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marques des emplois et les ordres de cheya* lerie. Voir ces différents mots.
II y a sept manières de placer dans les ar« moines les marques des dignités.
La première est de les faire entrer dans les armes mêmes de la famille, comme firent les Boutheiller de Senlis, oui portaient d*or à ane croix de gueules, cnargée de cinq coupes d*or. Les personnes qui avaient des offices à la cour, surtout les filles et les dames attachées aux reines, mettaient sur leurs tombeaux, dès le xiir siècle, des fleurs de lis et des roses ; et il ne faut point douter que la plupart des fleurs de lis portées en armoiries partant de familles ne soient des marques des offices remplis auprès des rois par quelqu'un de leurs membres, et non des concessions particulières.
2* Elles peuvent former un quartier des armoiries, comme elles faisaient dans celles des électeurs séculiers de Tempire ; Bavière,
fortait le globe impérial ; Saxe, deux épées; randebourg, le sceptre.
3* Elles se mettent en cimier, comme toutes les couronnes et les tiares, chapeaux, mitres, mortiers.
b* Elles s'accoUent derrière Técu, comme la croix des archevêques, Tancre de i'admirauté, les bfttons des maréchaux de France. S'il n'y a qu'une pièce, on la met droit en pal, et en sautoir s'il s'en trouve deux.
5* Elles se mettent aux côtés de l'écu comme les épées du connétable et celles du grand écuyer.
6* On les place au-dessous de l'écu comme les canons acculés du grand maître de Tartillerie.
7* Elles entourent l'écu, comme les colliers des ordres de chevalerie et le pallium de quelques archevêques.
Les marques des dignités ecclésiastiques, sont la tiare et les clefs pour le pape; le chapeau rouge pour les cardinaux; le cha-
Î)eau vert pour les archevêques et évêques; a croix à double traverse pour Jes patriarches et primats; la croix simple pour lesarclievêques ordinaires et pour les cardinaux qui ont eu des légations ; la crosse et la mître pour les évêques et les abbés; la crosse
f)our les abbesses ; le chapeau noir pour es protouotaires.
Les chantres des chapitres ou églises collégiales commencèrent au xvit' siècle à mettre un bâton de chœur derrière leurs armoiries, les prieurs ont un bourdon.
OfELLES. — Les otelles que porte la maison de Comminges, sont prises par quelques uns pour des hastelUi ou ételUs de bois, qu'ils font dériver d'hastula; d*autres ont jugé, d'après leur figure et leur couleur, que ce devait être des amandes pelées, et le P. Monet y a vu des fers de lances ; enfin le P. Ménétrier, qui d'abord avait cru reconnaître dans cette figure une blessure enflée ou bosse, et avait illustré cette conjecture d'une foule de passages des auteurs sacrés et profanes, a pensé nius tard que c'étaient des pigiions de combles ou de loits qu'on nommait anciennement hastulas en latin et
otelles en notre langue. Pour nous, nous pensons avec Justel et Le Laboureur qae ces prétendues otelles ne sont autre chose qae le champ des armes de Comminees, qui étaient: d'argent à une rroix nattée de gueules , les bras de la croix, en s élargissant peu à peu, ont fini par remplir l'écu et ne laisser que
Suatre petites écnancrures de la grandeur et gure de quatre amandes pelées. On peut suivre dans les anciens sceaux des Comminges, cette extension progressive des bras de la croix. Les familles autres que celle de Comminges, qui portentcettefiguredans leurs armoiries sont toutes relativement assez récentes, et les ont prises à l'imitation^e cette grande et illustre maison du Midi.
Comminges — de gueules, à quatre otelles d'argent, adossées en sautoir. Guyenne et Gascogne.
MonlauU Saint- Sivié — écartelé, aux 1 et h de gueules, à quatre otelles d*argent, adossées eu sautoir; aux 2 et 3 de gueules, à deux mortiers de guerre d'or ; sur le tout de feules, à la croix paitée d'argent, soutenue par une main garnie d'un gantelet du même.
Guyenne et Gascogne.
%> OURS. — animal qui paraît dans l'écu de profil et passant, ne montrant qu'un œil el qu'une oreille. Ours assii^ est celui qui ]»ftraît droit sur son derrière. Ours accroujrt, est celui qui paraît sur son derrière, lesdeux pattes de devant touchant à terre. Ours ai pied^ celui qui parait dressé sur ses pattes de derrière. Ours rampant^ celui qui semble marcher sur ses pattes de derrière, et qui a le corps incliné.en avant. Allumé^ se dit da l'œil ae Fours, lampassé do sa langue, et ux^ mé de ses griffes, lorsqu'ils sont d un émail difl'érent.
Rommecourt — d'or, à l'ours de sable allumé d'argent. Champagne.
Cahors — d^azur, h un ours passant d*or ; au chef d'argent, chargé de trois croisettes de gueules. Guyenne el Gascogne.
Borne — d'or, à l'oiu's passant de sable, armé et lampassé de gueules. Languedoc.
Ossun — a'or, à l'ours passant de sable sur une terrasse de sinople. *
Crosey— d'argent, à un ours menaçant de sable, armé de gueules. Franche-Comté.
Senemont — d'argent, à l'ours rampant de sable, contre un rocher de sinople, semé de fleurs de lis d'or.
Bermond — d'or, à l'ours rampant on sur pied, de gueules, accolîé d'une épée d ar* gent avec la ceinture de même. Languedoc.
SaillieS'Leme — d'argent, à un ours au naturel, montant sur un hêtre de sinople, sur lequel il jette du sel avec sa patte. liéam.
Louis de la Grange — de gueules, semé de grains de sel d'argent, à l'ours en pied enchaîné d'or, lampassé, armé et colleté d'azur, brochant. Flandre.
Oureiêres — d'argent, au chef de gueules, à l'ours debout de sable, portant entre ses pattes une couronne d'or, brochant sur le tout.
Bermond — d'or, à un ours debout de sa* ble, portant sur ses pattes une hache d'armes, le manche arrondi d'argent Champagne.
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Du Roux — d*or, à Tours de sable» surmonté de deux étoiles d'azur.
Perard — de gueules, à une bande d'ar- ;euty chargée d un ours de sable, au chef
'or. Boui^ogne.
Cordes ou Cordoue — d'azur, à un ours d'argent, tenant en ses pattes un monde croisetté d'or. Provence.
Traversier d'Aliat — d'azur, à l'ours debout d'or, adextré d'un chAteau à trois tours d'argent. Guyenne et Gascogne.
Traversier de Fautillon — d'azur, à l'ours d'argejt; au chef du même, chargé dun amaudier de sinople ; à la bordure de gueules , chargée de huit flanchis d^or. Guyenne et Gascogne.
Baron — d'or, è un ours contourné, naissaut de sabie, tenant de sa patte dextre une épée haute d'argent, surmonté de deux roses de gueules et soutenu d'une étoile d'azur. Dauphiné.
' Loques — d'or, à un ours passant et arrêté
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de gueules, surmonté d'une étoiieac mémo. Provence.
A//biwe — d'azur, à deux ours affrontés d'or, soutenant une fleur de lis du môme. Languedoc.
Montreuil — d'argent, à trois têtes d'ours emmuselées et enchaînées d'or.
Morlat de Museau — d'argent, à une tête d'ours de sable, emmuselée de gueules.
Baigneux — d'or, à trois têltîs d'oiirs de sable, emmuselées de gueules. Orléanais.
Bologne-Alanson — d'or, à une patte d'ours de sable, mise en bande, montrant le dehors, chargée de six besants d'or, 3, 2 et 1. Oauphiné.
Nichaud — d'azur, à la patte d'ours d'or en bande. Guyenne et Gascogne.
Bologne — d'argent, k une patte d'ours en
Eal, percée en rond de six pièces, 3, 2, et 1. lauphiné.
Guizon — d'or, à trois têtes d'ours, arrachées de sable, muselées d'argent. Bourgogne.
^AIRS. — « Sous les deux premières races, l.deMasLatriedanssaNoticesurlapairie, kot pairs ne désignait que des hommes de condition : ainsi les princes se donit réciproquement ce titre, les évéques relaient mutuellement de ce nom, et les ^bres d*un même corps ou d'une même Iciation le prenaient et le recevaient eux pareillement. De là vint l'usage îler surtout pairsj les vassaux d'un lie suzerain, tenus de siéger avec lui l* rendre la justice. Les véritables patrt jVance, quoi(^u'ils ne portassent pas ence nom, étaient donc, à la fln de la sete race, les hauts seigneurs qui rele- \i immédiatement du roi de France et levaient se réunir avec lui en cour de pour rendre les jugements importants, un de la seconde race, les grands vasde la couronne, qui se partageaient à seuls presque toutes les terres du ^ume, étaient les ducs de France, de 'gogne, de Normandie et d'Aquitaine ; les comtes de Toulouse, de Flandre, et ceux de Vermandois, auxquels succédèrent les comtes de Champagne. Les rois ne possédaient plus que le petit territoire dont Reims el Laoo étaient les villes principales et qui s'étendait entre la Seine, la Marne et l'Oise, sans même atteindre vers TOuest la ville de Soissons, appartenant au comte de Vermandois.
L*élévation du duc de France à la couronne en 987, réduisit à six le nombre de ces hauts feudataires. Grands seigneurs terriens, ils avaient inféodé à leur tour une partie de leurs domaines, pour se former mio cour et des vassaux ; et Hugues Capet eu succédant à Louis V, eut pour vassaux les anciens feudalaires de la couronne en
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sa qualité de roi ; et les tenanciers particuliers en sa qualité de duc de France.
La plupart des évêques possesseurs de fiefs étaient soumis pour le temporel è des seigneurs particuliers, et se trouvaient ainsi rangés parmi les arrière-vassaux de la couronne ; mais le petit nombre qui relevaient immédiatement du roi, furent alors promus à la dignité de pairs ; et comme ils appartenaient presque tous è la province ecclésiastique de Reims, ce fut cette province qui fournit presque tous les pairs ecclésiasti-
2ues, savoir Tarchevêque de Reims et les vêques de Laon, Noyon, Beauvais, et ChAlons. Les autres évêques de la métropole de Reims, de même que ceux du reste de la France, avaient au-dessus d'eux des seigneurs particuliers ou même ne reconnaissaient pas pour supérieur le roi de France dont ils se trouvaient indépendants. Il arriva donc que le sixième pair ecclésiastique, quoic^ue son diocèse se trouvât hors de la province de Reims, fut l'évêgue de Langres qui relevait immédiatement du roi. »
Les douze plus anciens pairs connus sont ceux qui assistèrent, sous Louis VU, au sacre de Philippe Auguste, le 1" novembre 1179, dans l'ordre suivant. Pairs laïcs : Le duc de Bourgogne , Hugues IIL Le duc de Normandie , Henri le Jeune, roi d'Angleterre. Le duc de Guyenne , Richard d'Angleterre, frère du précédent. Le comte de Champagne, Henri I". Le comte de Flandres , Philippe d'Alsace. Le comte de Toulouse, Raymond. Pairs ecclésiastiques : L'archevêque duc de Reims, Guillaume de Champagne. L'évêaue duc de Laon, Royerde Rosay. L'évêqueduc de Langres, Manassès de Bar. L'évêque comte de Beauvais, Barthélémy de Montcornet. L'évêque comte de Châlons. Gui de