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lui acanthiai^ Lîn.) qui habite dans toutes les mers, et particulièrement dans la Méditerranée^où il a été observé par un très-grand nombre de naturalistes depuis le temps d'Aristote jusqu'à nos jours. La tète de ce poisson est aplatie, façonnée en forme de coin, mince par devant, arrondie vers l'extrémité du museau, et plus transparente que celle de plusieurs autres Squales. Chaque narine a deux ouvertures petites, presque rondes, et également éloignées du bout du museau et de l'ouverture de la bouche. On voit auprès des yeux huit rangs de pores destinés à laisser échapper une humeur mu- Queuse. Les dents, qui forment ordinairement trois rangées, sont allongées, aiguës et garnies, de chaque côté de leur base, d'une pointe assez grande; elles ressemblent beaucoup à celles du Squale Roussette ; mais il est aisé de les en (distinguer, parce que celles de la Roussette sont dentelées, et que si celles de TAiguillat le sont, ce n'est que légèrement, et lorsque l'animal est déjà tresdéveloppé.
La ligne latérale est droite. La première nageoire dorsale est presque aussi avancée vers la tête que les pectorales ; la seconde l'est plus vers le bout de la queue que les ventrales : l'une et l'autre sont armées, dans la partie antérieure de leur base, d'un aiguillon ou premier rayon épineux trèsdur, très-fort, blanc, et presque triangulaire. Cet aiguillon, dont chaque nageoire dorsale est garnie, est formé dans le fœtus, de manière à être très - sensible, quoique un peu mou. On a prétendu que ce dard était venimeux. L'Aiguillât ne contient cependant aucun poison ; mais ce sont des effets semblables à ceux qu'on éprouve lorqu'on a été blessé par l'arme de la Raie aigle ou de la Pastenaque, qui ont fait penser que celle de TAiguillat était empoisonnée.
L'extrémité de la queue de l'Aiguillât est comme engagée dans une nageoire divisée en deux lobes, dont le supérieur est le plus long.
Au reste, toutes les nageoires sont noirâtres. Le dessus du corps est d'un noirâtre tirant sur le bleu, et relevé par des taches blanches plus nombreuses dans les jeunes individus : le dessous est blanc, et les côtés sont blanchâtres, avec quelques nuances de violet ; et des rides ou sillons dirigés obliquement vers la ligne latérale, les uns de naut en bas, et les autres do bas en haut, sy réunissent de manière à y former des angles saillants tournés vers la tôte.
La chair de l'Aiguillât est filamenteuse, dure et peu agréable au goût ; mais il est des pays du nord de l'Europe où le jaune de ses œufs est très-rechercné. Sa peau est aussi employée dans les arts, et y sert aux nièmes usages que celle du Requin et de la Roussette.
Le Squale Sageb (Squalus spinax). Ce poisson ressemble beaucoup à l'Aiffuillat, et a été souvent confondu avec ce dernier. Mais voici les caractères qui font de ce cartilagineux une espèce distincte. Les narines
sont placées presque à l'extrémité du mu* seau, au lieu d'être situées à une distance à «peu près égale de cette extrémité et de l'ouverture de la bouche. Le dos est plus aplati que celui de l'Aiguillât. La couleur générale de l'animal est très-brune ; et la
Eartie inférieure du corps présente des tuercules plus gros et une couleur plus foncée et plus noirâtre que la partie supé^ rieure. Nous trouverons, dans la classe entière des Poissons, bien peu d'exemples de cette disposition extraordinaire et inverse de couleur et de tubercules, qui indique une distribution particulière dans les différents vaisseaux qui avoisinent la partie inférieure de Tauimal, et suiEt pour séparer une espèce de toutes celles qui ne montrent pas ce caractère. Le Sagre vit dans la Méditerranée ; il habite aussi l'Océan, même à des latitudes très-septentrionales.
La troisième espèce a été dédiéeàH.Blainville, par M. Risso; il l'a découverte sur là plage de Nice, où son nom vulgaire est Jfcm-
fftn. Elle a, à ce qu'il parait, l'habitude d'enever, avec beaucoup d'adresse, Tappftt dont les pêcheurs garnissent l'hameçon qu'ils lui jettent pour s'en emparer.
L Aiguillât Rlâinvillb se distingue de ses congénères par les raies obli(jues brunes
3ui se détachent de la couleur plus foDC»ée e ses flancs. La chair de ces poissons est blanche et peu délicate. De leur foie, qui est très-volumineux, on retire une huile limpide qu'on emploie dans les arts, et en particulier pour la préparation des peaux. Cette huile a, dit-on, la propriété de calmer les douleurs rhumatismales.
Rien qu'ils attaauent indifféremment beao* coup d'espèces ae poissons, les Aiguillats paraissent faire leur nourriture onlinaire de crustacés, de calmars et de nautiles.
A1L£ (erpétolog[ie et ichthyologie). — Si l'on s'en rapportait à des traditions, à des légendes, à des monuments môme et à des armoiries, sur lesquelles se fonde plus d'une illustration, nul doute qu'à des époques trèspeu éloignées de celle où nous vivons, il n'eût existé d'énormes serpents ailés, de véritables dragons ; mais l'histoire de ces monstres terribles est entourée de tant de merveilleux, de tant de contradictions, da tant d'absurdités, qu'un instant de douter est impossible, et gue, quelque soit l'observateur un peu éclairé qui l'étudié, il la rao-» géra bientôt parmi tant d'autres fables venues des mêmes sources. Cependant par une coïncidence qui pourrait étonner d'abord» si les descriptions données par les historiens étaient moins en opposition avec les nouveaux faits acquis par la science, on a retrouvé depuis quelques années les restes d'un grand genre de reptiles volant au moyen d'ailes qui devaient avoir de l'analogie avec celles des chauves-souris (ptërodactylb). Quant au lézard connu sous le notu de dragon, il n'est rien moins que ce que soq nom pourrait faire imaginer, et l'extension de la peau des flancs que soutiennent ses pieds et )t'$ prolongements de six fausses
AU
POISSONS, ETC