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race, où il ne paroîst pas : ce bord faisant une espèce de bec. Ce qui mé fait croire (1) que le chaoeau que Charles V roj de France afoit sur la teste, lorsauMl alla au devant de Tempereur Charles I v qui venoit à Paris, estoit d% Ja même forme, que les sciades des empereurs de Constantinople : comme OD peut recueillir des termes de Tauteur, qui a écrit Thistoire de cette entreveué , « et avoit sur sa teste un chapeau à bec, de la guise ancienne, brodé et couvert de perles (rès-richement. » Car les sciades estoient faits e( ornez de cette manière.
Enfin le dernier affublement de teste, que fay observé dans les monnoyes des rois de France de la première race, est Taumuce : c'est ainsi que j'appelle ce que M. Bouteroue (S) nomme chaperon. Les ^umuces ne se portoient pas comme à présent sur le bras; elles servoient k couvrir la teste, et n*estoient pas particulières aux chanoines, mais tous les hommes les portoient indifféremment. La chronique de Flandres nous apprend que le chapeau se mottoit sur Taumuce, lorsqu'elle parle de Charles V qui alla au derant de Charles IV qui venoit en France : « Or issirent-ils hors de Paris, et encontra le roy Tempereur son oncle assez près de la Chapelle, entre S. -Denys et Paris, à leur assemblée l'empereur osta aumusse et chaperon tout jus : et le roy osta son chapel tant seulement. » Le continuateur de Naogis dit que « l'empereur osta sa barette et son chaperon, et aussi le rov (3). « De sorte qu'une barette qui est le nirreto des Italiens, est la même chose aue Tau* muce. Nos rois même mettoient I aumuce, afant que de mettre la couronne, ce que nous apprenons du compte Estienne de la Fontaine argentier du roy, de Tan 1351 que m*a communiqué M. d'Herouval, qui au chapitre de YOrfaverie met ces mots, « 99 grosses perles rondes baillées à Guillaume de Vaudelar pour mettre en l'aumuce qui soutint la couronne du roy, à la feste de l'Esto.De. »
Les premiers roys et les premiers empe* reufs de la seconde race paroisscnt dans leurs monnoyes, la teste ceinte d'un double rang de perles. Dans leurs seaux, leurs testes y sont de profil couronnées d'une couronne de laurier. Le P. Cbifflet nous a représenté de cette sorte celuy de Luuys le Débonnaire : à Tentour du quel ^ont ces
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roHKM. Les Aunalt^s de France [h) tirées du monastère du Fulde, nous apprennent que Charles le Chauve, après s'estre fait couronner empereur, quitta les couronnes et les habits des rovs de France ses prédécesseurs, et prit les diadèmes et les vétemens des empereurs grecs» s'estant couvert d'habits qui luy batloient jusques aui talons, et par dessus d'un grand baudrier, qui venoit ju8«
(I) V. Acropol. Cdit. Reg. p. 303.
(i) M. BoaUnmé p. 205, 530.
(3) AiiUq. devienne de J. le Lièvre ch. 26.
(i) Annal. Fr. Fut. A^ 870. S.gHb.
ques aux pied.s se couvrant la teste d'un affublement de soye, sur lequel il mettoit sa couronne.
Il ne faut pas douter que les autres empereurs d'Occident qui ont succédé aux empereurs françois, n'ayent continué déporter le même diadème que Charles le Chauve, et d'autant plus qu'Adam de Brème écrit qu'ils ont tousjours affecté d'imiter les Grecs dans leurs babils et dans leurs ornemens impériaux. Suger (t) dit que celuy de l'empereur Lothaire estoit composé d'une mitre et environné par le haut a'un cercle d'or en guise de casgue : de sorte que ce cercle d'or, qui donnoit la forme d*ttn casque à ce diadème, prenoit du front, et Qnissoit au derrière de la teste. L'ancienne chronique de Flandres (2)
Eirlant du couronnement de l'empereur enry de Luxembourg, tient ce discours : « Le légat avec tous les barons lui mit le diadème en son chef, qui estoit fait en guise de couronne, puis couvert par dessus en aguisant contremont : et par dessus sied une fleur pleine de pierres précieuses eu segniQance, que sa couronne surmonte toutes les autres. Car entre celles des autres roys, elle est seule couverte par dessus. » Cette description est défectueuse, n'exprimant pas nettement la forme et la figure de ce diadème, quoyqu'elle remarque la différence de la couronne impériale d'avec celles de nos roys.
Dans la troisième race de nos roys , je n'observe qu'une même sorte de couronne dans leurs monnoyes, et dans leurs seaux, sçavoir un cercle d'or, enrichy de pierreries, et rehaussé de fleurs de lys. Dominicy nous a représenté les seaux de Robert et de Henri 1, roys de France, avec cette espèce de couronne, où les fleurs de lys sont assez mal figurées. Les monnoyes de Philippes le Bel, et des roys qui luy ont succède, ont la figure de ces princes avec cette même couronne. Quelaues auteurs ont avancé que ce fut François I qui commença à la porter fermée, pour coutrecarrer à ce qu'ils uisent, Charles v. roy d'Espagne, qui avoit esté élu empereur, et pour inonstrer qu'il estoit roy d'un royaume, qui ne relevoit que de Dieu.
Quoyque cette opinion ait quelaue fondement, neantmoins nous lisons ouIl l'entrée de Louys XII dans Paris, l'an liw, le grand escuyer porta « son heaume et tymbre sur lequel y avoit une couronne de fines pierres précieuses, et au dessus du heaume, au milieu dé Ladite couronne, y avoit une fleur de lys d'or, comme empereur. » Ce sont les termes du Cérémonial de France (3), qui semblent marquer que cette couronne estoit fermée, ayant au sommet une fleur de lys. Et aux joustes qui se firent à Toocasloo de cette entrée, nous lisons encore dans le même Cérémonial, « qu*il y fut planté un lys au milieu des lisses, en la grande rue S. An •
t) Suger in Lud. \l.
2) Chr.de Fland. ch. 51.
3) Cerem. de France.