‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 77 sur 199 · Seybolsdore en Bavière, taillé, pi · texte numérisé non relu

Seybolsdore en Bavière, taillé, pi

f7l ECU DICTIONNAIRE

gnonné d*argent et de gueules de trois pièces •

20. kunige en Tyrol, tranché d'argent et de gueules,; fiché sur Targent.

ECUREUIL. — Animal plus petit que la fouine et plus fort que la belette, et qu'on distingue dans Técu, en ce que sa queue liérissée parait plus grosse que son corps.

Fouquei de Belle-lsle — d'argent, à l'écureuil rampant de gueules. Bretagne.

Joeei — d'azur, à l'écureuil rampant d'or.

Bigot de Kerjegu — d'argent, à l'écureuil rampant de pourpre, couronné d'or» Bretagne.

Du Chêne — d'argent, à deux écureuils de gueules, l'un sur l'autre, l'un passant et Tautre confre*passant. Touraine.

ECUSSON. — Petit écu qui en meuble un autre plus grand.

JUasuroy — de gueules, à un écusson d'ar* gent. Lorraine.

Sorcey — d'or , à l'éousson de gueules. Lorraine.

Camazel — d'azur, à l'écusson d'or.

Jfon^yny — d'or, à un écusson de gueu- Içç. Ile de France.

Dulac — de gueules, à l'écusson d'argent. Languedoc.

Bouler $ — d'argent, à l'écusson de gueules. Flandre.

Malberq — écartelé , aux i et i^ de gueules à un écusson d'argent, et aux 2 et 3 de feules à une croix ancrée de même. Lorraine.

Malei — d*azur, à l'écusson d'or. Artois.

Patay — d'hermines, à l'écusson de gueules en abime. Orléanais.

Ferriêres — de gueules, à un écusson d*herraine, avec un orle de fer it cheval d'or. Beauvoisis.

Tancarville — de gueules, à un écusson d'argent et un orle d'or. Ile de France.

Bailleul — d'hermines, à l'écusson de i;ueules.

Heyne — de gueules, à un écusso.i d'ar^ gent. Flandre,

Danglos — d'azur , à l'écusson d'argent posé en abtme, accompagné de trois molettes d'or. Picardie.

Du Bois — d'or, à Vécussou de gueules en abtme, à lorle de cinq coquilles de sable. Picardie.

Saint'-Venant — d'azur, à l'écusson d'argent, un lambel à trois pendants de gueules brochants. Artois.

Cecire — d'argent, à un écusson d*azur, accompagné d'un orle de huit merlettes du même. Normandie.

Semilly — de gueules, à l'écusson d'ar<» cent accompagné de six merlettes du même en orle. Normandie.

iJr«i^ — d'azur, à l'écusson d'argent endos dans un trêcheur d'or, à l'orle de huit çroisettes du même. Normandie.

Saint-Aubin — d'argent , à l'écusson de fable surmonté de trois merlettes de même, rangées en lasce. Nivernais et Bourbonnais.

JwQbin — d'argent, à un écusson d'azur

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en abîme et six aunelets de gueules eo orie.

Boumel — d'argent, à un écusson de gueules, accompagné de huit perroquets de sinople en orle. Artois.

Toumier de Saint-Victoret — de gueules, à l'écusson d'or, chargé d'une aigle de sable, l'écusson embrassé de deux badelairesou anches d'or, les poignées vers le chef. Provence.

Gontenay — d or, à l'écusson de gueules, et onze merlettes de même en orle. «

Pressigny— de gueules, semé de çroisettes d'argent à l'écusson de même. Ile de France.

La Briffe — d'argent, à un écusson de même, chargé d'un lion de sable, et accom-

agné de six merlettes de même, 3 en chef,

en flancs et 1 en pointe. Ile de France.

Escalin de$ Aiman — de gueules, à un écusson d'or, à trois bandes d'azur, mis au quartier dextro du chef, et aux trois autres trois croix vidées cléchées et pommettées d'or. Dauphiné.

Beaumont — d'azur, à l'écusson d'argent en abime, à la bande de gueules brocoant sur le tout. Champagqe.

Mouchy — de gueules, à un écusson d'argent accompagné de trois macles d'or.

Sugny — de sable, à un écusson d'argent, au Daton écoté de même , brochant sur le tout. Champagne.

Yillers au Tertre — d'azur , à l'écusson d*argent, l'écu semé de billettes du même. Artois.

Saint-'Urain — d'argent, au chef de gueu* les chargé de trois écussons d'or.

Comte — d'argent , à Técusson d'azur , chargé d'une bande d'or, surchargé de trois anilles de sable , et accompagne de trois cœurs de gueules. Normandie.

Winglee — d'azur, à l'écusson d*argent k la cotice engrêlée de gueules, brochante sur le tout. Artois.

Grammer — d'azur, à une bande d'argent à l'écusson de même en chef, chaîné u un lion de sable.

BuiUemoni — de sable , à l'écusson d'argent, une cotice d'or brochante sur le tout. Artois.

if aiWarl — d'azur , à l'écusson d'ai^ent au lion naissant de même. Champagne.

Barbesieux — d'or, à un écusson d*azur.

Mont Saint-Jean — de gueules , à trois écussons d'or.

Chiore — de gueules , à trois écussons d'or. Dauphiné.

Carville — de gueules , à trois écussons renversés d'or. Normandie.

^ Coetlogon — de gueules, à trois écussons d^hermine. Normandie.

Bailleu — d'or, à trois écussons 4e gueules. Normandie.

Beaufort -- de gueules, à trois écussons d'hermine, 3 et 1. Bretagne.

Do9 — d*argent, à trois écussons de gueules.

Ruppe ~ d'argent , à trois écussoos de gueules, 2 et i. Lorraine.

Latre-Doby — coupé d'azur et d'or, à trois écussons de l'un en l'autre. Ile de Franco.

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Perthuia — d azur, à trois écussous d'argent, lie de France.

Fontaine — d'or, à trois écussons de vair bordés de gueules, Picardie.

le Aoy— d'azur, à trois écussons d'argent, chargéschacuQd'une croix patlée de gueules. Picardie.

Abbeville — d'argent, à trois écussons de gueules. Beauvoisis.

Bourgon—desahle^ è trois écussons d'or.

Ribaupré — d'argeut, à trois écussons de gueules.

Chamy — de gueules , à trois écussons d'argent, le i chargé d'une molette de sable. Tremigon — d'argent, à trois écus de gueules 3 et 1 ; chacun chargé de trois écussons d'or en fasce. Bretagne.

Charbonneau — cTazur , à trois écussons d'argent, accompagnés de dix fleurs de Us d'or, 4 en chef, 2 eu fasce , et 3 et 1 en pointe. Bretagiie.

Poitou (P.) — d'or, à trois boucliers, deux en chef diaprés d'azur, et un en pointe diapré de gueules.

Frettl— d'azur, à trois écussons d'or , fretlés du champ et bordés d'argent, à la bordure componée d'argent et de gueules de seize pièces. Normandie.

RiafU — de gueules, à trois écussons d'argent, chacun chargé de trois hermines de sable, S en chef et i en pointe. Bretagne.

Champion — d'azur, à trois écussons d'argent bordés et baudés de gueules. Bretagne. Lattre — d'or, à trois écussons d'azur, dont le premier est couvert par un franc canton ae gueules chargé d'une molette d'éperon d'or. Artois.

Ferrier — d'or, à cinq écussons de gueules, ^9 2 et 1. Provence.

Mayenne (V.) — de gueules, à six écussons d'or, 3, 2 et 1.

Pardaillon — d'argent, au lion degueulcîs ^ccoinpagné de huit écussons de siiiople en Orle. Guyenne et Gascogne,

^Mathe félon — de gueules, à six écussons dor. Aniou et Touraine.

ECDYÉR. — Le titre d'écuyer vient de ce que les nobles portaient des écus et armoines, qui sont des marques de noblesse, pomme les images des aieux l'étaient chez les Romains. La qualité d'écuyer oe se donnait cependant pas indifféremment à tous les nobles , et jusqu'au commencement du xv' siècle, elle dénotait un ancien gentilhomme. Les barons, les plus grands seigneurs et même des princes du sang se sont qualifiés écujers dans leur jeune âge, jusqu'à ce qu'ils fussent parvenus t l'ordre de chevalerie; ils étaient dans une subordination si grande à l*é^rd des chevaliers , qu'ils ne faisaient point de difficulté, non-seulement de leur céder les places d'honneur en tous lieux, de ne se point couvrir en leur présence, de n'être point admis à leur table, et de leur obéir, mats encore de porter leur écu ou bouclier. Cette grande subordination servait ^ les exciter d'un violent désir de se rendre dignes de la chevalerie, non-seulement par des «ictions de valeur et de bonne conduite.

mais aussi par celles de la vertu, qui était essentielle pour faire un parfait chevalier.

Les écujers no pouvaient sceller leurs actes comme les chevaliers, qui pouvaient être représentés è cheval, armés de toutes pièces. Il y a des exemples des xnv et xiv* siècles, par lesquels des écuyers remettaient à autoriser des actes de leur sceau quand ils seraient parvenus è la chevalerie.

L'écujer ne pouvait porter d'éperons dorés, ni d'habits de velours; mais il portait des éperons argentés et des habits de soie. Il n'était jamais qualiGé de messire^ ni s^ femme madame: on l'appelait seulement demoiselle ou damoiselle, quand même elle aurait été princesse; mais dès que son mari était devenu chevalier, elle pouvait se qualifier dame ou madame, et lui-même messire ou monseiçjneur.

Il y avait des écuyers qui n'avaient pas assez de biens pour parvenir à la chevalerie; c'est ce qui obligeait souvent les rois à établir une pension à ceux qu'ils créaient chevaliers, quand ils n'avaient pas de quoi soutenir cette dignité.

Les écuyers n'avaient, en temps de guerre, que la demi-paie des chevaliers, à l^xception des écuy ers-bannerets ; ces derniers se trouvant seigneurs de bannière, et en état de mener leurs vassaux à la guerre, parmi lesquels il y avait guelquefois des rJievaliers, avaient h paie de chevaliers-bacheliers, qui était la demi-paie des chevaliersbannerels.

L'écuyer avait le siège plus bas que le chevalier, et se tenait un peu écarté en arrière.

Un écuyer qui aurait frappé un chevalier, si ce n'était en se défendant, était condamné à avoir le poing coupé.

Dès qu'un jeune gentilhomme avait atteint l'Age de sept ans, on le retirait des mains des femmes pour le confier aux hommes.

Une éducation mAle et robuste le préparait de bonne heure aux travaux de la guerre, dont la profession n'était pas distinguée de celle do chevalerie. Au défaut de secours paternels, une infinité de cours de princes et de hauts seigneurs offraient des écoles toujours ouvertes, oii la jeune noblesse recevait les premières leçons du métier qu'elle devait embrasser.

Les premières places que l'on donnait à remplir aux jeunes gentilshommes qui sortaient de l'enfance étaient celles de pages , varlets ou damoiseaux. Les fonctions de ces pages étaient les services ordinaires des do«mesliqucs auprès de la personne de leurs maîtres ou maîtresses. Ils les accompagnaient à la chasse, dans leurs voyages, dans leurs visites ou promenades, faisaient leurs messages, les servaient à table et leur versaient à boire. On leur donnait des leçons sur l'amour de Dieu, sur les devoirs qu'il faut rendre aux dames, et sur le respect dû au caractère auguste de la chevalerie. C'était ordinairement les dames qui donnaient aux jeunes pages les leçons de religion et de courtoisie : on les formait aussi a tous les

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exercices convenables h leur naissance et à leur Âee.

De rétat de page le jeune gentilhomme passait è celui a écuyer : il devait être Âgé de quatorze ans pour parvenir à ce grade, qui lui était conféré avec des cérémonies religieuses. Le jeune gentilhomme nouvellement sorti hors de page, était présenté à lautel par son père ou sa mère, qui chacun un cierge à la main, allaient à Toarande. Le prêtre célébrant prenait de dessus Tautel une épée et une ceinture sur laquelle il faisait plusieurs bénédictions et rattachait au *cAté du jeune candidat, qui commençait alors seulement àla porter. Sans doute que Te but de celte cérémonie était d^apprenJre aux jeunes gens Tusage qu'ils devaient faire des armes, qui pour la promière fois leur étaient remises entre les mains.

11 devait servir au moins sept ans en qualité d'écuyer, parce que Tâge fixé pour le grade de chevalier était vingt et un ans, à moins qu'une haute naissance ou de grandes actions le dispensassent de cette loi.

Les écuyers se divisaient en plusieurs classes différentes, suivant les emplois aux-

3uels ils étaient appliqués; savoir : Técuyer u corps ou de la personne du maître, on rappelait aussi Técuver d*honneur, récuyer de la chambre, ou le chambellan, Técuver tranchant, Técuyer d'écurie, l'écuyer d'échansonnerie, l'écuyer de panneterie, etc. C'était sur eux que les seigneurs se reposaient du soin de leurs maisons; ils servaient à table, découpaient les viandes, faisaient les honneurs aux étrangers qui venaient visiter leurs maîtres, ils les accompagnaient dans les chambres qu'ils leur avaient eux-mômes préparées. Approchant plus près de la personne de leurs seigneurs, admis à leur familiarité, ils pouvaient encore mieux profiter des modèles qu'ils se proposaient d'imiter.

Ils avaient soin de dresser les chevaux à tous les usages de la guerre, ils tenaient les armes de leurs maîtres toirjours propres et luisantes. Toutes les nuits un écuyer faisait la ronde dans les chambres et dans les cours du château.

Si le maître montait à cheval, les écuyers s'empressaient à l'aider en lui tenant l'étrier, ils (iortaient son arme, l'aidaient à s'en revêtir, conduisaient dans les routes les chevaux de bataille qu'ils donnaient à leur maître lorsqu'il fallait combattre l'ennemi ; ils demeuraient derrière lui pendant le combat pour lui fournir des armes et le secourir en cas d'accident ; ils gardaient les prisonniers que les chevaliers leur confiaient pendant la chaleur du combat. Ce spectacle était pour les écuyers une leçon vivante d'adresse et de courage, et un puissant motif pour faire nattre dans le cœur de cette ieune noblesse l'envie de se signaler par de semblables exploits.

Pendant la paix ils ne s'occupaient que des exercices propres à les endurcir à la fatigue et è les former à l'art de la guerre. Ils paraissaient dans les tournois où les cheva-

liers seuls devaient combattre ; Us y faisaient montre de leur force et de leur adresse, et tâchaient, par toutes sortes de moyens, de mériter l'honneur de la chevalerie. Guy Coquille, en parlant des écuyers, dit : Ecuytr$ naissent j chevaliers se font par faits alarmes.

Depuis environ deux siècles que la qualité d'écuyer a prévalu sur celle de noble, le titre de nohle Aomme, loin d'annoncer une noblesse véritable dans celui qui le prenait, dénotait au contraire qu'il était roturier. Nobilis mercalor^ nobilis medicus^ etc. Quoi qu'il en soit , on doit bien se garder ds prendre cela pour un principe généralement établi, car il y a des provinces, comme en Provence et en Dauphiné, oiï les véritables nobles n'ont le plus souvent d'autre qûaiiûcation que celle de nobilis et de noble homme: alors on aurait tort d'augurer qu'ils fussent roturiers; avant de juger tels ceux qui gêné* ralement portent cette qualification, il faut s'assurer d'abord de leurs titres primitifs.

L'article 25 de l'édit de 1600 défendait à toutes personnes de prendre le titre d'écu;j'er et de s inscrire au corps de la noblesse, s ils n'étaient issus d'un aïeul et d'un père gui eussent fait profession des armes ou serti le public en quelques charges honorables, de celles qui par les lois et les mœurs du royaume pouvaient donner commencement de noblesse à la postérité, sans avoir jamais fait aucun acte vil ni dérogeant à ladite qualité, et qu'eux aussi, en se rendant imitateurs de leurs venus, les eussent suivis en cette louable façon de vivre, à peine d'être dégradés avec déshonneur du titre qu'ils avaient osé induement usurper.

La déclaration du mois de janvier 1624 avait encore poussé les choses plus loin, car l'article 2 défendait h toutes personnes do prendre ladite qualité d'écuyer et de porter armoiries timbrées, à peine de deux mille livres d'amende, s'ils n étaient de maison et extraction noble; il était enjoint aux procureurs généraux et à leurs substituts, de faire toutes poursuites nécessaires contre les usurpateurs de titre et qualité de noble.

U n'était pas permis non plus aux écuyers de prendre des titres plus relevés qui ne leur appartinssent pas; ainsi par arrôt du 13 août 1663, rapporté au journal des audiences, faisant droit sur les conclusions du procureur général, il était défendu à tous gentilshommes de prendre la qualité de messire et de chevalier^ sinon en vertu de bons et de légitimes titres; et à ceux qui n'étaient point g ^ntilshommes, de prendre la qualité d'écuyer ni de timbrer leurs armes, le tout à peine de quinze cents livres d^amende.

Malgré tant de sages règlements, il ne laissait pas d'y avoir beaucoup d'abus, même de la part de ceux qui étant nobles, au lieu de se conteuter du titre d'écuyer, usurpaient ceux de messire et de cheveUier.

Ce n'était pas un acte de dérogeaDce que d'avoir omis de prendre la qualité d'écujer dans quelques actes.

Mais si celui qui voulait prouver sà noblesse n'avait pas de titres consiiiulifs de tù

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droit, et que la plupart des actes qu'il rap« portait De fissent pas mention de la qualité d'écujer, prise par lui ni par ses auteurs» en ce cas on le présumait roturier, parce que les nobles étaient ordinairement assez jaloux de cette qualité pour ne la pas négliger.

11 j arait certains emplois dans le service militaire et quelques charges qui donnaient le titre d*écuyer, sans attribuer à celui qui Je portait une noblesse héréditaire et trans* missible, mais seulement personnelle ; c'était ainsi que la déclaration de 1651, et l'arrêt du grand conseil, disaient que les gardes du corps du roi pouvaient se qualifier écuyers ; 9ts commissaires et contrdieurs des guerres et quelques autres officiers prenaient aussi de même le titre d'écuyers.

Grand icuyer de France. Voy, Grands officiers delà couronne,

Ecuyer cotnmandant la grande écurie du roL La fonction de cette charge était de commander en l'absence du grand écuyer de France la grande écurie et tous les officiers qui en dépendent; cet officier prête serment de Qdé* lité encre les mains du grand écuyer. 11 a droit de se servir des pages de la grande écurie, de flaire porter la livrée du roi à ses domestiques, et a son logement à la grande écurie. Indépendamment de Técuyer commandant, il y a trois écuyers ordinaires de la grande écurie; cinq écuyers de cérémonie et trois écuyers cavalcadours.

Premier écuyer du roi. La charge de premier écuyer du roi est très-ancienne; parles titres de la chambre des comptes, principalement par les comptes des trésoriers des écuries, on voit qu'il y a eu distinctement une petite écurie du roi. Cette charge était depuis le 20 janvier I6ili'5 dans la maison de Beringhem, originaire des Pays-Bas ; elle fut ensuite possédée par Henri Camille, marquis de fieringhem» qui prêta serment entre les mains de Sa Majesté le 7 février 172ih.

Le premier écuyer commande la petite écurie du roi, c'est*à-dire, les chevaux dont Sa Majesté se sert le plus ordinairement; les carrosses, les calèches, les chaises à porteurs: il commande aux pages et valets de pied attachés au service de la petite écurie, desquels il a droit de se servir, comme aussi des carrosses et cbaises du roi.

Une des principales fonctions du premier écnyer, est de donner la main à Ça Majesté, si elle a besoin d'aide pour monter eo cai^ rosse ou en chaise ; et quand le roi est à cheval, de partager la eroupe du cheval de Sa Majesté avec le capitaine des gardes, ayant le côté gauche, qui est celui du montoir.

C^est le premier écuyer, lorsqu'il se fait quelque détachement de la petite écurie pour aller sur la frontière conduire ou chercher un prince ou une princesse, qui présente au roi Técuyer ordinaire de Sa Majesté, on un écuyer de quartier pour être commandant de ce détachement. « \ Dans les occasions où le roi fait monter quelqu'un dans son carrosse, il lait l'honneur à son premier écuyer de lui donner piace.

Le premier écuyer a place au Ht de justice, .conjointement avec Je capitaine des gardesdu-^corps et le capitaine des Cent-Suisses, qui le précèdent, sur tin banc particulier au-dessous des pairs ecclésiastiques : cela s'est pratiqué ainsi, le roi séant en son lit de justice, le 12 septembre 1715, et le 22 février 1763.

Sous le premier écu ver, sont un écuyer ordinaire commandant la petite écurie, deux autres écuyers ordinaires, des écuyers caiMs/cadourSf et vingt écuyers en charge, qui servent pour la personne du roi par quartier. Il ne faut pas confondre les écuyers du roi avec ceux dont il est parlé du temps de Charles VI, sous le nom d'£suyer$ du corps du roi: car ceux-ci étaient une garde à cheval composée d'écuyers, c'est-à-dire de gentilshommes, qu'on appelait dans ce temps écuyers du corps.

Les écuyers du roi ont seuls les fonctions du grand et du premier écuyert en leur absence pour le service de la main.

Les écuyers du roi servant par quartier, prêtent serment do fidélité entre les mains du grand maître de la maison du roi. L*écnyer de jour doit se trouver au lever et au coucher du roi, pour savoir si Sa Majesté monte à cheval ; si le roi va à la cliasse et prend ses bottes, Técuyer doit lui mettre ses éperons, il les lui ôte aussi. Soit que le roi monte à cheval ou en carrosse, 1 écuyer le suit à cheval. Pendant la journée les écuyers suivent et entrent partout où le roi est , excepté le temps où le roi tiendrait conseil ou souhaiterait d'être seul ; alors l'écuyer se tient dans le lieu le (dus prochain de celui 01^ est le roi. L'écuyer suit toujours immédiatement le cheval ou le carrosse de Sa Majesté. Le roi venant à tomber, l'écuyer soutient ou relève le roi ; il présenterait son cheval si celui de Sa Majesté était blessé, boiteux ou rendu, soit à la chasse, soit à la guerre.

Dans la marche ordinaire, et au cas que le grand ou premier écuyer n'y soit pas, l'écuyer de jour partage la croupe du cheval que le roi monte, avec l'olTicier des gardes ; mais il prend le cOté gauche, qui est celui du montoir. Dans un détroit, dans un défilé, il suit immédiatement le roi, parce qu'en cette rencontre, et à cause du service, l'ofBcierdes gardes le laisse passer avant lui. Le loi passant sur un pont étroit, l'écuyer met pieu à terre et vient tenir l'étrier de Sa Majesté, de crainte que le cheval du roi ne bronche ou ne fasse quelque faux pas. Si le grand ou le premier écuyer suivait le roi, il tiendrait rétrier de la droite, et l'écuyer de quartier ou de jour, celui de la gauche.

Sitôt que le roi a des éperons, s'il ne met pas l'épée à son côté l'écuyer de jour la prentl en sa garde. Si le roi de dessus son cneval laisse tomber quelque chose, c'est à l'écuyer à la lui ramasser, et à la lui mettre en main. A l'armée l'écuyer du roi sert d'aide de camp à Sa M/gesté; un jour de bataille, c'est à l'écuyer à mettre au roi sa cuirasse et ses autres armes.

Premier écûycr tranchant. II exerce, ainsi

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