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Gomme donc on ne combattait aux tour* nois qse pour y apprendre le métier de la guerre et pour s'y exercer, aussi, on nV employait aucunes *armea qui pussent bfesser ceux qui entraient en lices. Dion écrit que l'empereur Marc Àurel voulut que les gladiateurs usassent d'épées dont les {.ointes seraient émoussées et rabattues, et au bout desquelles il y aurait un bouton. iMpwif yk^
Mtfirtf Ivfotptff lv«ir irovTfç i^ir/nm^. Sénèque ap« pelle cette sorte d*armes iu*oria arma, lusa^ ria ida (1), et nos François des glaheseaur^ tais, e'estàdire des lances innocentes, sansau* cnne pointe de fer. Le traité des Chefaliers de la Table ronde dit que ces chevalière ne portaient mUuêipées, forêgUdwes eaurtoiê qui etoimi de tapin ou aHfavec cours fers sans éêrs transhans ns umolus (S). Ueme les dîseurSf ou les juges des tournois , faisoient faire serment aux chevaliers qui y dévoient combattre, quHls ne porteroient espéss , or^ mures, ne basions affusiiex, ne snfbneeroient leurs armes ne esiequeiies auises par iceux diseursy ainsi qu'il est porté dans un traité manuscrit des tournois (3), mais combat* traient à espées sans poinies ei rabattues f el auroii chacun loumoyasU un basion pendu à fa sdle et feraient des dites espées et bastons tant fuHl pUUroit aux dits diseurs. Un autre traité des tournois ajoute que les chevaliers toumoioient â'espées rabcUuëSy les taillons ei pointes rompues, et de bastons tels que à tour-no}f appartient, et deeaieiU frapper de haut en baSf sans tirer, ne. sans saquisr. Le crr des tournois dans Jacques Valere dans son Traité de la Noblesse (4) portent que les tournoyans doivent être montez armez de nobles hamois de toumouy duueun armoié de ses armes, en itautes selles pissOre et chanfirain, pour tournoyer de gratieuses espées rabatuës , et pointes brtsées et de cours bastons. fit plus bas il est dit qu*ils dévoient frapper de haut en bas sans le bouter d'estocq, ou haehier, ne tour-' noyer mal courtoisement; car en ce faisant il ne gaigncroit riens, ne point 4e prix d*armes n'aurait, mais ramenaeroit au dit des juoes. Un ancien auteur écrit à ce sujet que Tor^ neamentum percutiendo non etiam infreor' gendo fuxta solitum exercetur. Si donc le toumoiant en avoit usé autrement, il estoit blâmé par les juges du toumoy. Mathieu Paris (5^ en Tan 1252, dit que Roger de Lembume, chevalier anglois, ayaut blessé mortellement à la gorge Hemaud de Monligny de la pointe d'une lance non émoussée, Tan* ctitmucranequi, prout debebat non erat hebe* tatuSf quoy qu'il se dit innocent, fut neant«> moins sou|)çonné d*avoir usé de trahison en cette occasion ; mais s'il arrivoit que quelqu'un eût blessé ou tué son adversaire avec les armes ordinaires du tournoy, pourvu qu*il n'ettt rien £iit contre les loix des tour-
nois, il ne reoevoit aucun blftme. Ce qui est remarqué particulièrement par Gragoras eo
ces termes : 'EirrI x«i r^ rAJfcvmrs, 4 jwî èi^ diTfCvovra tnfità* #fiT09« if&ç,man vsic à^ùen Apf^ ripatÇt MyKhitw êntd vfC9i vifitfi** iiv (1 ).
Ceux qui étoient commis en cette qualité de juges des tournois mesuroient et eumi* noient les lances des chevaliers et lenrs au* très armes, et prenoient garde s'il n'étoient pas liez k leurs selles, ce qui estoit défendu par les loix des tournois , comme il e«t exprimé au traité manuscrit que je viens de citer e à laquelle entrée, se tiennent les smiiu deux juges st offkiers d'armes de la maréu, lesquels ravissent leurs espées, pour 9çaeeirti elles sont raisonnables, et aussi le basten, i*tl est de muison (2). Le cry des tournois : el lendewuùn tenir fenestre comme dessus, et ofth disner à l'heure dessus nommée, venir es j^eni rens,*mantez et armez à tout lances mtsurén et muisonnées de lances de muison, et cowieit racheté: c'est asavair mesurées à Isl gauae qm y sera commise et ordonné de messieurs ie$ed' ventureux sans estre liez ne attachez. Car m il
vrott, il perdrait la lance garnie. Et qui jesy terait de fareours, il peut bien perdre H fim gaaner.
Quoygue les inventeurs des tournois et de leurs loix semblent avoir apporté toutes les précautions nécessaires pour éviter les Idoodvéoients qui en pouvoient arriver, souvent neantrooins il en survenoit de grands, par la chaleur du combat et pour la naine et li jalousie des tournoyans. Car il y en avoit qd n'estant pas maîtres d'eux mesmest se biisoient emporter à la passion et à l'ardeur qu'ils a voient de vmncre,ou qui n'observant pas entièrement les règles qui leur rstotent pre6crites,faisoient tous leurs efforts pour renverser leur adversaire de craelque mè^ nière i]ue ce fust. 11 y en avoit d'autres qui
f»renoient ces occasions pour se venger de eurs ennemis. C'est pourquoy on jugea i propos d'obliger ceux qui se faia^ent bire chevaliers, de faire serment qu'ils ne frequenteroient les tournois que pour y sp^ prendre les exercices de la guerre se (iractnia non nisi causa nûlitaris exerciiiifireque^ taturos (3). Car souvent ces combats, qoi dV bord ne se fiiisoient que par divertissement et pour s'exercer, se tournoient en quereUet et en de véritables guerres. Henry Kuigbloo pariant du tournoy qui se fit à Chaloo eo l'an 127fc, où le roi Edouard avec les Angloii combattit contre le comte de Chatons et les Bourguignons, dit que les deux partis s'y portèrent avec tant de fureur el de jaloesie, que plusieursy demeurèrcntsur la place«a^ ut non tameamentum, ssd paramn betium es Chalon communiter diceretur {k). Et Mathieu
Seocca ep. 17, 1. u qusst.
Traité MS. des CtievaUers de la Table ronde.
. Traité US. des Tournois (4) Traité de Jacques Valere MS {H) Maih. Paris p. 56^.
(I) Niceph. Gregor, p. 340.
Doscrip. Victor. obteiU. pe? CainL Ref To. V. Hi8t.Fr.p.845.
(5) W. Hcila i» Htst. Epiac. Trijact.
(i) Henry Knighioo 1. u« de £veuU àiigU 24.0
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ucnoonAïKc heealhqdb.
PêtiSf rMODCam un autre tourne^ en Van ISAi, Fueruni. mUem ibidem miUli tam mélUeê pufm ormt^erj i?ii{fifra^t, et elavi$ ea^if et arwiter Imst, to fuod invidi» nmUoftÊm /tu/um m fr^ium camnmiiwit {i).
Les Histoires sont remplies de ces funestes accidens qui arrlToient aux tournois. Raoul comte de Guines 7 perdit )a vie au récit de Lambert d'Ardres (2). Robert deHierusalem comte de Flandres y fut blessé & mort (3). Geoffroy de Magneville comte d'Essei en Angleterre y fut tué en 1 an 1S16 (h). Florent ôomte de Hainaut et Philippes comte de Bologne et de Clermont périrent pareille* ment au tournoy qui fut tenu en la ville de Corbie en Tan 1223 (5), comme aussi le comte < le Hollande à cet uy qui fut tenu àNeumague ïâu 123& (6). Gilbert comte de Pembroch en Van 12ibl (7). Hermand de Montigny chevalier anglois en l'an f 252 (81. Jeau marquis de Brandebourg en Tan 12é9 (9). Le comte de Clermoot y fut tellement blessé qu'il en |)erdit fesprit Fan 1279 (10). Lou^s fils du comte palatin du Rhin y perdit la vie en Fan i289 (1 1). Jean ducde Brabant en Fan 129b (12). Etplusieursautrespersonnesdeconditionaue je passe» dont les auteurs fout mention (13).
Ces fenestes accidents donnèrent occasion aux pape^s d'interdire les tournois, avec de griéves peines, eicomrouniant ceux qui s'y trouveroient, et défendant d'inhumer dans les cimetières sacrez ceux qui y perdroient la vie. Innocent II (1^)^ Eu{|ène III, et après eux Alexandre III, en concile de Latran de Fan 1179, furent les premiers qui fulminèrent leurs aria thèmes, déclamant contre les tour* nois, et- les appellent (t 5) Detesiabileê nw^ dinoê vel fertas ^ ^pMU vulgo tomeamenta TocanÉf in quibuê milUeê ex eondietô eon* rentre êoleni^ et ad osteniationem tirium sttarum ei audaeiœ temere eongrediuntur ^ unde morteê hominum et perictua animantm ittpe proveniuni. Ce concile ajoute ces mots : Ei $% qmw eorum ibi mêriuui faerit^ auamvis ei pmnitentia non denegetwr 9 «cciatta^tiea iamen eareai sepultura. innocent 111 (16) les interdit pareillement pour cinq ans sous peine d'excommunication. C'est ce qui
(1) Math. Paris, p.
(2) Lsmbert. Are. p« 15»
(5) W. M:iliiiest». 1. 111 Hist. AogL p* 105.
(4) lUtb. Par. p. 194.
(5) lo. Beka, W. Heda, lo. à Leydis 1. xxii, e. 16»
(6) Godef. Mon. A. 1251. Utet. AixJiiep. Brem. p. 110.
(7) Blalh. Paris p. 383, Madi. Westm. p. 305. M Math. Wescm. f. oM.
(9) Gftr. Aosiral. A. 4209. Chr. Cilizeuse p. 813.
(10) Gesu Phil. III. Reg. Fr.
(Il) Chr. AuslA. 1289.
12) lf;ig. Clir. Belg. A. 1291. CYir. de Ftanl. ^] SI. Math. Westm. A. i29f$.
(15) Toin. 11 Manast. Angl. p. 920, 222. Peirarch. Episi. Famtl. 73.
M. Chr. Belg. A 1240.
(U) Baron. A. Ili8, n. 12.
(15) Coiicil.Lui.
(16) Toni. V Ursi. ¥r. p. 759.
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a fait dire h-Cosariiis (1) ^u'ii ne faiaoîl paa de difficulté d'avancer que ceux qm eatnieat toezdans les tournois eâtoteatdaiiiDezrDeAis qui in tomeanwntie eaduni , nuUa quœiii0' e$i quin tâdamt ad inferoêf si non fmerinê adjuti bénéficia e^ntrihonis. U parle ensuite d'une visîoa qu'un prestre espagnol eut de
Îuekiues chevaliers ^oi avoieni esté lues Eins les tournois, qui demandotent d'estro secourus par les prières des Odéles. A quoy l'on peut rapporter une autre vision» dont Mathieu Paris (2) parle eu Tan 1827, écrivant que Roger de Toëny vaillant chevalier s^apparut à Raoul son frei-e» et lui tint Ce discours : Jam et pmnas vidi malorumf et gaurdia beatorum : nec non supplicia nuLgna^ quibus miser deputaius sum^ oculis meis canspexi. Ym^ vm mihif quare unquam torneamenta exercuif et ea tanto studio dileœi» La graade ChrcMiique Belgique (3) raconte qu'en Tan i3M il se fit un tournoy à Nuis près de Cologne après la Pentecostef où soixante tant . chevaliers qu'ecuyers ayant perdu la vie, pour avoir esté pour la plupart suffoquez de la poussière, on entendit après leur mort les cns des démons, qui y parurent en guise de corbeaux et de vautours, audessus deleurs corps. C'est donc des termes de ces conciles que les tournois sont appeliez par S. Bernard /4), Tautheur de sa vie (5), Cœsarius (6), et Lambert d'Ardres, (7), nundinœ exeerabiles et maledictœ.
Innocent IV n'apporta pas moinsde risueur pour abolir les tournois, que ses prédécesseurs (8). Mais ne pouvant eu empêcher entièrement Tusage, il les défendit pour trois ans au concile tenu h Lyon l'an 12&5, prenant pour prétexte qu'ils empéchoient les gentils-hommes d*aller aux guerres d'outremer. On prenoit encore celuy de la dépense que les chevaliers faisoient dans ces occasions , que l'on t&choit d'arrêter, aussi bien que toutes les autres, comme superflues, et
Î|Ui les mettoient dans l'impuissance de ournir à celles qu'il leur faloit faire pour les guerres saintes. Lambert d'Ardres (9), Cum omnino lime temporis prapter Bomi*^ nid sepu/cArt peregrinaiiônem in tota orbs interdîcta fuissent tomiamenta. Et véritablement les gentils-hommes faisoient de {»t>digieuses dépenses dans ces reucontres, sotl aeause de la magnificence de leurs habits, et de leurs suites, et le prix de leurs chevaux^
Sue parce qu'ils estotent souveut obligez 'entreprentlre de longs voyages pour ea aller chercher les occasions : ce qui a fait tenir ces perdes au cardinal Jacques de Vitry (10), au sujet des peuples qui souffroient
1) Csmt. Heist. de Mirac U 111, esn, 10, 17.
2) lUUi. Par. p. 337.
3)M. Chr.BeLA. 1240.
4) S. Bern. Ep. 558.
nS Tbeoder. Abb. io viu S. Bcrii. i. 11, c. 11.
6) Caes^r. 1. vu, c. 30; \, zfi, c. 17.
7) Lambert. Ard. p. 13, 9D«
8) MaUi. Par. p. 435.
9) Lambert. Anl. p. 2o0.
10) Jac. de Vit. l. u llist. OcdU. c. S.
DICnONIlAllffi flURALDIQtJE.
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InAoiment par ces dépenses des seioieurs : Maxime cum eorum dommî proaigalitaii Mccmie» el IwnUtpro tomeameniii el jfonh peso $€BCuli vanitaie txptnm swperflutê ei débitiê oiiringebatUyr ei usuHm. Et le même Lambert (1) parlant des prodigalitez d'Ar- Doul, le jeune seigneur d'Ardres, Licet extra patriam munifcm ei liberalis, ei expenton iicuM dieereiur , ei eirca miliiiam quidquid miliianiium et iameamenianiiwn contt$eiudo poMcebai ei raiio^ quaei prodigalUer expen* deret:
Le pape Nicx>1as IV témoins le même zèle pour éteindre les tournois , particulie-* reroent en France, où ils se faisoient plus fréquemment que dans les autres royaumes, excommuniant ceux qui contreviendroient à ces défenses (2). Et sur ce que le cardinal de Sainte-Cécile légat du saint-siége, qui les avoit fait publier, en accorda la surseance pour trois ans à la prière du roy, il l'en reprit aigrement par la lettre qu*ii lui écrivit, qui est insérée dans les Annales ecclésiastiques.
Clément V interdit pareillement les tournois (3), principalement acause du dessein qu'il avait deJEaire entreprendre aux princes chrétiens la guerre contre les infidèles. Sa bulle est datée à Peraen de Granfiile, près de Malausane au diocèse de Bazas, le 1^ de septembre, l'an 8 de son pontificat, de laquelle j'aj extrait ce qui sert à mon sujet : «Cumenimin toroeamentis et justis in aliquibus partibus fieri solitis muita pericula imroineant animarum et corporum, quorum destructiones plerumque contingunt, nemini vertitur in dubium sanœ mentis, quin illi ({ui torneamenta faciuni, vel fieri procurant, impedimentum procurant passagio faciendo, ad quodhomines, equi,et pecuoia et expensœ fore necessaria dinoscuntur, quorum torneamentorum factura cum gravis pœn^ adjectione a hostris praedecessoribus est interdicta »
Mais Tardeur de la noblesse estoit si erande, pour les occasions qui s'offroient de donner des ()reuves de sa valeur dans les temps de paix, qu'il n'y avait point danathème , ni de bulle des papes qui en pût arrêter le cours. Ce oui a lait dire à Guillaume de Neubourg (k) : Licet eolemnem illum iironum eoncuTMum iania $ub gravi censura vettierit pontificum auctoritas^ fervor tamen juvenum armorum vaniêsimam affec* tantium gloriam^ qaudens favore prineipum probatoê habere ttrones vo/efUium , eccleeiasticm provisionis $previt decretum. Et Henry de Knyghton (5) en l'an 1191 : Fiebant inierea aa tironum exercitium in^ermioa diu torneamenta , nuasi bellorum prœ- /iidta, nonobstante papah frohibitione.
Comme dune le perd qui se trouvoit dans
(1) Laoïbert. Ard. p. 167.
(i) Od. Reyaald. A. 1279, n. 16, 17.
(5) Orig.
h) W. Ncubr.
(8) II. Knygli. p. 2108.
les combats des touraois estoit si grand (l)i que cela a donné premièrement siqet aus papes de les interdire sons les peines d*excommunication, l'on jugea aussi k pn^s d*en dispenser an moins les souverains, et les princes de leur sang, acause de Timportance de leurs personnes. Du Tillet [i] raconte que le roy Philippes Auguste prit au mois de niay l'an 1209, le serment de Loujs de France son fils atné, et de Philippes comte de Bologne son autre fils, qu'ils o'iroient en aucun tournoy sans son congé, sous prétexte d'y faire signaler leur valeur, et d*j remporter le prix : leur permettant toutefois que s'il s'en faisoit quelqu'un près d'eux, d'y aller, sans y porter les armes comme chevaliers, mais seulement avec l'halecret et Tarmet. Pétrarque (3), écrivant à Huçaes marquis de Ferrare , dit qu'il n'appartient qu'à de simples chevaliers ne se trouver aux tournois, qui n'ont pas d'autres moyens, ni d'autres occasions pour donner des preuves de leur valeur et de leur adresse, et dont la mort est de petite conséquence. Mais que les princes pouvans faire éclater leur courage en mille autres rencontres, et d'ailleurs leur vie estant importante à leurs peuples* s'en doivent abstenir.
Nous lisons oeantmoins que souvent, non seulement les princes de haute condition se sont trouvez à ces exercices mili taires, etqu'ils y ont combattu comme simples chevaliers, mais mêmes les empereurs et les roys. Ni* cetas {k) écrit que 1 empereur Manuel Comnene avec les Grecs combattit au tournov qui se fit à Aotiocbe par le prince Raymond, et qu'il jetta par terre d'un seul coup de lance deux chevaliers françois, lesquels il renversa l'un sur l'autre. L'empereur Andronique ^aléologue le ieune combattit eo personne au tournoy au'il fit à Didimotique, pour la naissance ae Jean son fils (5;. Edouard III rov d'Angleterre combattit en un tournoy dans la ville de Ghalon* comme j'ar remarqué* Froissart (6) dit que Charles Vf, aux noces de Guillaume de Uainaut avec Marguerite de Bourgogne, solenaisées à Caon bray Tan 1385, jousta à un chevalier di Hamautj qui s'appelait Nicole d'Eipinoit. Le roy François I et Henry VIII roy d'Angleterre, à leur entrevue qui se fit entre Ardrcs et Guines, l'an 1520, combattirent au tournoy qui s'y fit (7;. Enfin le roy Henry U jousta à Paris contre le comte de Mootgoinery, et reçut une blessure en l'œil, dont il mourut.
Les princes séculiers interdirent au5^i quelquefois les tournois, mais pour d'autris raisons que celles qu'eurent les papes. Guillaume de Nangis (o) écrit que saint Louys ayant receu du pape, en l'an 1960, les nou-
1) Favyn. Tom. 11, p. |75l.
2) Du Tillet. p. Slo.
3) Petrarch. ep. ad Marcb. Fernr* i) Nicel. in Han. 1. m, c, 3«
[5) Mceph. Greg. p. 540.
6) Froiss. vol. u, c. 154.
(7) Cercm. de Fr. vol. Il, p. 743,
(8) W. Nang. in S* Lad. p. 571.