‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 68 sur 199 · CUT · texte numérisé non relu

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MCTIONNAIRE D'HERALDIQUE.

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quelle estoitarmoyée du mesme blason, mais ils se trouaèrent lourdement trompez. »

(Lib. iT» pag. VIO.) Je ne doule point que ce ne fust pour ériter pareille confusion que I on ordonna que ceui gui auroient des armoiries approcnantes criassent mesme nom»

pour se rallier sans désordre.

Plusieurs ont crié les noms de certaines Tilles , parce qu'ils en avoient la bannière. Los seigneurs de Cojeghen crioient ^^oicrtmy : les sieurs de Trie , de Pequeny, de Dolhaim » de Saulieu , de Miromon't , cnoient Boulogne: le comte de Vendosme crioil Chartres ; le sieur de Mortagne et le efaastelaia de Nivelles crioient Toumay ^ aussi bien que le sieur de Blanquemaille.

Les princes et seigneurs ont crié leurs noms, ou ceux de leurs villes principales, avpc une espèce d*éloses ou de termes qui désignoient leurs qualilés. Ainsi le comte de Hainaut crioit Ùainaut au noble comte ; le duc de Guienne, Guienne au puissant duc; le duc de Brabant , Louuain au riche duc ; les ducs de Milan, Milan au vaillant duc; Philippe, duc de Bourgogne, au rapport de Kerry le Héraut, Chasttllon au noble duc ; le roi d'Arménie, Ermerie au noble roi; le sieur (le Bousies, Bousies au bon eheualier,

La seconde manière de cry estoit celui d*iDvocation. Le duc de Bourgogne crioit Nottre-Dame de Bourgogne. Olivier de la Marche, au chap. 1^ : « Le cry commence par les écheleurs, qui crioient Nostre-Dame, tille gagnée f Bourgogne, Bourgogne ^ chacun qui mieux ; le comte de Limoges, Saint Liénord; le duc d*Anjoii, Saint Maurice ; la maison de Vienne en Bourgogne, Saint George au puissant duc; les ducs de Bourlion , Nostre^lkme^ Bourbon^ Bourbon ; les ducs de Normandie, Diex aye^ Dam Diex ftye , c'est-à-dire , Dieu nous aide , non pas Dieu et Nostre-Dame nous aide , comme le rend Vulson la Golombière; les seigneurs de Montmorency, Dieu aide^ à quoy on a adjousté depuis , IHeu aide au premier chrestien; ceux de Levy, Dieu aide au second ckrestien; les seigneurs de Haësbrouck en Flandres , Help God Haësbrouck y Dieu aide Haësbrouck. Dieu aide était un cry des plus communs. En la Vie de Bertrand du Guesclin, il dit, cbap. M : « Bertran y survint, et ceux de sa bataïUei qui crioient buesclin; et quand le bègue l'oye si se confesta, et cria: Villaines^ Dieu aye. »

La troisième espèce est des crys de résolution, comme celuy que prirent les croisés pour la conqueste de la terre sainte, du temps d*Urbaiu 11 et de Godefroy de Bouillon, Dieu le veut. Dieu le veut. BelUpotens Boamondus , qui erat in obsidione Malfi Sca fnrdi pontiSf audiens venisse innumerqbilem yentem christianorum de Francis , ituram ad Oomini sepulcrum , et pcuratam ad prœlium contra genlem paganorum^ cœpit dtligenter inquirere quœ arma pugnandi hœc gens défilât , el qium ostensionem Christt in via portety vel quod signum in cer lancine sonet. Cui per orainem hœc dicta sunt : Déferre ar- <na ad bellum congrua. In dexlra vcl intcr

utrasque scapulas Christi crucem bniulant^ signum vero^ Deus le volt, Deus le volt, una voce conclamani. Je crois qu*i1 faudrait lire Diex le volt , et que cet autneur, qui paroisft Italien par Taffection qu'il a pour Bohémond, et par quantité de termes latins corrompus, qui ont du rapport à la lançue italienne, n*a pas retenu ce terme de Dtexy qui signifioit IHeu en vieux langage françois,

La quatrième espèce est des crys d*exhortntion, comme dans le vieux roman de Mellusine, il est dit : « A donc le roy fut vaillant homme , et cria à haute voix : Ansay 1 Ansay! avant barons 1 Seigneurs, ne vous ébaïssez point , car la journée est nostre. » £t au chap. 40 de la Vie de Bertrand du Guesdin : « D'un costé et d'autre, Bertrand crioit : Guesclin! à sa voix guil ot grand; et le bègue de Villaines, qui enferrant disoit : Or, avant, mes compagnons! »

Le cry de r£mpereur est, selon un ancien manuscript, à dextre et à senestrCf exhortant ses gens de frapper à droite et k sauche. « L'Empereur des Bomains et des Allemagnes, dit ce manuscript, d'or à une aigle de sable « membrée et couronnée de gueules , et crie, A dextre et à senesire. »

Cramailles crioit ilti guet^ et Genlis, Au guet 9 au guet^ selon Berry de l'Héraut.

Les comtes de Champagne, de Chartres el de Sancerre crioient P<M5avan^. Ce n'estoit pas un cry de defify, comme a dit le P. Monet en VOrigine des armes, par. 31 , ouand il dit : « Crièrent les vieux comtes de Chartres* de Champagne , s'avangant sur les premiers rauRs, et défiant le plus courageux et le plus vaillant des ennemis à venir faire des armes avec eui , à la veiie des deux armées. Pas^ savant n'a jamais signifié, en français, aoi avant.

C'estoit un cry d'exhortation aux plus braves de leurs soldats. Aussi crioient-ils souvent. Passavant li meillor^ dont Thibaut IV, comte de Champagne, fit la légende de son contrescel. Quelquefois ils ont crié Passavant la Thibaud^ joignant leur nom propre à leur cry. Le manuscript de Berry le Hérault dit de Jean Bueil comte de Sancerre^ maréchal de France : « Le tymbre de comte de Sancerre, est la teste d'un roy i ^ands cheveux et à grande barbe, et crie Passorvant. » Ceux de Vaudenay,au brtU^ au brut. Charles Vil, à la bataille de Fornouë, cria au seigneur de Montoison, de la maison do Clermont en Dauphiné, qui commandoit l'arrière garde françoise, à la rescousse^ Montoison. Et ce brave seigneur chargea si brusquement l'ennemi et le poussa si vigoureusement, que la victoire et le champ de bataille demeurèrent au roy, qui pour laisser un monument d'une si belle action à la postérité de ce seigneur, voulut qu'il prijt pour devise perpétuelle des armoiries de sa maison, ce cry de guerre, à la rescousse, Montoison^ qui est écrit en lettres d'or en plusieurs endroits du chAteau de Montoison, proche Valence en Dauphiné. Ce seigneur était Philibert de Clermont, de Montoison, qui fut grand chambellan des roys Char-

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les VIII el Louis XII. Ceux de la Cbastre, crioienty à Fatirait de» bons chevaliers. Ceux de TournoD» au plus douz^ c'est-à-dire plus épaiSy et au plus gros de la meslée.

La cinquième espèce est des crys de défjr, dont nous avons un exemple en la chroni-

aue de Bertrand du Guesciin, chap. Ib, où est dit que « le comte de Monlfort fit un sien parent armer d*armes pareilles aux siennes propres» et portoit les hermines tout pleinement» et qiriceluy alla moult orgueilleusement parmy la bataille pour son seigneur aidier en écriant » Bretagne où ês-4u Charles de Blois ; vien ça^ je la te cha^ Imge, » Les seigneurs de Chauvigny, cheuartiers piemnent,

La sixième espèce est des crys de terreur et de courage, comme ceux de Bar crioient» au feu^ au feu. Les seigneurs de Guise et de Couche en Flandres, jflaee à la bannière. Charles de France , duc de Normandie , crioit : au vaillant due. Les ducs de Saint- Halo, Saint'-M^o au riche due : ce mot de riche signyfie, puissant. Comme en Espagne les seigneurs oannerets estoient nommés anciennement, rieos hombres.

La septième espèce est des crys d'événement, comme Jean le victorieux duc de Limixmrg, comte de Louvain, changea le cry de guerre de sa famille pour en prendre un d'événement. Christophle de Butkens en parle ainsi : « Notre duc retourna plein de réputation et gloire en son pays, où furent célébrées processions, festes, triomphes, et feux de joie par toutes les villes; et quelque peu après il alla prendre possession de la duché de Limbourg qu'il s'estoit acquis À tant de despens, trauaux et dangers; et tant estima la mémoire de cette notable victoire, que laissant le cry ancien de ses ancestres, qui étoit Louvain au riche duc, il print pour cry de guerre, Limbourg à celuy qui Fa conquis. Celuy de Prye étoit Cant d'oiseaux f chant d'oiseaux; parce qu'ils avoient chargé l'ennemi dans une embuscade où chantoient des oiseaux. Celuy de Vervin estoit, roussy à la merueille. Celuy de Vaurin, moins que le pas. Les anciens vicomtes de Bergues Saint- Vinocq, crioient, Bergues à madame de Chasteatibrun. Borelwt en Flandres, crioit, Groeninge velty Groeninge veltf depuis que Jean de Borelwt se fut trouvé 1 an 1902, le ffi mars, en la bataille de Groeninge avec 700 gentilshommes, tous ses parents, amis, ou alliez. Bologne crioit, Bologne belle. Le cry des Allemans de Dauphîné, estoit, place ^ place à Madame. Je le crois cry de tournoy.

La huitième et dernière espèce est celle des crvs de ralliement, comme estoit le cry de Suosainlegier, qui crioit les Fertiaux^ parce qu'il portoit de gueules fretté d'hermines, voulant dire qu on se range sous la bannière frettée. Le comte de Flandres crioit, Flandres au lion^ à cause du lion de ses armes. Le comte de Gaures, Goures^ au ehappeler. Le sire de Cullent, au Peigne d'or.

(i) Les coutumes particttUcfes et lésion municipales qui ont aéferé aux alanh prérogative de porter les pleines âmes de la famille dont ils sont issus, leur ont pRsqoa toutes attribué en même temps le crj d* tr* mes comme une dépendance de Tescu d vmoiries, avec lequel il est ordinairciDrat placé, tant aux tombeaux et autres lietti, qu'en leurs déchiffremens et Uazons Cnls per les herauds. Plusieurs ont ignoré roriipnp, l'usage et la signiGcation du ccy d'annes, et ceux qui en ont touché quelque chose a eo ont pas écrit assez exactement : ce qui ma porte à en faire la recherche, et de rapporter en cet endroit ce que les Uvres m*eii ont appris.

Le cry d'armes n'est autre chose qu'une clameur conceuê en deux ou trois paroles, prononcée au commencement ou au fort da combat et de la mêlée, par un chét ou par tous les soldats ensemble, suivant les rencontres et les occasions : lequel cry d*armc$ était particulier au général de Tannée, oa au chef de chaque troupe.

Comme le bruit que le tonnerre lait dans les nues, en même temps que le carreau de la foudre vient à se lancer sur la terre, ajodte beaucoup à Tétonnemenl que ce météore a coutume de former dans les esprits : il eo est de môme des cris des soldats qui vont à la charge. Car ces voix confuses poussées avec allégresse, augmentent Fetfroy et l'épouvaute des ennemis, oui les preoneot pour aes preuves indubitanles du courage.

Ces cris n*étoient pas toujours des voiiiacertaines, et confuses, mais souvent articolées, et qui consistoient en la pronoociatioo de quelques mots, par lesquels les soldats s'excitoient les uns et les autres à faire quelque action de générosité : les Germains et les Gaulois avoient coutume, avant la mêlée, de s*exciter à la valeur par certaines chan* sons, ou plutôt clameur, appellée e*i leur langue Barditus^ du nom des bardes, prêtres gaulois (2), qui suivant Anunian Jdarcellio, chantoient en vers, au son de la lyre, les actions vertueuses de leurs rois et de leurs ancêtres.

Cette coutume de chanter les louanges des grands hommes devant les combats, s*est encore conservée sous nos roys Irançois, sous lesquels ces chansons estoient re* connues du nom de chansons de RolUmd^

f^arce que l'on y exaltoit les hauts faits du àbuleux Rolland, et des anciens paladins françois.

Tel donc a esté Tusage des crys de guerre composez de quelques paroles, qui portoient les soldats à la valeur, et les excitoient i fondre généreusement sur leurs ennemis.

Quoyque ces cris fussent pour le plus souvent diflerens en paroles, ils estoient neanS moins conceus en termes d'invocation à la divinité. En suite de cette loiiable coutume,

(l> Extrait de Du Cange, dissert. il.

(i) Ainni. Marc., I. xv.

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DICTIONNAIRE HERALDiUUE.

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les rojs et les princes ont iaventé des cris (l^armes, qui leur ont esté particuliers, et h tous les soldats de leur armée» pour estre proférez dans le commencement ou dans le Ibrt de la mêlée, d'où ils sont appelez voees pdeidms Roderic, arche vesque de Tolède (1); c'ost-à-dire des cris de confiance en rassislance de Dieu ; et s'il y en a eu d'autres, c'a esté pour quelque rencontre ou excellens fait d armes, qu'ils ont esté choisis par quelques seigneurs particuliers.

Les François qui se trouvèrent à la (première conquête de la terre sainte, avoient pour cry général ces mots : Adjuva Deus , ou bien Eta^ DeuSf adjuva nos (2). C'est de ces cris de guerre de nos paladins françois , et de nos conquérans de la terre sainte, que les ducs de Normandie ont receu le leur, conceA en ces termes : Diex at>, Dame Ditx aie, par lesquels ils réclamoient l'assistance de Dieu, ces mots signifians Domine Deus^ adjuva : au lieu de quoy quelques-uns ont pensé qu'ils signifioient, Nostre Dame Dieu aide acause de Dame^ qui signifle en cet endroit Seigneur : ainsi les seigneurs de Montmorency avaient pour cry, suivant un Provincial ms. (3): Dieux aieve, ou selon les autres: Dieu aide au premier chreetien. Quelques historiens en rapportent l'origine au premier seigneur de Montmorency, qu'ils nomment Liêoie, qui fut le prerniv-r des gentilshommes françois qui embrassa le cnristianisoie avec là roy Clovis, et qui fut baptisé par saint Remy. Ses successeurs ayant delà pris sujet de crier en guerre, Dieu aide au premier chreslien^ comme estant un honneur deu à cette maison, d'avoir produit le premier qui après son prince ait quitté les erreurs du paganisme pour embrasser la véritable religion. La maison de BauiTremont en Lorraine et en Bourgogne, avoit un cry semblable à celuy de Montmorency, les seigneurs de cette famille crians en guerre, oauffremonl au premier chreêtien^ ainsi que nous apprenons de quelques Provinciaux, acause peut-estre qu'un de cette maison fut le premier d'entre les Bourguignons qui vinrent s'établir en ces provinces, qui embrassa la foy chrestienne.

Plusieurs princes ont réclamé le secours de la très-sainte Vierge dans leurs cris, comme les ducs de Bourgogne , dont le cry estoit, selon (l) Monstrelet, Georges Chastellain, et quelques herauds , Nosire Dame Bourgogne, Les ducs de Bourbon (5) de la maison royale, crioient Bourbon Nostre Dame, ainsi que nous aoorenons de Jean

(I) Roder., I. viii, de Reb. Hisp., c. 6.

(i) Fttich. Gesu Franc, expug. Hier., 1. 1, c 26,

(^ Provincial ms. Chr. ms. de France, parlant «le )a bftiaille de bovines.

PliiL Mor. Doublet, aux Ânliq. de S. Dcnys, I. i,

PTovîncial ms.

(i) Mouftlrelei, vol. 1, c. 47. Hist. de Jac. de Lai. c. U.

^) D^Orron., en la vie de Lot^ys, duc de Bourg. c. dO.

Dorronville, gui a écrit l'histoire et la vie de Louys troisième, duc de Bourbon. Les comtes de Foix (1) avoient pour cry de guerre Nostre Dame Bieme ou Beam. La maison de Vergy (2) ces mots, Yergy A Nostre Dame, Froissart fait mention de plusieurs seigneurs qui crioient Nostre Dame flans les combats. Le comte d'Auxerre crioit Nostre Dame Auxerre (3). Le connétable du Guescliu Nostre Dame Guesclin{^).hB comte de Sancerre, Nostre Dame Sancerre (5). Le seigneur de Coucy, Nostre Dame au seigneur de Coucy (6) : même li^s roys de France, suivant l'autorité (7) d'une Chronique ms.

3ui finit au règne ae Charles VI, laquelle it que le ro^ Philippes Auguste à la bataille de Bovines, cria: Nostre Dame saint Denys Montjoie.

On ne lit point dans nos histoires que nos roys aient eu autre cry d'armes, que celuy de Montjoie saint Denys simplement. Nonseulement ils reconnurent ce saint pour patron de leur royaume, d'abord qu'ils eurent embrassé le christianisme qu'il avoit établi et cimenté par l'effusion de son sang à Montmartre; mais encore ils voulurent qu'il fût reclamé dans les combats. Les François crièrent Montjoie saint Denys au siège de Damiette sous saint Louys , en la bataille de Furnes Tan 1297, en celle du P.nt k Vendin Fan 1903, en la rencontre près de Ravenberg, en la même année ; en la bataille de Mons en Puelle en l'an 1304, et celle de Cassel , suivant la Chronique de Flandres (8). Monstrelet (9j parlant des François, lorsqu'ils firent lever le siège que les Anglois avoient mis devant Montargis, l'an H26, « ferirent vaillamment et de grande volonté sur les logis des Anglois, qui de ce ne se donnoient garde , crians Montjoie saint Denys. » Et à la*nrise de Pontoise l'an IMl, le roi Charles vil et tous les autres seigneurs et capitaines « firent armer et habiller leurs gens , et les exhortèrent, tous eux crians à haute voix. Saint Denys vUU gaignée. »

La difficulté n'est pas aisée à résoudre pourquoy en l'invocation de saint Denys, patron de la France, on a ajouté le mot de Montjoie. La plupart de ceux qui en ont écrit (lOj, ont estimé que le grand Clovis fut le premier qui prit ces mots pour cry, lorsque s'estant trouvé en péril en la bataille qu'il livra aux Allemanas à Tolbiac, il reclama l'assistance de saint Denys , et qu'il protesta de vouloir adorer à l'avenir ; et de reconnoltre pour son Jove ou son Jupiter, s'il remportoit la victoire sur ses ennemis.

il) Provinc.

2) Hisu de la Maison de Vergy, 1. 1, c. 5. 3) Froissart, vol. 1, c. f 22i.

i) Vol. l c. 222, 245, 212.

(5) Vol. m, c. 5).

(6) Vol. IV, c. 74.

(7) Chr. nis. en la Bib. de M. de Mes.

(8) Clir. de Fland., ch. 25, 54, 56, 45, 44, 67, 95. (^) Monslrele;, vol. II, p. 52, 186.

(10) Rob. Cacual. Fauclict, aux AnUq. da France 1. 11, c. 17.

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DICTIONNAIRE HERALDIQUE.

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Il est bien vra^ qu*on dit que Clovis recl/ima en cette occasion le Dieu que Chlotilde sa femme adoroit, et protesta que $*il remportoit la victoire, aue ce seroit fe sien : Raoul de Praesles semble convenir çiue Clovis fut le premier de nos roys qui prit le cry d'armes. £stienne Pasquier se persuade (|u*il est plus probable que le mot cie Montjote a esté pris au lieu de ma joie^ par Clovis, ou celuj^ de $cs successeurs qui le premier a choisi ce cry (farmes, par lequel il vouloit donner à connollre que saint Denys esloit sa ioie, son espoir, et sa consolation, et auquel il avoit toute conGance ; Orderic Vital est aussi do ce sentiment. Mais sans faire tort à Topinion de ces deux auteurs, j*cstime qu*ii y a bien plus de fondement de croire que nos roys sn sont servis d'un terme pur irançois, que non pas déguisé, comme Ton veut se persuader, et que par le cry de Monfjoie saint Denysy ils ont entendu la montagne ou la colline de Montmartre, où saint Denys souffrit le martyre avec ses compagnons, sous Deci us.

Doublet (1) remarque que la royale aboaye de S.nnt- Denys a conservé pour devise de ses armes, ces mots, Montjoie saint Denis, La Chronique MS. de France de la Bibliothèque de M. de Mesmt's donne pour cry au comte de St. Paul, à la bataille de Bovines, Montioieà Chastillon^ qui estoit composé de ceiuy du roy, et de celuy do sa famille.

Les ducs de Bretagne avoient pour cry Malou^ ou, selon quelques Provinciaux, S. Malo au riche duc. Monstrelet, et Berry heraud d'armes, en Thistoire de Charles Vil, disent que les Bretons, à la prise du Pont de TArcne Tan 1^^9, crièrent ànint Yves Bretagne, L*histoire remarque que Charles, duc de Bretagne, de la maison de Châiillon, portoit une dévotion si particulière à ce saint, qu'il voila d^aller nus pieds jusques À Téglise de Triguier, où son corps répose, depuis le lieu de la Rochedarien, où il avoit esté nris en bataille. Froissart écrit que Bertrand du Guesclin, connétable de France et gentilhomme breton, crioit Saint Yves Guésclin.

Tous les cris de guerre n'estoient pas toujours conçus en termes d'invocation:

car souvent ils estoient tirez de quelques devises des ancêtres, qui avoient leur origine de quelque avanture notable, ou de quelques mots qui marquoient la dignité, ou Texcellence de la maison; ils estoient même quelquefois tirez des armoiries; et le plus OTiiioairement le simple nom de la famille servoit de cry. Nous avons plusieurs exemples de la première sorte de ces cris énoncez en formes de devises, tirées pour kl plupart de quelque action généreuse, ou <le quelques discours de bravade tenus dans les occasions de la guerre. Ce .sont ces cris qui sont appeliez par Guibert (2), abbé de Nogent, arrogant varietas signorum^ lorsqu'il

(I) Doublet, aux Anliq. de S. Denys 1. 1, c. 18. ^2) Guibcri, I. ii, 6, lî

parle de nos François qui alloient en la guerre sainte : Remota autem arroganti rarietate sianorum^ humiliter in bellis fidetittr^ que condamabant, Deus id vult. Ce qui fait voir l'antiquité de ces cris d*armes, et qu'ils estoient en usage parmy nos François avaat les guerres d'outremer : tel fut le cry des comtes de Champagne et de Sancerre, Patsavant H Meillor, ou Passavant la Thibaut^ qui leur fut si familier, qu*aucuns d'eux le portèrent en leur contreseel pour devise, comme l'on peut voir en un seau de Thibaut IV, surnommé le Posthume. Je réduis encore sous celte espèce de cris de guerre les suivans : le cry de la maison de Montoison en Dauphiné, à la recousse Montoiton^ que Philibert de Clermont, seigneur de Montoison, obtint du roy Charles Vlll en la bataille de Fournouë.

La maison de Chauvigny en Berry, suivant l'auteur du Roy dermes, avoit |)our cry, Chevaliers pleuvent. Mais un Provincial ms. dit que le seigneur de Chauvigny crie Hierusalem plainement.

Le seigneur de la Chastre, à Fatlrait des bons Chevaliers.

Le seigneur de Culant, au peigne d'or.

Salvaing Boissieu en Dauphiné, à Solvaing le plus Gorgius.

Vaud.'pay, au bruit.

La maison de Savoy^e, crioit quelquefois Savoge^ quelquefois Saint Maurice^ et souvent Bonnes nouvelles.

Le seigneur de Rosière en Barrois, Grand joie.

Le vicomte de Villenoir en Berry,d la belle.

Le seigneur de Chasteau-villain, Chatetvilain à l'arbre d'or.

Le seigneur d'Eternac, Main droitle.

Le seigneur de Neufchàlel en Suisse, Espinart à TEscosse.

Le seigneur de Waurins en Flandres, Mains que le pas.

Le seigneur de Kercournadeck en Bretagne, En Diex est.

Ceux de Bar, au feu^ au feu.

Ceux de Prie, Cans d'oiseaux.

Ceux de Buves en Artois, Buve» tost assis^

La maison de Molac, Gric à Molac^ qui signifie, silence.

Messire Simon Morbier, grand maistre d'hostel de la reyne de France, (ce sont les termes d'un Provincicil) , prevost de Paris sous Charles VI, et grand partisan des Anglois, crioit Morhier de l'extrait des Preux.

Les chevaliers du Saint-Esprit au droit desir, autrement de VEnneu^oa del Nodo, instituez par Louys de Tarente, roy de Sicile, le jour 00 la Pentecoste, Tan 1352, après avoir crié le cry de leurs familles, crioienl le cry de l'o'dre qui esloit au droit désir.

Les anciens seigneurs de Preaui en Normandie (1) avoient pour cry. César Auguste,

il y avoit de ces cris de guerre qui marquoient la dignité annexée à la famille, doot le prince ou seigneur estoit issu. Ainsi les

(1) Traiic ms. des armes des familks de llomia» die clcîJUcs.

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DICTIONNAIRE UERALDIQIE.

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premiers ducs do Bourgogne avoienl jtout crj Cha$tiUon au noble axic ; les ducs de Brabant, Louvain au riche duc ; le duc de Bretagne, Saini-Maio au riche due; les comtes dauphins d*Auvergne, Clermoni au daiiphin d'Auvergne.

Il j en aroit qui estoient tirez de guelaues épitheles d'honneur attribuez aux familles.

Ainsi les seigneurs de Coucy en Picardie, crioicnt Coucy à la merveille^ ou, selon d'autres, Place à ta bannière.

Les seigneurs de Vilain, issus de chasteliaios de Gand (1), Gond à Vilain ions repro" che.

On en remarque d'autres tirez et extraits du blason des armes de la famille : tel estoit le crj des comtes de Flandres, Flandres au Lyon; et celuy de la maison de Waudripont en flainault, cul à cul Waudriponlf parce (ju'elle porte en armes deux lyons adossez.

Quelques princes parvenus à des royaumes, ou firincipautez souveraines, pour marquer Torigine de leur ancienne extraction, en ont conservé la mémoire par le nom de leur famille, dont ils estoient issus, qu'ils ont pris pour cry d'armes. C'est pour cela

Îue les roys de Navarre, si nous croyons ndré Favyn (2), avoient pour cry de guerre, Begorre^ Éegorre^ comme issus et prenans leureitraction des anciens comtes de Bigorre.

Mais pour le plus souvent le cry d*armes estoit le nom de la maison ; d'où vient que nous lisons presque à toutes rencontres dans les Provinciaux, ou Recueils de blasons, t7 porte de etc., et crie son nom^ c'est-à-dire que le cry d'armes est semblable au nom de la famille.

(3) De l'usage du cry formes. Tous les gentilsborames et tous les nobles n'avoient |»as le droit du cry d'armes : c'estoit un privilège qui n'appartenoil qu'à ceux qui estoient chefs et conducteurs de troupes, et qui avoient bannière dans l'armée. C'est pourquoy ceuxlà ont raison (^), qui entre les prérogatives du chevalier banneret, y mettent celle d. Savoir cry d'armes : d'autant que le cry servoit proprement à animer ceux qui estoient sous la conduite d'un chef, et à les rallier dans le besoin. Déserte qu'il arrivoit que dans une armée il v avoit autant de cris, comme il y a voit de bannières, chaque cry estant pour le particulier de chaque compagnie, troupe, ou brigade, ou, pour parler en termes du temus, de chAque route.

Hais, outre ces cris particuliers, il y en avoit un qui estoit général pour toute l'armée, dilTerent du mol du guet, lequel cry estoit ordinairement le cry delà maison du général de l'armée, et deceluy qui commandoilaux troupes, si ce n'est que le roy yfust eu personne : car alors le cry général estoit celuy du roi. Ce que nous apprenons de Froissardy écrivant de la bataille de Cocherel (5).

(1) HUi. de la maison de GaD(l« (i) A. Favyii.

(3) Du Gange, dissert. 42.

(4) A. Favyii au Théâtre d'Honn. 1. 1, p. 24.

(5) Fruiss., vol. 1, c. 16â; vol. il, c. 122.

Quelquefois il y avoit deux cris généraux dans une même armée ; mais c*estoit lorsqu'elle estoit composée de deux différentes nations. Ainsi (I) en la bataille qui fut donnée entre le bâtard Henry de Castille et le roy dom Piètre, on cria de la part des Ëspa-

Snols, Castille au roy Henry^ et de U nart es François qui estoient au secours, et dans l'armée du même Henry, sous la conduite de Bertrand du Guesclin, on cria Nostre Dame Cruesclin.

Souvent toutefois dans les batailles on crioit le cry du prince, quoiqu'il n'y fusl pas présent. La chronique de Flandres (2) racontant un combat qui fut donné en Gascogne, entre le comte d'Artois, général du roy Phi* lippe le Bel, et les Gascons et les Anglois, le comte de Foix qui estoit joint aux troupes de France, « s'avança et cria Mont joie à haute voix, et assembla a ses ennemis. ^ £n la bataille de Furnes, Tan 1297, le même comte d'Artois y cria encore Montjoie. Il est vrai

3 lue le cry des comtes d'Artois estoit aussi îontjoie^^ comme il sera dit cy après; ce qui pourroit faire douter que Ton ail alors crié son cry, plutôt que celuy du roy. Quoy qu'il en soit, on peut justifier par quelques passages de Monstrelet, et autres, que Ton a souvent crié le cry du roy de France en son absence ; mais quant au cry du banneret, il ne se crioit noint en son absence, quoy que ses troupes lussent en l'armée, comme nous apprenons de Froissart (3).

Le cry général se prononçoit unanimement par tous les soldats en même temfis, et avant que de venir aux mains avec les ennemis, ou plutôt dans l'instant de la mêlée, et lors qu'on s'approchoit de près. Ce qui se faisoit, tant pour implorer l'assistance du Dieu des armées par des cris et des termes d^invocation, que pour s'animer les uns les autres à combattre vaillamment et à défendre rhonneur et la réputation du général. Ces cris se poussoient avec vigueur et avee allégresse, qui marquoient tout éloignement de frayeur et de crainte : aux assauts des villes/ et lorsc|u'on montoit à l'escalade, on crioit ordinairement le cry général. Ainsi à la prise de la ville de Luxembourg par les Bourguignons, les soldats y criereut Bourgongne.

Le cry général, aussi bien que le particulier, servoit encore aux soldats pour se reconnoltre dans la mêlée. L'on se sert auiourd'hui du terme, qui vive. Mais comme le cry estoit connu également des deux partis, il arrivoit souvent que les ennemis^s'en prév.iloient, et I .rsqu'ils estoient en péril de leurs personnes, ils crioient le cry deleur ennemy, et à sa faveur ils s'évadoienl. Quant au cry imrticulier, il estoit ordinairement prononcé parles chefs, pour animer dans la mêlée les troupes qui estoient sous leur conduite : et le plus souvent par la chef même, ou celui qui portoit sa bannière ».

(t) Froissart, vol. I, c. 245.

(2) Ghroni(i. de Fhiiid., c. 51,50.

i5) Ifroibsart, vol. U, c. 116, iH»

CRY

mcnONNAlRE HERALDIQUE.

CYG

qui marchoii (Jerant luy, afio de les porter par les cris (l*allegresse à le défendre courageusemeot. Que sll arrivoit qu'un chevalier commandAt à plusieurs bannières, ou compagnies, comme le plus ancien, ou le plus qualifié, et qu'il fust envoyé pour attaquer, ou défendre une place, ou contre des troupes ennemies, alors le cry de ce banneret estoit général pour tous ceux oui estoientsous sa conduite. Froissart en rournit quelques exemples (1).

Gomme le principal usage des cris de guerre estoit de les pousser avec vigueur, et quelque sorte d'allégresse, dans les attaques, et dans les occasions où la bonne fortune sembloit favoriser pour animer davantage les soldats contre leurs ennemis: ainsi lorsqu'un chef estoit en péril , pour estre vivement attaqué, ou environné de tous cotez, et hors de pouvoir de se tirer sans l'assistance des siens : luy-méme ou ceux qui estoient près de luy , crioicnt son cry , aGn d'attirer du secours de toutes parts pour le venir dégager.

Philippes Auguste, selon la Chronique de Flandres, en la bataille de Bovines, ayant eu son cheval abatu ou tué sous luy, c cria Monijoie à haute voix et fust aussi-tost remonté sur un autre destrier. » La même Chronique (2) pariant du siése de Damiette entrepris par saint Louys, « Quand les chrestiens virent le roy s'abandonner, tous saillirent hors des nefs, prirent terre, et crièrent tous à haute voix Monijoie saini Denvê. » En la bataille de Mons en Puelle l'an 130* le roy Philippes le Bel voyant « que les Fiamens avoient \h tué deux bourgeois de Paris, qui à son frein estoient, et messire Gilbert de Chevreuse qui gisoit mort devant Juy, l'oriflame entre ses bras, s'escria le noble roy, Montioie saint Dtnys, et se ferit en i estour. n Tels cris estoient appeliez, cris à lareeousêo, ainsi que Froissart nous ensei-

15ne en plusieurs endroits (3) : et comme par es cris on faisoit venir du secours, il en arrivoit quelquefois inconvénient, spécialement dans les querelles particulières , ou ceux qui se battoient crioient les cris de leurs seigneurs, afin d'attirer par ce moyen a eux ceux de leur party et de leur brigade.

Non seulement on crioit le cry général au commencement de la baUille, mais encore chaque soldat crioit le cry de son capitaine, et chaque cavalier celui de son banneret, c est ce qui se voit dans un récit que fait Froissart (4) du combat qui se livra au Pont à Cômines l'an 1382 entre une petite troupe de cavaliers françois, sous la conduite du luaréchai de Sancerre, et un grand nomb. e de Fiamens.

On crioit encore le cry des chevaliers aans m occasions des tournois, lorsque les

i ) Froissart, vd. I, c. «Og, S09.

,f Chr. de Fland., c. 15, i5. 44.

3) FroiM., TOI. I, cb. 451, iM; vol. U, c. 162;

VOI. ill, ç. 15.

(4)FrdlM.,vol.ll,c. !I6, !I7,

chevaliers tournoyans esioient prêts d'entrer en lice et au combat. 11 estoit aussi d'usage de crier le cry du seigneur prâiominant, lorsqu'on arboroit la bannière au château de son vassal, quand il luy faisoit hoiumage.

Comme il u*estoit pas loisible aux putnez de prendre les armes de la maison qu'avec brisure, de même ils ne pouvoienl pas en prendre le cry qu'avec diflference ; d'autant que parla règle g(^nérale receiie universellement, les plaines armes, le nom et le cry de la famille appartenoient à Talaé, comme je l'ay justiGé par quelques articles de nos coutumes ; ce qui se pratiquoit ordinairement, en soustrayant, ou lyoûtaot quelques paroles aux mots qui composoienl le cry d'armes. Les exemples 's'en peuTeol observer en la maison royale de France, dont le cry estoit Montjoie ioini Denis ; car les princes de cette famille ont voulu conserver les marques de cette illustre extraction, non seulement dans les armes qu'ils ont portées avec brisure, mais encore dans le cry de Monijoie qu'ils ont retenu, auquel mot ils en ont ajouté d'autres pour différence de celui du roy de Franco, chef de la maison. 11 en estoit de même de toutes les familles particulières , dont les puinez crioient le cry ou le nom de la maison, mais avec addition du nom de seigneuries ; car le cry simple, aussi bien que les armes, appartiennent à l'alné.

Depuis que le roy Charles VU eut établj des compagnies d'ordonnance, et dispense les ffentils-hommes ûevez d'aller à la guerre, et u'y conduire leurs vassaux, et par conséquent d'y porter leurs bannières» l'usage du cry d'armes s'est aboly.

CYCLAMOR. — Espèce de grand anoelet

{)lat, que quelques-uns nomment arle rond. I n'en entre jamais plus d'un dans un écu ; lorsqu'il y en a davantage , on les nomme anneleis, ,

Barbaro — d'argent, au cyclamor de gueules. Originaire de Venise.

CYGNE. — Fréquent en armoiries.

Tour — d*azur, au cygne d'argent. Champagne.

Xuy^e/f— d'azur, è un cygne d'argent membre et becqué de sable. Bresse.

Tholon — de sinople, au cygne d'argent, becqué et membre d'or. Guyenne et Gascogne.

Foi$$y — d'azur, au cygne d'argent becqué de gueules et membre de sable. Bourgogne.

Cyjni — de Rueules, au cygne d'argent becqué et membre de sable. Berry.

iloy — de gueules, à un cygne d'argent becqué et ongle de sable. Poitou.

Odon — d'azur, au cygne d'argent becqué et membre de sable.

Godon — d'azur, au cygne d'argent accoUé d'une couronne d'or.

Vobon — de sinople , au cygne d'amnt membre et becqué d'or. Comtat Venaissm.

Gau — d'or au cygne d'azur membre do gueules. Languedoc.

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