PRE
Jaqueron — d*azur, à la (asce de pourpre» cbargée d'un croîssanl d*argeDt et accompagnée de trois roses de même. Bourgogne.
Qagi — de pourpre, à deux fasces d*azur.
Fore^.
Saint^Léger — de pourpre » semé de deux fleurs de lis d*or, à la bande de gueules.
PREUVES. L'usage des preuves de noblesse parait avoir commence à Toccasiou des touruois. On en a demandé ensuite pour l'admission dans les églises, chapitres, collèges, communautés, compagnies , et ordres réguliers et militaires, où Ton ne recevait
aue des nobles, et pour l'entrée aux Etats es provinces. La forme de ces preuves a varie suivant les temps et les lieux. On l'a appelée testimoniale quand elle a été faite par des témoins jurés, et littérale quand elle a été constatée par des titres et documents.
L'étendue de la preuve se mesure, ou par le nombre des générations, ou par celui des siècles, ou enfin par l'intervalle compris entre le temps où elle est faite, et répoc]ue Gxe qui en est le terme. Dans le premier cas, on pourrait l'appeler graduelle^ dans le second, séculaire^ et dans le troisième, dative.
De la première espèce sont celles que l'on exigeait pour ^admi^sion dans les ordres du roi, dans celui de Saint-Lazare, dans plusieurs chapitres nobles, dans les places de lieutenants des maréchaux de France, et d'élèves des écoles militaires , et celles qu'on faisiiit pour l'entrée au service de terre et de mer.
Les preuves que faisaient les chanoinesses de divers cnapitres, et les demoiselles des maisons royales de Saint-Cyr et de l'Enfant-Jésus, sont de la seconde espèce.
Les preuves qui étaient exigées pour obtenir les honneurs de la cour, les places de !>ages chez le roi et les princes, appartenaient i la troisième espèce.
Le nombre des degrés était fixé è quatre pour l'admission dans Tordre du Saint-Esprit, de môme que pour être agréé au service, aux places d'élèves des écoles royales militaires, et à celles de lieutenant des maréchaux de France. Il en fallait prouver neuf d'une noblesse ancienne, et sans principe connu, pour l'admission de l'ordre ae Saint- Lazare.
Les preuves des sous-lieutenants des gardes du corps devaient être remontées à Tannée l^'OO sans anoblissement connu; celles qu'étaient tenus de faire les pages remontaient à Tannée 1550, également sans principe connu. Il fallait établir une preuve de possession de noblesse de 140 ans, pour être admis dans la maison rovale de Saint- Cyr; il était nécessaire qu'elle fût de 200 ans, pour avoir entrée dans la maison de TEnfant-Jésus.
Les honneurs de la cour n'étaient accordés généralement qu'à ceux qui pouvaient établir une possession de noblesse non interrompue , depuis Tannée 1400, sans anoblissement.
On a considéré deux choses dans les preuves, la fUiation et la noblesse. La filia-
tion se justifie par la production de titres authentiques, qui expriment la liaison de chacuu des degrés de la généalogie entre eux, tels que les extraits de baptême ou de sépulture, les actes de partage, les contrats de mariage et les testaments. La noblesse se Justifie par la représentation des ti:res, qui sont, ou primordiaux, ou constitutifs, ou confirmatifs de la qualité, ou simplement civils et portant qualification.
Les titres primordiaux sont, à l'égard des familles anoblies, comme les lettres-patentes d'anoblissement , ou comme les provisions décharges attributives de noblesse.
Les titres constitutifs sont , pour les gentilshommes de la province de Bretagne, les partages faits suivant l'assise du comte Geoffroi, et le gouvernement noble et avantageux, et en général pour ceux de toutes les provinces du royaume, les certificats de service dans Tarriere-ban, de séance dans Tordre de la noblesse aux tenues des Etats, et d'exemption des taxes qui se lèvent sur les roturiers ; enfin les actes de foi et hommages rendus à la manière des nobles, ou les reprises de fiels.
Les titres confirmatifs sont, à l'égard des familles de Bretagne, ceux qui prouvent qu'elles ont été comprises dans les reformations de la noblesse faites dans les xv*, XVI* et xvu* siècles. A Tégard des nobles de la province de Normandie, ces titres sont ceux qui apprennent qu'ils ont été maintenus lors de la recherche des faux nobles, faite en liih63 par Rémond Monfauf, et en 1598 et 1599 par M. de Boissy. A Tégard de la province du Dauphiné, les extraits des révisions de feux qui ont eu lieu, pendant les xjv% XV', xvi* et XVII* siècles; et enfin pour tous le^ gentilshommes du royaume, les arrêts, soit du conseil d'Etat, soit des commissaires généraux du conseil, et les jugements des commissaires départis dans les généralités du royaume, pour la recherche des usurpateurs de noblesse, commencée en 1666, interrompue en 167^, et continuée en 1696, et années suivantes, qui ont maintenu leurs aïeux dans la possession de leur état.
Les actes civils, et portant qualification, sont les créations de tutelle et de curalellt*, les garde-nobles, les partages, les transactions, les hommages, les aveux et dénombrements de fiefs, les ventes, les échanges, les contrats de mariage , les testaments, les inventaires après décès, etc.
Le caractère des qualifications nobles se tire de l'usage des provinces. La qualité de chevalier et (ïécuyer est entièrement caractérisliaue de noblesse, dans tout le royaume; celle de noble dans les provinces de Flandres, Hainaut, Artois, Franche-Comté, Lyonnais, Chesie, Bugey, Dauphiné, Provence, Languedoc et Roussillon, et dans l'étendue des parlements de Toulouse, Bordeaax et Pau; celle de noble homme, en Noimandio seulement.^
Pour donner une base quelconque à la
tireure de noblesse, ou exige donc, suivaul a nature et Teteudue de la preuve requise.
NCnOiOlAlRS UBAUMQUE.
QQA
• pour les fifidUes nobles d'mitienM exiraclion, un tilre confirmatif de Tespèce de ceux que je viens de désigner; et pour ceux dont les pères auraient été anoblis, le titre primordial de leur qualité.
A défaut de Tun de ces deux titres, il est d*usage de remonter la preuve à Tannée iS60, parce que, dans la recherche des faux nobles, faite dans le siècle dernier, le terme de la preuve centenaire reguise était fixé à ceCte époque, et il est certain ou'alors chacun restant davantage dans les bornes de sa condition , les usurpations n'étaient pas de* venues encore aussi fréquentes : quand au Heu de joindre à la production le titre conânnatif de sa qualité, il a été vérifié au contraire que la famille a été déclarée usurpatrice dans les recherches des faux nobles, on n'a nul égard à la possession qu'elle durait continuée après le jugement de sa condamnation ; il ne lui reste alors d*autre moyen, pour 8*en relever, que de se pourvoir au. oonseil» et de remplir les conditions de la même preuve qu'était tenu de faire Fauteur qui aurait été condamné. La preuve devient alors une preuve toute de rieueur; c'est ce que Von appelle preuve de noSleese en nuUiire eanieniituee. L'on comprend en général, sous cette dénomination, toutes les preuves faites par les familles pour être reconnues , maintenues, rétablies, réhabilitées dans leur noblesse.
Les preuves se faisaient par titres. Ces titres deyaient être originaux. On n'admettait aueuoes copies coilationnées, de quelques formalités qu'elles fussent revêtues.
On nomme actes originaux, savoir : pour ceux paaste devant notaire, les premières grosses délivrées sur les minutes par ceuxmêmes qui les ont reçues; et pour les proeès-verlMLUx de preuves de noblesse, les arrêts et jugements de noblesse, les lettres, commissions et brevets dégrades militaires, nominations et réceptions dans l'ordre de Sain^JUmis, brevets et lettres de pension, et proviAooe des chaires, les expéditions délivrées per les greffiers et autres personnes publiques à ce préposés. Chaque degré de la généalogie doit être établi par trois actes pour le xTur siècle , le xvu* et le xvi% et par deux seulement pour les siècles antérieure.
Quand les preuves de noblesse sont parfaitement eonibrmes à ce qu^je viens de dire, il n'existe qu'un seul moyen de les coutester» qui est de démontrer la fausseté des titres produits. La fabrieatimi des actes représentes se décèle bientôt, avec un peu d'attention, mix yeux d'un homme réelle* ment exercé dans rétude de la diplomatique, par des vices dans le style, l'orthographe et le caractère d'écriture , qui changent dans
les actes de 50 en 50 ans, par la façon du parchemin, qui était anciennement plus fort et plus é^is Qu'il ne l'est aujourd'hui, et par la marque au papier qui n'a pas toujours été la même.
La malpropreté affectée des contrats, Tapplication des sceaux que l'on tire d'un acte vrai, pour les attacher à des actes plus ou moins récemment fabriqués, les contradictions qui s*7 trouvent à l'égard des temps, des lieux et des personnes, sont autant dindices de supposition qui tombçnt facilement sous les sens, quand l'attention et l'impartialité se trouvent jointes.
On prétend que les généalogies n*ont commencé à être en usase que vers l'an 1600; auparavant on faisait les preuves de noblesse par enquête.
En Allemagne et dans presque tout le Nord, où la multiplicité des chapitres nobles a rendu la noblesse attentive à ne se point mésallier, les preuves se sont faites par de simples quartiers, qui sont de 16, 32, et 64, suivant que l'exigent les statuts de chaque chapitre.
En Angleterre, en Irlande et en Ecosse, la noblesse se prouve par des tables généalogiques, dans lesquelles sont cités les monuments qui servent de preuves, et les générations autorisées des aates de l'existence des personnes oui les forment. Ces tables généalogiques , dressées par les rois d'armes de ces royaumes, sont certifiées par six ou huit
gentilshommes des eantons et provinces, où i famille est domiciliée.
En Espagne, en Italie, en France, les preuves de noblesse sont de l'espèce de celles que l'on appelle littérales, c'est-à-dire qu'elles se font par des titres de Cimille ; ce sont les plus sûrs et les plus authentiques.
PUITS. — Ueuble qui entre en quelques écus. On dit maçonné des joints des pierres d'un puits, lorsqu'ils sont d'émail différent.
Joêsier de la Jondtêre -^ de gueules, au
{luits d'argent, accosté de deux léiards af« rentes du même, ayant la tête en bas. Ue de France.
Ranchin d*AmaIry — d^azur, è la liisce d'or, accompagn ée en chef de trois étoil es du même, et en pointe d'un puits d'argent, mafionné de sable. Languedoc.
PYRAMIDE. — Meuble qui entre en quelques écus.
Thiéry — d'azur, à la pyramide d'or; au chef cousu de gueules, chargé de trois étoiles d'argent. Paris.
Le Vacher — d'azur, à la fasce d*or, chargée de trois rencontres de vache de gueules, et acoompagpée en chef de deux étoiles du second émail, et en pointe d'une pyramide de sable, mouvante du bas de l'écu.
QUARTEFEOILLE.— Fleur idéale à quatre feuilles, que quelques modernes ont cru
être des roses simples ; mais elle en diffère en c^ qu'elle n*esl ni boutonnée ni pointée.
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DiCTIONNAmE HCRALMQVE.
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totfei du Saix — * gueules, h six quartefetiUles d*argent. Bresse.
Phehfpeaux — d^azur , semé de qoarlefeuiiles d^or, att CraDo-cantoQ d'hermine.
Ile de France.
Lauvei — de gueules , A trois pals cousus de gueules ; le tout semé de quartefeuilleà
d*argenl.
QUARTIER ou ECART. — Qtiatnème partie de l'écu lorsqa'il est écartelé.
On nomme aussi quartiers^ les divisions d'un écu en plus grand nombre de parties carrées égales entre elles; il 7 a même des éctts divisés en seize, en trente-deux quartiers. Les quartiers du haut sont blasonnés les premiers, ensuite les quartiers du dessous, puis on finit par ceux qui se trouvent en baSff en commençant toujours A deitre.
On nomme encore quartiers , . les espaces triangulaires formés par Técartelé en sautoir ; alors le premier quartier est en haut, le second à dextrc, le troisième à sénestre et le quatrième en pointe.
Les quartiers dans Tart héraldique ont été ainsi nommés, parce que chacun remplit le quart de l'espace de Técn, lorsqu'ils se trouvent formés par la ligne perpendiculaire du parti, et la ligne horizontale du coupé ; et de même par ta ligne diagonale à sénestre du taillé. Les vides que forment la croix et le sautoir sur un écu non-écartelé ise nomment cantoM.
il est bon de remarquer qu'un plus grand nombre de divisions de Téeu en parties égales entre elles, ont été nommées quartiers, quoiqu'au resté il ne puisse y avoir plus de quatre quarts dans un entier; mais on n'a pas donné ce nom A un moindre nombre, comme aux partitions du coupé, du parti, du tranché, du taillé et du tiercé.
Dans Torigine une Camille ne portait point d'armoiries ecartelées, et Ton ne rencontre dans les anciens sceaux auedes écus isolés;^ Texception toutefois derécartelé de couleur et de métal ou réciproquement, sans aucune espèce de figure, ou'on trouve assez fréquemment. Mais il ne Torme A proprement parler qu'un seul écu composé de divers émaux, comme le gironné, et Ton ne saurait y Voir plusieurs quartiers.
Plusfeurs causes ont ihît suc(!cssivemcnt multiplier le nombre des quartiers dans un même écusson. 1* Les alliances et les mariages. Les femmes n'ayant pas d'armories qui leur fussent parlicuhôres , portèrent d'abord celles de leurs maris comme elles pt^ttècent leur nom; mais bientôt on întroduisU Tusaçe de joindre dons un \nèïûe écu les armoines de leur père et de leor mari, et fee Ait là Torigine des premiers ^ussons partis ou de deux (juartier^.
2^ La roulliphcité des Heft. Il y a peu d'armoiries de maisons souveraines qui ne soient aujourd'hui ecartelées pour cette multiplw cité de fiefs et de souverainetés. Les rgqft de Pologne partissaient leur écu de l'aiglo de Polojj^ne et du cavalier de Lithuanie. La iciiie dAfiglol(MTe porte Un quartier d'Angleterre, un d'Ecosse et un a'irlande, qui
sont trois ro^^aames réunis pour li première • fois par le roi Jacques, fils de Ifane Sluart
3* Les dignités. Un grand nombre d*éi^ ques et d'archevêques, d'abbés et d'ibbesses, ont parti ou écartelé les armoiries de leur église avec celles de leur maison. Les pait^ ecclésiastiques ont écartelé des armoiries da leurs pairies ; le cardinal Robert de Lenoncourt et le cardinal Briconnet, tous deux a^ chevêques de Reims, écartelaient desannoiries de leur pairie et de celles de leur maison.
&* Les prétentions. Les rois d' Angleterre*,
3ui prenaient parmi leurs titres la qualité e rois de France, portaient aussi les anaes de France en un quartier de leur écu. Les rois de Sardaigne prenaient des quartiers de Chypre et de Jérusalem.
5* Les alliatices, les substitutions et l^ majorats. Nulle cause n'a plus contriboé à augmenter le nombre des quartiers, et t'e^t de là surtout que vient ce grand nombre d'écus écartelés qu'on voit aujourd'hui ea France, Italie, Espagne, Allemagne et An» gleterre.
6* Les concessions sont une soorœ aussi très -abondante surtout de partitions, b maison de Tournon partissait de France m propres armoiries, qui étaient uil lion. ^ 7« Le patronage. C'est ainsi que les cardinaux partissent ou écartèlent leurs armoiries de celle du pape qui les a faits canli* hàttx, et dont ils se disent les créatures.
8" La nécessité pour les puthés de briser les armoiries de leur atné les a fait écaiteler de celles de leur mère.
Dans tous les cas, ies arlkies Térltables et primitives de là maison sont celles placées au canton dextre du chef^ et c^est la qu*t( faut les chercher ; à moins toutefois qu'il n'; ait un autre écusson sur te tout, lequel se trouve alors Técusson principal.
F(/t^difift — écartelé , le 1 et * ronlnî écartelé de France et d'Angletefre ; le «d'Beosse; le 3 d'Iriande , à la bordure de seize compons, huit d'azur et huit de gueules ; les compons d'azur chargés d^nne fleur de li^^ dV, et les comptons de gueules d*on léopard d'or.
Les armoiries de la maison de Lorraine sont composées de huit qtiartier$,el se composent ainsi :
Lorraine, Parti de t^oi^ traits, toMé dun, ce qui donne huit Quartiers ; au i , tssrt d*argent et de gueules de btfft pièces, qui est Hùnpie; au 2, semé de France, au lambel de trois pendants de gueules , qui est Anjfm' ^itiie î au 8 d'argem 1 à la croix pofencéo d'or, eantonnéede qu^H^ eroliset tes oe même, qui est Jérmatem^ au % ây>r, à qmtfe pal^ de gueules, qui est Arugon ; au \ semo de France» à la bordttre de gueules ^ qui est Anjou moderne ; au 6 d'azur, au Kon contourné d'or, couronné, armé et lanspessé de de gueules qui est Guddreê; au 7 d^or, au lion de sable armé et lampassé de gueule^, qui est B^abqnt ; au 8 d'azur, semé de croix recroisellées, au pred fiché d'or, àtleux bar* adossés de même, qui est Bar ; sur le toai
QUA
mCTIONNAmE IflERALDIQDf:.