‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'église catholique depuis Jésus-Christ (volume 4)Chapitre 78 sur 199 · ELE · texte numérisé non relu

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DlCTlONNAim: HËIIALDIQIE.

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que le grand panetier el le grand échanson, aux grands repas de cérémonie, comme h celui du sacre du roî, et aux jours d*une grande célébrité, tel que serait le jour d*uoe entrée du roi et de la reine.

Dans le nombre des gentilshommes servant pour le service ordinaire du roi, il y a douze gentilshommes panetiers, douze gentilshommes échansons, et douze appelés éeuyers tranchants.

Les provisions de M. de la Chesnaye de Rougemont, premier écuyer tranchant en 17^9, étaient de porte cornette blanche et premier tranchant.

On voit dans une ordonnance de Philippe le Bel, de 1306, que le premier valet tranchant, que nous appelons aujourd'hui premier écuyer tranchant^ avait la garde de l'étendard royal, et qu'il devait dans cette fonction marcher à l'armée « le plus prochain der- < rière le roi, portant son panon qui doit « aller çà et là [Partout oi^ le roi ira, a&n que « chacun connaisse où le roi est. »

Ces deux charges étaient possédées par la même personne sous Charles VU et sous Charles VIll, et l'ont presaue tougours été depuis. C'était sous cet étendard royal, nomme depuis cornette blanche^ que combattaient les omciers commensaux au roi, les sei-

Î;neur8 et gentilshommes de sa maison, et es gentilshommes volontaires.

Les marques de la dignité de grand écuyer tranchant, sont un couteau et une fourchette passés en sautoir, les manches terminés en couronne royale.

Ècuyer-bouche. La fonction de cet écuyer est, lorsque le roi man^e à son grand couvert en grande cérémonie, de porter en arrivant sur une table dressée à un des coins de la salle, du côté de la porte, les plats,

Eour les présenter proprement aux gentilsommes servants qui sont près de la table du roi. Ceux-ci font faire l'essai de chaque plat à chacun de ces officiers de la bouche, en présence de Sa Majesté, à mesure qu'ils les leur remettent pour être présentés sur la table du roi.

Eeuyers de la maison et de Vécurie du roi. Par édit d'Henri 111, du mois de mai 1579, les gentilshommes servants de la maison du du roi, et les éeuyers d'écurie devaient être ]M)bles de race ; et par suite on a obligé que les éeuyers de la maison du roi, de celle de la reine, de celle de Monsieur, et de M. le comte d'Artois, fissent preuve de 200 ans de noblesse.

Les éeuyers de la maison d'Orléans et de la maison de Condé devaient faire des preuves de noblesse depuis l'an 1550» sans anoblissement conou.

"* ÉLÉPHANT. — Meuble de Técu, qui représente le plus grand et le plus fort des animaux quadrupèdfes ; il a une trompe qu'il fait agir avec une adresse surprenante, et qui lui sert de main.

On dit défendu de l'éléphant, lorsque la dent de cet animal est d'un autre émail que sou corps.

La trompe, séparée du corps de l'éléphant dans l'écu, se nomme proboscide.

Du Buisson — d'argent, au palmier de si* nople ; à l'éléphant d'argent, brochant sur le fût de l'arbre. Dauphine.

Heudé de Blacy — de gueules, au palmier d'or ; à l'éléphant d'argent, brochant sur le fût de l'arbre. Champagne.

Tyr de Valduse — de sable, à un éléphant d'argent, au chef de même chargé d'une aigle de SAblc

ÉMANCHE. — Pièce de l'écu, formée de plusieurs pointes triangulaires , mouvantes de l'un des bords j^u de l'un des angles. Il y en a aussi, mais rarement eu fasce, en bande et en barre. Quelquefois l'émanche a, comme Yémanché, des demipointes mouvantes des bords ; mais elle n'occupe en largeur que trois parties des sept de la largeur de 1 écu.

On exprime la position et le nombre de pointes et de demi-pointes de l'émanche en blasonnant. Quelques auteurs distinguent deux sortes d'émanches, l'émanche proprement dite, et l'émanche mal déployée. On entend par cette dernière, une emanche dont les pointes ne suivent point la direction ordinaire , c'est-à-dire , qu'au lieu de roouToir en liene directe de l'un des bords de Técu, et à distances égales, elles se joignent ou s'écartent obliquement les unes des autres. Les exemples en sont très-rares.

L'émanche est une manche antique, fort large par un cAté et étroite par l'autre, laquelle étant décousue et déployée, présente plus ou moins de pièces triangulaires comme enclavées dans l'écu où elle est posée ; en cet état, elle n'est plus manche^ maia émanckf, manica hostilis dissuta.

Les pointes de l'émanche sont réunies en leur base et neformentqu'un tout. Ainsi, lorsque l'on rencontre dans l'écu plusieurs pièces de pointes dont les bases ne se touchent Coint, en sorte qu'on voit le champ jusqu'au ord de l'écu , ce n'est point une émonehi, ^mais ce sont des girons, des pointes ou des piles, suivant leur longueur et leur position.

Gantés — d'azur , à l'émanche ae quatre pièces d'or, mouvante du chef. Artois.

Gauthier — d'argent, à l'émanche de quatre pièces de gueules, mouvante du flanc sénestre. Lorraine.

Anstrude Hulli — originaire d'Ecosse : de gueules, à l'émanche de quatre pièces dargent, mouvante du bas de l'écu. Bourgogne.

Quiqueran de Beaujeu — parti d'or et d'azur, à l'émanche de deux pièces de l'un en l'autre, mouvante du bas de l'écu. Languedoc. ^

ÉMANCHÉ, — se dit de l'écu divisé par émanches de deux émaux alternés. Uditfère de Vémanche^ en ce que l'écu émasieké est divisé en deux parties égales, et qu'il a tou-

t'ours des demi -pointes mouvantes des )ords. Vémanché laisse au champ de Técu quatre parties des sept de sa largeur, ion* qu'elle est mouvante des flancs, et cinq pat* ties lorsqu'elle meut du chef ou de la pointe. L'émancné n'étant autre chose que la ria-

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Dion de deux émanches opposées , est le champ même de Técu.

Emanché se dit aussi du chef, de la fasee, de la croix, du sautoir, de la bande, du chevron, etc., divisés dans le môme sens.

La Teissonniêre — parti émanché de cinq pièces et une demie (for sur gueules. Bourgogne.

lambert — coupé émanché de trois pièces de gueules , sur deux et deux demi-pièces d^argent. Paris.

Àban — fascé, émanché d'or et d*azur de huit pièces, les pointes arrondies. Dauphiné.

HurauU — de gueules, à Técusson d'or ; au chef parti émanché de quatre pièces, et une demie du même sur azur. Barrois.

Le Lyeur de la Val — d'or, à la croix émanchée de trois pièces et deux demies d'argent sur gueules, cantonnée de quatre tètes de léopard d'azur. Champagne.

uArgicourt — d'or, au lion de gueules ; à trois chevrons émanches d'azur et d'argent, brochant. Picardie.

Vaudrey — de gueules, émanché d'argent de deux pièces. Franche -Comté.

Chisseu — d'argent, au chef émanché de sable, chargé de trois quintefeuilles d'or. Franche-Comté.

Malleville— d'azur, au chef émanché d'argent chargé d'un lionceau de gueules.

Yemois — de gueules, émanché de deux pièces d'or. Franche-Comté.

Grosan — d'azur, émanché d'Dr de deux pièces. Franche-Comté.

Castres (V.) — d'argent, à quatre émanches de gueules , mouvantes du flanc sénéstre de i'écu, au chef de France. Languedoc. Hotman — parti, émanché d'argent et de gueules. Ile de France.

Yalat — émanché de gueules sur or, d'une pièce et deux demies. Languedoc.

Du Bois de Courceriers — émanché d'argent et de sable, du chef à la pointe. Maine.

Landas — parti, émanché de gueules et d'argent. Artois.

Baillescouri — parti, émanché d'argent et de gueules. Artois.

Gantes — d'azur, au chef émanché de quatre pièces d'or. Provence.

Fougères — d'or, au chef émanché de gueules de trois pièces. Berry.

Monigesoie — de feules, au chef d'or émanché de quatre pièces chargées de quatre pièces recroisettées. Franche-Comté.

Occors — de gueules, au chef d'or émanché de trois pièces. Franche-Comté.

Du Puis — d'azur, au chef émanché d'or. Champagne.

Ckoisy — d'azur, au chef émanché d'or.

Champagne.

Rabeau — d'or, au chef émanché d'azur.

Orlécioais.

Lambert — coupé, émanché de trois pièces de gueules sur deux et deux demi-pièces d'argent. Angoumois.

Bruysetê — parti , émanché d'or et d'azur de (rois pièces, à trois besants d'or en pointe,

au chef d'argent, à trois bouteroles de gueules. Bresse.

Du Roy — parti, émanché de gueules et d'argent , de six pièces et deux demies ; au chef d'azur, chargé d'un croissant d'argent entre six besants d*or, trois de chaque côté mal ordonnés. Guyenne et Gascogne.

Chazeron — d'or, au chef émanché de trois pointes d'azur. Auvergne et Bourbonnais.

Landas — émanché , d'argent et de gueules de dix pièces. Flandre.

Ainval — d'argent, émanché de gueules à la bande d'azur côtoyée de deux cotices de même brochant sur le tout, briséed'une molette d'azur au côté sénestre. Picardie.

Papus — émanché d'or et de gueules, coupé de sable, à l'aigle d'argent. Languedoc.

Assé — émanché d'argent et de sable de huit pièces. Ile de France.

Bérail — parti, émanché de gueules et d'argent. Guyenne et Gascogne.

Melat — coupé , émanché de gueules et d'argent, les trois pointes émauchées de gueules, aboutées d'autant de roses en fasce abaissées. Dauphiné.

EMAUX. — L'or, l'argent, le rouge, le bleu, le vert et le noir, ont été employés de tout temps comme marques de distinction dans les armées. On en peignait les boucliers des soldats et les drapeaux de guerre. Les

3 lia tre factions du cirque, qui furent l'origine es tournois, se distinguaient entre elles par le blanc, le rouse, le bleu et le rert. On y ajouta l'or pour Tes armes des princes et des capitaines, le noir comme signe de deuil, et ces six couleurs, d'abord seules employées en armoiries, reçurent le nom d'émaux^ parce qu'on peignait les armoiries en émail sur les meubles, particulièrement sur les vases d'or et d'argent et sur les armes.

Dans la Chronique de Louis II , duc de Bourbon, ch. 9, il est dit du connétable Duguesclin, « à son partir lui donna le duc un bel banat d'or émaillé de ses armes. »

Dans l'inventaire des meubles de la chapelle du roi, fait sous Charles VI, le 13 décembre ii^20, on lit : « Item^ un calice d'or où a au pied d'iceluy un sauveur éroaillé ; et la verge et le pommeau émaillez d'azur semez de fleurs de lys d'or, et en la platine un rond émaillé d'azur. »

Les hérauts des princes portaient des plaques émaillées des armoiries de leurs ipaîtres, et c'est ce qui fit donner le nom d'émail à ces plaques. On lit à l'article 29 des statuts de l'ordre de Saint-Michel : « II y aura un officier nommé le héraut roy d'armes appelle Mont " Saint "SKehel y lequel sera homme prudent et de bonne renommée, sçachant et expert à l'ofiice auauel on baillera un émail (pii sera dudit ordre et le portera toute sa vie, et luv mort, ses hoirs seront tenus le rendre au trésorier de l'ordre, sinon qu'il eut été perdu eu aucun voyage ou fait honorable. »

Les hérauts portaient sur ces émaux, nonseulement les armoiries de leurs souverains.

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mais encore celles de plusieurs chevaliers, comme nous rapprend Froissant au liv. m, chap. 38, de ses Chroniaues.

Le mot émail vient du latin maltum et imaltumf d*où les Italiens on fait esmalte et les Espagnols smcUio.

Les émaux du blason sont de deux sortes, métaux ^t couleurs. Les métaux sont au nombre de deux seulement, For et Targent, auxquels on a laissé leurs noms. Les quatre couleurs, auxquelles on en ajouta plus tard une cinquième, sont le rouge, nommé en armoiries gumles; le bleu, azur; le vert, sinople : le noir, sable ; et une dernière couleur assez indécise et qu'on appelle pourpre. (Voir ces différents mots.)

Les Français sont les seuls qui se soient servis de termes particuliers pour désigner les émaux du blason. Les Anglais, qui ont occupé si longtemps une grande partie de la France, nous ont, il est vrai, imité en cela, mais les autres nations n'employèrent jamais que les expressions ordinaires à Texception toutefois (lu mot azur^ qu*ou rencontre assez souvent chez les Italiens et les Ëspa** gnols.

En France, les deux termes les plus anciens sont azur et gueules; on les trouve souvent dans le tournoi de Glamecy qui est de 1285:

Aa chef des rans vi chevanchant Un chevalier preux en saichaot D*or et de gueules fu bandez Lambiaux a*azur ei bezantez.

Nous reproduisons ici la dissertation de Du Gange sur Torigine et l'usage des couleurs et des métaux dans les armoiries.

La cotte d*armes a esté le vêtement le plus ordinaire des anciens Gaulois : il estoit appelle par eux sagum (1), d*où nous avons emprunté le mot de saue ou sayon. Sa forme estoit comme celle des tuniques de nos diacres, et même quelques-uns de nos auteurs lui en donnent le nom. Pour l'ordinaire elle ne passoit pas les genoux, ainsi que Martial a remarqué,

(2) Dinùdiasque notes GalHca palla tegiL

Ils s*en servoient en temps de guerre pardessus la cuirasse, de même que les chevaliers françois de la cotte d armes, qui a retenu cette appellation parce qu'elle se mettoit pareillement dessus les armes, à l'exemple des anciens Grecs, qui usoient d'un semblable vêtement pardessus la cuirasse, aptiellê pour ce sujet iiTtOw/ifloudiov, et: irtfidM^axtMy,dansPlutarque (3), duquel nous apprenons que son principal usage estoit à l'etTet de reconnottre les cavaliers des deux partis. Il est fait mention de ces cottes d'armes dans quelques auteurs grecs du moyen temps, qui les appellent d un terme grec barbare, tantôt (4) ifrcX«pc3CMv, tantôt ivmo- «Xi^svoi», parce qu'on s'en revétoit par dessus

(OBayffdeRevest.

(« L. I, cp. 97.

^o) Plot, in Arux.

\4) ftigali. et Meurs, in opéra Gloss.

la cuirasse. Tzetzes les représente fe. dues ainsi qu'estoient les cottes d'armes (i).

Les François se servoient dans les commencements d'une sorte de vêtement, ou de manteau qui leur estoit particulier, qui, estant mis sur les espaules, venoit jusqaes en terre par devant et derrière, et par les cotez à peme touchoit aux genoux, qui est la forme du manteau roval de nos rois aui jours de leurs sacres. Mais depuis qu'ils passèrent dans les Gaules, ils quittèrent cette sorte d'habit et prirent la cotte d'armes, ou le sayon des Gaulois, acause que leur usag[e leur semble plus convenable à la profession qu'ils faisoient de la guerre, et moins embarrassant dans les combats : Qm bellicis rébus apHorvideretur ille habitus. Ce sont les termes du moine de Saint-Gai (2).

Toutefois, comme la nouveauté plaît et que les François sont naturellement portés au changement, ils portèrent quelquefois les cottes d'armes plus longues, et jusques à mi-jambes, et même jusques au talon.

C'est ainsy que Nicetas représente la cotte d'armes du prince d'AntiOche, seigneur françois, au temps du tournoy qu'il fit à Antioche à l'arrivée de l'empereur Manuel Comnene. « Il estoit, dit-il, monté sur uq beau cheval plus blanc que la neige, revêtu d'une cotte' a'armes fendue des deux cotez, qui lui battoit jusques aux talons :âfKirfx«pwç x»Tôîv« ^o-x^vt-ôy iro^qvfxp (3). » £t Froissart

nous dépeint Jean Chandos, chevalier anglais, « aorné d'un grand vestement qui lui battoit jusqu'à terre, armoié de sonarmoirie, d'un blanc saint, è deux paux aiguisez de gueules, Tun devant, l'autre derrière [i].» La Chronique de Flandres, parlant de 1 empereur Henry de Luxembourg: « Et fut monté sur un grant destrier, et avoit veslu un tornicle d*or {tunicà) a aigle noir et deui manches liées qui aloient jusq[ues sur la main ; et ce tornicle luy pendoit jusqu'à my-jambe (5). p Cette forme de cotte d armes longue se remarque souvent dans lei anciens sceaux. Saint Bernard a ainsy parlé do celles des chevaliers du Temple : Operitti equos serieis^ et pendulos nescio quos pcmniculos loricis susperinduitiSf dspingitU hatUUt elypeoSf et sellas (6), etc.

Mais parce que cette sorte de vêtemeot estoit presque le seul où les seigneurs, les barons et les chevaliers pûsseol faire éclater leur magnificence, acause qu'il cacboitle surplus des autres habits et les armes* ils les faisoient ordinairement de draps d*or et d*argent, et de riches pannes ou fourrures d'hermines, de marthes zebellioes, de gris, de vair, et autres de celte nature Et c'est des cottes d*armes ou'il faut entenure Albert, chanoine d'Aix-la-£hapelle, lorsqu'il décrit les accoutrements de Godefroy de Bouillon et des autres barons françois quand ils vin-

(I) Tzetz. ad Hesiod. opéra.

!î\ Monach. Sangall. lib. i, cap. 36* Si Mcet. in Man. lib. m.

A) Froiss. tom. I, cap. 277.

5) Chfoii. de Fland. cb»p. 51.

6) S. Bernard, io exbort ad nulitTesipti, cç. 1

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rent se présenter devant Tempereur Alexis Comnene, écrivant qu'ils y parurent m splendore et omatu pretiosarum vestium^ tam ex osiro quam aurifrigio, etinniveo opère harmellino.et exmardrinojgrisioque et vario, quibus GaUorum principes prwcipue utuntur (1). Et ailleurs racontant une défaite des François, il dit que les infidèles y firent un grand butin, et emportèrent molles vestes^ pellieeos tarios, grisios^ harmellinos, mardrinos^ ostra innumerabilia auro texta miri decoris^ operis, et coloris (2).

L*abus qui se glissa avec le temps dans le port de ces draps d'or et d'argent, et de ces riches fourrures vint à un tel excès, particulièrement dans les occasions de la guerre, et aux voyages d'outre-mer, qu'on en interdit l'usage comme esliint une dépense supei-flué et de nul fruit. En celuy que le roy Pbilippes Auguste, et Richard, roy d'Angleterre, entreprirent l'an 1190, entre les ordonnances qui furent dressées, pour établir l'ordre dans la milice, il fut arrêté ue l'on s'abstiendroit à l'avenir, du port el'écarlate, des peaux de vair, d'hermines ot de gris, dont la dépense estoit immense, et plus vaine que nécessaire (3) : Statutum e$t etiam quàdnullus varto, vel grisioj vel sabellinisy vetescartelis utatur. Il semble que cet ordrefut encore ot>servé sous le règne de saint Louys, qui en ses voyaçes d'outre-mer, s abstint de porter l'écarlate, le vair, et rhermine , ab illo enim tempore unqiMm indutus est scarleto , vel panno viridi , seu hruneto^ nec pellibus vartis^ sed veste nigri coloris^ vel camelini , seu persei. Le sire de Juin ville rend le même témoignage, écrivant « qu'onques puis eu ses abits ne voulu ()orter ne menu vair, ne gris, ne escarlate, ne estriefz » et espérons dorez {k) .» Et ailleurs il assure que tant qu'il fut outremer avec ce saint roy, il n'y vit pas « une seule cotte brodée. »

Comme cet abus continuoit, et qu'il n'y aToit personne qui ne s'incommodât pour se couvrir de ces pannes exquises , on fut obligé, en Angleterre, aux deux parlemens (joi furent tenus à Londres, l'an 1334 et i ao 1363 (5), de faire défense à toutes personnes qui ne pourroient dépenser cent livres par an, d'user de fourrures. C'est ce

r' a donné sujet à deux auteurs alemans se plaindre de cette manie qui avoit cours de leur temps : Ad marturinam vestem itnhelasntêê quasi au sumrnambeatitudinem{%). C'estoit particulièrement dans les occasions de la guerre, où les grands seigneurs faisoient paroltre leur magnificence dans la richesse des habits et des cottes d'armes.

(1) Albert. Aq.,lib. ii, cap. 16.

(2) Ibid., fib. y, cap. 20.

p) GaUl. Ncubr., Ub. m, cap. 22 ; Goill. de Nang., P- 546 ; Gauff. de Belloloc., cap. 8.

WloinviUe.

(o) Tho. Walsiiig., in edil. III.

16) Heimod., lib. i, cap. 1. AdamBrcin., c. 227.

Guillaume de Guigneulle, moine de Chaillis :

Ou sont bannières desploiées.

Ou sont byaumes et bachioels, Tymbres et veslus velues, A or baltu et à argent.

Et à autre comitoiement (1).

Ce n'est pas pourtant quej'estime que l'on ait seulement commencé h porter ces riches fourrures depuis les guerres saintes : estant trop constant que les François en ont usé dès le commencement de la monarchie.

Eguinard écrit que Charlemagne estoit ordinairement vêtu à la françoise : Vestitu pa^ trio y hoc est Francico utebaturj et que durant l'hyver, ex pellibus lutrinis thoracê confecto humeros ac pectus tegebat (2). D'où nous apprenons que les anciens François se servoient de fourrures dans leurs vêtements oomme jes autres peuples septentrionaux.

Rutili us Numatianus (3), Glaudian (4), et Sidonius (5), nous représentent les Gôths et leurs rois tout fourrez et estant appelez pelliti reges. Le même Sidonius témoigne la même chose des Bourguignons (6). Odon de Cluny dit que Geraud, comte d'Aurillac, vestimen^ tis pelliceis super vesiibusutebatury quia genus istud indumenti soient clerici vicissim et laici in usum habere (7). A quoy se rapporte ce passage d'Yves, évesque de Chartres, écrivant qu'Ëstienne qui se vouloit conserver en Tévéché de Beauvais, avoit attiré la plupart des chanoines à son parti par le présent qu'il fit à chacun d'eux de ces riches fourrures: Quos sibi pelliculis peregrinorum murium^ atque aliis huiusmodi vanitatum aucupiis inescaverat (8). Koger de Houeden dit que l'évesque de Licolne estoit obligé de présenter au roy d'Angleterre par forme de reconnoissance un manteau de martes zebellines (9).

Quelques savans se sont persuadez avec beaucoup de fondement que les heraudsont «mprunté de ces cottes d armes les métaux, les couleurs et les pannes, qui entrent en la composition des armoiries. Le savant Marc Yelser est un des premiers qui a avancé cette opinion en ces termes : Atque ego cornpertum habeo pltraque insigntà quorum meri colores j ex militari primo habitu manasse : seu {quod hactenus eodem recidit) m militum saga migrasse ex elypeis (10). Henry Spelman, auteur anglais, l'a aussi touchée en son Aspilogie, lorsqu'il écrit que ces riches peaux ont donné Meuauz gentilshommes d'en emprunter les couleurs pou^ les mettre dans leurs •écus et dans leurs armoiries : Sœpenumero

{l) Guill. deGuig.,(m sou roman iiis.daPclcrîi)ngc de roumaine lignée.

(2) Eguin , in Car. Magn.

3) Rutil., iib. 1.

4) Itîn. Claud. In Ruf.

|5) Sidon., iib. vu.

(6) Sidon., Ub. v, ep. 7.

(7) Odo Clun., lib. ii de Viu S. Gcral(fl, c. 5.

(8) Ivo Cam., ep. lOi.

(9/ Hoved., an.4i95 (iO) Yelser., lib. iv Rcr. Aug.

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pelleê qwBdam^quibus alias ad honorem et ingignia induebantur proeeres^ colorem clupeis subministrant armellinorum et zebeilino^ rum (1). Et après ces grands hommes, Tun de nos auteurs françois Ta encore avancée, sans la prouver, non plus que les autres, écrivant que « c'est par les veslemens qu'on a introduit Tusage du blazon, c'est-à-dire, la pratique des métaux, couleurs, et fourrures, et les termes et les règles, particulièrement pour le comportement des armoiries observées par les herauz jusques en ce temps (2). 9 Cette opinion est tellement plausible, que je ne fais pas difficulté d'avancer « que c'est effectivement de ces cottes d'armes qu'il faut tirer la source et l'origine des métaux, des pannes, et des couleurs qui composent aujourd'hui les armoiries. Mais comme elle pourroit surprendre d'abord, si elle n'estoit accompagnée de preuves authentiques, je me propose de continuer cette dissertation et de prouver, que ce que nous appelions vulgairement couleurs en termes de blazon n'est pas une simple couleur, comme on a crû jusques à présent, mais une panne, ou fourrure ne plus ne moins que l'hermine et le vair, que l'on baptize de ce nom. Car quant aux deux métaux qui entrent dans les armoiries, il n'est pas bien difficile de concevoir qu'ils n'ont esté tirez que des cottes d'armes faites de drap d'or et d'argent.

Entre les peaux et les riches fourrures, dont les auteurs du moyen temps ont fait mention, sont celles de vair, d'hermine, de

S ris, de martres ou martes, et autres reprises ans les vieilles ordonnances du péage de Paris, sous le titre de Pelleterie dans la coutume de Normandie (3), dans le Compte d'Estienne de la Fontaine, argentier du Roy,de l'an 1351, qui est en la chambre d^^ Comptes de Paris, et dans divers auteurs. Toutes ces fourrures sont reconnues vulgairement sous le terme général dépanner, qui est un vieux mot françois encore en usage parmy nous, pour marquer la fourrure, ou la doublure d'un manteau, et qui est particulièrement donné à plusieurs étoffes de sove, avant le fil long à

fuise de peaux, auxquelles elles ont succédé, usage des fourrures ayant cessé. 11 se trouve en toutes rencontres dans Froissart (^}, Monstrelet (5) et autres auteurs de ce temps là, lorsqu'ils font un dénombrement des meubles les plus précieux. Nos poètes l'emploient aussi souvent, comme le noman de la Rose, Guillaume Guiart, Martial d'Auvergne en ses Arrests d'cunour^ le Reclus de Moliens et autres. Quelques écrivains latins l'ont tourné par celuy de pannus^ et entre autres Geoffroy, prieur de Vigeois, en sa Chronique (6), en ce passage : Barones tempore prisco munifici largitores vilibus utebantur panniSy adeo ut Eustorgius episcopus vicomesLemovicensis^ et

{{) Spelm. Aspilog., p. 76.

(2) Charles Sesoing en son Trésor héraldique.

(3) Coost. de Norm., chap. 602.

(I) Froiss., tom. I, ch. 36; tom. Il, ch. 117: tom. III, ch. 70.

(5) Monslrdet, tom. Il, p. 78.

(6) Ch. 74.

vicecomes Combornensis arietinis ac vulpinit peUibus aliquoties uterentur^ qua$ po$t illot médiocres déferre erubescunt.

Je ne protends pas m'étendre sur toales les riches fourrures dont les grands seigneurs se revétoient. Je me renferme seulement eo la déduction de celles qui entrent dans la composition des armoiries , dont il y en a deux, qui passent, et sont reconnues sous le nom de pannes, sçavoir l'hermine et le vair; et les cinq autres sous le nom de couleurs, quoy qu'effectivement ce soit pannes, comme le vair et l'hermine, qui est ce que je prétends justifier après que j'aurai dit quelque chose des deux premières que les herauds ont toujours qu^flifié pannes et fourrures, acause peut-être que les pannes de gris, de gueules, do sinople, de sable et de pourpre estant simples de leur nature et sans mélange d'autres peaux et de figures, elles ont passé avec le temps pour les simples couleurs dont on se servait pour les exprimer dans les écus; ce que l'on ue pouvait pas faire de Thermine et du vair, parce 3 n'estant des peaux composées, ou du moins iversifiées par la cou'eur de leur poil, on a esté obligé de conserver leurs noms mèoies dans les blazons des écus.

L'hermine est un petit animal de la grandeur et de la forme d*un grand rat, et en effet est une espèce de rat, ainsi nommé par les naturalistes tant Grecs que Latins. Son museau est pointu et affuronné , sa peaa d'une extrême blancheur, à la réserve dg l'extrémité de sa queue qui est noire.

Pline (1) écrit que ces animaux se tiennent cachez tout le temps de l'hyver dans leurs tannieres, et qu'ils ont le goût excellcnl. ^lien (2) dit qu'ils ont une connoissance de l'avenir et que lorsqu'ils prévoient Quelque ruine de bâtiment, ils s'en retirent. Il ajoute ailleurs, que dans une isle du Pont-Euiio, nommée Héraclée parce qu'elle étoit dédiée à Hercules, il y avoit un grand nombre de ces rats, qui avoient du respect pour cette divinité, ne touchant à aucune chose de ce qui lui estoit consacré. Un heraud d'arœ» qui vivoit sous l'empereur Frédéric d'Austriche et Henry roy d'Angleterre, en un Traité qu'il a fait du devoir des herauds, remarque une autre propriété de cet animal» qui est, C[u'il appaise tes autres bêles qai sont en dissension les unes avec les autres et que lorsqu'il ne peut les accorder, il ^ conserve dans la neutralité. Saint fiierôfflc parle en quelque endroit de l'odeur agréable des peaux de ces rats, odoris autem suffis* et diversa thymiamaia amomum^ cyphU f^ the^ muscus, et peregrini muns pelUcwa (3. Sigismond d'Herberstin, en sa description o^ la Moscovie (4), nous apprend (ju'ilyades saisons de l'année oii Ws hermines ne sow pas si blanches ; et comme on les débite or-

(1) Plin., lib. VIII, c. 37. ^ ...

(t) iEUan., de Aniin. lib. vi, c. 40, ii ; Var. fc»lib. I, c. il.

(5) S. Hier., lib. u conU^ Jovio.

^4) Pag. 44.

EMA

DiCTlONNAIRE HERALDIQUE.

MO

diuairemerit renversées, il ^ a des marques à la teste et à la queue qui font juger aux marchands, si elles ont esté prises en bonne saison.

La peau d'hermines a esté emploiée de tout temps à' usage de fourrure» et a esté en grande estime parmy tous les peuples pour son eitréme blancheur. Les coys^et les princes en ont usé comme de l'une des plus exquises, et s'en sont revêtus dans les grandes cérémonies : et les grands seigneurs en ont fait des cottes d'armes, qu'ils ont portées dans Jes armées. D*abord on se contentoit de joindre toutes ces petites peaux et de les joindre ensemble, en laissant pendre les aueûes, dont les extrémités qui sont noires lormoient cette diversité de couleurs qui se rencontre en la panne d'hermines. Ces peaux ainsi ajustées sont appellées par Ammian, dans le passage que je rap{)orterai incontinent, peÙêê s^veiirium murium conêoreina^ tœ (1). Ce qui a donné sujet auxherauds de blazonner l'hermine d'un seul nom, sans eiprimer le blanc et le noir, la nature de cet animal estant telle, que sa peau est naturel^ lement diversifiée de ces deux couleurs. Mais depuis pour rendre ces fourrures plus unies, on a retranché les queues, et on a moueheté cette grande blancheur de petits morceaux de peaux d'agneaux de Lombardie, qui sont fort noirs, avec une observa-» lion des distances ; en sorte que ce noir ainsi entremesié servoit à rehausser la bLncheur naturelle delà peau de cet animai.

Entre les peuples qui ont le plus usé de ces peaux, ont esté ceux d*Armenie, lesquels suivant l'autorité de Ju'ius Pollux, avoient un vêtement tout particulier, appelle par les Grecs fiii^Toç parce qu'il estoit lait de peam de rats, qui naissent en ce pais là.

Ap^ivt<wy ii Q liwatùÇf i in fivAv t6v itap «vToiir ffvv*

vfci7/ftfvo^(2). Alcuin semble avoir exprimé la force de ce mot, au poëme qu'il a fait deChariemagne, où parlant de Berte sa fille, il dit qu'elle avait à l'enlour du col une peau au'il a|)pelle murina, c'est-à-dire une peau d'nermine ou de raU de Pont (3).

Uctêû qulppg ferunt jMretioiam colla murinam»

C'est de FArmenieque ces petits animaux ont emprunté le nom qu'ils ont aigourd'huy ; car, comme ils ont esté appeliez premièrement rats de Pont, mures Poniici^ non que ce fust un rat de mer, ainsi que la Colombiere a mis en avant en sa Science Héroïque (i); mais parce que les peaux estoient Apportées en Europe, ou de cette isle dont £!ian parle aux lieux que j'ai citez, et qu'ailleurs (5) il semble placer près de l'embouchure du Danube, ou plutôt, ce qui est plus probable, de la province du Pont eu Asie ; ainsi dans les derniers siècles^ on les a nommez rats d'Arménie, ou du moins on A joint cet ac^ectif à leurs peaux, parce que

(1) Ammian., tlb. xxxi.

(î) Pollux, lib. vn, c. 15.

(5) Alcnin., Hisl. Fr., tom. U, p. 193.

(4 Pag. 43, 46.

(5) De Aoim., lib. xiv, c« 25.

DlCTIO?l?l . HÉRAI.UIU V K .

le débit s'en faisoit en cette province là, et Acause (jue ces animaux y prennent naissance : d*où vient qu'on appelloit ces peaux vul^ gairement peaux d'Arménie ou comme l'on parloit anciennement en France, peaux des Hermine ou d'JSTermtna, c'est-à-dire, des Ar« uieniens, parce que ces peuples avoient coûtume de s'en revêtir, suivant l'autorité de Pollux. Car en vieux François on disoit Hermenie au lieu d'Arménie, et Hermens au lieu d'Arméniens. Ville-Hardoûin parlant de Léon premier roy d'Arménie, ou de la Cilicie, ie qualifie de sire des Hermiines, ou lui-même en quelques epttres, qui se voient parmi celles du pape Innocent III (1), se dit aomtni^ omnium Armeniorum. Tudefood (3) se sert toujours du mot d'Hermenii au lieu de celui d'ilmietitt. L'auteur de la vie de Louis le Gros : Venerunt inauxilium soldani leoniensis Turcidtêarum Hermeniarum (3). Froissart {h) se sert souvent aussi du mot d* Hermenie ^ au lieu d'Arménie; comme encore l'auteur du roman de Garin de Loherans i

Ge te donrai mon pdiçon hermia, £t de mon col le maniel febelin»

Et ailleurs c

Sire, assis Tont Sarasin et Persent, Et Rox et Hoogre, et Hermin el Tirant

Quelques écrivains Latins qui ont parlé des peaux d'hermines les nomment hermellines^ comme Pierre Damian (5), Albert d'Aix (6), et entre les recens, Paul Jove et Alexandre Guaguin en leurs descriptions de la Moscovie, d'un terme usité par les Italiens, pour signifier quelque chose venant d'Arménie : dont ils se servent encore pour exprimer l'abricotier, appelle par les latins malus ArméniacA lui donnant le nom à'armellino. Les Espa-^ gnols nomment les hermines, arminoSf d un terme plus approchant du latin armenia.

Or, il n'est pas sans exemple que les riches fourrures qui ont esté en usase parmi les grands, aient esté reconnues au seul nom adjectif des provinces où elles se debitoient et d'où elles s'apportoient, sans spécifier lo nom ni l'espèce de TanimaU C'est ce que jo vais faire voir incontinent, lorsque je parlerai des martes zebellines. Qe qui n'a pas esté seulement en usage dans les derniers siècles, mais encore a eu lieu dans l'antiquité. Car je remarque que ces mêmes peaux d'hermines ont esté autrefois appellées peaux de Babylone, parce qu'elles se debitoient en cette capitale de 1 Assyrie, qui est voisine de l'Arménie. Le jurisconsulte Marlian (7) eu fait mention, comme aussi saint Hierôme (8j en l'une de ses épttres. Le Glossaire greclatin dit que beveventanum estoit une espèce de peau de Babylone, B«6^>>«mxo9 (9).

(1) Apud Oder. Rainai. '

{%) TudebcH)., lib. ii, p. 783, 784, etc.

(3) Gesu Liid. TI, c. 6*

(4) Fraisa., tom. IV, c. 79, etc.

(5) Petr. Ihim., Hb. n, ep. 2*

(6) Aibertr Aq.. lib. ii.

(7) L. Jnurdmm, 16, $ 7, IK dé Public. 8) S. Hier., ep. ad iMstm.

[9) Gios». Gr. Lac

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