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facti! respiratoire; peut-être sont-ce ces callosités assez saillantes, chez les mâles principalement, qui ont fait dire à iElianus qu'il existait dans le Gange des Crocodiles qui avaient une corne sur le bout du museau. Ce sont ces oxhubérances oui ont fait donner aux Gavials le nom de Ramphostoma, qu'on leur a appliquédans les derniers temps.
Les Gavials ont, en général, l'organisation intérieure*, les mœurs et les habitudes des autres Crocodiliens. En général, comme eux, ils sont redoutés dans les contrées qu'ils habitent ; et parmi les sinistres dont les relations des voyageurs aux Indes sont remplies sur ce sujet, nous rapporterons l'aventure remarquable que le R. P. Kircher tenait d'un de ses amis.
Un individu se promenait le long des bords verdoyants du Gange, s'abandonnant au vague de ses pensées, lorsque tout-à-coup il fut cruellement arraché à ses rêveries par la vue d'un immense Gavial, qui, dissimulé par les roseaux, s'avançait vers lui la gueule béante, et menaçait de l'engloutir. L'imprudent voyageur clicrche à fuir, mais dans le seul chemin qui s offre à lui du coté opposé au Gavial, il aperçoit un tigre furieux prêt à se jeter sur lui; ne voyant plus de salut en ceînonde, le malheureux se [)rosterna, en re- C/Oramandant son âme à Dieu, et ce fut bien fait; car, au moment où l'infortuné se précipitait la face contre terre, le tigre s'était élancé, et, déroulé par le changement impr'évu d'altitude du pauvre homme, l'animal décrivait en l'air une parabole, passait audessus de lui, et allait tomber la tête la première dans rénorme gueule du Gavial qu'il n'avait pas aperçu.
Cependant des voyageurs modernes assurent que les Gavials proprement dits, ou Crocodiles à museau allongé et étroit, ne sont pas cruels et qu ils se contentent habituellement de poissons, et que les accidents rapportés par les voyageurs plus anciens doivent être attribués à Tespèce de Champsès qui habite, ainsi que les Gavials, le Gange, ses affluents et les immenses marais de ces parages, savoir, le Crocodile à deux arêtes [C, biporeatuB y Cuv.), ce qui justiûerait assez bien la remarque d'iElianus, qui dit quelaue part que le Gange nourrit deux espèces e Crocodiles, les uns innocents, les autres cruels. Mais ptut-ôlre aussi cette douceur, accordée aux Gavials, que les Indiens appellent encore Mvkdela^ est-elle su[)posée par des idées religieuses; car le Gavial est un animal sacré dans les Indes. 11 représente la puissance de l'eau sur la terre; aussi est-il con.-acré au grand Wischnou, le créateur et le souverain des eaux. Le Gavial peut dénoncer un criminel à la vengeance des lois ; le brahmiue s'arrête devant, un Gavial lorsqu'il en rencontre un sur le fleuve, et l'on n ose pas attaquer cet animal vénéré. La substance Jaune musquée des poches sous - maxillaires sert aux Hindous pour barbouiller les ligures religieuses qu'ils se tracent sur le Iront. Queiijues naturalistes distinguent deux espèces de (iavials.
1** Le GRAND Gatial do Gaimb (Laeerta
?angelica, Gm. Croc, longiroitris). Il atteint peu près la taille des autres Crocodiliens et leurs proportions; sa tête est plus large que dans l'espèce suivante, etc.
•2* Le PETIT Gavial {Croc, tenuiroitrii)^ d'une taille beaucoup moindre que le précédent, h museau plus effilé, à tête plus étroite, ainsi que l'indiquent les surnoms qu*on lui a donnés.
Mais l'on connaît encore trop peu les modifications que l'âge et les circonstances accidentelles apportent dans la configuration de ces animaux, et dans les proportions relatives de leurs parties, pour pouvoir apprécier h leur juste valeur les nuances qu'une analyse rigoureuse' peut apercevoir entre les individus que l'on a pu examiner; aussi quelques auteurs croient-ils ne pouvoir affirmer que ce dernier Gavial, dont la coloration élémentaire diffère peu de celle du premier, et qui se trouve aux mêmes lieux que lui, soit effectivement une espèce distincte, et sontils portés à présumer qu'il n'est que le jeune âge du grand Gavial.
GECKO. — Ce mol est l'onomatopée du son que font entendre certains Sauriens, qui, d'une part, offrent entre eux une telle analogie de forme générale et d'organisation qu'on les a réunis dans une même famille, mais qui offrent en même temps des dispositions organiques si particulières qu'ils semblent ne pouvoir se nuancer avec aucun des autres groupes du même ordre. En effet, les GecVos ont bien, comme tous les Sauriens, un corps allongé, porté sur quatre pieds, terminé en arrière par une queue plus ou moins prolongée, et revêtu de téguments écailleux ; mais ils se distinguent nettement de leurs congénères par la disposition particulière qu*offre l'examen détaillé de ces parties ; ainsi, leur tête est déprimée surtout en avant, et rappelle un peu celle des Crocodiles à museau court et celle des Batraciens ; leur bouche est grandement fendue, leur langue est charnue, et aplatie, large (Platyglossfs^ Walger), libre à sa pointe, à peine échancrée à son extrémité, revêtue en dessus de follicuJes mucipares, fins et nombreux, qui lui donnent un aspect spongieux ; elle est garnie en dessous de franges muqueuses longitudinales, simples, et sur les côtés d'un repli glanduleux qui semble s'opposer à l'extension trop grande de cet organe ; ce qui fait présumer aue les Geckos, eommeles Lézards, saisissent leur proie en la happant simplement; leurs dents sont nombreuses, petites, simples, droites, cylindriques à leur base, comprimées à leur sommet, terminées en pointe tranchante, presque égales entreelles, et uniformes en nombre identique chez tous, et attachées au côté interne du bord dentaire (Pleurodontes, Wagler).
Les Geckos sont répandus dans les contrées chaudes des deux hémisphères, partout re^ doutés, partout haïs, faussement accusés de venin. Honlius a dit que la morsure des Geckos est veniiueusp, au point que, si la partie affectée n'est pas retranchéeoubi«ûlée,
poiS-^ij.Ns, trc.
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oo meort afani peu d*hvures; 1 ationclio- D.eot seul des pieds des Geckos, au di o dantres Toyageurs, empoisoune les viande s ^ul lesquelles ils marcbent ; on a cru qu'ils les iuft^ctaienl de leur urine, que le même B*jDlius regarde comme un poison des plus t'»rrosife. Latépède croyait que c'était |>ar l'bumeur qui suintait des pores de la marge de Taous ; leur saug« leur salive qu*iJs lancent au loin sont des poisons, tels que les Javanais, a-t-on dit, s en servent pour emfoisonner leurs flèches. Uasselquitz rap- |<irte qu'il vit au Caire trois femmes prêtes h mourir, pour avoir mangé du fromage sur ; quel un Gecko avait dé|K)sé sou poison. D'autres écrivaiiis oU accusé une humeur quisuintedes tubercules écailleux de la peau, liiais cette d^^rnière sécrétion est plus que douteuse, et la n^iture venimeuse des autres produits eicrémenliels de ces aiâmaux est complètement mensongère, et ils ne peuvent craener Cimiue on l'a diL Les Ge';kos sont des animaux timides, inolfensifs, incapables de nuire par leur morsure ou l'action de leurs ongles, Tivant d'Insectes qu'ils poursuivent surtout la nuit ; les uns, animaux presque domestiques vivent dans les trous des maisons, sous les pierres; d'autres, plus sauvages, vivent dans des lieux déserts et sablonneux ; d'autres enûn vivent sur les arbres, et chassent assez lentement leur [>roie, eo sautant de branche en branche. On a dit que les Geckos avaient la démaiche lente et iourdt* ; mais ceux qui ont ob>ervé ces animaux savent, au contraire, avec quelle vitesse ils grimnent le long d'une ()Outre, et traversent à la renverse les solives d'un {-lâftind, suspendus par leur o. gies Hns et acéfésy ou yat les lamelles de la face inférieure de leurs doigts, dont ils se servent ecuune les Couleuvres p^ur avancer, ou mieux encore comme r£thénéîs se sert des lamelles qui garnissent le dessus de sa tête, ciour se tixer au corps ; soit eniin en faisant le vide au moyen des dilatations de leurs doigts qu'ils appliquent exactement à la surface des objets, et dont ils se servent comme de ventouses en rétractant leurs ongles au besoin. Certains Geckos répandent, dit-on, une lueur pbosjiborestente; quelques personnes disent que leurs jeux sont respiei:dtssanls dans l'obscurité, comme ceux des Chats. Les Geckos font entendre dans la nuit, et à certaines époques surtout, ma*s non lorsqu*il veut pleuvoir, comme on Ta dit, un bruit particulier, que l'on a comi>aré à celui que font les cochers lorsqu'ils excitent ï^is chevaux, c'est-à-dire lorsqu'ils tout vibrer les cotés de la langue d'une manière sonore et par saccades, en inspirant l'air brusquement, tandis que la pointe de cet organe est maintenue fermement appliquée eu avant du palais; c'est ce bruit que Ton a traduit chez nous par le mol GeckOf au Cap par celui de 6rnl, a Siam par celui de Tokaie. 11 parait avoir été aussi traduit chez les Hébreux, et avoir servi à caractériser ces animaux : car >es cjmmentateais s'accortlent ab^cz c^ofijialement à voir le Gecko dans le mut Anaka du Lévitique.
Les Geckos ne dépassent guère la taille de nos Lézards; leurs couleurs, généralement î ternes, prenneni chezquelaues espèces des teintes vives de couleurs ardentes; mais elles s'alTaiblissent presque toujours avec Tâge. Les Geckos se reproduisent au moyen d'œuls pisiformes, à co jue calcaire blanche, qu'ils dé|K)sent dans le sable et qu'ils abandonnent à l'incubation solaire. La durée générale de la vie des Geckos, celle des diverses phases qu'ils traversent, sont absolument inconnues.
Le Gecko fascicclaibe, ou des murailles (G. fascicularis, G. muricatu$y Lacép., imiurt- (antca, turcica ). Cesi la Geckole de Lacépède. On l'appelle Tarente en Provence, Tarentola ou Terrentota en Italie. Les Gre* s ro|i()elaieiit Coiotes, parce qu'il gria)pe le long de- janïbagHS et des poutres des maisons (des mots /ôJio», jambe, et Bawto, niarclnr); Ascalaboies, pane qu'il marche sans bruit (de â(nca/of« paisible j; et encore (rd/fo/f 5, parce qu'il ^i iiupe cou*me Is chats, de 7«iÀ, chat, et xeàvTQç). Cette espèce est commune en Provence, en Italie, en Grèce, en Egypte; elle habile les maisons peu soignées, se cache sous les pierres, sort de son gile à la nuit pour se mettre en chasse ou pour s'accouj.ler; redoutée dans quelques endroits, on se garde de la détruire dans d'autres, et on lui coiitie le soin de fane la guerre aux Araignées, aux ScolOj»eudres, aux Scorpions et aux Blattes, dont elle fait sa pâture; lorsque son cri incommode, Tou se conte:ite de frapper avec le doigt sur un objet voisin, et la crainte suspend aussitôt les chants de l'amoureux indiscr. t. C'est le Stellio des Latins et de Pline en particulier; nom qui, comme les nom^ grecs, a souvent été étendu à toute la famille. Sou corps est parsemé de tubercules saillants, composés de deux, trois ou quatre tubercules groupés ensemble; ils sont disposés à peu près régulièrement sur six séries longitudinales, et en même temps rangés par bandes transversales; la queue est verticillée et hérissée sur le bord de ses anneaux de semblables tubercules; en dessous, les écailles de la queue sont un peu dilatées; les écailles du corps sont médiocres, celles de la tête sont hexagonales, ré-* gulières, équili.iéialL'5; les doigts sont garnis Ut* lamelles en chevron dans toute leur étendue. Ce Gecko des murailles est d'un gris cendré en dessus, fascicule de brunâtre; il atteint huit a dix pouces environ.
GENERATION SPONTANEE. — Tous les animaux naissent d'un oBuf (1) sans exception aucune; en sorte que la proposition de Harvey, Omnt vivumex ovOf doit être regardée comme un axiome.
Diaprés cet axiome, il n'y a point de génération spontanée dans le sens absolu de cette expression, c'est-à-dire que l'être dont Tœuf
(1) Lorsqa'oo rencontre un animal qui est Gt^mmi* pare, qui se détache de son parent coiume un l>ourgeon, ceb n'exclut pas Voriparilé; ranima] jouit a!or« en réalité des deux romles de génération ; nuii, «le ce*» deux modes, le premier, la gemmip nV, co. .rcîdentei et iccess^iire, ti le second est général et cv* senliel.
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toujours être regardé comme le parent, parms, de Têtre amené à Félat parfait par le développement de Tœuf.
Cependant il y a des savants qui croient à l'existence des générations spontanées; qui admettent, par exemple, qu'il peut naître des individus sans parents qui les engendrent; qu'il peut y avoir dans la nature des transformations telles que ce qui n'était point corps organique, s'organise de luimême, spontanément, et devient corps organisé, sous l'influence de certaines circonstances données. On a même voulu déterminer les circonstances fondamentales de cette transformation, et l'on a fondé sur cette détermination un système de génération qu'on a appelé Hitérogénk.
A la vérité, on n'a appligué l'hétérogénie qu'aux êtres les plus intérieurs de réchello animale, aux animaux infusoires, c'est-à-dire à des corpuscules microscopiques qui n'offrent, aux yeux de l'observateur le plus exercé, que des caractères fort obscurs d'animalité.
Mais, réduite à ces limites étroites, la question des générations sponrtanées ou de l'hétérogénie ii*en est pas moins la question la plus vaste de l'histoire naturelle, et les conséquences que doit amener sa solution ne vont à rien moins qu'à intéresser les doctrines les plus élevées de l'ordre social. 11 ne faut point se le dissimuler, l'homme de la société, quoi qu'en ait dit le philosophe de Genève, est toujours l'homme de la nature, et quand vous agitez une grande auestion naturelle, vous devez rencontrer nécessairement la société. Or voici où nous mène l'admission, d'ailleurs incompréhensible, des générations spontanées. S'il peut exister des êtres sans parents, ({u'est-il besoin de rechercher s'il y a jamais eu un premier père, et cette question étant omise, il n'est plus nécessaire de reconnaître qu'il y a eu une création ; il suffit de croire que tout est dans tout; que « l'univers, l'ensemble des choses, la somme des phénomènes, est la réalité phénoménalisée ; enfin, que la réalité agissante, l'existence absolue, la force infime, la véritable cause de l'univers, ce qu'on a appelé Natura naturansy l'âme du monde, « est Dieu (Burdach, Traité de physiologie^ t. 1, p. 2); » d'où il faudrait conclure que le panthéisme est la plus rationnelle de toutes les doctrines relatives à la constitution et à la conservation de l'univers.
Les partisans du système des générations spontanées invoquent deux principaux ordres de faits :
1* L'existence des Entozoaires ou animaux, se développant et vivant dans l'intérieur des autres animaux, et qui ont été trouvés dans les plus grandes comme dans les plus petites espèces ;
3* La formation d'une classe d'êtres qu'on appelle Infusoires, et qui sont en général
microscopiques ou inaccessibles à la vue simple.
Sur cette importante Question , nous ne pouvons mieux faire que a'analyser le travail de M. Van Beneden.
M. Van Beneden a pris le développement des animaux inférieurs pour objet spécial de ses études. Dès l'année 1837 il avait observé, sans pouvoir le comprendre , le phé- 'nomème remarquable que présente un de ces animaux , le Télrarnynque , enveloppé d'une poche qui semble renfermer un Ver, dans lequel se développerait un autre Ver. Après plusieurs essais infructueux , il a repris ses recherches sur les Vers intestinaux des poissons plagiostomes , et c'est après deux années d'un travail pénible et assidu qu'il est parvenu à expliquer diverses circonstances de leur histoire qui avaient exercé inutilement la sagacité des plus grands naturalistes.
thés ou Entozoaires. Parmi les Cestoides qui sont propres à l'espèce humaine, le plus connu dans nos contrées est le Tœnia solium ou Ver solitaire. Cet Entozoaire vit dans l'intestin grêle et acquiert une longueur de 6 à 8 mètres , quelquefois même , mais par extraordinaire , celle de U) mètres. 11 a le corps allongé, aplati et partagé en un grand nombre d'articulations , dont les dernières plus molles se détachent facilement. Gha* cune de ces articulations est une sorte de poche contenant, outre l'organe mâle , un appareil femelle et un nombre d'œufs trèsconsidérable. La partie antérieure du corps ou la tête, celle qui sert à fixer l'animal à la surface de l'intestin, est grêle et amincie , et se termine par un petit renflement qui porte la couronne de crochets épineux et les quatre ventouses ou suçoirs dont elle est entourée.
' Le Botriocéphale est un autre Ver rubanaire assez commun chez les Russes, les Polonais et les Suisses. Il a la tête allongée, sans cou marqué , les articles laides , quadrilatères , aucune partie saillante entre les suçoirs. La longueur ordinaire est de 20 pieds sur 5 à 6 lignes de large.
Les Cestoïdes en général ont le corps allongé, mou, continu ou articulé; la tête ordinairement armée de suçoirs au nombre de deux ou de quatre. Tous les Cestoïdes ont, comme le Tœnia, les deux sexes réunis.
Chacune des articulations , que M. Van Beneden considère comme autant d'individus distincts , renferme un nombre d'œufs considérable. On avait observé depuis long* temps cette particularité ; mais l'embryogénie de ces animaux et les diverses phases de leur développement étaient encore presque içnorés. D'ailleurs, si les Entozoaires cestoïdes présentent d'une manière évidente un appareil complet de reproduction , on connaît aussi des Entozoaires qui sont
^ GHf POISSONS, ETC. . GEN 773
Wèrement dépoar? as de cet appareil» et l'embryon dans Tœuf, M. V* B. décrit les
/^origine de ces êtres ainsi que leur propa- ^ioo étaient tout à fait inconnues.
Le docteur Escbricht avait déjà établi que ees Vers changent fréquemment le lieu de leur résidence dans les diverses époques de jeitr vie. Ainsi, chez le Cheval» on trouve loQJOHrs de jeunes individus de Sirongylus ^frnim dans Tartère mésentérique» tandis les plus gros de ces Vers se rencontrent leofent dans des viscères d'un plus volume , par eiemple » les intestins.
lotryocepAoliM 5o/idti5 passe la oremière A ae la vie dans la cavité abdominale poissoQs; il n'a alors ni tête ni organes acteurs; mais il pr'end ces organes les iDlestins des oiseaux de mer»
les poissons servent de nourri- H. V. B. a montré que cette transmigMinestuD phénomène général et néces- >' JÉe poor le développement de plusieurs ^ liCMimmaQX. Il avait rencontré» dans un
Ei nombre de poissons osseux » des Téjnqaes enveloppés de leur gaine et IM appareil sexuel» tandis que » chez les yMûsoos les plus voraces» les Plagiostomes, Mft ttèmes Vers existent à l'état adulte avec Aes serments à la partie postérieure du «orps etpcMirros d'un appareil générateur, n sttppoH donc que les premiers Vers pou- Tiietitbieo continuer leur développement dêps le cto$} intestinal d'autres poissons gui hot leur [Aiure des premiers.
Pour féfifier cette conjecture , il se livra d^êborû i uo examen minutieux des Vers io^iiDaui dts poissons plagiostomes ; il ésmiîA les débris que contenait l'estomac d€ ces animaux» afin de connaître les pois- Mes dont ils font leur pâture. 11 chercha <te9 ces derniers poissons frais » pour con- Mitre aussi leur pâture habituelle et leurs T«f5, et il fut conduit de ceux-ci à d'autres. I Harriiaaiosi à l'étude des petites espèces » : .•^parvint à retrouver le premier âge de . l*tears parasites dans des Crustacés» des ' Iffflsgpes» des Annélides et même des Aca- - IM$. IJ allait se livrer à la recherche des rf^iDihes sur tous les animaux inférieurs *'^ cdte d'Ostende» lorsqu'une maladie g^e» causée par ces recherches» vint l'ar-
Hu^ dans le cours de ses travaux
jT^^ V. B. a désigné les trois formes prin-
^iessouslesquelles ces Vers se présentent
^^ leur développement par les dénomina-
^^ suivantes : scolex^ strobila et proglot^
' ^^ ncoUx est la forme qu'affecte l'animal
'^«rlir de l'œuf; il est dépourvu de sexe.
11^ ri âge plus avancé, ce scolex va produire
^ l)Ourgeons nombreux qui resteront réu-
*u peudant un certain temps » et dans cet
^l OQ considérait ces animaux comme
Cultes. C'est ainsi que l'on se représente
fiscalement le Ténia de même que le Bo-
Inocéphale. Cette seconde forme est le stro-
hik^ Enfin le bourgeon est devenu complet ;
i' se détache et devient l'animal adulte ou
V^ crucumérin des auteurs. C'est le pro-
i^près avoir exposé le développement de
DiOTION!!. DE ZoOLOaiR. U.
divers phénomènes que présente l'évpludon du scolex. Cette évolution est très-simple dans le Ténia, qui sort de Tœuf avec la tête armée de crochets, et ne subit d'autres changements que ceux provenant de l'apparition de nouveaux segments qui viennent se former à l'extrémité postérieure. Elle oITre au contraire sur les Tétrarhynques des différences très-grandes et des phénomènes trèsvariés, sans que ces diverses formes cessent pourtant de se rapporter à un même type. L'auteur décrit ces phénomènes dans les divers genres des Cestoïdes , et il rappelle comment il est parvenu à se rendre compte des apparences singulières d'un Ver» habitant uans un autre Ver» que présente en particulier le Télrarhynque.
Souvent ces Vers intestinaux continuent directement leur développement dans Tintestin ou l'organe où l'œuf a été déposé. Il en est un certain nombre qui commencent leur développement dans un premier animal généralement herbivore, destiné à servir de pâture à d'autres. Tant que le Ver demeure dans ce premier animal, son développement est arrêté; il meurt avec celui qui l'a hébergé sans avoir pourvu à la reproduction. Mais si le premier animal vient a être avalé
f)ar un carnassier» la chair est digérée ; mais es Vers» vivant dans ce corps » continuent leur développement dans l'intestin du carnassier. Dans la classe des poissons, où presque tous se détruisent les uns les autres» où les petits servent de pâture aux grands » les œurs commencent leur évolution dans les poissons de petite taille» pour continuer dans l'intestin do poissons ue plus en plus grands.
Cependant tous ces Vers ne se développent pas dans l'intestin : on voit des Tétrarhynques perforer les parois des cœcums ou des intestins qui les contiennent pour aller se loger dans les replis du péritoine. Un kyste se forme aux dépens de cette membrane»
et le Ver s'enveloppe d'un étui ou gaine » renflée à un de ses bouts » dans laquelle il rentre toute la partie antérieure par invagination. Cette dernière partie continuant à se développer » la peau qui l'unit à la vésicule enveloppante se rétrécit» s'atrophie même » et à la Gn le Tétrarhynque devient libre dans l'intérieur de cotte cavité. Telle est Torigine du prétendu parasite nécessaire. On comprend qu'en ouvrant le sac» on donne naissance à un Ver qui se meut avec vivacité » et que l'enveloppe est douée encore de plus ou moins de vie.
L'analogie des Cysticerques» que l'on considère comme une division distincte des £ntozoaires, avec les scolex des Tétrarhynques» conduit M. V. B. à admetti*e que les Cysticerques ne sont que le premier âge ou le scolex des Ténias. Siebola a vu que la couronne du Cysticercus fasciolaris du foie de la Souris s'accorde entièrement avec celle du Tœnia crassicoHs du Chat. Ce serait donc le môme Ver, incomplet dans le premier habitant et parfait dans le second. Quand \i§
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Ver à rélat de scolex continue h ^e développer, le scolex lui-même est arrêté dans son développement individuel ; il fournit des bourgeons, qui vont former des segments ou articulations. 11 semble s'accroître en longueur , mais il ne s'accroît réellement pas. C'est une tige qui fournit des gemmules mobiles ou Gies , et qui a atteint tout son accroissement. La tête ou la racine qui représente le scolex primitif, et les div^TS segments constituent ensemble la seconde forme, le slrobila. Dès que le Ver a acquis une certaine longueur, les segments se lorraent, de légères échancrures se montrent entre eux, et l'on voit apparaître dans chacun d'eux des organes des deux sexes. De nouveaux segments continuent de se former près de la tête aussi longtemps que celte tête reste fixée à la paroi des intestins de l'animal qui renferme les parasites. Quand les derniers segments ont atteint leur développement , ou , en d'autres termes , quand le bourgeon est devenu Ver adulte , proglotlis , i étranglement qui le sépare de l'anneau précédent augmente, et a la fin le segment mâr se détache brusquement, et le Ver vit pour son propre compte. Toutefois ceci ne paraît pas général. M. V. B. croit qu'il y en a qui restent constamment réunis , comme les Ascidies et les Polypes , et qui répandent leurs oeufs sans avoir joui d'une vie indépendante.
Le proglottis , en se détachant de la communauté, est pourvu de tous ses organes ; mais cependant il continue è se développer, il change même complètement de forme.
Quelques-uns continuent de s'accroître et deviennent aussi grands que le strobila. Le proglottis est la dernière phase de l'existence de ces animaux , la moins importante pour l'individu , mais la plus essentielle pour la conservation de l'espèce ou pour l'harmonie de la nature. II constitue pour l'auteur le Ver adulte et complet. Le slrobila n'est pas un animal simple, iJ est formé d'une aggré-
Sation d'individus , analogue à une colonie e Polypes. La reproduction de ces animaux a lieu cle deux manières ; le scolex , en sortant de l'œuf, s'accroît en donnani naissance à des bourgeons; ces bourgeons se développent , implantés sur la tige du scolex, et vivant avec lui d'une vie commune , et les derniers de ces bourgeons ; ces bourgeons se développent, implantés sur la tige du scolex et vivant avec lui d'une vie commune, et les derniers de ces bourgeons'produisent les organes sexuels et les œufe. Le grand nombre de ces œufs, qui existent par milliers dans chaque sesment, est une nouvelle preuve à l'appui de Ta loi remarquable d'après laquelle le nombre des germes d*nn être organisé tst toujours d'autant plus considérable que I*évQlution de ces germes exige un concours de circonstances plus difficile à réaliser.
On comprend, d'après cet exposé, qu'un u)ême animal, présentant à diverses épo-
3ues de son développement des formes aussi Wérentes que celles que nous venons de
rappeler, a dû donner lieu h des errem nombreuses parmi les naturalistes. Plusieui de ces formes étaient considérées comme d< animaux distincts. On les avait distribuée en plusieurs genres et ces eenres étaiei eux-mêmes distribués dans des familles < même dans des ordres distincts. Ainsi k Vers vésiculaires (Htdatides, CÎTsncEBQt ts EcHiNOcoccts, etc.) étaient des animaux [«a! ticuliers et, comme ces animaux ne prés**:^ tent jamais des organes de reproductuiD leur origine et leur développement élaieïi inconnus. M. V. B. a prouve que cesVw ne sont pas des animaux distincts, que a sont déjeunes individus, des formes p«s^ gères qu'affectent des animaux déjà connus mais sous une autre forme.
C'est donc avec raison que rauleur a pi conclure que les Vers intestinaux ne joni^ sent pas du privilège de formation direrîf qu'ils proviennent tous d'êtres semblable- ] eux et que « ces organismes si simples, <i aux yeux d'un grand nombre si anormani. naissent, vivent et meurent comme tous le êtres qui appartiennent à l'enapire orycr que, au règne animal comme $iu règner^^e* tal. »