DEX
une espée flamboyante, et le mol : N' espoir
n'y pmr.
Montmorency» une épée avec le mot grec :
AnAANûZ.
André de Laval, admirai de France, un aviron flamboyant, avec le mot : Pour un autre^ non.
Louis, duc d'Orléans, avoît un bâton noueux, avec le mot : De Venvy.
Et Jean, duc de Bourgogne, son adversaire, prit un rabot, avec ces mots flamands : Hic houdy qui signifie, je le tiens.
Les ducs de Mantoue, le mont Olympe, avec un autel au-dessus, el le mot : Fides.
— Les devises n'ont pas été filées dans les maisons. Nous le voyons en la maison dé Rochelort d'Ailly, en Auvergne, qui porte de gueules à une bande ondée d'argent, accompagnée de six merlettes de mesme. Car Hector de Rochefort porta pour devise : Bien fondé Rochefort. Guillaume de Rochefort : Nasciy laborare^ mori. Hugues de Rochefort : Moderato durant. Claude de Rochefort : Per ardua virtus.
La devise ordinaire de la maison de Sales, en Savoye, est : N'y plus n'y moins. Cela n'a pas empêché que guelques-uns de cette maison n'en ayent pris de particulières. Celle de Christophe de Sales estoit : Tout pour Dieu. Celle de François de Sales, seigneur de Boisv : En bonne foy. Celle de Jean de Sales : Adieu^ biens mofuiains; ou en latin : MundanUf valete. Celle de Galois de Sales, seigneur de Yillaroget : /n paucis quies. Celle de saint François de Sales : Nunquam excidetf sous entendant Charitas; devise très-convenable & son esprit, qui estoit tout à tous, et un esprit universel. La piété de cette illustre maison paroist dans toutes ces devises.
La maison de Lyobard en Bugev, avoit pour ancienne devise : Pensez-y, 6e7/«, /I«j8vous-y, qui estoit une devise de tournoy. Néantmoms, Claude de Lyobard, commandeur de Malte, Geoi^es de Lyobard, seigneur du Chastelet, et René de Lyobard, premier président au parlement de Savoie, prirent pour devise : Toga, religions et armis^ pour marquer leurs trois conditions différentes. Souvent mesme, la mesme personne en a pris plusieurs différentes en divers tems, comme Anne de Montmorency, estant grand maistre de France, prit pour devise : /n tnandcUis tuis , Domine , semper speravi. Pe\i de temps après , il prit : Sicut erat in principio, pour dire qu'il serait toujours le mesme, et que les honneurs ne changeraient point ses mœurs. Estant connestable, il prit ces mots de Lucain : Arma tenenti omnia dat qui jus ta negat.
Les devises en armoiries se placent de plusieurs manières. Quand elles sont de simples mots, on les met le plus souvent en cimier, et Quelques fois dans des rouleaux qui sortent au bec des oyseaux, ou des gueules des animaux qui sont eu cimier. 11 y en a d'enveloppées en des listons, tout autour des arbres, dos flèches et autres pareilles choses.
Celles des ordres sont sur les colliers, comme F. E. R. T. de Savoye, et Honni soit qui mal y pense, de la Jarretière sur la jarretière mesme. LOS sur le croissant de 1 ord(e de René d'Anjou.
Celle des ducs de Monaco est sur la couronne de leurs armoiries : Deojuvante.
Le mont Olympe, de celle des ducs de Mantouë, sort de la couronne de leurs armoiries et la remplit, et le mot OATHnoz est au-dessous. Celles qui ont corps et âme se mettent ou aux costés, de part et d'autre, ou au-dessous.
Celles de Saint-Martin, d'Aglié, des Valpergues et des Frusasques , en Piedtnont , sont aux deux costés de leurs armoiries. Ce
3ui les a fait prendre par quelques-uns pour es supports.
. Les deux colonnes de Charles IX sont ï costés de ses armoiries en divers endroits, Tune d'un costé et l'autre de Tautre. De mesme que les deux de Charies-Qaiu(» avec le mot : Flus outre ; plus d*un costé, et o\Uu de l'autre.
Le porc-épy de Louis XII, et la salamandre de François 1*% sont eu plusieurs lieui sous leurs armoiries.
DEXTROCHÈRE.— Bras droit, représenté nu^ armé ou paré, tenant un badelaire, une épée ou autre pièce ; il paraît dans Técu mouvant du Qanc sénestre, ce qui ne s'ei-
§rime pas, & moins que ce ne soit de l'un es angles. Quand le dextrochère est arml Ou paré, on doit le spéciGer en blasonnaol.
Ce terme vient du mot dextrocherium, oui a signifié un bracelet (}ue les hommes et les femmes portaient anciennement au poignet droit.
Du Chatelier de Beauté — de gueules, au dextrochère d'argent, mouvant de l'angle du chef, tenant une tleur de lis, et accompagné de quatre besants en croix, le tout du même. Bretagne.
Cotentin de Tourville — de gueules, au dextrochère mouvant d'une nuée, tenant une épée ; accompagné en chef d'un casque de profil, le tout d'areent. Normandie.
Amat de Sigoyer—ae eueutes, au deilrochère armé de toutes pièces, mouvant d'un nuage, le tout d'argent, et tenant une épée du môme, garnie d'or. Dauphiné.
r De Bras de Saint-Julien — de gueules, au dextrochère d'argent tenant une épée de même. Provence.
Picon — d'azur, au dextrochère d*argenl, tenant un dard en pal du même, au cbef cousu de gueules, chargé de trois couronnes d'or. Limosin.
Dapougny — d'azur, au dextrochère vétn, tenant un vase à deux anses, d'où sort une plante de trois lis, le tout d'argent. Ue de France.
Lubert —de gueules, au dextrochère d'argent tenant une épée de même; au cbef d'azur chargé de deux lévriers courants dV-
f;ent, ledit chef soutenu d'une divise d'or, le de France-
Charleviih (V.) — d'azur, à un dextrochère au naturel, mouvant d'une nuée d'argent,