‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 66 sur 199 · CROISETTE · texte numérisé non relu

CROISETTE

Leuroux — de sable, à une croisette d'ar-

Eut, au chef d'argent, chargé de trois moites d'éperon de gueules. Bretagne.

Eudemare — d'azur à une croisette d'or, accom. de trois besants du même, celui de la pointe surmontant un chien barbet d'argent colleté de gueules« Normandie.

Maisani — d'azur, à trois croisettes d'or. Normandie*

Choupee — d'azur, à trois croisettes d'argent. Poitou.

Bonoi — de gueules, à trois croisettes d'ar^ genl, 2 et 1 au chef cousu d'azur, chargé de trois étoiles d'or. Languedoc.

Binei de Jarson--' de gueules, au chef d'or, chargé de trois croisettes recroisettées et fichées d'azur. Bretagne.

Bouekei — de gueules, à trois croisettes d'arsent, 2 et 1 au chef cousu d'azur, chargé de deux étoiles d'or. Languedoc.

Boitvin — d'azur , à trois croisettes d*or«

HERALDIQUE. €RT S54

Destanger — fl'azur, h trois croisettes d'argent. Normandie.

La Croix — d'azur, à trois croisettes d'argent. Ile de France.

Anaely — d'argent , à quatre croisettes de gueules. Limosiu.

BeaiUieu — d'argent , à six croisettes pattées de sable. Normandie.

Bigaui — d'ai^ent , à sept croisettes recroisettées de gueules accompagnées de trois besants d'azur. Beauvoisis.

Bouillonnay — d'azur , à neuf croisettes pattées d'ai^ent. Normandie.

Louveiel — d'ai^ent, à neuf croisettes pat* tées de sable. Normandie.

Goiêe — d'azur , à neuf croisettes d'or, 4, 3 et 2. Normandie.

CRY ou CRI D'ARMES (1). — Le cry suit la bannière, parce qu'anciennement nul n'étoit reconnu pour gentilhomme de nom, d'armes et de cry, que celuy qui avoit droit de lever bannière , l'un et l'autre servant à mener des troupes à la guerre et à rallier.

Ces crys servoient et aux tournois et aux véritables combats; aux tournois, c'étoient les hérauts et poursuivants d'armes qui crioient le cry de leurs maistres, pour les faire connottre ; et à ces crys ils ajoutoient souvent des éloges, comme j'apprends des rimes et des joustes de Chauvency, de l'an 1285:

Ribau hment et garçon brayent Li jonsteour plus ne délayent Cheval saillent et lanibel volent Hiraut parmi les rens parolent.

Le fils au prodomme vaillant El cheval gran roste et saillant D*arme8 vermeilles fu parez En TecQ si corn vous orrez, Ot une croix d*ar^ent assize Hiraut brayent d^elrange ^uise Au fil dou prodomme gentil Aspremont corets que c*est il Devant les dames droitement Vint chevauchant dioult cointement Parez d*unes armes vermeilles Qui estoîent belles à merveilles.

Les deux saumons d'argent iMittu En son ccu sont enbastu Hiraux Tyois, hiraux Romans Tuit semant de Tor estament Et écriemt Blamont, Blamont Et Falqnembert ainsi s'en vont..

Un chevalier de bel atoar Jeune et léger, fort et puissant Au chief des ran^ vint chevauchant^ Dont chastel estoit repairié D'or et gueules fut vairié A un iK^ton d'azur moult courte Befremoni crie. c

On le pratiquoit aussi pour les véritables combats, et toutes nos vieilles chroniques nous en fournissent des exemples. Nous en

(1) Sur cette question curieuse, nous insérons fd deux dissertations : la première, tirée du P. Menéstrier, et la seconde de Du Gange. Elles se complëleni Tune l'autre, et nous avons pensé qu'on préléreraR de beaucoup entendre la voix dé» maîtres de la science que la ndtre.

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