OIS
DICTIONNAIRE HERALDIQUE.
OU
OEILLETS. — - Fleur rare en armoiries.
Palvaê — d*or, à trois œillets de gueules feuilles et soutenus de sinoplo.
Blondeau — d*or,au chevron d'azur, chargé d'un croissant d'argent et accompagné de trois œillets de gueules feuilles et soutenus de sinople. Lorraine.
OISEAU. Meuble d*armoiries. On nomme oiseau, dans Técu, celui dont on ne peut désigner l'espèce. On dit d'un oiseau, bec-
Îruéy langue, membre, lorsque son bec, sa angue et ses jambes sont d'un autre émail que son corps.
Les oiseaux faciles à reconnaître, dans les armoiries, sont : Vaigle; elle paraît ordinairement de front, le vol étendu. Le coq;\\ se distingue par sa tête levée, sa crête, sa barbe, ses jambes, sa queue retroussée, dont les plumes retombent en lignes circulaires: il est toujours de profil, hepaon; il paraît de front, fait la roue avec sa queue; il a une aigrette de trois plumes sur la tète. Il paraît quelquefois cie profil ; alors sa lonçue queue est traînante. Cette dernière position seulement s'exprime en blasonnant. Vépervier; il a un chaperon qui lui couvre les yeux, des longes et des grillets aux jambes, et paraît de profil. Le pélican ; on le distingue par l'ouverture qu'il se fait h la poitrme, avec le bec, pour nourrir ses petits. Le phénix; on le reconnaît à son bûcher, qu on nomme immorlalité. La bécasse, par son long bec, et parce qu'elle paraît arrêtée sur ses jambes. La grue, par son long bec, et parce qu'elle tient de la patte dextre un caillou, qu'on nomme vigilance. Les al&ions, petites aigles au vol abaissé, parce qu'ils paraissent de front, n'ont ni bec, ni jambes, et sont souvent en nombre dans l'écu. Les merlettes; petites cannes de profil, parce qu'elles n'ont ni bec, ni pattes. La colombe; on la distingue par rémail d'arçent qui lui est propre, et un rameau d'olivier qu*elle porte souvent au bec. Le cygne , par son long cou, et l'émail d'argent qui lui est particulier : on en voit cependant d'or, d'azur, de gueules, etc. Vau^ truche, par ses longues jambes, et sa queue touffue et retroussée, dont les plumes retombent en portions circulaires. Ùalcyon; on le distingue par son nid au milieu des flots de Ja mer. L hirondelle; elle, paraît presque toujours volante ; son émail particulier est le sable.
Lauvergnai—d'azar, à un oiseau de proie de gueules. Poitou.
Loyseau — de gueules, à un oiseau d'or perché sur un écot de même ; au chef cousu d'azur, chargé d'un croissant d'argent accosté de deux croisettes d'or. Ile de France.
Dumont — écartelé : aux 1 et k d'azur, à un oiseau d'argent , tenant en son bec une branche d'olivier d'or; aux 2 et 3 d'azur, ^u OMJUtdc trois buttes d'argent. Bourgogne
iHajimo^— d'argent, à une oie d'azur. Auvergne.
uau^Aio/— d'azur, au gautherot (oiseau), essorant d'argent, armé et couronné d*or. Bourgo^é.
Floriê — d'azur, à l'oie d'argent, au chef d'or, chargéd'un casqued'ar^ent. Languedoc.
Ossary — d'azur, à deux oies d'or en chef, et un croissant d'argent en pointe. Lyonnais.
Crrand— d*azur,à trois ducs perchés d'or. Normandie.
Gironde — d'or, h trois hirondelles de sable, celles du chef se regardant, et celle de la pointe au vol étendu. Guyenne.
J>fcr/M-Re6/— d'or, à trois merles de sable. Goratat Venaissin.
Martin de Choisey — d'argent, à trois martinets de sable, au chef du môme, chargé de trois coquilles du champ. Bourgogne.
Alligret — d'azur, à trois oiseaux d'argent membres et bccquésde gueules, 2 et l.Berr^.
Scodenot — d'azur à trois oiseaux de proie d'argent, la tête contournée, tenant chacun ad bec une couleuvre de sinople en pal, en pointe une bisse du même, en travaillée dans une flèche d'argent posée en fasce. Normandie.
JParadw— -d^rçent, à trois oiseaux de paradis de sable. Limosin.
TiersauU — d'azur, au tiercelet couronné, perché sur un chicot et essorant d'or, portant au bec trois épis de même.
Aspremont — de sable, au chef d'argent, chargé de trois oiseaux de gueules, becqués et membres du champ.
Morand — d*azur, a trois cormorans d'or.
Bevereau — d'azur, au butor d'or.
Caillarville — d'argent , au chevron de gueules, accompagné de trois cailles de sable.
Yallerot — d or, a cinq oiseaux d'azur, en sautoir.
Jtfarn'n— de gueules, à trois oiseaux d'or, et une rivière d argent en pointe. Lansuedoc.
Cousinoi — d'azur, à trois oiseaux d argent, écartelé de gueules à deux bandes d'ai^ent, chargées chacune de trois étoiles de sable. Ile de France.
Mouchet--de gueules, à trois oiseauxd'ar gent. Daupbiné et Bourgogne.
Flotte^ d'azur, à trois oiseaux d'or, au lambel de gueules. Provence.
Martin orAuch — de gueules, à trois oiseaux d'or, et une rivière d'argent en pointe. Vivarais.
OLIVIER. — Arbre qu'on distingue dans l'écu par ses feuillet pointues et son fruit.
Gevalois de Fraise — d'azur, à l'olivier de sinople. Bourgogne.
Fayard de Sinceny — d'or, à l'olivier de sinople, accosté à dextre d'un croissant d'azur, et à sénestre d'une étoile de gueules. Picardie.
Juges de Brassae -—d^aztxT, à l'olivier d'a^ gent, arraché d'or, accosté d'un croissant et d'une étoile de même. Languedoc.
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DICTIONNAIRE HEUALDIOUE.
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Pioger — d'azur, à la bande d'or, chargée d'un olivier de sioople. Picardie.
Olive — d'argent, à un olivier de sinople, mouvant d'un croissant de gueules, au chef d'azur, chargé de trois étoiles d'or. Guyenne
Amboix — d*or , à Tolivier de sinople.
Guyenne et Gascogne.
OMBRE DE SOLEIL.'— Image d'un soleil, sans yeux, nez, ni bouche; cette figure est peu fréquente en armoiries.
Ihiport aEspinassous ^d'OT^h Tombre de soleil d'azur. Languedoc.
Ricouard d'^erout?t7/e— d'azur, à l'ombre de soleil d'or; au chef d'argent, chargé d'un lion léopardé de sable. Brie.
Huranli de Chivemy — d'or, à la croix d'azur, cantonnée de quatre ombres de soleil de gueules.
ORANGER. — Arbre qu'on distingue dans Técu par sa forme, par son fruit, et par la caisse qui le soutient assez ordinairement.
La moite deVercors —d'hermine, à l'oranger terrassé de sinople, fruité de trois oranges d'or. Dauphiné.
Poiresson-- d'argent, à Toranger de sinople, dans s^i rai>se de sable, au chef d'azur, chargé d'une licorne passant d'argent. Lorraine.
ORDRES DE CHEVALERIE. — Les colliers des différents ordres de chevalerie sont un des principaux ornements du blason ; il est donc nécessaire de pouvoir les déchiffrer et de connaître à quels ordres ces colliers appartiennent, à quelle occasion et par qui ces ordres ont été institués; quelles sont leurs fonctions, leurs privilèges, leurs habillements, etc.
Ordre du Saint-Esprit, En France , l'ordre du Saint-Eiprit tenait le premier ranç. Jl a été établi, sous le nom a ordre et mtlice du Saint-Esprit 9 le 31 décembre 1578, par Henri UL Ce prince le dédia au Saint- Esprit^ en mémoire des deux événements les plus importants de sa vie, arrivés le jour de la Pentecôte, savoir : son élection à la couronne de Pologne, et son avènement à celle de France ; le roi est grand maître de l'ordre, et prête» en cette qualité, serment à son sacre, d'en maintenir les principaux statuts. Sa Majesté (1) nomme en chapitre tous les chevaliers, elle les choisit parmi les personnes les plus illustres de l'Etat. Tous, excepté les cardinaux et les prélats, reçoivent l'ordre de Saint-Michei avant de recevoir celui du Saint-Esprit ; c'est ce oui leur donne letitre de chevalier des ordres du roi. Leur nombre est fixé à cent, y compris les prélats et les grands officiers commandeurs, et non compris les princes de la branche espagnole, et les étrangers.
Les grands officiers commandeurs sont ; le chancelier garde des sceaux, le prévdt maître des cérémonies, le grand trésorier et le secrétaire. Ils portent sur leurs habits
(I) n faut souvent, en lisant cet article, se reporter au temps au! a précédé la révolution française, ou au moins b la Restauration.
ordinaires les mêmes marques distinctives
3U0 les chevaliers. Les officiers commaneurs sont : l'intendant, le héraut, le g<!^néalogiste et Thuissier. La croix de l'ordre est À huit pointes pommetlées d'or, émaillées de blanc par les bords, et le milieu sans émail, anglée d'une fleur de lis à chaque angle, et chargée en cœur d'une colombe d'argent d*un côté, et de l'autre de l'image de saint Michel, aussi d'argent. Les cardinaux et les prélats portent une colombe des deux côtés.
La croix est attachée à un grand ruban bleu céleste moiré, que les chevaliers portent de droite à gauche, en forme de baudrier, et les prélats en forme de collier; les officiers non commandeurs le portent en sautoir; tous les chevaliers portent encore la croix brodée sur le côté gauche de leur, habit; il y a au milieu une colombe figurée,, et aux angles des rais et des fleurs de lis brodées en argent. Le collier de l'ordre est formé de fleurs de lis et de trophées d'armes en or, d'où naissent des flammes et des bouillons de feu et des lettres HH LL couronnées. Les chevaliers entourent leur écusson de ce collier et de celui de l'ordre de Saint-Michel. Les prélats ne l'entourent qu& d'un ruban bleu d'où pend la croix Les trente plus anciens chevaliers avaient une pension de six mille livres et les autres de trois mille, prise sur le produit de marc d'or. Les preuves étaient de trois degrés de noblesse de nom et d'armes, non compris le présent. La devise de l'ordre est : Duce et auspice^ pour exprimer la protection du Saint-Esprit.
Ordre de Saint-Michel. Louis XI a institué L'ordre de Saint-Michel, le 1" août l<i^69; il n'était d'abord composé que de trente-six gentilshommes qui ne pouvaient être d*un autre ordre, à moins qu'ils ne fussent empereurs, rois ou ducs; mais les promotions multipliées qui furent faites jusqu'au règne d'Henri 111 l'avaient tellement avili, que ce monarque, voulant le relever, le réunit, le 31 décembre 1578, à celui du Saint-Esprit : c'est pourquoi tous les chevaliers de celui-ci reçoivent l'ordre de Saint-Michel avant leur réception; ils portent en conséquence le collier de cet ordre autour de leur écusson, et prennent le litre de chevaliers des ordres du rot, comme nous l'avons dit plus haut. Louis XIV, en 1665, fixa le nombre des chevaliers à cent, outre ceux du Saint-Esprit. Le roi en est grand mattre, et commettait tous les ans deux chevaliers de ses ordres pour présider à ses deux chapitres et aux réceptions. Les preuves étaient de Irois de^és de noblesse paternelle. Le roi donnait auparavant des lettres de noblesse, et la dispense des degrés à ceux qui ne pouvaient point fournir la preuve. Cet ordre était, sous la Restauration, destiné à récompenser le mérite et les talents, ainsi que les services éminents que rendaient les fonctionnaires publics. Les chevaliers portent sur leur habit, de droite à gauche, un grand ruban noir moiré, au bas duquel est attachée la croix de l'ordre, qui est à huit
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fioinles émaillées de blanc, cantonnée de quatre fleurs de lis d'or, chargée en cœur d'un Saint-Michel foulant aux pieds le dragon ; le tout de couleur naturelle. Le grand collier est en or et se compose de coquilles d'argent, entrelacées Tune dans l'autre par des aiguillettes d'or; on suspend au bas une médaille où est représenté saint Michel foulant aux pieds le dragon. La devise est Immensi iremor Oceani.
Ordre royal et militaire de Saint-Louis. L'ordre de Saint-Louis a été créé en avril 1693, par Louis XIV, pour récompenser les officiers de ses troupes et leur donner une distinction particulière. Avant la révolution, il fallait, pour être admis dans cet ordre, vingt-huit ans de service en qualité d^oflicier et faire profession de la religion catholique, apostolique et romaine. Le temps du service n'était pas ù\6 d'une manière invariable; une année de campagne comptait pour deux en faveur de ceux qui avaient fait la guerre, et le roi accorJait quelquefois la croix à un jeune oflicier oui s'était distingué par une action d'éclat. Le roi est grand maître de l'ordre, et tous les héritiers de la couronne en font partie. Les maréchaux et Tamiral de France sont chevaliers nés de l'ordre ; il est composé de quarante grand'croix et de cent vingt commandeurs, et d'un nombre très- considérable de chevaliers. Suivant l'édil de 1779, il était composé, avant la révolution, de quarante dignités de grand'croii , trente-quatre étaient affectées aux officiers de terre, y compris quatre aÔTeclées aux officiers des troupes de la maison du roi, et six aux officiers de marine. De quatre-vingts dignités de commandeurs, soixante-cinq étaient destinées aux officiers des troupes de terre, dont huit aux officiers de la maison du roi, et quinze aux officiers de marine. La marque ae Tordre est une croix d'or à huit pointes pommettées de même, émaillée de blanc, bordée d'or, anglée de quatre fleurs de lis aussi d'or, au champ de gueules, chargée au centre de l'effigie de saini Louis, cuirassé d'or et vêtu de son manteau royal, tenant de la main dextre une couronne de laurier, et de la sénestre une couronne d'épine et les clous de la passion; entourée d'un cercle d'azur, chargée de celte lé^^ende en or : Ludovicus Magnus instituit 1693. Au revers est un médaillon de gueules, à uneépée flamboyante ; la pointe, passée dans une couronne de laurier, liée de l'écharpe blanche ; le tout entouré d*un petit cercle d'azur, avec cette devise en lettres d'or : Betlicœ virtutis prœmium. Elle est attachée à un grand ruban rouge moiré, que les grand-croix et les commandeurs portent de droite à gauche. Les grand-croix la por* tent encore brodée en or, sur le côté gauche de leur habit. Les chevaliers la portent attachée à la boutonnière de leur habit, par un petit ruban rouge couleur de* feu. Suivant l'édit du mois de mars 169&, il est statué que « tous ceux qui sont admis dans cet ordre pourront faire peindre ou graver dans leurs armoiries ces ornements, savoir : les
Srand-croix, l'écusson accolé sur une croix 'or, à huit pointes boutonnées par les bouts et un ruban large, couleur de feu, autour dudit écusson , avec ces mots Belliem virtutis prœmium^ écrits sur le ruban, auquel sera attachée la croix dudit ordre; les commandeurs de même, à la réserve de la croix sous l'écusson; et, quant aux simples chevaliers, il leur est permis de faire peindre ou graver au bas de leur écusson une croix dudit ordre, attachée d'un petit ruban moiré aussi de couleur rouge ». Le roi a supprimé par un édit, en 1779, les officiers de cet ordre; en consémience de cet édit, les sceaux ont été remis à monseigneur le garde des sceaux de France; le même édit établit seulement trois officiers par commission, qui sont : le secrétaire-général greffier, intendant et garde des archives, le trésorier et l'huissier. D'après une ordonnance du roi, du mois do mai 1781, on n'admettait plus personne en qualité d'officier dans les troupes, sans avoir préalablement fait preuve de quatre générations de noblesse paternelle, les entants des chevaliers de Saint^^Louis étaient exceptés de cette règle; le plus ancien chevalier jouissait d'une pension de mille livres.
Ordre du Mérite militaire. L'ordre du Mérite militaire a été institué par Louis XV, le 10 mars 1759, pour récompenser les officiers de la religion protestante qui servent en France. Il est composé d'un grand-croix, de quatre commandeurs, et d'un nombre indéterminé de chevaliers. La marque distinclive de cet ordre est une croix d'or émaillée, à huit pointes pommettées d'or, anglée de quatre fleurs de lis d'or ; chargée au centre d'uu écusson de gueules, représentant une é{)ée en pal, la pointe en haut, et environnée de cette légende : Provirtute bellica: au revers est une couronne de laurier avec ces mots: Ludovicus XV instituit 1759. Les grandcroix et les commandeurs la portent attachée à un large ruban gros bleu uni, placé eu écharpe; les grand-croix portent en outre la croix brodée en or sur l'habit et le manteau. Les chevaliers la portent à la boutonnière de l'habit, attachée à un petit ruban bleu uni.
Ordres militaires et hospitaliers de Saint- Lazare et de Notre-Dame de Moni-Carmel réunis. L'ordre de Saint-Lazare a été institué à Jérusalem par les chrétiens d'Occident, vers l'année 1060, pour recevoir, secourir et protéger les pèlerins qui venaient visiter les saints lieux, et particulièrement pour soigner les lépreux. Les chevaliers de .cet ordre vinrent s établir en France vers le milieu du siècle suivant, sous le règne de Louis VU, dit le Jeune, qui leur donna la terre de Boigny, près d'Orléans, pour y fcire leur résidence et y tenir leurs chapitres. Ils fureat conGrmés et mis sous la règle de Saint-Augustin par le pape Alexandre IV; la bulle est datée de Naplcs, du 11 avril 1253« Plusieurs papes, et particulièrement Pie V, Paul V, leur ont accordé le privilège de posséder des pensions sur toutes sorles de bénéfices ; ce privilège a été oonQnné par un arrêt du grand conseil , daté du 1" mar^
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1698. — L'ordre de Notre-Dame de Monl- Carmel a élé inslilué par Henri IV, en 1607, Il lut uni à celui de Saint-Lazare le 31 octobre 1608. Le TOi est prolecteur de Tordre ; Monsieur, frère du roi, en est le grand maître, et est chef général. Par le premier règlement, en date du 31 décembre 1TT8, Monsieur ordonna qu'on ne pourrait être admis dans lesdils ordres qu'après avoir prouvé, par litres originaux, huit générations de noblesse paternelle et militaire, non compris le récipiendaire, sans aucun anoblissement connu, et sans être activement au service du roi, au moins dans le grade de capitaine en second dans les troupes de terre, ou d'enseigne de vaisseau. Les çentilshommes de race noble et militaire qui servaient le roi en qualité de minisires dans les cours étrangères, étaient dispensés de grade milililaire. Les commandeurs ecclésiastiques étaient tenus de prouver qu'ils étaient de race noble et militaire, et que leur père avait servi au moins vingt ans, ou qu'il avait élé tué au service du roi. Les mêmes règlements divisaient les chevaliers en deux classes; la première était composée des commandeurs ecclésiastiques, des ministres du roi dans les cours étrangères, et de tous ceux qui étaient revêtus du grade de colonel ou de capitaine de vaisseau, et des grades supérieurs; et la seconde, de ceux qui avaient le grade audessous de colonel ou de capitaine de vaisseau. La croix de l'ordre est d'or, à huit pointes émaillées de pourpre et de vert alternativement, bordée d'or, anglée de quatre fleurs de lis du même; ayant au centre, d un côté l'image de la Vierge entourée de rayons d'or, et de l'autre la résurrection de Lazare : les chevaliers la portent suspendue au col par un large ruban vert. Ceux de la première classe la portent encore brodée sur le côté gauche de leur habit, en paillons d'or vert, entourée de paillettes d'or, et surmontée au milieu d'une petite croix d'argent ornée de la devise Atavis et armw, écrite en lettres d'or; ceux de la seconde la portent brodée en soie verte, également surmontée d'une
Îetite croix d'argent, avec la même devise. bus les chevaliers ont le droit de faire peindre ou graver leur écusson, accolé sur une grande croix k huit pointes, de couleur pourpre et verte, entourée du collier de Tordre, qui est une chaîne de perles d'argent chargée du double chiffre S L et MA d or, placés à distances éaales et séparés de même par des doubles palmes de sinople en sautoir ; l'un des chiffres S L soutenant la croix de l'ordre. Le second règlement, du 21 janvier 1T79, attachait d'une manière particulière Tordre de Notre-Dame de Mont-Carmel aux élèves de l'école militaire ; il. fixait au nombre de trois par an ceux des élèves oui étaient reçus dans cet ordre ; Monsieur les choisissait parmi les sujets qui étaient dans le cas d'entrer au service du roi; ils avaient une pension de 100 livres sur le trésor de Tordre, en sus de celle de 200 livres qu ils avaient de l'école militaire; ils perdaient cette peosion en quittant le service. Si un
de ces nouveaux chevaliers faisait à la guerre quelque action d'éclat ou d'intelligence, attestée par le général et par le ministre de la guerre, et jugée telle par Monsieur, il était reçu sans autres preuves chevalier de l'ordre de Saint-Lazare; et la réunion des deux croix, qui n'avait lieu que dans ce seul cas, était une attestation de sa gloire. Il n'y avait que les chevaliers reçus depuis ce règlement, qui fussent appelés à participer aux grAces qu'il leur accordait ; il fallait prouver quatre degrés de noblesse paternelle pour être reçu chevalier de Notre-Dame de Mont-Carmel. La croix de l'ordre est à huit pointes émaillées de pour- Sre et de vert, bordée d'or, anglée de quatre eurs de lis de même ; il y a dans le milieu, d'un côté, l'image de la sainte Vierge, et de l'autre un trophée orné de trois fleurs de lis. Les chevaliers la portent suspendue à la boutonnière de leur habit, par un ruban cramoisi. Ordre de Saint-Jean de Jérutalem^ ou de Malte, Il a élé fondé par Gérard, de la ville de Martigues en Provence, en l'année 1099. Les fonctions des religieux de cet ordre étaient de' soigner les malades d'un hôpital que les marchands de la ville d'Amalfi, dans le royaume de Naples, avaient forrdé à Jérusalem, sous la protection de saint Jean-Baptiste : c'est ce qui leur donna le nom de frères hospitaliers de Saint-Jean dêJérusalem. Raknond du Pui, gentilhomme provençal, successeur de Gérard, fut le premier grand maître de Tordre ; c'est lui qui donna une règle aux frères ; elle fut approuvée par le pape Calixte II, Tan 1120. Du Pui sépara l'ordre en trois classes : la première fut composée des nobles, qu'il destina à la profession des armes pour la défense de la loi et la protection des pèlerins ; la seconde, des prêtres et chapelains pour faire l'office divin et servir d'aumôniers dans les armées; et la troisième des frères servants, qui furent aussi destinés à faire la guerre. Açrès la perte entière de la terre sainte, les frères hospitaliers et militaires de Saint-Jean de Jérusalem se retirèrent dans l'île de Chypre, ils l'habitèrent environ dix-huit ans. Ils prirent l'île de Rhodes sur les Sarrasins Tan 1309, et ils s'y établirent; ils se qualifièrent alors du titre de chevaliers de Rhodes. Soliman ayant fait la conquête de cette île en 1522, les chevaliers se retirèrent en Italie, àh là dans l'Ile de Malte, qui leur fut donnée par l'empereur Charles-Quint, l'an 1530; ils prirent alors le nom de chevaliers de Malte. Les chevaliers donnent au grand maître de Tordre le titre d'émincnce, et les suiets de l'île celui d'altesse. — L'ordre de Malte est composé de neuf langues ou nations, savoir: Provence, Auvergne, France, Italie, Aragon, Allemagne, Castille, Angleterre et Bavière. Chaque langue a plusieurs grands prieurés et bailliages capitulaires. Chaque grand prieuré a un nombre de commanderies ; les commanderies sont ou magistrales, ou de justice, ou de grâce. Les magistrales sont celles annexées à la grande maîtrise; il y en a une dans chaque grand prieuré. Les com-
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maDderies de justice sont celles qu*on a par rang d*ancienneté« ou par améliorissement. Les commanderies de grâce sont celles dont le ^rand maître et les grands prieurs ont droit de disposer. On ne peut posséder aucune commauderie sans être cnevalier profès, c'est-à-dire sans avoir fait les trois vœux d'obéissance, de chasteté et de pauvreté. Pour être admis chevalier de Malte, il faut avoir prouvé quatre degrés de noblesse. Les frères servants d^église et les servants d'armes ne font point de preuves de noblesse, mais ils doivent être issus d'une famille honnête et ancienne dans la bourgeoisie. On est reçu, ou chevalier de majorité, ou chevaliier de minorité, ou paçe du grand maître. Les chevaliers de majorité sont ceux qui, suivant les statuts, sont reçus à l'Age de 16 ans accomplis. Les chevaliers de minorité sont ceux qui sont reçus au berceau, ce qui ne peut solaire sans dispense du pape. Les pages du srand maître sont reçus à l'âge de 12 ans et Te servent jusqu'à celui de 15. La marque distinctive de l'ordre est une croix d'or à huit pointes, émaillée de blanc. Les chevaliers la portent attachée à la boutonnière de leur habit par un ruban noir moiré. Les baillis, les commandeurs et les chevaliers urofès portent encore une croii de toile blancne cousue sur le côté gauche de leur habit. Leurs armoiries sont accollées sur une croix à hautes pointes, genlourée d'un chapelet au bas duquel est encore attachée la croix de l'ordre.
Confrérie de Sainl^Georges. Elle a été instituée dans le comté de Bourgogne, l'an 1390, Sar Philibert de Holan, seigneur en partie e Rougemont. 11 en fut le premier chef, sous le titre de bâtonnier; les confrères prennent leur rang selon Tordre de leur réception dans la confrérie, sans égfii;*d aux dignités dont quelques-uns d'entre eux pourraient être revêtus; ils font vœu de s'aider mutuellement s'ils sont faits prisonniers, et de veiller aux intérêts des veuves et des orphelins, auquel effet on nomme chaque année des commissaires pendant l'assemblée générale. En 1569 on ajouta aux anciens statuts, que les confrères feraient serment de vivre et de mourir dans la religion catholique et dans l'obéissance et soumission dues à leur légitime souverain ; et l'on donna au bâtonnier le titre de gou- Terneur. Celte société a eu pendant un temps le nom de Con/r/rte de Rougemont^ parce que Philibert de Molan la fixa dans ce pays-là, en li^31.Ses assemblées se tenaient ci-devant dans l'église des Grands-Carmes de Besançon. Les membres de cette association doivent faire preuve de seize quartiers de noblesse ; leur marque distinctive est un Saint-Georges à cheval, perçant de sa lance un dragon, le tout d'or et attaché à la boutonnière de leur habit par un ruban bleu céleste moiré.
Ordre de SaitU-Hubert de Bar. Il fut fondé en 1416 par Louis, cardinal duc de Bar, pour la noblesse de ses états, qui devait faire preuve^ pour y entrer, de cinq degrés. Les
nobles du duché de Bar n'étaient point astreints à payer le droit de passage, qui est de trois mille francs pour les chevaliers étrangers à cette province. Les privilèges de cet ordre furent confirmés par Louis XV, et par Louis XVI en 1786. Ses fonds étaient affectés à des actes de bienfaisance ou des fondations pieuses. La condition principale est de professer la religion catholique; la décoration est une croix pattée d'or, émaillée de blanc, ayant au centre un médaillon de sinople chargé d'un Saint-Hubert à genoux, adorant une croix dans les bois d'un cerf, et au revers se trouvent les armes du duché de Bar; chaque médaillon entouré d'un cor de chasse : cette décoration est suspendue à un ruban vert liseré de ponceau.
Ordre de l'Etoile, L'ordre de l'Etoile ou l'ordre de Notre-Dame de laNobleMaison, est un des plus anciens dont notre histoire fasse mention. On a la lettre circulaire que le roi Jean écrivit aux seigneurs qu'il avait désignés pour recevoir cet ordre. Ce fut au palais de Saint -Ouen ou de Clichy, près Paris, que la cérémonie de cette institution fut célébrée, au mois d'octobre 1351. Les chevaliers devaient porter une cotte blanche, et par-dessus un manteau vermeil fourré de vair, à la différence du roi, dont le manteau était fourré d'hermine ; ils devaient porter une étoile d'or brodée sur le mantelet ; le collier était un tortil de chaînons d'or à trois rangs, entrenoués de' roses d'or, alternativement émaillées de blanc et de rouge. Au bas, pendait une étoile d'or. La devise était : Monr strant regibus astra viam. Cet ordre tomba dans l'avilissement par le trop grand nombre de chevaliers qui y furentadmis.il fut entièrement supprimé sous le règne de Charles VlII.
Ordre ae la Toison d'or. L'ordre de la Toison d'or est un ordre militaire, institué par Philippe le Bon, duc d' Bourgogne, en 1V29. Il a pris son nom de la figure de la toison d'or que les chevaliers oorlent au bas d'un collier composé de fusils, de pierres à feu et de cailloux étincelantsde flammes, avec ces mots : Ante ferit quam flamma micet ; et pour devise : Preiium non vite laborum. Les liistoriens ne conviennent point du motif qui
I^orta ce prince à fonder un ordre de chevaerie sous ce nom ; ce qui est certain , c'est c[u'il rinstitua dans la ville de Bruges, le jour de son mariage avec la princesse de Portugal. Le nombre des chevaliers ne devait être que de 31, Charles-Quint le porta à 51; aujourd'hui il est illimité. L'habit de cérémonie est un grand manteau de velours cramoisi doublé de satin blanc ; le manteau ouvert du côté droit est retroussé sur le bras
Sauche ; dessous le manteau une robe de toile 'argent ; la tête couverte d'un chaperon, tel qu'on le portait à l'époque de la fondation ; il est de velours violet. Èes bords du manteau sont ornés d'une broderie d'or qui représente le grand collier. Le roi d'Espagne est chef et
Î;rand mattre de l'ordre, comme héritier de a maison de Bourgogne : l'empereur fait aussi des chevaliers comme prétendant aux mêmes droits.
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DICTIONNAIRE HERALDIQUE.
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Orâiit de la Jarretière. L*ordre de la Jarretière est UD ordre militaire, institué en 13S0 par Edouard III, roi d'Angleterre. Cet ordre est composé de 26 chevaliers ou compagnons, tous pairs ou princes, dont le roi d'ÀBgleterre est le chm ou le grand maître. Ils portent k la jambe gauche une jarretière de yelours bleu garnie de perles et de pierres précieuses, avec cette devise brodée : Honni toit qui mal y pense. L'ordre de la Jarretière est sous la protection de saint Georges, patron titulaire d'Angleterre. L'assemblée ou chapitre se tient au château de Windsor, dans la cnapelle de Saint-Georges, où Tordre entretient un doyen , douze chanoines et des sous-chanoines avec 26 pensionnaires ou pauvres chevaliers. L'habit de cérémonie des chevaliers est la jarretière , avec une boucle d'or, qu'ils doivent porter tous les jours. Aui fêtes solennelles, ils ont un surtout, un manteau, un bonnet de velours, un collier composé de la représentation de la jarretière, avec une rose émaiîlée dans le milieu : ces jarretières sont entremêlées de nœuds faits do cordons d'or avec des houppes, au bas du collier pend l'image de saint Georges, armé de toutes pièees sur un cheyal émaillé de blanc. Cet ordre est, de tous les ordres de chevalerie séculière, le plus ancien et le plus illustre. A la fin du xvui* siècle, il comptait depuis son institution huit empereurs, vingt-huit rois étrangers outre un très-grand nombre de princes souverains. On varie sur son origine ; les uns prétendent qu'Edouard l'institua en l'honneur de la comtesse de Salisburj, qui en dansant, laissa tomber sa jarretière, que le roi ramassa; d'autres veulent que ce soit en mémoire de la fameuse victoire remportée sur les Français à la bataille de Crécy, parce que, disent-ils, le roi donna le signal du combat en déployant sa jarretière. Le nombre de chevaliers est toujours resté de 26, y compris le roi d'Angleterre, qui en est le chef. L'évèque de Winchester est prélat de l'ordre; celui de Salisbury se prétend chancelier, et le doyen de Windsor a toujours fait les fonctions de greffier.
Ordre de rAnnonciade. L'ordre militaire de l'Annonciade en Savoie, doit son établissement k Amédée, comte de Savoie, qui rinstitu<i en 1355. Cet ordre fut d'abord appelé ordre du Collier, et porta ce nom jus- Su'^au règne de Charles III, qui, en 1516, lui onna celui de YAnnonciade, et fit représenter dans la médaille qui pend au bas du collier, VAnnoucialion de la sainte Vierge. Il Toulut que le collier fût d'or, du poids de 200 écus, composé des lettres F. E. R. T. entrelacées de lacs-d'amour et séparées de quinze roses d'or, dont sept émaillées de blanc, sept de rouge, et celle d'en bas, partie de blanc et de rouge ; le collier borde de deux épines d'or; et qu'au oas du collier, il y eût la représentation du mystère de l'Annonciation dans un cercle formé de trois lacs-d'amour. Les assemblées de cet ordre doivent se tenir en la chartreuse de Pierre CbAtel en Bugey. Aujourd'hui elles se tien-
nent dans l'ermitage de Camaldoli, sur la montagne de Turin.
Ordre Teutonique. L'ordre Teulonique fut établi dans la Palestine, vers l'année 1190, en faveur des pauvres Allemands qui faisaient le voyage de la terre sainte. Ce furent d'abord des moines qui devinrent bientôt des conquérants. Le pape Calixte III confirma leur institut, et accorda aux Hospitaliers teutoniques tous les privilèges dont jouissaient les Templiers et les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Il leur donna pour habillement un manteau blanc, chargé au côté gauche d'une croix pattée de sable. Conrad, duc de Souabe, appela les frères Teutoniques en Prusse vers l'année 1230, pour soutenir les chevaliers de Dobrim, qu'il avait fondés, et leur assigna en pleine propriété tout le territoire de Culon. Ils devinrent extrêmement puissants, conquirent la Prusse et soumirent la Livonie. Leur nom de frères se changea en celui de seigneurs, et les grands maîtres exigèrent les honneurs qu'on rend aux plus grands princes. La division s'était déjà mise dans l'ordre, lorsqu'Albert, marquis de Brandebourg et grand maître, quitta fa religion romaine, renonça à sa dignité de grand mdttre, soumit là Prusse et en chassa les chevaliers qui ne voulurent pas imiter son exemple : ceux-ci se retirèrent à Mariendal en Franconie, qu'ils
Eossédaient encore à la fin du xviii* siècle, .e prince Charh'S de Lorraine était alors grand maître de l'ordre. La maraue de l'ordre est une croix potencée de saule, chargée d'une croix fleurdelisée d'or, surchargée en cœur d'un écusson d'or è l'aiçle éployée de sable, becquée et membrée de gueules. La croix de sanle fut donnée à l'ordre par l'empereur Henri VI ; l'aigle impériale par l'empereur Frédéric II , et les fleurs de lis qui terminent la croix d'or, parle roi saint Louis. Cette croix est attachée à une chaîne d'or.
Ordre de Saint-André. L'ordre de Saint- André ou du Chardon et de la Rue, fut, selon toutes les apparences, institué par Jacques V, roi d'Ecosse, en 153^. Les chevaliers n'étaient qu'au nombre de douze ; ils portaient pour marque les jours de cérémonies, un collier composé de chaînons fait en forme de chardon, avec son feuillage entremêlé de feuilles de rue, et au bas, une médaille d'or avec l'image de saint André. Les autres jours, ils portaient celte médaille attachée à un ruban vert en écharpe : sur leurs habits ils avaient un chardon en broderie , entouré d'un cercle d'or, avec cette légende : Nemo me impune lacesset.
Ordre de V Eléphant. L'ordre de l'Eléphant est un ordre militaire fort ancien et fort honorable , que confèrent les rois de Danemark et dont on attribue Tinstilution à Christiern, vers l'an 1W8. La marque de cet ordre est une chaîne d'or à laquelle pend un éléphant émaillé de blanc, le dos chargé d'un cnâteau de gueules maçonné de sable,ie tout posé sur une terrasse émaiîlée de fleurs.
Vordre de V Aigle blanc, en Pologne, fut institué, selon quelques-uns, par Uladis-
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hs y t lorsqu^fl maria , en 1325, son fils Casimir arec la princesse Anne, fille du duc de Lithuanie : il a été renouTelé en 1705 par Frédéric-Auguste de Saxe, élu roi de Pologne. Les chevaliers de cet ordre portent une croix d*or à huit pointes, émaillée de gueules, bordée d'argent, cantonnée de flammes de feu, chargée en cœur d*un aigle blanc, qui a sur Testomac une autre croix de même enrironnée des armes et des trophées de Félectorat de Saxe, et de Tautre côté le nom du roi en chiffres avec cette devise : Pro /Edf, lege et rege^ le tout surmonté d'une petite couronne de diamants. Le collier est composé d'aides d'or couronnées et enchaînées. Ordre de Saini-Jacçues. L'ordre de Saint- Jacques de l'Ëpée doit sa naissance à la charité de treize gentilshommes qui se dévouèrent à la ^arde des chemins qui conduisaient à Saint-Jacques, et à protéger les pèlerins. Us firent d'abord les trois yœux de religion, pauvreté, chasteté, obéissance; mais le pape Alexandre Ili, en confirmant ce nouvel ordre militaire, permit aux chevaliers de se marier ; la bulle est de l'an 1175. Ces chevaliers étant devenus très-puissants par les conquêtes qu'ils firent sur les Maures, et par fa libéralité des différents princes ; le roi de Portugal a fait unir à sa cou^ ronne la grande maîtrise de cet ordre, établi dans ses Etats, et Ferdinand et Isabelle demandèrent au pape la même grâce pour la grande maîtrise de l'ordre établi dans le reste de l'Espagne. Pour être reçu chevalier, il faut faire preuve de noblesse de quatre races, tant du côté paternel que du côté maternel, et aucun des ancêtres du présenté ne doit avoir été juif, sarrazin, ou hérétique, ou repris par l'inquisition. Les chevaliers,
Erésentement, font vœu de pauvreté, d'oéissance et de chasteté conjugale : à ces trois vœux , ils en ajoutent un quatrième, ordonné dans le chapitre général tenu en 1652, savoir : de défendre et de soutenir, tant en publicqu'en particulier, la croyance de l'immaculée conception de la sainte Vierge. L*habit de l'ordre est un manteau blanc avec une croix rouge fleurdelisée et terminée en épée sur la poitrine.
L'ordre d'Alcantara , appelé auparavant de Saint-Julien du Poirier^ a eu à peu près les mêmes commencements que l'ordre de Saint-Jacques. Cet ordre fut confirmé comme ordre militaire par le pape Alexandre III, en 1177. La grande maîtrise fut annexée à la couronne d'Espagne par le pape Adrien VI. Les chevaliers eurent la permission de se marier en 1540. Leur habit do cérémonie est un manteau blanc , chargé sur le côté puche d'une croix verte fleurdelisée. Us font les mêmes vœux que les chevaliers de Saint-Jacques. Les armes de l'ordre sont d'or, au poirier de sinople accompagné en pointe de deux entraves d*azur.
L'ordre de Catatrava fui institué pour combattre les Maures. Alexandre III 1 approuva en 1164 ; la grande maîtrise est aussi annexée k la couronne d'Espagne. Les chevaliers font les mêmes vooux que ce\x% d*Al*
cantara; ils sont habillés de même; mais la croix de Calatrava est rouge.
Vorébre tAviê^ en Portugal, eut aussi
K^ur but, à son origine, de combattre les aures. Il fut confirmé comme ordre militaire en llGl. Jean 111, roi de Portugal, fit unir à sa couronne la grande maîtrise de cet ordre. Les chcTaliers portent pour habit de cérémonie un grand manteau blanc, cbareé yers l'épaule gauche d'une croix de sinople fleurdelisée , accompagnée en pointe , de deux oiseaux de sable affrontés.
Ordre du Christ. L'ordre du Christ fat fondé en Portugal par le roi Denis I eu 1318, pour animer la noblesse contre les Maures. Le pape Jean XXII confirma cet ordre en 1320, et lui réunit tous les biens des templiers qui avaient été supprimés, et lui donna la règle de Saint-Benoit. D'abord, les chevaliers firent les trois vœux essentiels de pauvreté, chasteté et obéissance; mais Alexandre VI leur permit de se marier.
La marque de l'onlre est une croix pattée, haussée de gueules, chargée d'une croix pleine et haussée d'argent ; le collier est une chaîne d'or à trois rangs.
Ordre de la Sainte-^Ampoute. Cet ordre ne se confère qu'aux quatre seigneurs qui possèdent les baronnies de Terrier, de Bellestre, de Sonastre, et de Louversi, qui relèvent de l'abbaje principale de Saint-Remi. Ils se qualifient barons chevaliers de la Sainte-Ampoule, lis portent le dais lorsqu'on la transporte de l'abbaye de Saint-Remi à la métropole de Rheims nour le sacre des rois. La marque de cet ordre est une croix d'or émaillée de blanc, chargée d'une colombe tenant de son bec la sainte ampoule , couronnée de quatre fleurs de lis a'or. Le ruban est noir.
Ordre de la Cosse de genêt. L'ordre de la Cosse de genêt fut institué par le roi saint Louis, à la solennité de son mariage. Il fut en vigueur jusqu'au règne de Charries VI. La devise était. Exaltât humiles. Le collier de cet ordre était composé de cosses de genêt entrelacées de fleurs de lis d'or, renfermées dans des losanges cléchées ; au bas pendait une croix fleurdelisée. On voit la description fidèle de ce collier, dans un ancien registre de la chambre des comptes de Paris, de l'an 1393, où se trouve un compte rendu par Charles Poupart, argentier du roi, dans lequel il y a la dépense faite pour le collier du roi, et pour ceux que 1 on envoya au roi d'Angleterre et à quelques seigneurs anglais.
Ordre du Porc-épic^ ou du Camail. L'ordre du Porc-épic, ou du Camail doit son institution à Louis de France , duc d'Orléans , second fils du roi Charles Y. En 1394, ce prince youlant rendre plus solennelles les cérémonies du baptême de son fils, institua cet ordre composé de 25 chevaliers, y compris le duc, qui en était le chef. Les cheva* liers devaient faire preuve de quatre races. Leur habillement consistait en un manteau de velours violet, le chaperon et le mantelet d^hermine ; une chaîne d'or au cou au
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