‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 169 sur 199 · TOI · texte numérisé non relu

TOI

DICTIONNAIAS

ce quHl semble rapporter à Tan 1194 : Eodem iemjfore rtx Biehardus in Angliam tronriem^ siaiim per hea eerta iome&mmta fierté hae forias$t$ indueiut ratiene^ uê mihUs regni utriusque canctÊirrenieê vireê jnot flems in gyrum freni$ experirentur : ui n bellum aaversui Crueiê inimieoSf tel eiiam fnitimos^ maître décernèrent^ agiliores ad prœlium et exereitotioreê reddereniur. Mais ce grand roy est blAmé (1) de ce que, voiaot Pardeur extraordinaireque les siensa?oientpourse trouver h ces eiercices militaires, il en prit occasion pour lever de l'argent sur ceux qui you* droient j aller : Bege id deeemenie^ et a «mgnAiM qui exereeri valent indictœ pecuniœ meduium txigente (â).

Les Alemans ne mirent pareillement les tournois en usage qu*après qu'ils les eurent rece&s des François. Je sçay bien que Mo» diuê (3) en fait rorigine beaucoup plus ancienne en ces pays-là, nous ayant donné des tournois qui lurent célébrez en Alemagne long-temp» avant Geoffroy de Preuilly. Mais aussi ceux ({ui sont tant soit peu versez dans riûstoire n'ignorent pas que ce livre est rem*" ply de fables, et il faut avouer que son auteur a passé les bornes de Timpudence lors« Îu'il nous a donoé un Antoine marquis de onl-k-Mouçon, Claude comte de tolose, Paul duc de Bar, Ligore comte de Bourgogne, Sigismond comte d'Alei^^n, Louys comte d'Armagnac, Pfailippes comte d'Artois, Antoine oomte de Boulogne et autres princes imaginaires, qui se trouvèrent, à ce qu'il dit (l),*avec l'empereur Henri 1, en la guerre contre les Hongrois. Il est bien vrayque M aoster a écrit que les tournois commence* rent à parottre dans l'AIemagne en l'an 1036, en laquelle année, il s'en Qt un dans la ville de Magdeboui^ (5), que si ce qu'il dit est véritable, cela se fit au même temps que Geoffiroy de Preuilly les inventa, n'estant pas hors de probabilité de croire que les Alemans en éprirent l'usage de lui au même temps que les François.

Mais entre tous iks auteurs qui ont écrit des tournois, les Grecs avouent franchement que ceux de leur nation en ont tiré la pnn tique des Latins, c'est à dire des François, qui en furent les inventeurs. Nicephore Uregoras en parle de la sorte : Etr«E ««l àfùmç UrrIXtM to,

fUfnwn ttHL têm *03^v/iirMiY£v dbroai6C«vT«tf , — «r dé T'^ii AmvimiÇ naimi hn»itiattM yvfAmtfinç Sni», 9if IMnrftc, ôfrôtffvxtXqy Syom r&f» icokifimû» (6). Jean

Cantacuzene désigne plus distinctement le temps auquel on commença à user des tournois dans l'empire d'Orient, savoir lorsqu'Anne de Savoye, fille d'Ame IV, comte de savoye, vint à Gonstantioople pour y épouser le jeune Andronique PaleolOKue empereur (ce mariage se fit l'an 1396). Car alors la noblesse de Savoye et de Franee qui avait ac-

(!) WiU. Neub.

(i) Bronipton. p. 4261.

(3) Fr. Médius in Pandeei. Trinmpb. A. Favyn. 1. s, du Theaire il^Hoaneur.

(4) Fr. Modias To. Il, 1. 1, p. 15.

(5) Munster. Gebrg. L ni, p. 896.

(6; Nicepb. Gregor. I. x, p. 330.

HERALDIQDE. TOU 6f».

compagne ce prince, fit des tournois dans cette capitale de l'empire et en apprit ainsi l'usage aux Grecs : KaI w Xtyo/ilyqv TC<)«atpi«»

evirai nùiripùif mpl rotovrcuv ilBixmç ov^h (1). Mais

il y a lieu de douter si les tournois ne com* mencerent à 6tre célébrez dans l'empire grec que depuis ce temps Ik. Car Nicetas nous apprend (2) que l'empereur Manuel Comnène estant à Antioche , les Grecs combattirent contre les Latins dans un toumoy , et lui même, voulant faire voir qu'il ne cedoit en rien aux François dans la dextérité à manier la lance, il s'y trouva, et v comî>attit avec ceux de sa nation. 11 y a même lieu de croire que ce prince les mit en usage dans ses états. Car ctiMiafiiiif écrit qu'estant parvenu à l'empire, il enseigna a ses peuples une nouvelle façon de combattre, leur ordonnant d'user a l'avenir de lonçs écus au lieu de ronds, d'apprendre k manier de lon-

fes lances comme les François et à monter cheval^ puis il les oblifjea de s'exercer entre eux par des combats mnocens qui ne sont autres que les tournois. Voicy les ter* mes de cet auteur : Tic; yà^ Ix x&f mltiiitn

l9r«. OCtm ti èùpman cirgXsuyuv roU aùrc^v^lot; vhnevÊ èy^iiimncrzo t4v h t^U ôirïkoïc (3). Anne

Comnène semble encore parler de ces exercices des tournois et faire voir qu'ils estoient en quelque façon en usage dans l'empire d'Alexis son père. 'Emptgl&c rc Ix mul^" f iSf IV ôiraitf xp4 rif »v nivtCÊy «al ^ôpv xpaSouvrc •, hntw Tf ÙKÙntVf tmI fi'paàç nouMtu ewréfatc (k). Ces

dernières paroles désignent assez les tournois, où les combats se faisoient en troupes. Le principal but de l'usage des tournois estoit pour exercer ceux qui faisoient profession des armes, pour apprendre à les manier, etk monter k cheval, et i)oar donner des preuves de leur valeur : pro solo exereitio atqt$e oêtentatione vtritâm^ ainsi qu'écrit Guillaume deNeubourg (5) yv^meimç inm eéfunûç , comme parle Gregoras, et enfin «U ex solemni bellthrumprœludio verorumaddtêeereturanuiusque bellorum. Car il est malaisé de ftiire de belles actions dans les combats, si on n'a passé

f»ar les exercices militaires, et si on n'a fait es épreuves nécessaires pour entreprendre un métier si difficile et si dangereux. Roger de Howeden, parlant au sujet des tournois^ après s'estre servi 4u passage de Cassiodore que j'ay cité, ajoute ces paroles : Non potest atUeta magnot epirilMê ad certamen afferre qui nunquam êuggitlatu» e$t. lUe qui eangui^ nem suum vidit^ cujus dentée crepuerunt sub pugno^ ille qui eupplantatue adtersarium toto tufit corporef née projecit animum projee^ tuê^ qui quoiiee cectdit contumaeior eurrexit^ cum nxagna êpe descendit ad pugnmn (6).

il) lo. Cantacuz. 1. i, c. 42.

ii Nicelas in Man. 1. m, c. 3w 5) Cinnaums 1. m, p. 134.

•I) Anna Cou]. 1. iv AlexiaJ.

(5) Wiil. Neubr.

(()) llowcd. p. 588. Malb. >VèsinK p. 375.

JM

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