GIR
de aussi étendu que aans le Thon. Les {l0(rales n'ont pas le tiers de la longueur |0 pectorales ; il y a également un sillon au gitire , contre lequel se logent les rayons. llfreiDière nageoire dorsale est au-dessus tsillon longitudinal, dans lequel Tanimal h coucher, et elle s'avance comme une fers la queue. On voit enfin, de chaque de te queue , une carène lon^tudinale De contribue pas peu à la rapidité avec telle le Germon s*élance au milieu ou à i'wbfie des eaux. Tout le dos et les flancs iermon s^jnt d*un bleu noirâtre , qui sousle ventre, et s'y change en argenté. iptnssoQ passe pour venir du grand Océan le golfe de Gascogne; il y arrive en nombreuses vers le milieu du mois k|Bo; quelquefois on en voit dès le mois ; lew^etron en rencontre iusqu'en octobre. Bnipparition a lieu, en général, deux mois ipiisttlle du Thon. Les pêcheurs de Biscaye se livreol à sa poche dès qu'il se monte diw leurs eaux; ceux de Saint-Jean-de- Lm root la foire sur des fonds vis-à-vis de Saiot-Sébastieo; ils la continuent jusqu'à rembooehnre de l'Adour, et ne s'avancent point la delà de l'extrémité du bassin d'Arc«dkOû. Us pécheurs de TIle-Dieu , qui y coostcmlçlus d'hommes et plus d'embarcatioosque ceui de Saint-Jean-de-Luz, se rendent aussi sortes côtes de Bisca^re; ils y /«sse'ïlguiflie jours, après lesquels ils vienpent fisri-fis du bassin d*Arcachon ; puis /b/»oao/etil jusqu'aux environs de leur île, </ p/05 au nord jusqu'à Belle-Isie; ils prenmot d'ordinaire 13 à liit,000 Germons dans leur campagne.
L|»lipies pour cette pèche ne doivent pas avdr moins de 80 brasses. La meilleure «isoree est de l'anguille salée ; niais le Germon, qui est très-vorace, se laisse prendre ftdiemeût à des appâts factices, tels cpavn morceau de linge taillé en forme de svfae. Il donne la chasse à tous les pois- «ttfBî vivent en troupes, aux Mulets, aux 9nÏ9as, aux Anchois; il poursuit les pois- Mtsrolaots. Lorsque le Germon se lève à la mrbee de l'eau , sa présence s'y manifeste pfuo mouvement asse/. remarquable ; mais •feon en prend peu. C'est dans la profon- ^r qu'on en fait de grandes pèches, et ce l^/^que la connaissance des lieux qui peut ^ présuoier où on les rencontrera. L'af- '^oce des oiseaux de mer et des poissons ^^ms s'élevant hors de l'eau est d'un ^H>on augure. La pèche donne alors de >*)$ produits , et les bras sufHsent à peine ^ tirer les lignes et les jeter à la mer. ^^ lois que les pêcheurs sont tombés sur n de ces bancs de poissons, ils le suivent ^u à ce que les vents de l'équinoxe d'au- *mne aient déterminé la troupe à retourner 'ers le grand Océan. Dn temps couvert, un *(M frais , une mer doucement agitée, sont biorables à cette pèche; elle s'opère mieux VMles vents de sud-ouest et de nord-ouest. 1^ chair du Germon péché en juillet et en Ml est plus blanche et plus délicate que S"e celle du Thon; mais, dans les mois qui
précèdent et qui suivent, elle lui est inférieure. Le Germon frais se vend plus cher que le Thon; on le sale en le coupant par tranches que l'on empile avec des lits de sel. Il devient aussi une provision utile pour l'hiver; mais la consommation ne s'en étend
f;uère au delà des endroits dont on en fait a pèche , et il ne parait pas donner lieu à un commerce étendu.
On croit aue le nom de Germon est une corruption ih* l'anglais Warman (homme de guerre], qui est en usage à l'Ile-Dieu, et qui se rapporte soit à ses grandes pectorales, qui ont l'air d'armes défensives , soit à sa manière de voyager en colonnes serrées. Les Basques nomment ce poisson Hegalalouchia (aile longue). Quelques-uns de nos marins l'appell''nl aussi Longue-Oreille. En Sardaigne, VAlalonga ou Germon est très-coinu; c'est un poisson de passage qui vient avec le Thon, et marche comme lui en troupes de plusieurs milliers. On ne les prend pas dais les filets à Thons, parce que les mailles doit on se sert pour les Thoniles sont trop larges et calculées pour le Thon seulemeut. En Sicile, où les rèls sont à mailles plus étroites, on en fait des pèches abondantes , et on le sale comme le Thon; sa chair cuite est trèsblanche, à la diiïérence du Thon, dnnt la chair est toujours plus ou moins rouge.
M. Riiso dit que l'on en prend de temps à autre dans la madra^e do Nice, (|u'il parvient au poids de 80 livres , que sa chair est moins boime que celle du Thon, et que son foie passe, parmi les pèclieurs, pour donner la Qèvre et pour faire écailler la peau
Le Gebmon de la mer Pacifique (Thynnui pacificus). Cette seconde espèce, comparée à celL* que nous venons de décrire , présente une proportion très-différente do la grosseur par rapport à la longueur. En etïet, la hauteur du poisson n'est que trois fois et dennio dans sa longueur; le museau, et surtout la mâchoire inférieure, sont plus courts à proportion.
Commerson raconte qu'une quantité innombrable de ces poissons entoura et suivit son navire, pendant plusieurs jours, au milieu de février, dans la mer Pacifique; ils pesaient de 20 à 60 livres. Celui dont il aonne les mesures était long de 3 pieds 2 pouces, sur 9 pouces de hauteur; ils mouraient au milieu de convul-r sions et de tremblements, mais sans faire entendre le moindre sou. Leur chair, et surtout le bouillon fait avec leur tète, parurent excellents, et les matelots, qui avaient souffert de la disette , s'en nourrirent abondamment et longtemps de suite, sans en éprouver aucune incommodité
GÉSIER. Yoy. Digestion, art. IlL
GIRELLE, Julis ; genre de poissons voisins des Labres, parmi lesquels ils ont été placés. — Les Girelles vivent souvent par troupes et se plaisent parmi les rochers. Pline a écrit que ces troupes nombreuses nllaquaionl les hommes qui nageaient riU| /'es dïlieSy et les mordaient avec plus ou uioiiis