‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 156 sur 199 · ROI · texte numérisé non relu

ROI

(te

« Et premièrement que sur tout tous ser- TÎrés le roy de tout yostre pouToir et saToir et loyalement lur garderés en tons lienx son honneur et son bien là ou tous serés, et de measeigneurs ses enfants, s'il en a, et lur reTellerés son contraire» se le sayés» on a ses officiers, à qui il appartiendra, le plus test que porrés, si aultrement par tous n*y est pour? eu. Laquelle chose* ja pour ce que dist est ne chellerés ne ne retiendrés, comme le très honeste et honoorable office le requiert. Car cellujr a qui ceste office appartient, est et doit par tous les princes chrestiens estre ftite ceste ordonnance en Tostre office de roy d*armes de Francboys dit Monjoye et de tous aultres roy d*armes, des marches et heraulx et aussy poursuirans d'empires et des royaulmes et seigneuries chrestiens comme aux personnes publicques que vous serés, et les aultres sont, se faulsement ils ne se pequrent de ce qui s'enssuict.

c C'est assavoir que tous ne dires ne re- Tellerés les choses secrètes que vous porrés oyr ou présenter au conseil du roy ou aultre seigneur qui se fiera en vous, sans commandement ou ordonnance, ou de celluy ou eeulx, à qui il sera commis a le vous dire ou chargier, et ce par nulle voie directe ne indirecte qui soit dit ou seu.

« Item que vous ne rerellerés en qnelgue fasson que ce soit emprinses secrètes d armes d*amis ou ennemis, ne d'ennemis a amis chrestiens, quant au regard de vostre office de personne publique, quant ils se fieront en vous, se par eux n'en estes commis.

« Item, que toutes charges d'ambassades, de rapports et de commissions qui vous se» ront par le roy ou ses conseillers enchargiés dictes etcommises loyalmeot etdelligammeDt fc vostre iéal pqvoir vous le dires, les ferés et vous en acquitterés soient d'amis ou ennemis et d'ennemis à amis se des ennemis vous ne prenez la charge totallement.

« Item que par vous ne sera fait rapport, ne à vostre povoir souffrirés qu'il soit fait nul poursuvaot, s'il n'est premier noble, bonneste, habille, sain et entier des choses évidentes de son corps et sachant lire et escripre nécessairement et aultrement non, et non pas par nécessité.

« Item que tout vostre sens et povoir vous exaucheres l'honneur et les proesses sans rien cheller de tous les bons et vaillans hommes, soit par journées ou par continuer, riches ou pauvres quelz qu ils soient.

« Item vous çarderés rnonneur de toutes dames et demoiselles riches ou poures quelles qu'elles soient especialement sans certaines repreuches. Et se par aucuns vous oyés blasmer aulcunes, vous homnestement les reprendriés ou fériés taire ou aultrement monstrant que telles choses mal dites vous desplaisent, et vous en departirés.

« Item et que de tout vostre povoir, vous àiderés conseillères et emploirés aux justes et Raisonnables querelles, que certainement vous serés en la faveur desdites dames et demoiselles sous nulles évidentes repreuches et de tous les enfants orphellins.

• Item, le bon 'plaisir du roy sers, que TOUS Très par toutes les ^Tinces et marches de ce royaume ainsi que on vous le donnera par escript en la compaignie de notables roys d'armes et heraux arec !a commission du roy par ses lettres patentes à tous les princes, contes, vicontes, barons et banerès bacellers , et autres notables hommes tenans dignités et aultres Gefs nobles auelz qu'ils soient, desquels par leurs docibles instrumens et privil^s , seultement pour savoir la noblesse de son royalme, et lesquelles sont les jilus ancbiennes et de ceulx faire un extrait à fasson d'un livre à par soy de chacune marche, où seront leurs noms et surnoms, les crois et leurs armes, blasons, et titres naturels.

< Item, que depuis ce que de trois en trois ans une foys vous acquitterés de faire assembler tous les roys crarmes de ce royalme en ung lieu par connestable à ce ordonné- Et avec ce, devés avoir par escript la cognoissance de tous les nobles chascun de sa marche, tant princes que seigneurs et aul* très pour lors vivans, et comme dit est, leurs noms, surnoms, blasons, timbres et nobles fiefs, tant de par eux que de par leurs femmes, ad fin que le roy soit souvent iufomté de la noblesse de son royalme. "^

« Item se aulam faisait aulcune infâme ou deshonnesteté, ou de coutume ou préjudice d'honneur de chevalerie ou d'escuirie ou de noblesse s'engendrast ou se prlnsl la coutume en aulcunes marches ou estours de seigneurs de ce royalme, dont la vérité de la coguoissance veinst à vous pour y pourveoir, vous le dires au roy, ou s'il luy plaist en son conseil, là oà il sera proprement assi*

« Item toutes ces choses de rechief Que j'ai dictes vous jurés et promettes sur la loj de bon chrestien et sur la foy que devés au roy, les tenir et entretennir entièrement el à vostre Iéal povoir accomplir sans enfraindres, le nlus que vos porrés. »

Alors luy estant à genoulx, les senoens fais, le connestable ledespoulle de son roval mante], puis le chevalier qui a porté ré{)ée, baise la croix et le connestable ta trait, puis baise la croix et la baille au roy qui en fait son esleu chevalier, puis la rend au connestable qui la lui chaint.

Lors l'autre chevalier qui a porté la cotte d'armes , la baille au connestable qui la baille au roy, qui en la vestant au dit esleo, luy dit : « Messire tel, par cette cotte et blason couronné de nos armes , nous le establissons perpétuellement en l'office de rov d'armes. » Et ces paroles dictes, le chevalier viendra qui porté ara la couronne et la baillera au connestable, qui en la baisant la baillera au roy lequelle la piendra à deux mains et en l'asseant sur le chef de son roj d'armes luy dist : « Nostro roy d'armes par ceste couronne nous te nommons par nom Monjoye qui est nostre roy d'armes; au nom de Dieu, de nostre Dame sa benoite mère et de monseigneur saint Denis nostre patron;* en disant ces paroles, il la lui assict. Et ees

fiSS

Page 1