlre longitudinal de la carapace est d'envi-
►^ dix à treize centimètres. Cette espèce
^ent de Madagascar.
On a aussi donné à ce groupe le nom de ^riusios.
On a signalé, sur plusieurs points géolo-
*^qoes, des fragments d'ossements que Ton
•^roit avoir appartenu à des Emydes des ères
^niéricores. Mais ces débris sont peu com-
V*t$; ils ont été trouvés disposés confuse-
"wi'n!, el mêlés avec des coquilles évidem-
POISSONS, ETC. EPA 686
ment d'origine marine, dans dos couches d'éléments marins, ce qui peut faire douter que ces Emydes aient vécu aux lieux où on a rencontré leurs dépouilles, el donner à penser que ces restes auront été entraînés de régions plus ou moins éloignées, par un courant marin qui les aura déposés aux lieux oik on les observe; car jusqu*ici aucune Emjde n'a été vue dans les eaux de la mer. M. Dussomier , auquel l'histoire naturelle doit tant pour les précieuses récoltes dont il a enrichi le Muséum national de Paris, rapporte, il est vrai, que les Indiens lui ont remis de grandes carapaces de Trionyx granosuifj qu'ils venaient de prendre en mer; mais Ton conçoit, en ajoutant foi au récit des Indiens, peu intéressés à en imposer, que dès trionyx qui fréquentent les grands fleuves
f)uissent être entraînés en haute mer par 'effort des courants ou par l'appât de la proie, qui, dans certaines circonstances, se rassemble à l'embouchure et au barrage des fleuves. Mais les autres Emydes quittent trop peu le rivage, et s'aventurent trop rarement en oléine eau pour être exposées à la dérive, et leurs moyens physiques ne leur permettent guère une chasse aussi aventureuse que celle de TOcéan : aussi, jusqu'à plus ample information , doit - on regarder comme douteuse l'indication do la patrie et la spécialité des espèces d'Emydes antédiluviennes que l'on a découvertes jusqu'ici.
ENDOSMOSE. Voy. Absorption.
ENGRAULIS. Voy. Enchois.
ENNÉACANTHE. Voy. ScièifE.
ENTOZOAIRES; ont-ils une génération spontanée? Voy. Génératiom spontanée.
EPAULARD, Phocœna orca^ espèce de cétacé de la tribu des Delphiniens. — Cette espèce de Dauphin paraît une des plus anciennement connues sur nos côtes ; elle se rencontrait assez fréquemment, dit-on, dans le golfe de Gascogne, sans doute lorsque la navii'ation, moins étendue qu'elle n'est au jourd'hui, ne l'en avait pas encore éloignée. Il paraît que c'est à elle que les Saintongeois donnaient plus particulièrement le nom d'Epaiilard, quoiuue depuis ce nom paraisse avoir été oublie par eux ; mais si elle était connue des pècneurs , elle l'était peu des naturalistes^ qui, m^me encore aujourd'hui, n'en peuvent comjioser l'histoire qu'en réunissant des notions éparses qu'ils lui rapportent plus ou moins conjecturalement.
Les caractères les plus frappants de cette espèce sont : un museau très-court, une grande taille; une très-haute nageoire dorsale, de grosses dents en assez petit nombre, enfin les parties supérieures du corps noirâtres, les parties inférieures blanches, et une tache de cette couleur au-dessus deFcei!.
Tous les Dauphins au![quels on a plus ou moins reconnu ces caractères, mais surtout la grande nageoire dorsale, ont été rapportés è cet Epaulard des Saintongeois , assez mal décrit et encore plus mal représenté par Rondelet.
Quoi qu'il en soit, le type de cette espèce
LPA
REl'TIUS,
EPA
nous est donné dans une figure publiée par Hunier sous le nom de Grampus^ figure dont on a cru retrouver les traits dans celle que Duhamel a fait représenter sous le nom ^'e Cachalot d*Anderson » et dans celle que Lacépède nomme Gladiateur, qu'il devait à Kanks, et qui a une ressemblance très-grande avec celle de Duhamel.
Plusieurs auteurs ont pris l^Epàulard pour rOrca des anciens, mais sans grand fondement. D^abord il n'est pas très-certain que r£paulard se trouve dans la Méditerranei*; onsuite ce que disent de leur Orca les an- «ricns, qui n'en parlent qu'en quelc]uès mois» ne convient pas exclusivement à I Epaulard. Kn effets quoique cet animal altoigae à Une fort grande taule, il n'en conserve pas moins la forme générale des Dauphins, c'est-àdire que son corps, gros à sa partie moyenne» va en diminuant plus ou moins graduellement jusqu'à ses doux extrémités/S1l y a moyen de trouver dans cette forme, comme le fait Éestus, celte d'un vase à mettre du vin» on ne tirera pas de ses proportions, comme le fait Pline (1), « l'idée d*une ma^^se de chair ayant des dents menaçantes. » Ces deux images conviennent beaucoup mieux à un Cacnalot» comme on l'a déià pensé; et ce qui le confirme, c'est ce auo le même P\v.\e rapporte du combat que l'empereur Claude fit livrer à un Orque qui était échoué dans le port d'Ostie, combat dont il fut témoin, et dans lequel une des barques fut sutHuergée par Peau dont le souille de l'Orque Tavait remplie. Au reste, les anciens n'étaient sans doute pas plus exompts que les modernes de Terreur qui consiste à appliquer le même nom à des espèces ditférentes, surtout lorsqu'il s'agit d*animaux aussi difficiles à observer que le sont les cétacés; et ce n'est qu'à cette circonstance, ou à toute autre analogue» qu'il faut altrtbuer le Dauphin sur leaueî Claude s*est fait représenter dans la médaille où il a voulu consacrer le C/ombat dont nous venons de parler, et qui semble n'être que le Dauphin commun.
11 est plus vraisemblable, comme l'a conjecturé G. Cuvicr» que TEpaulardestrAmâ marintM des Latins ; car l'Ëpaulàrd a une tache blanche, étroite et un peu courbée, très-nettement dessinée derrière l'œil; et Pline rapporte (2) que la mer laissa sur les côtes de la Saintonge des Béliers marins dont les cornes n'étaient représentées que par des lignes blanches.
Elien dit aussi que le Bélier marin mâle a Ib front orné d'une bandelette (3)» et il uoute que cet animal se trouve entre la Corse ei la Sardaigne»
Si les modei*nes avaient reconnu la présence dé l'Ëpaulard dans la Méditerranée, la conjecture de Cuvier serait à peu près hors de doute ; mais ce fait n'a point vie constaté ; et» si M. Risso a cru dans un temus
(l)Lib. X, cap.6^ h) yb. IX, c. 5.
(3) Uist, aiitm., lib. xv, cap. i : Marinus arm fronlem^ tic alba vUa redimilam habet^ etc.
retrouver cet Ariei marimis dans les ii de Nice, il a dû lui-même reconnallre ri tard son erreur; le Dauphin auquel ila^ donné le nom d'Aries a pris depuis le s même. "
♦C'est de cet Epaulard quél'on a aussi toi reconnaître les caractères tfansquelques-ii des Dauphins, qui, chez les nàlfonsduX?i ont reçu les noms de BuU-Ropf; mais Buts-Kopperd'Egèdepeut tout aussi benfl rajiporté au Globiceps qu'à I^EpauIari pai que le seul de ses caraclères spécifique q convienne à ce dernier consis'e dans ui tête grosse et obtuse. Il en serait de m du pvomiGv ButS'Eopf de Marlens, s'il ni joutait pas à la forme sphdrique de la ûj que les parties supérieures du cor;?s ià brunes et que la tète est mnrbrée ; maislj a plus de vraisembfaocequec'estder^ fard qu'il parle dans son second Buls-Kopl qui a, dit-il, la nageoire dorsale trois h plus haute que celle du premier.
Andcrson parle aussi d'un Buls-Rpf.foai les traits qu'il en rapporte ne soiil que ceui du premier Buls-Xopf de .Vfarlens.
L'EpauIard est un des plus zraods Bauphins; il atteint jusqu'à v ingt -cinq pieds df longueur, et sa plus grande circowérttfr,
3ui se trouve à sa partie moyenne, es( de onze pieds ; son corps, comme celai de tous les Dauphins, est fusiforme, mais beaucou,) plus allongé en arrière queoaranl, son museau étant tronqué et .^a tôle arrondie. Une nageoire ae quarre pieds de iuo/; recourbée en arrière et terminée efl/wo^e, s'élève au milieu de sou dos; sesdeûiwgeoires pectorales sont élargies, mowliwi leur extrémité) et moins longues proçoAWûnellemenl que celles du GÎobiccj»s. La nageoire caudale a environ cinq à sii pie^'^ d'une extrémité à l'autre, et Hlee^l l'aile?' « è 1 deux parties égales par une échaûcrure i.ans son mifiou.
Sa couleur est d'un noir brillant aux ptftics supérieures, et d'un blanc pur auipw* lies intérieures, à Telception des flancs, sf lesquels on voit s'avancer une lâche noije plus ou moins îrrégulière, qui prend naissance sur les côtés noirs de la queue.
Pline nous représente TOrque coninie un des plus grands ennemis des baleines. Ro»delel fait de même pour son Epaulard; eu i\j0ute que lès pêi4ieurs ne foui ipom* guerre à ce cétace, qu'ils le ména^nlmW l»arce qu'en poursuivant les B*^^'"f . .^ pousse au rivage, où elles viennenlécnoue.
ce qui doime aux pêcheurs plus «^-"Jj" pour s'en rendre maître; et c eslauxTeire Neuves, dit-il, que les mariniers en «gi^ ainsi ; ce qui nous rappelle ces *"Jf'^îj ^ Dauphins assassins des côtes du ^^^ ^ l'Amérinue, que les pôcheur^^ dj^^ temps plus modernes, ont ''^î^'^.^^nea* leurs plus dangereux ennemis; ^?^.^J^e^ ne sont plus des Baleines qu'on Tient *î"
cher sur ces côles, mais des Mp^"^^,,i.,e. lesEpaulards détruisent en grao^îT'Li.
Depuis, l'Epaulard a toujours ^^^^l^jc déré comme un des plus grands eni'cu» -
EPE
POISSONS, ETC
FPI
3 Baleine, sans que nous sachions qu'aii- An obscTTation nouvelle à cet égard ait été
Uptretl que ces animaux vivent en pe-
tUts trou|)es, et que, comme Ifs Baleines,
ibie sont réfugiés lians les glaces du Nord.
Aodersou nous dit: que les pécheurs les
flfiûonlrenl dans les mers du Spitzberg .et
Itts le détroit de Davis, et il ajoute qu'ils
Attiqueqt la Ba)eine que pour, lui dévorer
hia^e, ce qui fait ou on rencontre assez
MneoiiQeyl des Baleines mortes privées
iiljiK langue.
Il rapidité avec laquelle ces Dauphins luentne permet pas de les atteindre avec WWpoD;on ne parvient à les blesser qu*à Wtttfile fusil.
ttâXLE. Toi/. Sqiiklkttk.
SKKLAN, Osmeitu^ genre de poissons de fecdre des Malacoptérygiens abdominaux, bffliBe des Salmones. — L'Eperlan n*a guère qoe six {wuces ou environ de longueur ; Qiis il brille de couleurs très-agréables. Son duetsesnag^ires présentent un beau gris; mê eôtés ei s^ partie inférieure sont argents; 6\ oe$ deux nuances, dont Tune très* JKmce c\ Vautre très-éclatante, se marient iiec^iice, sont d'ailleurs relevées par des ràtetsTertSfUeos et rouges, qui, se mêlant ou se succédant arec vitesse, produisent une fuite. irès-wrée de teintes chatoyantes. Ses ecai/lej e/ 5M autres téguments sont d'ailiforj 5/ (/iaphanes , qu^on peut distinguer ai/?5 Ar /é/e le cerveau, et dans le corps les rertéiïfes et les côtes. Cette transparence, ^ refle/5 fugitifs, ces nuances irisées, c*s l^uïiesa/^Dtines^ ont fait comparer l'éi lai df SI paru-e à celui des perles les plus fines ; fl de cette ressemblance est venu, suivant «MHielet, le nom qui lui a été donné, fel Osmère répand une odeur assez forte, fl» oljsenraleurs, que ses couleurs avaient **tols, roulant trouver une perfection de l^dans leur poisson favori, ont dit que «fc odeur ressemblait beaucoup à celle do fe mielif*; il s'en faut cependant de beauc^p qu'elle en ait l'agrément, et Ton peut iDéioe, dans beaucoup de circoostanceSi la* ^^irdêr presque comme fétide.
L ensemble de l'Eperlan présente un peu '^ £orme d'un fuseau. La tète est petite ; les ^x sont grands et ronds. Des dents menues ^ recourbées garnissent les deux m&choires H )e palais; on en voit quatre ou cinq sur ^ langue. Les écailles tombent aisément.
Cel Osmère se tient dans les profondeurs '«s lacs, dont le fond est sablonneux. Vers i^ printemps, il quitte sa retraite, et remonte iiosles rivières en troupes très-nombreu - «s, pour déposer ou féconder ses œufs. Il uoliiplie avec tant de facilité, qu'on élève, ^405 plusieurs marchés de l'Allemagne, de ^Suède et de l'Angleterre, des tas énormes t^udifidus de cette espèce.
11 rit de Vers et de petits animaux à co- F ville. La vessie natatoire est simple et pointe par les deux bouts ; l'ovaire est smlple ^mme la vessie natatoire.
Cûe variété de l'espèee que nous décrivons
habite les profondeurs de la Baltique*, de l'océan Atlantique boréal, et des environs du détroit de Magellan. Elle diffère de l'Eperlan des lacs par son odeur, qui n'est pas aussi forte, et. par ses dimensions, qui sont bien plus grandes. Elle parvient communeinent à la longueur d'un pied ou quinze pouces, et, dans l'hémisphère antarctique, on l'a vue longue de dix-huit pouces. Vers la fin de l'automne, elle s'approche des côtes ; lorsque le printemps commencé, elle remonte dans les fleuves; et l'on prend un si grand nombre d'individus de- cette variété en Prusse» auprès de l'embouchure de l'Elbe, el en Angleterre, qu'on les y fait sécher à l'air pour les conserver longtemps et les envoyer à de grandes distances.
ËPERLAïf DE Sbinb ICyprinus bipuneiaiuê). Poisson du genre Able, dont la grosseur est inférieure à celle du Meunier et autres espèces voisines.
Tout son corps est argenté, brillant, avec deux points noirs. sur chaque écaille de sa ligne latérale. Ce poisson habite nos eaux douces; il est très-peu estimé sur les tables.
EPERVIEK. — L'Epervier est un filet en forme d'enlonnojr ou de cloche, dont l'ouverture a quelquefois soixante pieds de circonférence. Cette circonférence est garnie de balles de plomb, et le long de ce contour le filet est retroussé en dedans et attaché de distancjS en distance, pour former des bourses. On se sert de YEpervi^ de deux manières : en le traînant et eu le jetant. Lorsqu'on le tratne, deux hommes placés sur les bords du courant d'eau maintiennent l'ouverture du filet dans une position à peu près verticale, par 1^ moyen de deux cordes attachées à deux points de cette ouverture. Un troisième pêcheur tient une corde qui l'épond à la pointe du filet. Si Ton s'aperçoit qu'il y ait du poisson de pris, et qu'on veuille relever VÉpervier^ les deux premiers pécheurs lâchent leurs cordes, de manière que toute la circonférence de rouverture du filet porte sur le fond ; le troisième tire à lui la corde qui tient au sommet delà cloche, se balance
f^our que les balles de plomb se rapprochent es unes des autres, et, quand il les voit réunies, tire l'Ëpervier de toutes ses forces, et le met sur la rive. Lorsqu'on jette ce filet, on a besoin de beaucoup d'adresse, de force et de précautions. On déploie l'Ëpervier par un élan qui fait faire la roue au filet, et qui entraine le pécheur dans le courant, si une maille s'accroche à ses habits. La corde plombée se précipite au fond de l'eau, et enlerme les poissons compris dans l'intérieur de la clôcne.
EPINOCHB, GasUrosteus, genre de poissons de l'ordre dès Acanthoptérygiens, famille des Zones cuirassées. — Ce genre renferme les plus petite poissons connus ; la taille de quelques-uns .ne dépasse guère quarante-cinq 'millimètres; nous en avons
Plusieurs en France, qui pullulent dans nos assins ; il n'est pas de mare, de ruisseau, où l'on n'en aperçoive. Ces frêles créatures se mulliplientsi prodigieusement dans quelques
Ein
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