FRE
Picaud — d'argent , fretté de gueales, au chef de même chargé de trois trèfles d or. Bretagne.
Farcy — d'or, fretté d'azur, au chef de gueules. Bretagne.
JSTerganou— d'argent, à un fretté de gueules, au franc canton de pourpre, cuargé d'une tour crénelée d'argent. Bretagne.
Saint-'Mànvieux — de gueules, fretté d'argent ; au franc canton d*hermine. Normandie.
Grimouard — d'argent, fretté de six pièces de gueules , au franc-canton d'azur. Poitou.
Bouchard — écartelé aux 1 et ^ d'azur» fretté d*or, au chef cousu de gueules ; aui 2 et 3 de sueules, à trois lions léopardés d'or l'un sur 1 autre. Limosin.
Saint-Venant (V.) — d'azur, fretté d'or, le premier émail chaîné de fleurs de lis du second. Flandre.
Sons — de gueules, fretté d'or , au fraocquartier d'azur, chargé d'une anille d'argent. Champagne.
Neuville — d'or, fretté de gueules , brisé d'un franc-canton d'or à une étoile de sii rais d'azur. Picardie.
Biblemont — de gueules, fretté d'or, au franc-canton d'or et un lionceau de sable sur le quartier. Picardie.
Paget — d'argent, fretté de sinople; au chef parti d'or et de gueules à trois macles de l'un à l'autre. Ile de France.
Du Mas — écartelé, aux 1 et 4 d'argent fretté de gueules , au chef échiqueté d'or et de çueules ; aux 2 et 3 d'hermine au bÂlon pén en bande de gueules. Anjou.
Alzon — de gueules, fretlé d'or et semé de fleurs de lis du même dans les clairesvoies. Auvergne.
Saint-Denis — de sable, fretté d'argent, au chef d'argent chargé d'un léopard de gueules. Normandie.
Tremence — d'argent, fretté de gueules, au franc-canton d'azur chargé de trois bandes d'argent. Bretagne.
Bacquehem du Liez — d'or, fretté de gueules, au canton de sinople, ayant une fasce d'argent chargée de trois merlettes de sable. Artois.
Ligneris — dQ gueules, fretté d'arsenl, au franc-canton d'or, chargé d'un lion de sable et d'un lambel d'azur. Vendomois.
Saint'Liger — de gueules, fretté d'argenti au chef de même. Touraine. '
Vangreneme — d'or, fretté de sable.
Courchy — d'azar, fretté d'or.
Cambrin — d'or, fretté de gueules, au canton de sinople chargé d'une aiglette d'or. Artois.
Gauchie — d'argent, fretté de sable, au franc-canton de gueules. Artois.
Fout7/eu<e — d'argent, fretté de gueules, semé de fleurs de lis du même dans les claires-voies. Normandie.
Grimoult — de sable, fretté d'ai^ent, semé de grillels d'or dans les claires-voies. Nor-
Boni — d'azur, fretlé d'or, de gueules, semé de lions du même. Languedoc.
Es^r^e* — d'argent, fretté de sable desit
rus
DtCTlONNAlRE
pièces^ au chef d*or, chargé de trois merleltes de sable.
L$ Jeune — de gueules, frelté d*argent, semé de fleurs de lis d*or. Beauvoisis.
Latier té Bayane — d*azur, h trois frottés d'argent» au chef du même. Dauphiné et Valeotiûois.
Pidoux — d'argent, à trois frottés de sable, deux en chef et un en pointe. Poitou.
imiroif— fretté d*ai%ent*et de gueules, cloué d'or, à la bande d'azur, charsée de trois fleurs de lis d'or, brochant sur le tout. Aauphiné.
Le Josne^antay — écartelé aux 1 et fc de
Seules, fretté d'arsent, semé de fleurs de du même dans les claires-voies; aux S et 3 fasces d'argent et de gueules ; sur le tout de gueules au créquier d argent. Artois. FRONDE. — Meuble rare in armorirès.
Charhimneau — de gueules, à une fronde tortillée en double sautoir d'or, chargée d'on caillou d'argent et accostée de deux autres du même. Dauphiné.
FRUIT. — Meuble de Técu. Les fruits, dans l'écu, sont le symbole de la fécondité. Limojon de Janquterettes — d'azur» à trois citrons d'or. Comtat Venaissin.
Mume — d'or, à trois mûres d'azur. Dauphiné.
Péruêêis de Barles -- d'azur, à trois poires d'or. Provence.-
Héberi du Breuil^àe gueules» à trois pommes d'or. Normandie.
Favier de Baine — de gueules, à trois concombres d'argent. Picardie.
Brehier — d'argent, à trois olives de sinople. Bretagne.
Courtois — d'azur, à trois mûres d'or, S et 1% Champagne.
MoroaMourî — d'argent» à trois mûres au naturel. Normandie
Bryn — d'or, à trois mûres de pourpre feuiilées et tigées de dnople. Bourgogne.
Fueiier — d'nr» h trois figues pendantes d'azur, tigées et feuiilées, cnacune de deux feuilles de sinople. Dauphiné.
Poirier-^ d*azur» à trois poires d'or feuiilées de même, 3 et 1. Berry.
Du Coing — d*azur» à trois coings d'or. Nivernais et Berry.
Rieeé — d'argent, à trois châtaignes, hérissonnées de sinople» soutenues de même.
Bourgogne.
Du Perenno — d'azur, à trois poires d*or, à la fleur de lis en abîme. Bretagne.
Bagueneau — d'azur, à trois melons d'or.
Morisot — d'argent, à trois mûres de sa* ble et une quintefeuille en abîme. Bourgome.
FUSEAU. — Pièce longue, arrondie et pointue, qui représente un fuseau à filer.
Le Fuzeher d^Auvez — d'or, à trois fuseaux de gueules. Picardie.
yidy de Saini-Germain — d'azur à trois fuseaux d'or, surmonté d'un lion léopardé du même. Perche.
Mofseilles de la Cour for Un — de gueules, à la fasce échiquetée d'argent et de sable de
HERALDIQUE. FUS 590
quatre tires, accompagnée de sept fuseaux garnis de fil du second émail, quatre au chef et trois en pointe. Normandie.
FUSÉE. — Meuble d'armoiries, en forme de rhombe , ou de losange allongé ; eUe a deux parties de larçe, sur quatre de hau-» teur, prises sur les dimensions de l'écu, qui a toiyours sept parties en largeur et huit en hauteur. Plusieurs fusées sont accolées en fasce ; il y en a aussi en bande et d'autre manière.
La Noé de Satni-ilfar^tn — d*azur à la fusée d*or. Normandie.
Brissani de Tiville ^ de gueules , à trois fusées d'argent. Anjou.
Gervier — de gueules, & une fusée d'ar* gent en fasce» chargée de trois étoiles de sable. Poitou.
Boutnlle — d'argent, à une fusée de gueu*' les, chargée de trois ameléts d'or. Berry.
Voisine — d'argent» à trois fusées de gueu* les Languedoc.
Lingier — d'argent» à la fèsce fuselée de gueules de cinq pièces, accompagnée de huit mouchetures d hermines de sable, k rangées en chef et h en pointe rangées de même. Poitou.
Fuzée de Voisenon — d'azur, à trois fusées d'or rangées en fasce. GAtinais.
Crana — d'azur, à trois fusées d'or en fasce. CUampagne.
Ruoli — d'azur, à trois fusées d'or mises en fasce. Languedoc.
Ouerard — d'azur, à trois fusées accolées en fasce d'or. Normandie.
BrisBon — d'azur, à trois Aisées d'argent. Poitou.
Sécillon — d'azur, à trois fusées d'or. Bre^ tagne.
Dufour — écartelé, aux 1 et fc d'or» à trois fusées de sables; aux 2 et 3 d'azur à trois massues d'or. Orléanais.
Des Echelles — de sable, à trois fusées d'argent. Orléanais.
Brissaud — de gueules, à trois fusées d'a^ gent. Orléanais.
Bouthillier — d'azur, à trois fusées d'or posées en fasce. Ile de France.
Dampierre — d'argent, à trois fusées de sable. Normandie.
Champs — d'or, à trois fusées de gueules en fasce. Limosin.
Béchillon -— d'argent, h trois Aisées de sa* ble mises en fasce. Poitou.
Querse de Valcourl — d*or, à trois fusées d'azur rangées en fasce, écartelé de gueules au lion de sable armé et lampassé de gueules.
Mareschal — d'argent, à trois fusées de gueules, au lambel de quatre pendants d'argent. Orléanais.
Daudenet —d'argent, h trois fusées d'azur» chargées chacune d'une croix recroiseitée, au pied fiché d'or. Lorraine.
Saint-Jouan — d'azur» à quatre fusées d'argent.
Guerbant — d'argent, à trois fusées de sa* ble eu bande.
Cerys ^ d'argent» à trois fusées de sable en fasco.
(;en
Blanchet » d*argeDt, k trois fusées de
fueules, surmontées de deux fasces de sable, retagne.
Perrim — d'argent, & trois fusées de gueules, et d*azur au croissant montant d*argent, accompagnées de sii croix recroisettées au pied nché d*or, 3 en chef et 3 en pointe. Bretagne.
Saint^Marihe — d'argent, à trois fusées et deux demies accostées, accoUées en fasce de sable, au chef -de même.
Du Bourgneuf — d*azur, à quatre fusées d'or. Bretagne.
Bessay — de sable, à quatre fusées d'ar* gent posées en bande. Poitou.
Chevigné — de gueules, à h fusées d'or, accompagnées de nuit besants de même, k en chef et k en pointe. Bretagne.
Dinan — de gueules, à k fusées d'hermine, posées en fasce et accompagnées de six tourteaux du même, posés de front, 3 en chef et 3 en pointe. Bretagne.
Chauvigny de Brosse — d'argent à cinq fusées de gueules en fasce. Maine.
Nagu Varennes — d'azur, à trois fusées d'argent mises en fasce.
Landùl — d'argent, à quatre fusées de gueules mises en fasce.
Joubert — d*argent, à cinq fusées accollées et rangées en fasce de gueules. Ile de France.
SaifU-Nectaire^ Tulgo Senneterre^ — d'azur, à cinqfusées d'argent. Auvei^ne.
La Bastide — d'argent* à cinq fusées de gueules, accolées en fasce. Limosin.
-LaCroiv: — de gueules, à cinq fusées d'ar-
HERALDIQUE. GEN
gent, chargées chacune d'une coquille de gueules. Poitou.
Sauxay — de gueules, à cinq fusées d'argent, en fasce» au chef d'argent, chargé de cinq merlettes de sable. Berrjr.
Barbeiiires — d'argent, à cinq fasées de gueules rangées en fasce. Saintonge et ingoumois.
Leduchat — d'argent , à cinq iusées de gueules rangées en fasce. Ile de France.
Aubigné — de gueules, à quatre fasées d'argent mises en fasce.
Paynes — d'or, à cinq fusées de gueules en fasce. Bretagne.
Bouteville — d'argent à cinq fusées de gueules. Bretagne.
Sauzet — de gueules, à trois fusées dV gent, accolées en fasce, au chef d'argent, chargé de cinq merlettes de sable. Limosio.
Utraud la Jaille — de gueules, à cinq fusées d'argent mises en fasce.
Kervenoxa^l — d'argent, à cinq fusées de
(;ueules, portant entre la pointe quatre moettes d'éperon de même. Breta^e.
Du Blaisel — d'hermine, à six fusées de gueules mises en fasce, écartelé d'or, à trois bandes d*azur. Picardie.
VEstang — d'argent, à sept fusées de gueules, k et 3. Ançoumois.
Du Chastelard Saint-Ouen — d*azur,àDeaf fusées d'or, posées en bandes, accompagnées de six croissants de môme, 3 en chei et 3 en pointe. Bresse et Bugev.
Grimaldi — fuselé d argent et de gueules. Provence.
GBAI. — Oiseau assez rare en armoiries.
Guillon — coupé au 1 d'argent d'un geai de sable becqué et membre d or, et au 2 d'or à trois roses de gueules rangées en chef et un croissant d'azur posé en pointe. Poitou.
Gex (Y.) — d'argent, à un geai au naturel, couronné d*une couronne ducale d'or. Bourgogne
Lesquen — de sable, à trois geais d'argent membres de gueules. Bretagne.
GÉNÉALOGIE. — Dénombrement d*aïeux ; histoire sommaire des parents et alliés d'une famille noble, d'une maison ancienne et illustre, tant en ligne directe que collatérale. On prouvait sa noblesse par sa généalogie pour jouir des honneurs de la cour, pour être reçu chevalier des ordres du roi. On faisait aussi des preuves de noblesse par sa généalogie lorsqu'on désirait entrer dans des chapitres nobles, tels que ceux de Lyon, de Brioude, de Mâcon, de Saint-Claude, etc. Ou en faisait encore pour l'ordre de Malte, de Saint-Lazare, et pour entrer à l'école militaire. Les demoiselles faisaient des jpreuves de noblesse pour être reguesè Samt-Gyr; dans les chapitres de Saint-Louis, de Metz ; de Neuville, en Bresse ; d'Alix, en Lyonnais; deLeigiieu,en Forez ; de Remiremont, diocèse de Tout; de Maubeuge, au pays de Cambrésis, etc.
Lorsque l'on faisait une généalogie avec les formalités requises, le présenté devart mettre en évidence son baptistaire, qui prouvait de qui il était fils ; sa filiatiou remontait de lui à son père, du père à raïeul, de l'aïeul au bisaïeul, du bisaïeul au tris^ aïeul, du trisaïeul au quatrième aïeul, aiosi de suite, selon l'exigence des cas. Le présenté fournissait un arbre oÉNéALooiQCB, où se trouvaient sa filiation de père en père; ses armoiries, les noms des. femmes de chaque
f>ère; et leurs armes. A chaque degré, il allait trois actes originaux, pour les xtu* et XVIII* siècles, et deux seulement pour les siècles antérieurs, savoir: contrat de miriage et testament ; s'il manquait un de ces deux actes, un autre acte devait y suppléer, soit extrait mortuaire, transaction, hommage, dénombrement de terre, acte d'acquisition de biens, etc.
Quand on a fait la généalogie entière d'une maison ou famille noble, on y mef toutes les branches et tous les rameaux qui en sont sortis ; on fiiit à chaque degré ce gui se pratiquait pour entrer dans les ordres de chevalerie et chapitres nobles; oo 7 «joute les dates des contrats de mariage et testaments de tous les collatéraux mâles et femelles, tant ceux qui ont eu postérité que ceux qui n'en ont point eu ; on y doit met*
CEM
MCTIONNAIRE
tre encore les dates des commissions, leltres et brefets de services militaires; les dates de mort des officiers tués dans les armées, et les détails de leurs actions éclatantes, ce qui rend les généalogies bistoriqrues; on y met encore les dates des contrats ae mariage des fllies, les nopis de familles et de terres de leurs époux, de oui ils sont ûls, afin de faire coauaitie toutes les alliances.
On prétend.guejes généalogies n*ont commence à être dressées sur titres, suivant Tu- 8age actuel, que vers Fan IQOO ; auparavant, oD faisait les preuves de noblesse par enguétes ; les commissaires préposés pour les infonnatiODs se transportaient sur les lieux où la famille résidait, interrogeaient des vieillards, et en dressaient leur rapport : ce
Soi se pratiquait encore vers la fin au siècle emier, avant la révolution. U est vrai que les commandeurs commissaires faisaient ajouter au baptistaire du présenté les contrats de mariage, testaments, et autres actes originaux qui établissaient la filiation.
Le mot Kénéalogie vient du latin genealo^ gia^ dérivé du grec jnuLkoylatf formé de yivoct ^muif race, lignée, et de XÔ70C, sermo^ discours, traité. Généalogie signifie donc un discours fait sur une lignée, sur une descendance de père en fils.
L'étude des généalogies est d'une extrême importance pour Thistoire; outre qu'elles servent à distinguer le& personnes nistoriques du même nom et de la même famille, elles montrent les liaisons de parenté, les successions, les droits, les prétentions. Mais il (aut être en g^arde contre les absurdités de certains historiens, quif par adulation, font remonter jusqu'aux temps héroïques l'origine des maisons ou des princes en faveur de qui ils écrivent.
Parmi les chapitres des églises cathedra* les ou collégiales, et des abbayes ou prieurés, il 7 en avait où l'on ne pouvait être admis sans fournir les preuves de noblesse ordonnées par leurs constitutions particulières ; j'en établis ici la nomenclature :
Chapitres nobks d'hommen :■
Ainay^ — 100 ans de noblesse natemelle.
Aix^ — preuve de naissance noble.
Amboise^ — preuve d'ancienne noblesse.
Bar {Saint'Maxe de), — S degrés.
Beaum&^es^Messieurs^ — lo quartiers» 8 paternels et 8 maternels.
Besançon^ — 16 quartiers, 8 paternels et 8 maternels.
Brioude {SaitU^Julien de), — idem.
Gigny^ — k quartiers sans les allianceadu coté paternel et k du côté maternel avec les alliances.
Lescar^ — preuve de naissance noble.
Lure et Murbaek^ — 16 quartiers, 8 pater* nels et 8 m/itemels.
Lyon {Saint-Jean de), -- 8 degrés, k pater^ uels et \ maternels, la ligne paternelle en remontant à Tan IMO^ sans anoblissement conno.
Mâcon (Saint'Pierre de)^ — k degrés, tant |iateruel5 que maternels.
HEHÂLDIQUE. GEN SM
Marseille^ voyez Saint-Yictor.
Metx^ — 3 degrés.
Nancy f — h degrés.'
Saint-Chef, voyez Saint-Pierre.
Saint-Ctaude^ — 16 quartiers, 8 du cêlê^ paternel et 8 du côté maternel.
Saint'Diex, — 3 degrés.
Saint-Maxe^ voyez Bar.
Saint-Pierre et Saint-Chef de Vienne, — 9* degrés du côté paternel et du côté maternel.
Saint-Victor ae Marseille — 150 ans de noblesse.
Savigny, ■— h degrés.
Strasbourg, — 8 degrés de haute noblesse.
Toul, — 3 degrés.
Vienne^ voyez Saint-Pierre.
Chapitres nobles de fenmes :
Alix, — 8 degrés paternels sans anoblissement, et 3 degrés maternels.
AndlatD, — 16 quartiers, 8 paternels et 8 maternels, sans mésalliance et d'ancienne chevalerie.
Argentière (H, ou Notre-Dame de Coine^ — 8 degrés paternels et 3 maternels.
Avesne, — comme à Andiaw.
Baume-les-DameSf — idem.
Blesle, en Auvergne^ — k degrés.
Bouxières-aux-DameSy — preuves de noblesse d'ancienne chevalerie.
Chàteau-Chdlons. — 16 quartiers, 8 paternels et 8 maternels.
Denain, — 16 quartiers de noblesse an»
cienne et militaire.
Epinalf — 200 ans de noblesse chevaleresque des deux côtés.
Estrun^ — 8 quartiers, k paternels et k maternels.
teigneux, — 5 degrés.
Lons-le-Saulnierf — 8 quartiers paternels et 8 maternels.
Loutre, — preuve de naissance noble.
Maubeuge, — h quartiers, tant paternels que maternels.
Migette, —r 16 quartiers, 8 paternels et 8 maternels.
Monlfleury^ — k degrés.
Montiùny, — 8 quartiers paternels et k maternels.
Neuville^ •— 9 degrés paternels.
Poussay^ -— 16 quartiers, 8 paternels et 8 maternels.
Remiremont, — 20O ans.
Ronceray, — fr quartiers, h paternels et fc • maternels.
Saint-Martin-de-^Salles, — 8 degrés.
GKIiTlLSHOMMES DE NOM ET D'ARMES.
Les écrivains diffèrent beaucoup entre eux sur la question de savoir ce qu'il ftiut entendre par gentilhomme de nom et d'armes. Nous allons reproduire tout au long l'opinion du célèbre Du Cange sur* cette obscure et difiicile question , qu*il a traitée avec sa science habituelle, dans ses Dissertations sur JoinvJlle. Nous ferons suivre ce texte de deux autres dissertations du même auteur « sur les chev?.liors baunerets et suc
GEN
DICTIONNAIRE HERALDIQUE.
GEN
Torigiae de la chevalerie, et nous aurons ainsi {)réseDté à nos lecteurs un ensemble de notions assez étendues et assez précises sur la noblesse au moiren Age.
Gmtihhommeê de nom et d'armes (1). — Dans Tétat et la condition de la noblesse, il semble qu'il n*y a aucune prérogative qui élevé 1 an plus que Vautre « et qu^il en est comme de ringénuité parmi les jurisoousuitesy laquelle ne reçoit ni le plus ni le moins. II y a toutefois lieu de présumer que la qualité de gefUilhomme de nom et d'armes^ a quelque chose de plus relevé, et est d'un degré plus éminent que de sim(|le gentil-^ homme; puisque lorsqu'il est besoin de choisir des seigneurs de haute extraction, et dont la noDlesse doit entrer en considération , comme dans les ordres de cûevalerie, ou a désiré qu'ils fussent revêtus de cette uualité {ij. Pbilippes, duc de Bourgogne, en 1 ordonnance de l'ordre de la Toison d'or, Yeut que les trente*six chevaliers qui y seront admis, « soient gentilshommes de nom et d'armes sans reprocne (3) . » Le rov Louis XI, en l'établissement de Tonire de St.-Michel : c Ordonnons qu'en ce présent ordre y aura frente-six chevaliers, gentilshommes de nom et d'armes sans reproche, dont nous serons l'un, chef et souverain, etc. » Le roy Henry III, en l'article 15 de celuy de l'ordre du S. Esprit, veut que ceux qui y entreront soient pareillement « gentilshommes de nom et d'armes de trois races pour le moins. )> L'ordonnance de Blois (4) veut aue « nul ne soit pourveu aux estais de bailiy ou de seuesohal , qui ne soit gentilhomme de nom et d'armes. » De ces remarques je veux conclure que les gentilshommes de nom et d'armes ont quelque chose qui les. relevé par dessus le commun. Car en vain on demanderoit ce titre, s'il n'estoit pas plus éminent
aue celuy de la simple noblesse. Mais comme y a plusieurs opmions sur ce suget, il est i propos d'en faire la déduction , et de les discuter toutes, avant que de m'engager plus avant sur cette matière.
Jean Scohier, en son Traité de l'état et comportement des armes (5), estime que ceux-là sont gentilshommes de nom et d'armes , qui portent le nom de quelque province , ville, bourg, cbAteau, seigneurie ou flef noble, ayant armes particulières, encore bien qu'ils ne soient seigneurs de telles sei- Çieunes : et sur ce fondement il forme plusieurs questions. Mais je ne vois pas quelle est la prérogative, ni l'éminence de cette noblesse par dessus les autres. Car combien y a-t-il de familles relevées qui n'ont point Je nom d une terre, et lesquels pour cela ne laissent pas d'entrer journellement dans les ordres de chevalerie, et d'estre admises aux grandes charges où cette qualité est requise ? avoir le nom d'une terre ne relevé pas la
M Do Gange, dissert. 10.
«) Uerius, inChron. Bdg., an. U5i.
U) Ord. de Bl., an. 2G3.
(DjScoliicr.c. 17.
personne ni la noblesse; un duc, un comte, qiii tirera son extraction d'une personne anciennement anoblie , et qui n'a jamais porté le nom d'aucune terre, ne laissera pas d'entrer dans les ordres de chevalerie , et de passer pour véritable gentilhomme.
D'autres tiennent que les gentilshommes de nom et (1) d'armes sont ainsi appeliez, non acause dfes armoiries, mais acause dos armes dont ils font profession ; pour les distinguer, disent-ils, des chevahers en hyt, qui sont ceux de la 'robe, que le prince a honorez du titre de chevalerie , et qui ne fout aucun métier des armes. Il est parlé de ces chevaliers en loix dans Frofssart (3), Monstrelet, d'Argentré et autres. Mais qui se
Sersuadera que c'ait esté la pensée des fonateurs des orares militaires et des rois qui ont fait les ordonnances , de restraindre la seule noblesse à l'espée 7 D'ailleurs pouN quoy qualifier tels gentilshommes de nom, comme si cette adjection faisait et ajoûtoit quelque degré à la noblesse de sang.
Il y en a d'autres qui croient que les gentilshommes de nom et d'armes sont ceux qui portent les armes affectées au nom de leur famille , sans toutefois que cette qualité les mette au-dessus de ceux que l'on qualifie simplement gentilshommes : cette adjection de nom et d'armes ^ n'estant que pour désigner une noblesse bien fondée et sans reproche, d'autant qu'entre les preuves dont un gentilhomme se sert pour prouver sa noblesse , il y en a une par laquelle il justiCe que le surnom et les armes qu'il porte ont esté portez par son père , son aycul et son bisayeul. Et il semble que c'est ]h le sentiment d'André Duchesne (3) , lequel écrivant de la maison de Du Plessis , et parlant du cardinal de Richelieu , dit ces paroles : € Il estoit aussi chef des armes de sa maison, composées d'un escu d'argent à 3 chevrons de gueulles, lesquelles ses descendans ont tousjours portées et retenues jusgiies h présent , avec le même surnom de Du Plessis. Desorte qu'à iuste titre il doit paa-ticit^er è la eloire et à fa renommée de ceux qui oui esté reconnus de toute antiquité pour gentilshommes de nom et d'armes (4). » Et en l'histoire de la maison de Bethune , « les armes ou armoiries sont si propres et si e5isentielles aux nobles, qu'il n'y a qu'eux qui puissent justement en porter; a'où vient que pour exprimer la vraie noblesse. Tondit ordinairement qu'il est gentilhomme de n^ m et d'armes. »
Quoyque cette opinion ait quelque fonde-
embrassée, je tiens qu'il est plus probable
(l| lean Chenu, en son Livre des oOees, lit. 40»
(t) Froiss., T. I, c. 178 ;v. I¥, ch. Si. MunsL, t. I» p. 105, b. 143, b. Argent., au Traite des Nobles. Pa^] en ses Recherches, 1. n, ch. 16.
(3) A. Duch., en TliisL do Plessis, c. 4« p. 10.
(i) Kn PHisl. de RcUi., I. i, c. 5, p. 5i.
GEN
DICTIONNAIRE HERàLOIQUE.
GEN
oue Ton appelle gentilsliomines de nom et crannes ceui qui peuvent justifier leur noblesse, non-seulement de leur estât, c'est-àdire par leur père et leur a^eul , en faisant voir qu'ils ont toujours fait profession de noblesse, qu'ils ont esté repu tez •gentilshommes, et que le nom et les armes qu'ils portent ont esté portez par leurs père et ayeul, qui est la forme ordinaire de justifier une noblesse simple, mais encore par les quatre quartiers ou lignes. Gecy se faisoit en montrant que leur ayeul et ayeule paternels , ayeul et ayeule maternels estoient nobles : ce qui se prouve par le plan de la généalogie, et par les armes des ayeuls et ayeules , tant du côté paternel que maternel. D'autant
Sue les armes estant les véritables marques e la noblesse, puisqu'elles n'appartiennent qu'aux nobles, celui qui peut justifier dans sa généalogie que ses ayeuls et ayeules paternels et maternels ont porté des armes ou armoiries, il s'ensuit que ces ayeuls et ayeules sont n ibles, et partant qu'il est sorty et issu de pareus nobles de quatre diverses maisons , qui est ce que nous appelons lignes.
Je m'explique, et dis qu'il est nécessaire à celuy qui se dit gentilhomme de nom et d'armes ae justifier la noblesse de ses ayeuls et de ses ayeules, tant du côté paternel que maternel, qui sont quatre personnes , dont la première est l'ayeul paternel, duquel il faut prouver la noblesse pour justifier que celui qui est issu de luy est noble de nom, c'est-à-dire de son chef qui est désigné par ce mot ; car faisant voir qu'ayant porté le même nom que son ayeul, qui estoit noble , il s'ensuit que luy qui en est issu est pareillement noble. Et afin qu'il puisse d'abondant se dire noble d'armes, il luy est nécessaire de prouver que son ayeule pater* uelle, son ayeul et son ayeule maternels estaient nobles, ce qu'il fera en justifiant qu'ils ont porté des armes ou armoiries, et alors il luy sera loisible de faire apposer à son tombeau, et partout ailleurs, outre ses armes, celles de ses ayeuls et ayeules dont il est descendu, et de prendre qualité de gentilhomme de nom et d'armes.
Cecy semble estre expliqué par René, ruy de Sicile , aux statuts de l'ordre du Croissant (1), qu'il institua le If îourd'aoustran IVW, où il déclare « que nul ne pourra estre receu, ne porter ledit ordre, sinon que il soit ou prince, marquis, comte, vicomte, ou issu d ancienne chevalerie, et gentilhomme de ses quatre lignes , et que sa personne soit sans vilain cas et sans reproche. » Termes qui sont synonimes et ont même force 3ue ceux qui sont couchez dans les statuts es autres ordres militaires, et dans les édits de nos roys cy-devant rapportez, sçavoirque « nul ne sera admis ausaits ordres, s'il n est geiiiilbomme de nom et d'armes sans reproche.» Les statuts de la Jarretière le disent (2)
(1) La Colomb., tora. I, du Théal. d'Honii., c. 7.
(2) SlaliUs tic rOrdre de la Jarretière, Ms.
plus clairement , expliquant ces termes : « Item est accordé que nul ne sera esleu compagnon dudit ordre s'il n'est gentilhomme de sang et chevalier sans reproche. » A la suite desquels mots sont ce jx-ci pour explication : « £t quant à la déclaration d'un gentilhomme de sang, il est déclaré et déterminé qu'il sera extrait de trois descentes de noblesses, à sçavoir de nom et d'armes, tant du costé du père que de la mère. » Fr. Modius (1) parle de ceux oui pouvoiont se trouver aux tournois, et décrit cette noblesse de nom et d'armes.
Or ce n'est pas sans raison que les roys et les chefs ou instituteurs des ordres militaires n'ont voulu admettre à ces ordres et aux plus hautes charges de l'Etat que ceux qui estoient nobles à bon titre, et sur lesquels il n'y avoit aucun reproche , soit en ce qui concerne la personne , soit pour la naissance et l'extraction, en un mot qui estoient gentilshommes de nom et d'armes; d'autant qu'en France on a toujours tant fait d'estime de la noblesse, qu'il n'estoit (las
f)ermis aux geutiIsJiomraes de prendre aiianr e ailleurs que dans les familles nobles, à peine de décheoir des principales prérogatives qui appartenoient aux nobles, et d'estre notez en quelque façon d'infamie. Ce qui a eu lieu dans le commencement de la monarchie, les François n'ayant pas voulu admettre au royaume d'Austrasie les enfans du roy Théodoric, quia ^atU matemo latere minus nobiles (2). Mais la principale raison qui a donné sujet d'interdire civilement ces sortes d'alliances roturières aux gentilshommes, a esté parce qu'ils avilissoient par là la noblesse et le lustre de leur famille.
D'où il est arrivé que tels gentilshommes qui avoient forlignéy pour user du terme de Monstrelet et de George Chastellain, c'est-àdire qui avoient pris alliance en maison roturière, encore qu'ils conservassent le titre de noblesse, et, en cette qualité, fussent exempts de tailles et d'autres subsides, auxquels les roturiers sont sujets, ils ne pouvoient pas toutefois aspirer aux dignitez éminentes ni se trouver aans les assemblées des chevaliers, aux tournois , ou ailleurs , quoique leurs enfants pussent parvenir à 1 ordre de chevalerie.
Quoyque ces mariages fussent permis par les lois canoniques, néant moins les lois civiles et politiques, ou plutôt les usages introduits par un commun consentement de la noblesse, ont établi des peines pour les em- [lescher. Parmy les Wisigoths (3), une lillo noble qui s'estoit mésalliée, perdoit la succession qu'elle avoit eue, ou devoit avoir de son père , et estoit exclue de celle de ses frères et sœurs. Par cette raison, il n'estoit pas permis aux barons, qui avoient la gaidenobfe des filles des gentilshommes, de les
(1) Fr. Modius, iu:u. U» de HaslUudio, 1. 1, fol. 'J,
verso, (i) Aimoin., I. iv, c. 1.
(5]Lcx Wisi;;.,!. m, 1. 1, § 8.
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marier qu*à des personnes nobles, et ne pou^ voient pas les dénarager sans encourir la peine qui estoit ordonnée par les statuts (1). Pe oes remarques il est vray de dire qu'en France on n'a jamais réputé pour véritables geutiisboromes, que ceux qui estoient gentilshommes de nom et d'armes, c'est-à-dire de quatre lignes (2). C'est cette noblesse que Pierre de Samt-Julien, en ses Meslanges paradoxales, qualifie, à proprement |)arler, ffo-bhsse de nom et (formes^ laquelle il soutient pe recevoir ni le plus ni le moins : un gentilhomme de cette manière, quoique pauvre, n'estant pas mojns gentilhomme qu un seigneur riche et opulent , lion plus qu'un roj n'est pas plus roy qu'un autre, quoiqu'il soit plus riche : l'étenauë de pays qui est sous sa domination ne le faisant pas plus ou moins souverain. Ce fut là la pensée du roy Eumenes, lequel, bien qu'il n'eust plus qu'un château en son pouvoir , toutefois quand il Aist question de capituler avec Antigonus, roi d Asi«, qui vouloit avoir la prérogative d^bonrieur sur lui, il fist réponse qu'il ne reçôanôllroit iamais plus çrand que say tant qu'il auroit l'espée au poing,
Pes adoptiom d'honneur en /!/<, ei^ par occch sion, de Forigine des chevaliers (3).
Le mariaffe est Tun des plus grands biens dont 1 homme soit redevable au sou» verain auteur de la n^tur^, puisqu'il le
{[arantit en quelque façoa du tombeau, et e rend participant de l'immorùlité : la procréation et la succession continuelle des en-n fans, fait qu'il ne meurt pas ; ce qui a fait dire au Sage (k) , que celuy-là ne doit pas estre réputé mort, qui laisse son semblable après soy. On ne peut pas souhaiter une satisfaction plus srande , dit l'empereur Léon (5), ni des soulagemens plus doux dans }es tracas, et les chagrins de la vie, et particulièrement dans les incommoditez d'un Age avancé, que ceux qu'oq tirç des enfans. àlais d'autant, 4it le même prince» que cet avantage n'est pas teUeiQent universel, qu'il ne se trouve plusieurs qui en sopt privez , !es législateurs y ont apporté le remède par l'adoption, et ont suppléé par le secours de la loy aux défauts de la nature. Car ce qui a donné la première occasion aux adoptions, a esté le détaut des enfans , et particulièrement des^ m&les. Avec le temps on a p^mis indifféremment d*adopter à ceux qui en àvoient, comme à ceux qui n'en avoient paipt. Or comme l'adoption imite la nature, selon les jurisconsultes , oes mêmes législateurs ont voulu que les enfans adoptez fussent semblables en tout, quant aux effets civils , aux enfans naturels : que les pères ((doptifs eussent la puissance de la vie et de la mort sur eux, comme sur leurs enflons naturels : que ces enfans prissent le nojpa du père adop-
(1) Malh. Par., an. 1215, p. 271. Assises de Hier., ç. 190. W.Tyr., 1. xu, c. 12.
(2) S. Jttl., eii ses Hêl. hisl., p. 032, 618. ( ) Du Gange, Disserl. 22.
(4) Ecoles., c. XXX.
(5)Leo,Nov.2G.
tif , comme estant entrez et entez dans m famille : que comme les naturels ils eusseut part à leur succession , et que comme eux ils pussent estre déméritez.
Ces adoptions ont eu lieu longtemps sons les Romains, mais depuis que les nations da Nord se sont répandues dans leur empire, on y en a veu parottre une autre espèce, laquelle n'estoit uas^ tant une adoption qu'une alliance entre les princes, qui se commaniquoient par là réciproquement les titres de père et de fils, et par ce moyen contractoient entre eux une liaison de bienveillance beau^ coup plus étroite. Ces adoptions n'estoient que par honneur , et ne donnoient aucune
f^art au tils adoptif en la succession de ce* uy qui adoploit. C'ert pourquoy Nicephore Bryennius (1) dit qu'elles ne se faisoîpnt qu en apparence et non ep effet , n'y avant rien qui approchât de l'adoption aes*Romains, que les noms de père et de fils, qu'ils se donnoient. Ce que Justin fit assez codnoltre, lorsque les ambassadeurs deCabades, roy de Perse , lui offrirent la paix de la part de leur mattre, au cas qu'il voulust adopter Cosroes , fils de la sœur de ce prince : cet empereur leur ayant fait réponse qu il le fouluit bien, pourveu que ce iiist à la mc^e des barbares et des étrangers (9), mais non pas de cette adoption pratiquée par les Romains, qui donne le droit aux enfans adoptiCs dans la succession de celuy qui adopte.
Cassiodore est celui qui nous a représenta les cérémonies qui s'observoient en ces adop« tions honoraires , particulièrement parmi les
Eeuples du nord : écrivant oue c'estoit on onneur et une faveur considérable chez les nations étrangères , d'estre adopté par les armes. Le même auteur nous apprend que cette adoption se faisoit en revêtant celm oui estoit adopté de toute sorte d*armes qui lui estoient données par celui qui adoptoit.
Albert d'Aix parlant de l'adoption de Godefroy de Boiiillon par l'empereur Alexis Comnene, se contente de dire qu'il fut adupii en fils , suivant l'usage du pays , de sorte qu*il est incertain qu'elle Tut cette cérémonie, et si cette adoption se faisoit par les armes . comme celle des barbares , ce qui d'abord ne parott pas éloigné de la probabilité. Car l'on ne doit pas trouver étrange qu'en cette occasion rimpératrice Marie ait adopté p^v les armes les deux frères Comnenes^ puisauc nous lisons dans Orderic Vital (3) , que Cécile, fille de Philippes 1, roi de France, el pour lors veuve du fameux Tancréde, prince d'Antioche , donna l'ordre de chevalerie ^ Gervais, seigneur breton, fils d*IIainion, vicomte de Dol , dont la cérémonie se faisoit avec les arides. Je trouvç encore dans un compte de l'hostel du roy (4), du terme de l'Ascension de l'an 1262, que la reine de France fit le seigneur de S. Yo^ chevalier en une feste de l^açques
fl) Niceph. firjenn., 1. Pf^ c. 38.
fi) Procop., 1. 1 de Rello Pers., cap. S. [3) Orderic, 1. xi.
4) En la Cb. des comptes de Paris.
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Hais d'ailleurs je remarque dans Thistoire lies guerres saintes qu'il se pratiquait anciennement une autre cérémonie pour les adoptions d*bonneur , que celle par les armes : qui estoity aue celui qui adoptoit faisoit passer l*adopte sous sa chemise, ou son manteau : faisant connoitre par là (|u*il le teaolt comme son fils, et comme sorti de lui. le prince d'Ëdesse adopta de cette manière Baudouin , frère de Godefroy de Bouillon ,
2ui ftit depuis roj de Hierusalem : comme bûcher de Chartres qui accompagna Baudouin en cette expédition, Guillaume de Tjr (i) et Conrad , abbé d'Dspere (2), écriyent en termes formels que celui qui Tadopta , estoit un prince grec , qui avoit esté envoyé en cette place par Tempereur de Constant! nople pour y commander, il semble plus probable que cette façon d'adopter estoit celle qui estoit pratiquée par les Grecs. Ou i)ourroit encore rapporter à cette cérémonie celle qui est racontée par le sire de Joinyille (3) lorsqu'il parle de l'alliance que le prince de la Montagne contracta avec S. Louys par sa chemise et son anneau qu'il lui envoya. Les Grecs adoptoient aussi dans l'église, devant les prêtres, qui recitoient c|es prières à cet effet.
11 ne faut pas douter que la chevalerie n'ait tiré son origine de cette espèce d'adoption, qui se faisoit par les armes, et de la cérémonie qui s'y observoit, où l'on revétoit d'armes pour la guerre celui qui estoit adopté. Ce qui se pratiquoit aussi Iprsqu'on faisoit quelqu'un chevalier. Car comme dans ces adoptions d'honneur, on présentoit toute sorte d'armes au fils adoptif, pour s'en servir dans les premières occasions des batailles, ainsi celui qui faisoit un chevalier, lui donnoit l'epée, le haubert, le lieaume el généralement le revétoit de toutes les armos qui sont nécessaires à un bon spldat pour se trouver dans les combats. C'est pourquoy il estoit alors appelle mt7ea ; parce qu'il commençoit à entrer dans la prolessioii de la guerre, et se faisoit armer de toutes pièces, pour y faire le métier d*un vaillant soldat.
Le Moioe de Mairemontier (fc), décrivant les cérémonies qui s'observèrent lorsque Geoffroy duc de Norooandie fut fait cheva-* lier, dit qu'on réquip(>a de toute sorte d'armes. Ce qui s'appelloit adoul^ler un cheveu lier; osais l'expression la plus ordinaire estoil celle de donner des armes au lieu de dire faire un chevalier. C'estoit proprement la première occasion où le jeune gentilbomoae prenoit des armes : car jusques là s'il s'esloit trouvé dans les combats, ce n'avoil esté qu'à la suite d'un chevalier, et en qualité d'escu;rer ou de valet. C'est ce qu'un vieux glossaire appelle nrmatura primai d^autant qu'alors il s Vmoit de pleines armes f
^f) W. Tyr. I. IV, c. î.
|2J Conrad. Usperg.
(3l JoiuYille, D. 60, vol. IL U I^ Miauach., L 1 0i3t, Gaiift duc^
ui est le terme dont on qualifioit les arme:» u chevalier, et commenjjoit à devenir sol dat, miles p qui estoit le titre qui luy estoit donné.
Nos histoires (1) nous fournissent encore une autre espèce d'adoption d'honneur qui se faisoit en coupant les cheveux de celuy qui estoit adopté en fils; lorqu'elles racontent que Charles Martel envoia Pépin son fils à Luithprand, roy des Lombards, afin qu'il lui coupât ses premiers cheveux, et que par cette cérémonie il lui tinst à l'avenir lieu de père. C'est ce que nous apprenons de Paul Warnefrid (2) en son histoire des Lombards : cet auteur fait voir que Pépin estoit alors fort jeune, d'où il faut conjecturer que c'estoit pour la première fois qu'on luy coupoit les cheveux.
Cette coupe des cheveux se faisoit, lorsqu'après avoir passé l'âge d'adolescence, on entroit en celle de la jeunesse. L'ancienne loy Salique (3), c'est-à-dire celle qui fut rédigée par nos rois encore payons, ainsi quon prétend, nous apprend que la cérémonie de couper les cheveux aux enfans estoit en usage parmi les François, et qu'elle se faisoit au dessus de l'âge cie douze ans : les termes de cette loy font voir encore que les enfants estoient présentez par leurs pères, qui avec le temps choisirent dans ces occasions un parrain, qui est appelle père spirituel dans la chronique de Novalese; ce que fit Charles Martel lorsqu'il choisit Luithprand pour couper les cheveux de Pépin, son jeune nls.
La même cérémonie se pratiquait lors^ qu'on se faisoit couper les premiers poils de la barbe. Aimoin (k) dit que Clovis envoya ses ambassadeurs à Alaric pour traiter de paix avec luy, et le prier de luy toucher sa barbe, c'est-à-dire la couper, et d'estre par ce moyen son père adoptif : ce n'estoit pas un usa^e nouveau, mais très-ancien , et qui avoit esté observé tant par les Grecs, que par les Romains. Car les uns et les autres avoient coutume de se faire couper les premiers poils de la barbe par leurs amis, et de les consacrer à leurs deïtez.
Les Romains solemnisoient les jours aus-*
Î[uels on faisoit cette cérémonie avec des estins et beaucoup d'appareil : ce que leurs histoires racontent au sujet des empereurs Auguste, Caligula et Néron : ce dernier donna même à cette solemnité le nom de Ju vénales, au récit de Xiphilin (5), et ayant fait mettre les floccons de sa barbe dans une boëte d'or, comme fût celle de Trimalcion dans Pétrone, il les consacra à Jupiter Capitolin.
Comme les chrétiens purifièrent la céré*
(!) Ghr. Auke Régi», cb. 13. Reff. des Fiefs de Cbaïup., f. 3, etc. L'ancienne Goust. Ms. de NorniM part, u, ch. Î5.
(2) Paul Warnef., deCestLoiig. 1. iv, c. iO; L vi»
' (5) Lex Sal., Ed. Heroldi, lit. 38, J f , 11. a) AiiDoin., I. f de Gest. Fr., c. ^ (5) XiphiUu. in Nero^^.
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uiouie de la coupe des cheveux des enfans par des prières saintes, ils Qrent de même pour celle des premiers poils de la barbe. M. de Valois a écrit que cette cérémonie estoit appellée barbatorta.
Dans ces adoptions par la coupe des cheveux et de la barbe, il se contractoit une affinité spirituelle, qui faisoit donner le nom de père à celuy qui estoit pris pour parrain et celuy de fils à Tenfant ae qui on coupoit les cheveux, et le poil de la barbe. Cette même affinité se contractoit avec beaucouf) plus de fondement entre les enfans qui estoient baptisez, et ceux qui en estoient les parrains. Car en ces occasions, comme les parrains prenoient le titre de pères spirituels, ainsi les baptisez prenoient ce\uy dVnfans adoplifs. Procope dit que c*estoit la manière ordinaire a adopter parmi les chrétiens. Les parrains dans cette cérémonie portoient les enfans entre leurs bras ; ou si c'estoient de fi^randes personnes ils les prenoient par la main et les présentoient aux prêtres pour estre baptisez, se laisoient pièges de leur foy et de leur créance, respondoient en cette qualité pour eux aux interrogations des prêtres; et enfin ils s*obllgeoient de les iDstruire, et d*en avoir le même soin, comme de leurs propres enfans. Dés lors il se formoit une étroite affinité entre les parrains et les filleuls, qui estoit telle, qu'il ne se pouvoit contracter aucune alliance de mariage entre eux.
A l'exemple de ces anciens empereurs et des princes étrangers, qui ont adopté par honneur ceux, avec lesquels ils ont voulu contracter une alliance étroite, les rois et les princes des derniers siècles ont inventé une autre manière d'adoption, par la communication qu'ils ont faite de leurs noms, et de leurs armes, ou armoiries, à quelquesuns de leurs plus affidez qu'ils ont admis par ce moyen dans leur famille, ce qui ne s'est fait pareillement que par honneur, sans que pour cela les adoptez pussent prétendre aux successions, et aux autres droits et privilèges des maisons. Ainsi nous lisons que Ferdinand roy de Nnples adopta Philippes do Crov, comte de Chimay, et lui permit de porter le surnom et les armes d'Arragon.
Des chevaliers bannerets (1). — La noblesse a toujours esté dans une particulière estime eu tous les Etats de l'univers, et il n'y a presque à présent que celui des Turcs et des Chinois où elle n'est pas considérée. Ils défèrent tout à la vertu et aux belles qualitez des personnes, sans considérer le sang et la naissance f2) , suivant les paroles d'un ambassadeur de l'empereur Ferdinand 1". Mais la France a esté le royaume du monde où elle a eu les plus grands avantages : y composant un ordre particulier , qui y tient le principal rang ; les honneurs et les gouveriiemens des provinces et des places n'y sont confiez qu'aux gentilshommes, et l'on a toujours crû que la force de l'Etat réside dans
(1) Da Gange, dissen. 9.
lij Basbcq., iu llincr. CP.
leurs personnes, à cause de la générosité naturelle et de la grandeur de courage oui les accompagne.
Encore bien que le caractère de la noblesse soit uniforme, et qu'il est en qnelmie façon vray de dire qu'un gentilhomme n est pas plus gentilhomme qu'un autre : si est-ce qu'il y a toujours eu divers degrez entre les nobles , qui ont composé des différents ordres entre eux; car les uns ont esté plus relevez que les autres , à raison des dimitez qui leur estoient conférées par le pnnce : les autres par les préiogalives que les qualitez et les titres de chevaliers leur aoonoient. Desorte que nous remarquons ou il y a eu en France trois degrez et trois ordres de noblesse. Le premier est celui de barons^ qui comprcnoit tous les gentilshommes qui estoient élevez en dignitez, tant à cause ues titres qui leur avoient esté accordez par les rois, qu'à cause de leurs fiefs , en vertu desquels ils avoient le droit de porter la bannière dans les armées du roy, d'y conduire leurs vassaux , et d'avoir un' ci y particulier. C'est pourquoy ils sont ordinairement reconnus sous le nom de bannerets , et souvent sous le terme général de barons (1). Le second orare estoit celui des bacheliers^ ou des simples chevaliers , et le troisième celui des escuiers.
La noblesse de Bearn (2) estoit pareillement distinguée en barons , en cavers ou chevaliers , et en dommangers ou damuiseaux, qui sont ceux que nous appelions escuiers (3). Le royaume d'Arragon avoit aussi ces trois ordres dans sa noblesse : le premier estoit celui des ricos hombres ^ le second celui des cavalleros^ et le troisième des infançons^ qui sont les damoiseaux ou escuiers. Les ricos hombreSf ou les riches hommes , estoient les principaux barons du royaume. Ils avoient part au gouvernomeut du pays, pt possedoient les grands liefs mouvaus de la couronne. Ils dévoient , h cause de ces fiefs , servir le prince dans ses guer< res, et estoient obligez d'y conduire leurs vassaux sous leurs bannières , d'où ils furent appeliez ricos hombres de senera^ c'esth dire bannerets ; et parce que ces riches hommes , qui conduisoient leurs vassaux à la guerre sous leurs bannières , estoient ordinairement revêtus de la qualité de chevalier, il est arrivé delà que ces barons sont reconnus pour le plus souvent sous les noms de chev£rliers bannerets.
Les autres chevaliers qui n'a voient pas cette prérogative sont nommez vulgairement bacheliers j c'est-è-dire bas chevaliers, «caose qu'ils estoient u'un second onlre et inférieurs en dignité aux barons. De sorte qu'il estoit de ces chevaliers, comme de eus ooui* tes, du premier, du second et da tfx>isiéiue ordre, dans la cour des empereurs roBiains. Mais parce que mon dessein n'est à présent que de parler des chevaliers bannerets, a
(I) P. Divxus, I. vu Rer. Brabant., p. Ho.
(i) Hist. de Bearn., 1. vi, cb. U.
[ô] Hier. Diuiica» in Coairocut. Kcr. Arag.
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cause que Je mV sais engage dans mes obserrations sur I Histoire du sire de Join* yilie, je ne diray rien icy des chevaliers bacheliers, ni de ce second ordre de noblesse. J'ay déjà remarqué que le terme de batirneret étoit général pour le premier ordre des nobles , et qu'il comprenoit les gentilshoralues d'une dignité relevée, et qui avoient droit de porter la t)anoiere dans les armées du prince. La plupart des auteurs s'en sont servis en ce sens. Ri^ord l'emploje en parlant des seigneurs oui furent pns à la bataille de Bovines par Pnilippes Auguste.
D'autre part , nous voyons souvent que les chevaliers bannerets sont reconnus) dans les autres auteurs sous le terme simple de barons (1). Les loix de Simon, comte de Moutfort , pour les babitaus d'Alby, de Carcassone, de Beziers et de Razez, dressées l'an 1213 , comprennent formellement les chevaliers bannerets sous ce nom, les distinguant d'avec les simples chevaliers, oui sont les bacheliers. Il faut néautmoius dolueurer d'accord qu'il y avoit de la différence entre les barons et les bannerets ; car on appelloit barons tous les nobles qui possedoient les grands fiefs qui relevoient de la couronne ou de quelque souveraineté. £t parce qu' il n'y avoit point de barons qui n'eussent le droit de faire porter la baimiere dans les armées acause qu'ils possedoieut de grandes seigneuries et des terres considérables , gui «voient beaucoup de vassaux, il est arrivé que ce titre a été communiqué indistinctement à tous les bannerets (2). Du Tillet dit que le comte de Maval débattit au seigneur de Gonëquen, en Bretagne, le titre de baron , soutenant qu'il n'estoit que banneret, et qu'il avoit levé bannière, acause de quoy on se railla de luy, et on l'appeUa le chevalier au drapeau quarré.
Pour parvenir à la dignité de banneret (3), il ne suflisoit pas d'estre puissant en ûeis et en vassaux , il falloit estre gentilhomme de nom et d'armes; cette qualité requise estoit essentielle; et parcn que je n'ay pas remarqué que pas un auteur ait bien expli-
aué la force de ces termes, je me propose 'eu dire mon sentiment dans la dissertation suivante.
Le vieux cérémonial (^) décrit ainsi la forme et la manière de faire les bannerets : « Comme un bachelier peut lever bannière , et devenir banneret. Quant un bachelier a grandement (5) servy et suivy la guerre, et que il a assez terre, et qu il puisse avoir gentilshommes (6), ses hommes, et pour accompagner sa bannière, il peut licitement lever bannière, et non autrement ; car nul homme ne doit porter, ne lever bannière en
[1) Gafltfid, «I Traité de FraDO-aleu.
(2)DaTillei, 1. 1, p. 451.
h) Gregor. Tolos., 1. vi, c. 9.
(Î^Cereia. Ms., et celui qui est imprimé avec un livre întilulé : Em ditririon du monde, Van i5!29;
(5) AL longiienient.
(6) AL^ lanl cournie il puisse letiîr 50 gcnlilshora* mc5.
bataille, s'il n'a du moins cinquante hommes d'armes, tous ses hommes et les archiers et arbalestriers qui y appartiennent; et, s'il les a, il doit, a la première bataille où il se trouvera, apporter un pennon de ses armes , et doit venir au connestable, ou aux mareschaux, ou à celui qui sera lieutenant de l'ost , pour le prince requérir qu'il fjorte (1) bannière, et, s'ils lui octroient, doit sommer les heraux pour tesmoignage (2), et doivent coupper la queiie du pennon , et alors le doit porter et lever avant les autres bannières , au dessoubs des autres barons. » 11 y a en ce mesme cérémonial un autre chapitre qui regarde encore le banneret, et est conçu en ces termes : « Gomme se doit maintenir un banneret en bataille. Le banneret doit avoir cinquante lances et les gens de trait qui y appartiennent : c'est asavoir les XXV pour combattre, et les autres xxv pour lui (3j et sa bannière garder. Et doit estre sa bannière dessoubs des barons. Et {k) s'il y a autres bannières , ils doivent mettre leurs bannières à l'oiineur, chacun selon son endroit, et pareillement tout homme qui porte bannière. »
J'ay rapporté les termes entiers de ce cérémonial, afin de n'estre pas obligé de les diviser dans la suite de ce discours, et anssi pour avoir sujet de les examiner, et de les conférer avec ce que les auteurs ont écrit des bannerets. Et, pour commencer par les premières conditions qu'il requiert pour parvenir à cette dignité , il remarque qu'il faut que celui qui veut se faire banneret, soit chevalier , et qu'il ait éi<^ souvent dans les occasions de la guerre. Il est constant que ceux qui vouloient lever bannière^ dévoient estre cnevaliers : et l'histoire nous fournit une infinité d'exemples, comme ceux qui, dans les occasions de la guerre, vouloient lever bannière^ et qui n'estoient pas encore chevaliers se faisoient donner ce titre avant que de lever bannière. Les fils des rois n'estoient pas dispensés de cette loy : Froissart (5) parlant d'une bataille qui fut donnée entre les Ecossois et les Anglois : « Adoocques fist le comte de Douglas son fils chevalier, nommé messire Jacques, et luifist lever bannière : et là fist-il deux chevaliers des fils du roy d'Ecosse, messire Robert et messire David, et tout deux levèrent bannière. »
L'autre condition pour estre fait banneret, et qui estoit la plus nécessaire, estoit qu'il falloit estre puissant en biens, et avoir un nombre suffisant de vassaux, pour accompagner la bannière. C'est pourquoy les Espar gnols appelloient les bannerets ricos hambres^ et les François les riches hommes^ commej*ay justifié en mes Observations. Au contraire, les simples chevaliers sont nommés pauvres
(1) Soil banneret.
h) Faire sonner les trompettes pour témoigner.
(3) Garder son corps et sa bannière.
(4) El s'il y a autres bannières en honneur selon qu'ils sont nobles, el pareillemeul tous hooninea qui portent bannière.
(5) Y. II, eh. 10.