EN
POISSOiHS, ETC.
GEN
jlinces nécessaires à leur développement,
EiaminoDs cependant quelques objec-
i^ns 00*00 a faites contre ces conclusions.
Qui dit que si les Entozoaires se propa^
'Ifûenl par œufs ou germes, ces œufs au-
iwolété observés directement, et que le
ïkroscope, mii nous révèle l'existence d'a-
'liBiQi complets plus petits que ces ger-
/lies, aurait permis depuis longtemps de
itsa^ter positivement Teiistence dç ces
loMrquons à cet égard que c'est préci- |ii«»l \a raison qu'on pouvait faire valoir nar prouver que les Insectes provenaient fcfedwrogne et les poissons de la pourri- IRB. itant de coQuatire l'existence des ttîs isolés, il a fallu constater d'abor*! dans btûmaux la présence des appareils qui mbnDeol ces organes de reproduction. Si, 4 oos jours mèmii, un naturaliste, placé frïkufsdaos les conditions les plus favoaUb, tarait souvent bien de la peine à ob* serrer «près la ponte les œufs des poissons lc$iDieuicoimas, il faudrait è plus forte /aisaa on heureux hasard, un ensemble de ciTtoDsUûcc^lrèsTdifliciles^ réaliser, pour r«ûcoTiUec à point nommé des loeufs d'BotolAûmdaos la goutte d*eau soumise aumitrosoûyie^^linème pour distinguer ces corpuscules organisés au milieu de la foule d'êtres <lircf5iDef!e5 et organisés que le microscope pwme/i// reconnaître.
lâtoerration que nous venons de Caire
^ ni^port aui œufs d'Ëntozoaires s'appJi-
40e aussi aux animaux. Ces Vers, dit-on,
naistantei ne peuvent exister que dans
TtntMeur du corps d'autres animaux, ils
fiosseni dès qu'ils en sont expulsés, ils
f^Tfsseot également quand l'animal qui les
* AAergés vient à périr lui-môme ; ils ne
P<euremdoDc s'introduire du dehors, et il
fot oéeessairemcnt qu'ils soient formés de
^«ttte pièces dans les animaux qui les rm*
hnmi,
^ flp/a nous pourrions répondre que, lOrs
•ftD^ qu'il serait démontré que les Ento-
*«rw n'existent jamais que dans l'inté-
^tirdu corps d'autres animaux, il en résul-
^nii lout au plus un caractère qu'on re-»
^'^re dans tous les animaux et les plantes
l^^jsiles. Con«^lure de là la formation spon-»
^^ des Entozoaires, ce serait tout aussi
•^urd*^ que de prétendre que l'orobancho
*'le gui so forment spontanément, parce
h^ l'orobanche ne se trouvejamaisquesur
(S tiges des trèSe^ et que le gui nexiste
Ke sur le chêne ou d'autres arbres. D'ailirs, le fait qu'on invoque, savoir que les btoxoaires périssent avec l'animal qui les % hébergés, ou bien lorsque cet animal est t^alé par un autre, n'est pas prouvé, ou plu* ^'»tona prouvé le contraire. M. Van Bene? <l^n a trouvé des Vers vivants dans des anir niaux morts depuis huit jours ; il les a vu« IKiser directement d'un poisson dans l'es? ^omac de celui qui avait avalé le premier, ^. MUller de Berlin a observé des Distomes ^rants dans l'eau de la mer. Vers qu'on n*a-
vait trouvés jusqtfalors que dans l'intérieur d*autres animaux.
Un des grands arguments que les partisans de la Génération spontanée invoquent, c'est qu'on trouve des Vers dans des organes creux et sans issue, comme les yeux, et que ces Vers ne peuvent pas venir du dehors ; qu'on a trouvé dos Vers dans des fœtus contenus encore dans le soin dis leur mère : le fœtus ne mange ni ne boit rien qui soit venu du dehors, et Thomme civilisé ne prend que des aliments soumis à l'action du feu et dans lesquels tout germe doit avoir disparu.
Mais rbomine civilisé boit de l'eau crue, et cette eau a fort bien pu recevoir des œufe de diverses sortes de Vers dans les endroits où on la puise. L'homme mange de la salade, et souvent les légumes sont engraissés avec de l'engrais humain. D'ailleurs nous avons vu qu'un seul article de Ténia ou plutôt un seul individu renferme des milliers d'œufs, et que le Ver solitaire, par exemple, est composé lui-même d'un grand nombre d'individus; il suffirait donc d'uu seul de ces Vers pour inoculer ce parasite. h un très^-grand nombre de personnes et pour reproduire des Ténias en quantité prodigieuse.
Quant à la présence des Vers intestinaux dans l'intérieur des organes creux d'autres animaux, au lieu de leur attribuer une origine spontanée aux dépens d'une matière organique préexistante qui se surorganise, on comprend facilement que ces Vers ont pu s'introduire avec les aliments dans les voies digestives, soit à l'étnt d'œufs, soit sous leur première forme; qu'ils ont pénétré ensuite avec le suc nourricier, provenant des aliments, dans les vaisseaux absorbants du tube digestif. Entraînés ainsi par le torrent de la circulation, ils se répandent avec le sang dans les derniers replis des organes et se fixent au lieu que la nature leur a assigné pour leur incubation ou leur développement ultérieur. Quelques-uns de ces Vers ne se trouvent jamais 3u'à leur premier état, à l'état de scolex, ans les organes creux (yeyx, péritoine, péricarde); ils existent au contraire à I état de Ténia dans les intestins. M. Van Beneden a constaté que le scolex traverse lui-mènte, en le perforant, le tube intestinal pour passer dans un nouveau séjour et y atteindre un développement plus avancé. D'autres au contraire ne se développent jamais com[)létement dans le premier animal aui les a hébergés ; mais lorsque cet animal est dévoré par un autre, les Vers intestinaux traversent les organes du premier animal pour aller •e loger et se développer dans ceux du second.
On dira peut-^tre : Si les Vers intestinaux perforaient ainsi directeaient les organes des animaux qui les renferment, ces Vers» ayant à Tétat ue scolex des dimensions sensibles, devraient produire, dans les organes perforés, des lésions que Tobservation ferait reconnaître ; tandis que les naturalistes
GEN
n'ont jamais constaté de pareilles lésions, lors même que les Vers intestinaux eiislaient en très-grand nombre. Mais tout le monde sait qu'il (St possible d'introduire une aiguille dans la chair et dans le tissu des organes internes les plus délicats, comme on le fait dans l'acupuncture, sans produire de douleur ni de blessure ; il suffit pour cela d'écarter, par des mouvements répétés de va-et-vient de Taiguille, les parois du tissu cellulaire pour y faire entrer le corfis étranger sans rompre ce tissu. Or M. Van Benedcn a observé souvent crue le scolex, en sortant de Tœuf, se livrait h des mouvements très-vifs qui devaient produire les mêmes effets.
Nous terminerons ces observations par une remarque qui nous paraît péremptoire. Supposons pour un instant que le mode, d'après lequel les œufs ou germes des Entozoaires arrivent dans les organes des autres animaux, soit tout à fait inconnu, que l'observation directe ne nous ait rien appris sur la transmission qui existe nécessairement pour tous les Entozoaireschez lesquels on a constaté la présence des œufs. Soutenir le contraire, ce serait avancer que la nature, en douant aussi ces êtres de l'appareil générateur, aurait fait une chose supe- flue et même tout à fait illusoire, ce qui serait évidemment absurde.
En effet, si les Entozoaires peuvent se former d'eux-mêmes, s'ils ne proviennent pas tous, d'après la loi commune, d'un autre être semblable à eux, si les œufs, qui existent en quantité si énorme, ne sont pas desti!iés à propager l'espèce, l'existence des œufs n'est plus qu'une superfétation, elle est superflue et illusoire. D'ailleurs, nous avons vu qiie M. Van Beneden a reconnu que tous les Entozoaires, à l'état adulte, renferment un appareil complet de Génération ; il faut donc que tous ces animaux non-seulement puissent se propager par œufs ou germes, mais encore qu'ils doivent nécessairement se reproduire de cette manière.
Il résulte évidemment de la discussion précédente que les données de la science par rapport h la reproduction des Vers intesiinaux, loin d'être favorables à l'hvpothèse de la Génération spontanée, ne font que constater une fois de plus toute la faiblesse et la futilité de ce système. Il nous reste à examiner si du moins cette hypothèse ne s'adapte pas mieux aux Infusoires.
Les animalcules Infusoires sont ainsi nommés parce qu'ils se trouvent principalement dans les infusions des substances animales ou végétales ; ils ne sont connus que depuis la découverte du microscope, depuis la fin du xvn* siècle. On les a désignés aussi sous le nom de Microscopiques^ parce que la plupart ne peuvent être observés qu'à l'aide de cet instrument. Quelques-uns de ces animalcules sont si petits que plusieurs milliers peuTent être contenus dans une goutte d'eau suspend je à la pointe d'une aiguille.
REPTILES, GEN 784
Il est reconnu aujourd'nui que le groupa des Infusoires, tel qu'il avait été étaBli par les zoologistes et surtout par Ehrenberg, comprenait un grand nombre d'organismes très-divers. Plusieurs de ces prétendus Infusoires appartiennent au règne végétal, d'autres sont ou bien le premier âge ou des embryons d'animaux de diverses classes, et quelques-uns, tels que les Rotateurs, appartiennent, par l'ensemble de leur organisation, à la classe des Vers. Si on excepte ensuite les formes transitoires qui ont été enregistrées comme des animaux adultes, la classe des Infusoires est considérablement simplifiée et il n'en reste plus que quelque^ familles.
Les vrais Infusoires ont une organisation assez simple. Toutes les fonctions de la Yie animale s'accom[)lissent chez eux par le moyen des cils vibratils dont le corps est couvert et qui agissent comme les rames d'un bateau à vapeur pour mouvoir l'animal ; d'autres fois l'animal reste immobile, et les cils, en se mettant en action, produisent un mouvement dans le liquide, et un courant. L'eau qui baigne l'animal se trouve ainsi renouvelée et elle apporte vers la bouche la nourriture dont l'Infusoire a besoin. Ainsi ces simples filaments mobiles, qui couvrent le corps, servent à l'accomplissement des diverses fonctions, à la locomotion, la res-
[uralion, la digestion et probablement aussi a circulation. Tous les micrographes reconnaissent que c'est è tort que Ehrenberg a pris pour des organes digestifs, pour des organes sexuels et pour des masses nerveuses les vésicuh'S rigides, les granulations et les amas granuleux qui existent chez quelques-uns de ces animaux.
Il n'est pas étonnant que les Infusoires, d'une organisation si peu compliquée, apparaissant tout à coup dans les eaux où rien ne révélait leur présence, aient été considérés par les partisans de la Génération spon-> tanée comme un argument invincible eq faveur de leur système. En voyant quelques-uns de ces êtres apparaître d'abord pour disparaître ensuite et faire pince à d'autres, ils croyaient assister à l'une de ces transformations merveilleuses qui devaient s'être opérées, surune échelle beaucoup plus vaste, pendant les époques géologiques, et qui avaient produit successivement, par une proeression constante et indéfinie, les diverses formes de l'être à i^artir de la forme la plus simple jusqu'à la forme la plus complexe. Les Iniusoires apparus en premier lieu, formés eux-mêmes de toutes pièces des molécules organiques auparavant privées de vie, étaient pour eux les êtres simples, les monades du règne animal ; ces monades, en s'agrégeant entre elles, formaient des Infusoires d'une organisation plus élevée. L'agrégation de ces derniers constituait des animaux d'un ordre supérieur, et ainsi successivement; de sorte qu'en définitive l'homme lui-même n'était plus qu'un agrégat d'Infusoires. On prétendait en outre que Tes progrès de la science permettraient un jour
^ GEN f OiSSOMS, ETC.
'^^ produire artificiellemeDt des Infusoires, k même on avait annoncé que M. Cross i ^^t réussi à former des Mites vivantes au
GEN
lî^^jen d'une çrande pile voltaïque. Cepen- K^^l M. Turpin, ayaut eiamioe ces Mites, ^^^T« que c'étaient tout simplement des ^^^tm horridus t une des formes les plus |î^^ndues, qui se développe très-facilement ^*^iTec une rapidité prodigieuse dans tous f^ feux humides, comme Tétait sans doute
'P'^liboraloire galvanique où ces animaux
V^KDl été observés (1).
lIEkrtobger, Dos unsichtbar wirkende organUche
,-.|jt :.
V^âmû, ain^ fabriqué, est un véritable Acarui
llWte, composé : i* d*un corps ; 2* d'une tête for-
^^^'^^^deix lèvres, de deux mandibules, de deux
1^ ivi MKoir, d*une bouche et de deux yeux ;
rfu oloniK et d*un anus; i« de deux poches
biérales; 5* d'un ovaire contenant des
; 6* de hait membn'S appendiculaircs compo-
iéi Axaa de boit articles, y compris le tarse; 7«
d*uepeii hérissée de poils longs et nombreux.
r Gme 00 le voit, dit à ce propos M. Tuipin,
rf 9xvi été chargé de faire un rapport sur Tenvoi M. CroM, on ne pouvait guère compliquer davaHage forpi sation de cet animal, chez lequel, ca oam 4e et que nous venons de dire, il y a des le&tft diniicts; chez lequel il y a accouplement et £eL-«iidato nécessaires à la reproduction des indilidBsàettâfèct'.cbez lequel, pour être conséquent, U bol aàneltrcées organes génitaux ; chez lequel, enln, ks kmlks font et pondent des œufs d'où éddaesi éeJeiMei individus qui n'ont d'abord que M paiitf ;«^'à l'époque où, se dépouillant de ie» pem, ûi eo montrent deux de pins qui s'é* taîoN développées peu à peu sous cette dépouille cu-
t Sf IL Cross croit avoir formé de toutes pièces
«a aûsai d'une organisation aussi élevée que l'est
celle «le hOùAcarui^ croyance dans laquelle nous
armi de bonne part que le nouveau créateur se for-
liÊt loos les jours un peu plus, nous nous permet-
rrntt» 4t dire que M. Cross nous parait n'avoir pas
Mnent étudié l'organisation et la physiologie
trée des êtres vivants, connaissances sans les-
n physicien, même très-faible, peut étran-
se tromper en se croyant plus puissant qu'il
irreit.Qii'jrjiidede matériaux élémentaires, pui-
^én Tespace, il obtienne des conglomérations
^oa d<^ conglomérations régulières ou crist;)!-
tehi se conçoit aisément ; mais de ces formations
laioiies à la création de l'être organisé le plus
''■'Ç^, uy a pour nous une distance immense
' *^m%t& nos études microscopiques (ajoute le
^'" ^ rà^porienr, qui est une puissante autorité
""^ ^e feure d'observation), toutes nos éludes mi-
^i^ffo^^ues sur les êtres organisés, soit végétaux,
■il uimaax, les plus petits dans leurs dimensions,
CMDme les plus simples dans leur structure, nous
*■>& t4Mjoiirs montré que leur mode de reproduction
<KÂJt «nièrement soumis au pouvoir d'une mère
annbkbie qui précède, laauelle, seule, peut, en pui-
ttAt Ke$ matériaux nutritifs dans l'espace , s'étendre
<v tto germe destiné, par isolement, à la reproduc-
H* et itt maintien de l'espèce.
V Ce^l ainsi qu'à mesure que nous avons mieux
-^^écAmparativement les eues organisés et que
Bons sommes approchés des plus petits à l'aide
da tticroscope, nous avons vu disparaître successi-
WMatees uàiéralions présumées spontanées, sortes
de fattômes qui ne pouvaient supporter la lumière
^vne vériubk et consunte observation.
• D'après nos propres connaissances, acquises par
longue suite de travaux eo organisation et en
RappeiOns maintenant ce que Tobservation a fait connaître par rapport a la reproduction des Infusoires.
physiologie, nous nous permettrons de dire que M. Cross n'a point créé, n'a point construit de toutes pièces VAcaruê horridut, a l'aide des moyens qu'il mdiiue. Ces moyens, en supposant même qu'ils aient été indispensables dans cette circonstance à l'apparition de l'animal, n'ont été que de simples stimulants qui, semblables à ceux qui excitent et favorisent la germination d'un grain de blé, ont hàtd l'éclosion d'oeufs pareils à ceux que contient rindi« vidn femelle envoyé par M. Cross lui-même; (Bufa
3ui se trouvaient pondus ou apportés à la surfaco es pierres vésuviennes mises en expérience.
fl Ignorant les travaux écrits par M. Cross sur la production artlHcielle et à volonté de son Acarns^ nous ne savons pas si l'animal sort de son expérience dans son état complet, ou si, ce qui serait plus en rapport avec la loi qui préside au développement de tous les êtres organisés, il passe par toutes les phases de développements et de méiamor^ phoses que nous connaissons si bien cbez toutes le^ espèces à'Acarut; si, dans l'expérience, il co/Q-i mence par n'être qu'un point, puis un globule, puia un œuf, ensuite un jeune Acare n'ayant encf^re quQ six pattes, et enin un Acare parfait avec huit pa|-i tes, mâle ou femelle, sans œufs ou contenant dea œuîs, comme celle créée par M. Cross. Mais dans cette manière d'envisager la fabrication de VAcaru» de M. Cross, il resterait encore une assez grande difficulté, celle de savoir où et comment ces animaux, naturellement si voraces, trouveraient la pâture nécessaire à leur développement; car les êtres organisés ne peuvent augmenter en étendue et en poids qu'en prenant autour d'eux la matière nutritive qui s'y trouve, et qu'en se l'assimilant b l'aide d'un pouvoir mystérieux qui leur appartient.
c La physiologie actuelle, plus éclairée, par conséquent peu crédule en fait d'organisations spontanées, et surtout d'organisations spontanées faites de main d'iiomme et à volonté, bien convaincue, par les faits observés, que tous les individus orsa^ nisés résultent, par extension tissulaire, d'une mère semblable qui précède et qui« seule, a reçu de la nature le pouvoir de sa reproduction ; la pli]|rsiologie, peu exigeante, ne demande point à la pbysique et à la chimie syntbétique la construction, en dehors des laboratoires vivants dont elle vient de parKi*, d'un Acarui, qui est un animal presque aussi compliqué qu'un Mammifère ; mais seulement celle d'un simple globule muqueux de protosphérie, doué, bien entendu, des propriétés ou attributs de la vie organique, celles de l'absorption, de l'assimilation, de raccroissement déterminé et de la reproduction de l'espèce.
f Ce simple globule, quoiqu'à cent lieues de YAcarm de M. Cross, serait plus que suffisant pour exciter au plus haut degré l'admiration des physiologistes observateurs et i^^hilosophes , ou plus vraisemblablement encore, leurs nouveaux doutes.
i En procréant son animal, M. Cross est loin d'avoir le mérite de la priorité de rinvention; mais il a eu au moins celui de mieux préciser l'objet de sa création en le désignant sous le nom d'Acarus, vi en nous le montrant en nature. Il est regreitahlo que, d'une source aussi nouvelle qu'inattendue, il soit sorli d'abord l'une dos plus laides bêtes de l:i création naturelle ; mais atteiidoi:s, puisque ce n'est là qu'un début.
f L'auteur d'un ouvrage intitulé . E$$aî gurrorhgine des corpt organiiéi et inorganitét^ nous a aussi parlé d'une foule de végétaux et d'animaux créés par lui et par des moyens aussi simples et aussi chimiques. Il esv vrai que Fray n'a poiut fait voir ses productions à des hommes capables de les upprc*
•WT
GEN
UEPTlLKS ,
GEN
La plupart des Infusoires se reproduisent par scission ou par séparation, ils sont fissipares. On en est souvent témoin en observant, un Infusoire pendant quelques instants. On voit l'animal nager librement; tout à coup il s'arrête, il s'ojjere un travail dans tout le corps ; il se divise en une infinité de parti-^ cules qui se séparent les unes des autres et qu'on est tout étonné de voir rester en vie. Il y a plus, chacune de ces particules devient bientôt aussi grande que Tlnfusoire dont elle s'est détachée et elle prend exactement la môme forme; au lieu d un Infusoire, on eft a plusieurs. La croissance est très-rapide. Que Ton se figure donc un Infusoire donnant naissance seulement à six individus, et que chaque individu se reproduise seulement six fois en 24. heures, on verra le noiùbre prodigieux dlnfusoires que l'on aura obtenu au bout d'un jour. On ne doit plus s'étonner alors qu'un étang devienne quelquefois vert en une seule nuit et qu^une eau. rougisse et prenne la couleur du sang au bout de quelques heures. La présence d'un certain nombre d'Infusoires suffit pour expliquer ce phénomène (1).
cier comme naturalistes, et qu'à leur égard il s'est tenu (Jans ce vague qui compromet peu, mais aussi qui n'inspire aucune confiance. Il y en avait, dit-il, qui ressembla ieol à des Ecrevtsses, ù d<^ Araignées, à des Sangsues, à des Moucherons volants avec deux ailes déployées; il y en avait qui, comme la cuiller manquée du fondear, n'étaient que des ébauches dliisectes, dont les uns manquaient encore de tète et les autres de pattes.
4 Quand on a le rare bonheur ou le privilège exclusif do faire d'ausâi «^tonnantes découvertes, il faudrait d'abord bien s'assurer si l'on veille et avoir ensuite la force de se taire jusqu'à ce que des horaiiies spéciaux et compétents aient contrôlé et constaté les faits parleurs propres sens.
( Par une semblable conduite, combien éviteraiton aux connaissances positives stisceptibles d'être acquises par l'homme, d'absurdités qui, une fois intro.iuites dans les sciences toujours si simples, s'y < rainponnent de manière à ce qu'il faut quelquefois des siècles pour les user ou les en faire déguerpir, > (Compte-rendu des séances de rA<'adéinie des scieu'^ ces, séance du 15 novembre 1837, tome V, page 0(>8, rapport de M. Jurpin.)
Kien n'est plus raisonnable et plus conforme à Tobservation que le sentiment de M. Turpin sur le» Générations spontanées , et personne peut-être n'était mieux posé que lui pour faire autorité en pareille matière, ptiisqu'il a passé sa vie à étudier les organisations élémentaires dans les détails les pi«ii petits qu'il soit posï»ilile d'o';server.
{{) 11 est tros-remarquable que ces animalcules, dont la petitesse confond notre imagination, produisent par leur accumulation des n asses d'un volume considérable. M. Ebrenberg a observé que l;20 a 1/4 de la masse du Schlam, ou de la vase qui forme des ensableiuenls dans le pf)rt de Wismar sur la Baltique consistait en partie en hifusoiros vivants et en partie en léts vides d'infusoires à enveloppe siliceuse et morts. Le dépôt annuel est de 6,480 mètres cubes, et renferme par conséquent au moins 648 mètres cubes de matière déposée en organismes microscopiques. Les Schiams des ports, l'accumulatioa et la fertilité du limon du Mil, et probablement de ceux de tous les dépôts fluviatiles, résultent, en grande partie d'organismes microi^copiques ayant uue inllueuce importante dans les pbenomè cj tia-
Pendant longtemps on n'a connu chez les Infusoires qu'un seul mode de reproduction, la reproduction par scission. On sait aujourd'hui qu'il existe chez ces nnimaux encore un autre mode de reproduction, la reproduction par bourgeons ou gemmes, qui existe aussi chez les Polypes et chez d'autres animaux inférieurs. Il se forme sur le corps du prouiier animal une excroissance, analogue au bourgeon des plantes, quis'agrandit successivement et se développe de manière à former un animal semblable au premier. L'embryon, ou bourgeon plus ou moinsdéveloppé, se dtHache ensuite pour continuer à lui seul son existence. A la réunion des naturalistes à Brème, en 18H, Focke annonça qu'il avait vu le Loxodos bursanoy non se diviser, mais donner naissance à des embryons qui sont nés déjà développés. Ces Observatious de Focke ont été confirmées dans ces derniers temps par Ferdinand Cohn, de Breslau, qui a vu naître distinctement un ou plusieurs embryons d'après ce mode do reproduction. Ces embryons de Loxodes avaient été observés déià et décrits comme des Infusoires distincts sous le nom de Cyclidina ou d'îfnckelenyg, par Ehrenberg et Dujardin. Ce qui reste à découvrir, c'est la modification de forme et de structure que ces Cyclidina subissent pour devenir des Loxodes à l'état adulte.
II est probable qu'il y a dans ces animaux aliernativemenl une série de générations par division, et que, ce mode de génération étant épuisé, îespèce doit se retremper par une autre génération , celle par bourgeon. C'est ce qui est connu raainlenant pour plusieurs classes d'animaux inférieurs. Pendant l'été, neuf à dix Générations de Pucerons se succèdent par bourgeons; à l'approche de l'hiver, une Génération avec organes sexuels donne naissance à des œufs qui ne doivent se développer qu'au printemps suivant et qui assurent la conservation de l'espèce pendant l'hiver Ainsi, dans les Pucerons, il yaunedouble génération, par bourgeons et par œufs, ils sont alternativement gemmipares et ovipares, dans les Infusoires il y a une double génération, par scission et par bourgeons, ils sont alternativement fissipares et getmnipares. Un phénomène très-curieux , c'est la succession des Infusoires dans un Iac ou un étang ou même dans une flaquf» d'eau. Quelques plantes et animaux microscopiques rendent parfois Teau verle ou rouge, et ils se reproduisent en abondance par division; au bout de quelques générations, celte reproduction par scission cesse, les formes se
tureU. Parmi les conches qui composent Técorce terrestre, il en est qui ont une épaisseur de plosieors mètres sur une étendue souvent considérable et qui sont formé* presque exclusivement d*aiiimaux micro- 'scopiques. Un de ces dépôts, aux chutes d'Orégoo, « environ 500 piecU d'épaisseur. La phosphorescence de la mer, le prodige du sang dans le pain et dans la viande, les terres comeslihies, les pjiénomènet connus sous le nom de pluie de sang, le papier el ouate météorique, sont produits par des organitiucs microscopiques.
GEN
POISSONS, ETC
GEN
flf lri55enl et vont se déposer au fond de Teau.
C^ç d<'l)ris flétris restent dans cet étal pen-
itfant plusieurs mois, et leur évolution recora-
(Heoce; leur reproduction a lieu, quand les
înfrflies circonstances physiques se repro-
fc^Bitçflt. Crs organismes restent même des
iR^cTtliefii à sec, eî(>osés aux rayons ar-
jsàïi soleil, sans perdreien quoi que ce
de leur étonnante fécondité.
Sans un étang, ontrouve ainsi certaines
s dans un moment, et quelquefois,
qae Taspecl de l'eau change, ces es[>èces
#iprai5senl complètement et sont rempla-
ife par d*autres qui disparaissent à leur
iNr, sans que ces diverses formes soient des
; :iiéUmor[>hoses de Tune dans Tautre. Chaque
' mpkv se reproduit un certain nombre de
' tm par scission, et comme si elle devait se
Witmper après un nombre déterminé de
€fa*r8lioos par scission, elle se flétrit et dis*-
fififtpoQr recommencer plus tard une nou-
^te série de Générations. Chaque espèce
Viande que Teau soit dans certaines condi*
ihoi préparées par les Générations qui Tout
Il est Yrai que ces Observations ne sufïistxA |»as |tf>ur expliquer la première appari- Vion de* InfuSoireS dans de Teau qui en éui\ dépourvue d'abOrd. Si Ton prend de Veau (mmî fie renfermant pas de ces animalcuks et qu'on y plonge des subsisnm ré^iâH ou animales, au bout de qfielqae tetûps, ces sobslances se décomposai;/ eï Im se trouve toute remplie de p/ao/fs d d'animalcules microscopiques.
Ces Ofyaiïismes diffèrent suivant la nature <te II raalière mise en infusion ; ils sont lussi diff(*reDls d.ms une môme infusion, loTî'ju'on Tobserve à dv^s époques différen- Iw. Cependant des . observations récentes Ont montré que ces phénomènes ne se pré- ^tenl jamais lorsqu'on a soin de porter l'in-
* vS""/"*l"'^ '^ température de leau bouil-
i "»le, lors même qu'on faisait passer e?i-
*ftî,suf cette eau, de l'air qui a traversé
■'^oiechauITé aune température élevée,
, .?7oe le contraire a lieu si Ton prend pour
-/''^^uMonde l'eau crue ou bouillie, aban-
'^née au contact de l'air,
/>/^ peut évidemment conclure de Ik que Igj^fT Q qui a été soumise pendant uu cer^ ^ temps au contact de l'air , et par con-
uent cet air lui-même 9 renferment un
k^jcipe quelconque nécessaire et indispen'> l^^le pour la formation des Infusoires. et ce principe est détruit par la cha-
pttw
m quel est ce principe? Est-ce un In-^
j >jre complet? £st*ce l'animal réduit à sa
""ne la plus simple, une espèce de noyau
*^leineiii? Kst-ce enfin un gorme, œuf ou
.^e, analogue à ceux qu'on observe dans
'Niie la série du règne organique, animal
végétal? C'est ce que l'observation n'a
r^pennis de décider jusqu'à présent. Il est
JJ^o constaté aujourd'hui que des Infusoi-
^^ ooatenus dans de la terre exposée pen-
^^t plusieurs mois aux rayons du soleil, et
qui paraissent tout à fait desséchés, reviennent à la vie en présence de Thumidité. On comprend que ces Infusoires desséchés peuvent être facilement enlevés avec la terre, réduite en poussière, qui les renferme, et portés ensuite à des distances considérables. En effet Ehrenberg a reconnu que la poussière dé|X)sée par l'atmosphère renferme des organismes microscopiques qui varient en général dans les divers pays. On peut même, dans certains cas, assigner le lieu d'origine de ces corpuscules organiques.
Lors de la dernière éruption de l'Hécla, un des volcans de l'Islande, les cendres, provenant du volca^i, furent portées par le vent jusque sur les lies Shetland et Orcades; un navire danois, VHéléna, qui se trouvait à une distance de 533 milles anglais du volcan, fut entièrement couvert de cette matière. La comparaison de ces cendres avec celles prises en Islande, au pied du volcan, démontra qu'elles ovaient la même Origine; analysées au microscope, elles étaient formées de dé* bris de matières volcani(|ues , d'une terra brune et de formes organiques d'eau douoa ou terrestres. La dissémination des Infusoires» sous forme de poussière atmosphérique, est donc un fait établi. Ces Infusoires, ré* pandus dans l'air, se déposent sur tous les objets. Une partie d*entre eux se développe, Ou plutôt redevient vivante, en retrouvant, dans le milieu où elle arrive, les conditions appropriées à son existence.
Ces observations suffiraient déjà pour expliquer la première apparition des Infusoires dans \^ liquide^ qui en étaient dépourvus d'abord. Cependant il pourrait se faire qu'il eiistât chez ces animaux , outre la forme connue pour chaque espèce, une autre forme plus simple et plus appropriée à leur dissémination et à teur multiplication. D'ailleurs, quoique les organes qu'fiiu*enberg avait décrits commt des organes de reproduction, ne puissent plus être oonaidérés comme tels, il se pourrait qu'il existât chez eux un mode de reproduction par œufe ou par spores qui n'a pas encore été constaté directement. Tous les micrographes reconnaissent que le monde des êtres microscopiques n'est encore cooou que très-impar&itement , et que l'organisation des Infusoires en partieo^ her présente encoro bien des points iocer^ tains et oui ne seront fixés définitivement que par Je nouvdles recherches.
Quoi qu'il en soit, quand on considère la multipKoation prodigieuse des Infusoires par les deux modes connus, fissipare et gemmipare, et les myriades de ces êtres qui existent souvent dans un même endroit, on comprend facilement que le principe provenant de ces êtres, et qui est destiné à les propager ailleurs, que ce soit un animalcule entier, un noyau ou un germe; que ce principe, enlevé dans l'air, peut se ré-^ pandre partout avec une facilité merv«ii« leuse. On comprend aussi que, toutes les fois qu'une infusion présente la réunion de certaines conditions déterminée^, les organismes appropriés à ces conditions pourront
GEN
KEPTILES.
apparaître et s'y développer ensuite par es moyens connus.
La loi générale» que le nombre des germes d'une espèce organique est d^autant plus considérable que les conditions nécessaires pour leur évolution sont plus rares et plus difficiles è réaliser, trouve encore ici, comme chez les Ëntozoaires, une confirmation éclatante. Ces organismes, imperceptibles è l'œil nu, ont aussi des fonctions, et même, d'après les découvertes modernes, des fonctions très-importantes à remplir dans réconomie générale de la nature. Pour remplir ces fonctions, il faut que le gr<fnd nombre supplée, chez eux, à la petitesse individuelle; il faut, par conséquent, qu'ils soient doués d*une lécondité prodi^euse; il faut enûn que la quantité des principes reproducteurs et leur effusion spient proportionnées à la quantité prodigieuse de ces êtres qu'exigent les harmonies de la nature et à la difSculté qu'il y a de réaliser, pour chaque espèce en particulier, le concours de conditions requises pour son développement.
Si nous nous rappelons maintenant que les Infusoires, analogues à d'autres animaux inférieurs, présentent évidemment les deux modes de reproduction connus déiè pour quelques-uns de ces animaux, et qu on peut d'ailleurs expliquer leur apparition, partout où on les trouve, d'une manière natureUe et semblable à ce qui a lieu dans toute la série du règne organique, nous sommes amenés à conclure que l'application qu'on a faite à ces êtres de l'hvpotnèse de la Génération spontanée est absolument gratuite et sans fondement. Nous pouvons par conséquent conclure que l'Auteur de la nature, en appelant ces êtres à l'existence, en leur assignant la place qu'ils occupent dans la série des êtres et les fonctions au'ils ont à remplir pour l'harmonie générale, a voulu qu'ils propagent eux-mêmes leur espèce, et que leur orgine et leur propagation soient soumises aux lois générales qui régissent toute la nature vivante.
Non, il n'y a rien de spontané dans le monde. Chaque événement a ses causes, ohaque fait a son principe, comme il a ses conséquences, pour lesquelles il est principe lui-même. Tout ce qui est n'existe qu'à titre de conséquence. Une seule cause a été et sera toujours; c'est la cause première, la cause universelle, la raison souveraine qui domine toutes les raisons; l'intelligence suprême, dont l'intelligence de l'homme est un ra^roD, qui alancélesmondesdans l'espace et qui préside h leurs révolutions, qui dirige le soleil dans sa course, qui régit la naissance delà plus simple monade aussi bien que l'organisaUon plus compliquée de l'individu humain. C'est à cette cause seule qu'il faut attribuer la spontanéité; caria spontanéité est son essence. Elle est, parceau'elleest(i^90 sumqui n<mj, parce qu'il lautqu elle soit, parce que si elle n était pas, rien ne serait. Son existence ne se démontre pas; elle ne se prouve pas, elle est évidente ; en un mot, c'est un axiome.
Les autres causes, au contraire de ccUene sont que secondaires; l'esprit bum fait sa science de les découvrir , de démontrer , de les prouver , de les ex;j
auer; mais, en les étudiant, gardons-n^^ e nous payer de mots, de tomber s tout dans les absurdités et les noD-s et d'affirmer des spontanéités qui ne vent exister nulle part, et qui sent e{ core moins là où les causes secondes elle mêmes échappent à notre investigation.
« La vie en général, disait Cuvier, suppo l'organisation en général, et la rie propre < chaque être suppose l'organisation propre ( cet être, comme la marche d'une horloge suj pose l'horloge; aussi ne voyons-nous la i^ que dans des êtres tout organisés et faits pcH| en jouir, et tous les effortsdes physiciens n'o^ pu encore nous montrer la matière s'organj sant, soit d'elle-même , soit par une caus extérieure quelconque. En effet , la n exerçant sur les éléments qui font à chnqiti instant partie du corps vivant, et sur ceoi qu'elle y attire, une action contraire à a
3ue produiraient les affinités chimiques orinaires, il répugne qu'elle puisse être «S^ même produite par ces affinités, et cepeodant l'on ne connaît dans la nature aocofie autre force capable de réunir des molécules auparavant séparées. •
a La naissance des êtres organisés est donc le plus grand mystère de l'éconooiia o/^ nique et de toute la nature; jusqu'à pr^sen/, nous les voyons se développer, mus jamais se former. Il y a plus : tous ceux à I ori^'oa desquels on a pu remonter, ont tetiud'ibord à un corps de la même forme qu'eux, nuis développé avant eux; en un mot, à unp^ rent. Tant que le petit n'a point de vie propre, mais participe à celle de son parent, il s'appelle un germe.
tf Le lieu ou le germe est attaché, la cau$« occasionnelle qui le détache et lui donne une vie isolée, varient; mais cette adkérem à un être semblable est une règle sans exception. » (Cuvier, Règne animal^ Introduction.) Voy. l'Introduction de ce Dictionnaire.
GÉOGRAPHIEdes Reptiles. Fo^. Repiues.
GERMON, Orcynus^ genre de poissons de l'ordre des Acanthoptérygiens , famille des Scombéroïdes. —Ce sont des poissons épais et lourds, de force assez grande, et qui présentent, par leur figure et leurs mœurs, des faits remarquables. Des quatre espèces qui appartiennent à ce genre, oous citerons particulièrement le Gebiion commuh, Orcynut alalonga, qui a été jusqu'à présent confondit avec les espèces de Thons. Ce poisson mérite à beaucoup d'égards une attention na/* ticulière, et nous allons tâcher de le iaire connaître sous ses véritables traits. Le Germon a les pectorales étroites, longues, pointues et arquées ; elles ont exactement la forme d'une feux; leur pointe va plus loin Que la deuxième dorsale et que le milieu de 1 anale; le corselet leur prête un silloo presque aussi long qu'elles , et contre lemiel se place leur bord supérieur quand elles sê rapprochent du corps. Ce corselet est presn