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cftUSf ne peuvent que retarder sa chute et protODÇer les sauts qu*i] exécute avec beaucoap a agilité, de braocbe en branche et d*arbre en arbre, dans les forêts où il fait sa demeure habitude.
Quoique aucun poisson ne possède des oqpnes destinés spécialement au yoI, certains d*entre eux, les Eiocets et les Trigles (foy. ces mots), n'en ont pas moins la faculté a échapper, eu s'élevant au-dessus de la surface de Teau, aux poursuites d'avides et léroces ennemis. Mais leur fuite à travers un élément où les attendent d'autres ennemis non moins acharnés^ n'est pas de Ion- Ee durée: bientôt les vastes nageoires qui > supportent se dessèchent sous un soleil ardeatt et ce n^est que par une nouvelle iminersioD qu'ils leur rendent la souplesse sans laquelle il n^est point de vol possible. Aussi ne se soutiennent-ils en l'air que queioues minutes pour aller retomber à une distance très-peu étendue, et souvent se précipiter, de frayeur et de fatigue, sur le pont des vaisseaux.
AIR. Fotf. Respiration.
ALARÈS. Foy. Anguuxb.
ALRIMISME. Voy. Couleurs, etc.
ALGYRE, nom dérivé d'Alser et donné à xm^enr^ de Sauriens, voisin des lézards proprement dits. L'Mgyre n'est souvent que de la longueur du doigt ; les écailles du dos rehfées en cârène le font paraître un peu hérissa. Sa queue diminue de grosseur jusqu'à J'extréffljte qui se termine en pointe. 11 est jaune sous le corps et d'une couleur plus sombre sur le dos, le long duquel s'étendent quatre raies jaunes. Il n'a point sous le ventre de bandes transversales.
L'e^ce de l'Algjre n'est!pas réduite à ces petites dimensions par défaut de chaleur, puisque c'est dans la Mauritanie et dans la Aarbarie qu'il habite. C'est de ces contrées de Tifrique qu'il fut envoyé par Brander à Linné, qui Va fait connaître; et l'on ne peut |>as dire que les côtes septentrionales de i*Ainque, étant plus échauffées qu'humides, l'irdente sécheresse des contrées où l'on troure i'Algyre influe sur son volume, et qu'il n'a une très-petite taille que parce ^u'ii manque de cette humidité si nécessaire i plusieurs quadrupèdes ovipares, puisque J'onconserre au Muséum d'histoire naturelle un Algyre entièrement semblable aux ' lézards de son espèce, et qui cependant a été envoyé de la Louisiane, où l'humidité «^t aussi grande que la chaleur est vive.
11 parait que 1 Algyre se trouve aussi dans les contrées méridionales de l'empire de Russie; et que l'on doit regarder comme une variété de ce Lézard, celui que Pallas a nommé Lézard en$angtanté ou couleur de sang^ qui ressemble presaue en tout à l'Algyre, et qui a quatre raies blanches sur le dos ; mais uont la queue , cendrée par-dessus et blanchâtre à Fextrémi té, est par-dessous d'un it>uge d'écarlate.
ALIMENTS, leurs choix. Yoy. Digestion artL
. ALIMENTS minéraux, végétaux; substan-
ces animales. Foy. Digestion.— Leur préhension (i6td., art. Ij.
ALLIGATOR ou Caïman.— C'est le nom d'un genre de Crocodiles. Le mot Alligator parait être une corruption du portugais LagartOf dérivé lui-même du latin Lacerta; c'est au moins l'opinion de Cuvier. Cependant les reptiles que les colons portugais désignent sous le nom de Lagarto sont fort différents des Crocodiles. Quelques auteurs veulent que le mot Alligator vienne du mot Légater^ nom vulgaire du Crocodile dans certaines parties de la presqu'île du Gange; ce mot est latin, et a été appliqué, avec sa signification primitive, d'abord à tous les Crocodiles, à cause de la ruse qu'on leur suppose faussement de tromper les passants dont ils veulent faire leur proie, en imitant la voix d'un enfant qui pousse des gémissements et des cris plaintifs; depuis, le nom d'Alligator a été affecté aux dhampsés ou Crocodiles d'Afriaue, et plus généralement aux Caïmans ou Crocodiles propres à l'Amérique ; il parait leur être maintenant exclusivement réservé.
Les Alligators ou Caïmans, que l'on dési-^
Jne encore en Amérique par les noms de acare, Jacaretinga, Cocoarillo, se distinguent par leur museau plus large, plus obtus, leurs pieds à demi palmés, sans dentelures, et particulièrement par la disposition de leurs dents ; elles sont très-inégales en grandeur et en volume; celles de la mâchoire inférieure sont toutes dirigées en dedans , recouvertes par le bord de la mâchoire supérieure ; mais, ce qui est surtout caractéristique du genre, la première et la quatrième sont reçues, pendant l'état de repos, dans des trous de la mâchoire supérieure. Les Alligators étaient jadis si communs dans les grands fleuves de l'Amérique, que le célèbre voyageur Bartram en rencontra des troupes assez considérables pour intercepter le cours de l'eau et entraver la navigation. Refoulés dans les forêts du centre par la culture des provinces littorales, incommodés par les communications fréquentes du commerce intérieur, ils ne se développent plus avec autant de facilité; ils deviennent plus rares de jour en jour, et n'atteignent plus, à ce qu'il parait, des proportions aussi gigantesques qu*autrefois. Les gens du pays les redoutent peu, et leur font volontiers la chasse à coups de fusils; l'on mange quelquefois la chair du Caïman, malgré l'odeur musquée qui lui est propre et qu'elle ne perd pas entièrement par la cuisson; la queue est le morceau que l'on préfère.
^ Les Nègres font beaucoup de cas, dit-on, de la graisse des Caïmans employée en frictions dans le traitement des douleurs rhumatismales et des entorses, confondant sans doute, dans leur amour pour ce qui est extraordinaire, l'action du moyen principal, c'est-à-dire du frottement, avec celle de l'agent auxiliaire, erreur assez commune dans la médecine populaire.
On voit de temps à autre en Europe de petits échantillons d'Alligators vivants, pnrini