‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 131 sur 199 · ORI · texte numérisé non relu

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bout de laquelle pNendait un porc-épiCy avec cette devise : Cominus et emmuf . Cet ordre fut aussi appelé du camail^ parce que le duc d'Orléans donnait, avec le collier, une bague d'or garnie d'un camayeu ou pierre d'agathe, sur laquelle était gravée la figure d'un porc-épic. Louis XII , fils de Charles d'Orléans, étant parvenu à la couronne, conféra le collier à quclaues chevaliers ; mais après sa mort l'ordre fut aboli. Il parait que cet ordre se donnait quelqueibis à des femmes, puisque, dans une création de chevaliers du 8 mars 14>38, le duc d'Orléans le donna à mademoiselle de Murât et à la femme du sieur Potron de Saintrailles.

Ordre du Croissant. L'ordre du Croissant fut institué par René, duc d'Anjou, roi de Sicile et comte de Provence. Cette institution se fit à Angers, l'an 1U8, sous la protection de saint Maurice, qui fut déclaré chef de cette chevalerie. Pour^ être admis, il fallait être duc, prince, marquis, comte ou vicomte, ou issu (f ancienne chevalerie, gentilhomme de quatre races. Ces chevaliers s'engageaient

Car serment à plusieurs pratiques de piété, ous les ans, le jour de saint Maurice, ils élisaient un chef, auquel on donnait le nom de sénateur : ils devaient lui obéir dans tout ce qui concernait le bien de l'ordre. Les jours de cérémonie, ils portaient des manteaux longs jusques à terre ; savoir, le prince ou chef de Tordre, un manteau de 'velours cramoisi fourré d'hermine; les chevaliers un manteau de même, fourré de menu vair; sous ces manteaux ils avaient des robes de damas gris fourrées de même; sur la tète des chaperons couverts et doublés de velours noir, avec cette différence que ceux des chevaliers avaient un bord d'or, et ceux des écuyers un bord d'argent ; ils portaient tous sous le bras droit un croissant d'or émaillé, sur lequel étaient écrits ces mots : Lox en croissant. Le nombre des chevaliers était fixé à cinquante.

Ordre de VEpi et de VHermine. L'ordre de TEpi et de l'Hermine, ainsi appelé à cause du collier, fut institué par François I'% duc de Bretagne, pour 25 chevaliers nobles et sans reproches. Leur habillement de cérémonie était un grand manteau de damas blanc, doublé de satin incarnat, le mantelet et le chaperon de même; par dessus le grand collier de l'ordre, composé d'épis de blés entrelacés avec des lacs-d'amour, le tout d'or; au bas une hermine émaillée de blanc sur une terrasse de sinople avec cette dê- Tise : A ma vie.

Ordre de la Charité chrétienne. Cet ordre eut pour fondateur Henri III, roi de France; il institua cette chevalerie en faveur des soldats estropiés au service. La marque devait être une croix ancrée en broderie de satin blanc bordée d'azur, chargée en cœur d'une losange d'azur, à une fleur de lis d'or» avec cette devise : Pour avoir bien servi. Ce

Ïtrince- assigna des revenus à cet ordre sur es hôpitaux et maladreries du royaume; il lui donna une maison située dans le faubourg Saint-Marcel à Paris ; cette institution

était-d'une très-grande utilité, mais ce prince n'en put voir l'exécution. Henri IV voulut suivre les vues de son prédécesseur, mais il ne réussit pas plus heureusement. L'établissement de l'Hôtel roval des Invalides remplit parfaitement le but que s'étaient proposés les deux monarques.

Ordre de la Légion-d Honneur. L'ordre de la Légion - d'Honneur, qui avait eu pour origine les armes d'honneur, fut institué pour récompenser le mérite civil etmihtaire, par Napoléon Bonaparte, encore premier con sul, le 19 mai 180â. D'après cette première organisation, il se composait de seize cohortes, qui correspondaient à seize divisions des départements de la France. Outre un

rand cnancelier de la Légion, lequel résidait Paris, cheMieu général, chacune des seize cohortes, avait son chancelier et son cheflieu. II n'exista d'abord que quatre degrés hiérarchiques : légionnaire, officier, commandant et grand officier. Chaque cohorte comptait 7 grands officiers, 20 commandants, 30 officiers et 350 légionnaires. Ainsi, à l'origine, la légion ne devait avoir que 6(^12 membres. Dès la première année ae l'empire, au-dessus des grades déjà existants, il il en fut créé un cinquième, celui de grand cordon. Peu de temps après, le nombre des chevaliers (titre que les légionnaires reçurent), devint illimité, puis celui des titulaires des autres grades, augmenta successivement

En 1805 seulementfut réglée la décoration. Pendant l'Empire, elle consista en une étgilo à cinq rayons doubles, surmontée de la cou ronne impériale; le centre de l'étoile, entouré d'une couronne de chêne et de laurier, présentait d'un côté l'effigie de l'empereur avec la légende : Napoléon empereur des Français et de l'autre, une aigle tenant la foudre, avec les mots Honneur et Patrie pour exergue.

Cette décoration était en argent pour les simples chevaliers, en or pour les autres grades. Les chevaliers et les officiers la

f)ortaient suspendue à la boutonnière de *habit par un ruban moiré rouge, seulement les officiers avaient de plus une rosette; les commandants la portaient en sautoir avec un ruban plus large ; les grands ofQciers portaient la décoration en or avec une plaque en argent au côté droit de Thabit; les grands cordons» outre une plaque plus grande au côté gauche de l'habit, portaient un large ruban qui passait de l'épaule droite au côté gauche, et au bas duquel était suspendue l'aigle de la légion.

La Restauration conserva Tordre de la Légion-d'Honneur, mais à l'effigie de Napoléon on substitua celle d'Henri IV et des fleurs de lis à l'aigle. Les commandants prirent le nom de commandeurs et les grands cordons celui de grand-croix; 1830 se contenta de remplacer les fleurs de lis par des drapeaux tricolores, et enfin un décret du Président vient de rétablir l'effigie de l'Empereur sur la décoration.

ORIFLAMME. — (1) L'oriflamme estoit la bannière et l'enseigne ordinaire dont l'abbé et les moines de la royale abbaye de Saint-

(I) Du Gange, dissert. 18.

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