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DIGTlONNAmE HEBALMQVE*
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des traducteurs» car les zibellines ou les martes sont différentes des gris. Rolandin, en sa Chronique de Padoûe (l), fait état des ▼airs de Sclavonie; neantmoins les peaux de gris n'ont pas esté estimées si riches que celles de vair. Le Cérémonial romain » parlant des chappes des cardinaux, dit que : a quarta feria Majoris Hebdomadœ usque ad Sabbatum Sanctum , solebant uti cappis suis obscuris cum pellibus de griseis^ et non de ^artù, etc. (2).
Nos derniers herauds(3), (c'est ainsy que je nomme les auleurs de notre temps qui ont traité des armoiries) » écrivans au sujet du vair, disent qu'il y a une sorte de vair dans les blazonsy qu'on nomme befproy de vair^ ce qui est lorsque le vair est représenté en fi- Kures plus grandes , et qu'il y a moins de traits. Je voudrois qu'ils m'eussent cité quelque auteur de considération pour leur garand; car trouvant cette expression ini-
Eropre, j'aurois peine à la recevoir. Je sça v ien que Claude de Saint-Julien, en ses Mélanges historiques (b), parlant de la maison ' de Bautfremont , dit qu elle porte des armes parlantes, sgavoir des Beffroysmont ^ c'est-&dire beaucoup de beffroys : «Surquoy il faut noter, dit cet écrivain, que ceux se trompent, qui blasonnenl les armoiries de Baufiremont , vairées d'or et de gueules. Car le vray blazon est semé de beffroys, ou bauffro^s sans nombre. » Termes qui font assez voir que les beffroys sont differens du vair, oui est une panne ou l'autre est une cloche. Càv ainsy qu'il dit au même endroit , « le mot de beffroy signiûoit anciennement une «rosse cloche , qui picquée donnoit bel effroy, c'est-à-dire çrande frayeur. >» Ce n'est pas pourtant que je voulusse admettre celte définition du beffroy, ne me souvenant point d^avoir leu ailleurs oue la cloche du beffroy ait esté nommée benroy, qui estoit un nom donné ordinairement aux tours de bois, dont on se servoit anciennement pour faire les approches lorsque Ton assieçeoit une place, «insy que j'ai amplement justifié en mes ' observations. Il est vrai neantmoins que Dominici f5) a traité de cette façon de parler, battre le beffroy ^ c'est-è-dire sonner ja cloche de beffrov : et Eslienne Pasquier (6) dit Sue le mot de beffroy est corrompu au lieu 'tfjfroy^ et que sonner te beffroy en une ville, n'est autre chose que sonner Veffroy. Quoyqu'il en soit, il est fort probable que le vair a esté distingué du gris, en ce que le vair estoit de peaux entières de gris, qui sont diversifiées naturellement de olanc et de gris, ces petits animaux ayant le dessous de ventre blanc et le dos gris, de sorte qu'estant cousues ensemble sans art , elles formoient une variété de deux couleurs. Mais depuis on en a usé comme aux hermines qu on a tavellées de petits morceaux de peaux
[{\ Rotand., !. ii, c. 14.
(2) Cérém. Rom., 1. m, p. 323 b. (3} GUbert de Yarennes. La Golomb.
ri) Mélanges hist., p. 355.
[5) Aa Trailé du Franc-alea.
[6) Psuqoier, ea ses Rccb., L viu. c. 62.
noires, au lieu des queues qui faisoient le même effet : car on a composé le vair des dos de gris, et des peaux des nermines , qu'on a ajustées en triangle en égale distance, ainsi que j'ay remarque ; et comme pour exprimer le vair dans les armoiries, on s'est servi de deux couleurs, savoir de l'azur pour dénoter le gris , et de l'agent pour marquer Tbermine : ainsi pour figurer le gris, dont on se servoit dans les cottes d'armes, on a employé l'azur dans les écus et les boucliers , la couleur grise, qui a emprunté son nom de celle du dos de cet animai, estant une couleur uui tient également du noir et du blanc, appeliée par les Grecs (l)faioç, qu'un grammairien
5 rec définit ainsi : fftcôç ô fi<ffov)tv«ov mi fLiimi^ç^ *où on a formé ensuite le mot de Xfv«êr«Mc qui est une couleur entre le blanc et le brun, qui n'est autre que la crise : Pline (9) et Martial (3) se sont servis de ce terme qu'ils ont latinise. Il y en a même qui estiment avec beaucoup ae fondement que la couleur appeliée pseudo'faeiinus , en la Vie de S. Grégoire le Grand , pape [k) , n'est autre chose que le gris , n'étant pas tout à fait blanche, et tenant du brun, de même que dans Marcellus Empiricus, la couleur du poil du lioti est appeliée pseudo-flavus (5), parce qu'elle n'est pas absolument jaune, colore pseudoflavo^ quasi leonino. Cet auteur seplait à cette manière d'expression, dans lequel, pseudocalidus , et pseudoliquidus (6), c'est ce qui n'est qu'à demy-chaud , et à demy-liquide. La seconde couleur qui entre dans la composition des armoiries est le gueule. Ceux qui n'ont pas pénétré dans la véritable signification de ce mot, se sont persuadez qu'il venait de gula^ ou de la gueule des animaux, qui d'ordinaire, paressant sanslante, exprimoit naturellement le rouge. Mais soit que cette pensée ait quelque probabilité, il est constant que le gueule estoit une espèce de peau teinte en rouge. Saint Bernard nous l'apprend formellement en l'épitre qu'il écrit à 1 archevêque de Sens, en ces termes : Jfforreant et murium rubricatas pelliculas^ quas gulasvocantf manibus circumaare saeratis (7>. Donnant à connottre, par celte manière ae parler, que ces peaux estoient de rats, c'està-dire de rats de Pont ou d'hermines teintes avec artifice. Brunon, qui vivoit quelque temps avant saint Bernard, a ainsi parlé do de cette espèce de pelleterie en son Histoire de la guerre de Saxe : Unus ex illis cajusdamnobilis ex euria crusinam gulis omalofit, quasi fur tim prœcidit (8). Le mot de crusina dont Ditmar (9) se sert encore au 1. 5 de son Histoire, signifie une espèce d'habit fait de
Esaux, et est un terme des anciens Saxons, e Glossaire d'^lfrit, mastr%kcajvHmQ9iruga
(1) Basil., de ExereiC. mm.
%\ Plia., lib. XXXII, c. 10.
3) Maniai., lib. i, epigr. 97.
4) Joan. Dtac, I. iv, c. 85.
5) Marcel. Enipir. c. 8.
6) Cap. 5 et ufl.
7) Epist. 42.
%\ Rer. Gerin. Freheri, lom. 1, p. ISS. 9) Dilinar., lib. v, p. 54.
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DICTIONNAIRE HERALDIQUE.
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ervtne: et celui de Somner, Crusene^ tunica exftrinis pellibuSf mastruca. Anastase, bi« biiolhequaire , en son Histoire ecclésiastique (1), après Theopbanes (2), semble faire loeution de ces peaux roug'es xoxmu 9f ouor^u pelles eoccinŒf qui sont peut-estre celles que renapereur Constantin Porpbyrogenile appelle itpfMTw àXn^nù (3), n*est.que ces peaut ne soient peaux oorroiees et teintes en écariate, que Roçer de Hoveden appelle cordoUan vermeil (k) » et dont parle Gorippus, lorsqu'il décrit la chaussure des empereurs de Constantinople (5) :
Cmrof ne punkets induxU regia mnclii^ Parthica campano dederant quœ tergora fuco.
Guillaume de la Fouille» parlant de ces botinea impériales (6) :
Atiumilur imperialin Purpura^ pe$ dexier decoratur pelle rubenti, Qua soUt^ imperii qui curam wtcipit, uti.
Tant y a que le Reclus de Moliens, en sa patenostre ms.» semble dire que Ton se servoit des peaux de martes pour les teindre en rouge, les appellaot sabelines engouUeSf en ces vers (7) :
Eo tels euTres n»neal Deablest Au règne nostre Creatourt Ne gardent niie cliu Seigneur, Qui tant ont dras outre raison.
Cote, surcot, blancliet, plichon, Houches, Diantaus, chappes fourrées.
De sabelines engoulées.
Ce qui se pourroit encore entendre des martes blanches, dont Adam de Brème (8) {tarie en quelque endroit de son Histoire, ((iii naissent dans la Norvège. Le roman de barin donne la mémo epithete aux hermines; ce qui justifie qu*on se servoit aussi des heriiiines pour les teindre en rouge :
Ailleurs
Si et yesui un fiermin engoulé.
Et pardessus un bennln engolé.
Il est parlé, dans la vie de saint Woxphelme, anbé, des peaux de béliers rougies, pelles rubricatœ arietum (9). Depuis, pour exprimer cette esnece de pelleterie oans les écus et les boucliers, on s'est servi du vermeillon. Jean de Sarisberg : Si autetn minium colorve alius^ quocutnque ictu casuve^ aclypeo excidit^ hoc garrula lingua,si lieuerit , memoriale facU in sœcvlum sœcu^ li (10).
La troisième couleur dont on se sert dans les blazons est le sable. Guill. Guiart, eu Van 13M.
(I) Anast., Hist. ecd., p. 178.
(21 Theopban., p* 422.
13 j Constantin.» de Adm. imp., c. G.
4) Hoved., p. 715.
[5i Goripp., deLaud. Just., lib. ii.
(6) GoilL A^uL, lib. i Rerum Nom.
Le Reclus de Moliens.
[8) Adam. Brem., c. 239.
[9i Conrad. Monacb., in Yita VTolpbemi abl>., t\m\\ Sur. 20 April.
{10^ Jiian. de Sarisb., Polycr. lib. vi, c. %
Es pennonciaus et es bannières,.
Dont li vent tient nuiîntes enverses.
Reluisent les couleurs diverses.
Gomme or, azur, argent et sable^
qui ont esté puiser Torigine de ce is le sable noir, dont Vitruve (1), Pa!-
Ceux
mol dans' , ,,,- —
]adius(2}, etThwrocz (3), eu son Histoire de Hongrie, ont parlé, se sont notoirement mépris ; car on doit tenir pour constant que le sable est une espèce de pelleterie. Phîlippes. Mouskes, en la Vie de Louys VIII, autorise assez cette pensée par ces vers :
S*il Y avoit assés encor De rices dras baltns ài or, De dras tains, et d*escarlate, Detranciés à grans barates.
Sables, ermins, et vairs et gris, Asjouvenciaus, et as viousgrîs.
Un judicieux auteur de ce temps. a avancé avec beaucoup de fondement que le mot de sable a esté lormé de martes zebelines, qui de leur nature sont noires (k) : Sabulum vera quod est nierum^ non a stAulo defiexuv^ sed a muribus Pontieis nigri coloris^ quod vocant martres sabelinas vel sabtUinas. Quoique cet auteur n'ait avancé cette opinion c|ue par simple conjecture, sans ravoir autorisée d'aucun passage; et qu'il se méprenne, en confondant tes rats de Pont avec les martes; si est-ce qu'il n'y a pas lieu de la févoquer en doute, après ceux que je viens de entier. £1 quant à l'origine de ce mot, j'estime que les martes furent surnommées zebeliAes ou sabelines ^ acause de Zibel, ou Zibelet, ville maritime de la Terre-Sainte, appellée par les anciens Biblium (5), et située entr^ la ville d'Antioche et le château d'Archas, où elles se dé* bitoient, et d'où elles estoient apportées en Europe. Et comme les rats de Pont furent simplement nommez hermines» parce que les peaux de ces animaux se débitoient ea Arménie, il en est arrivé de même des mar^ tes, dont les peaux ont esté nommées zebel-» Unes, de U ville de Zibel, et en terme plus court, zeble, ou sable. Guillaume de Neufbourg les appelle sabellinœ (6) simplement comme encore Arnoul de Lubec en ce passage : Begina cuilibet militi addidit pelles variasy et pelliculam zobellinam (7). Le ro^ man de Garin :
Or le donrai mon pelîçon hermln,.
El de mon col le uiaiilel sabelin.
Jacques Millet en la destruction de Troie :
Si est le champ fait de broudare De fine marte sab^Une.
Cette peau est nommée par Pierre Daroian pe//t> gibellinica, à l'endroit où il parle d'un ecclésiastique mignon : Hic itague nitidulus et semper omatus incedebat^ Ua^ ut caput
(1) Vitmv.^ lib. ii, c. 4.
(i) Pallad.,de Re rust., 1. 1, c. 10.
(3) Thwrocz., part, ii, c. 5.
(A) Dadin de AUaferra, de Duc. et Com« Provlii», 1. ni, c. 5.
(5) Sanut.
(6) WiU. Ncub., 1. ni, c. ^
(7) AraoL Liib., l. n, c. b%
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DIGTIONNÂIRR HERALDIQUE*
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ejtis nunauam nisi gibellinica pelliâ obiegeret (1). 11 eatend parler de Taumuce dont il se couvroit la teste.
Il n*est pas aisé de découvrir Torigine du luot de sinople, dont les herauds se servent pour désigner la couleur verte dans les blazons : car la Colombiere s'est trop mépris,
3uand il a dit que le sinople estoit une espèce e craie, ou minéral, qui est propre à teindre en vert, et qui se trouve aux environs de Sinope, ville a*Asie, d'autant que le sinopis^ dont ît a entendu parler, est une craie rouge qui se trouve aux montagnes de Sinope, comme nous apprenons d'Auger Busbecq (2) en son Itinéraire d'Amasie, avec lequel neantmoins Dioscoride (3) et Eustathius (4)
De s'accordent pas, remarquans qu'elle ne
îUe s'y portait de la Cappadôce (où Pline (5) et Stra-
naît point vers Sinope, mais qu'elle s'y ap-
bon (6) écrivent qu'elle croit), et qu'elle s'y débitoit. Quoyqu'il en soir, tous les auteurs conviennent que le sinopis esloit une espèce de vermeillon. ll.estappelé'Aaajpin fiûiTOf (7) par Dionisius, et par Dioscoride fiikxoç Icvmirc3a6« Terentianus Maurus confond toujours le vermeillon avec le sinopU : car, ou il a dit (8), instar tituli fulgidula noiabo tnilto , ailleurs il dit, ex ordine fulgens eui, dai hcum sinopis ; et plus bas, iiiulus prœscribet iste discoior sinopide. Marcellus Empirjcus (9) confond aussi le sinopis avec le minium, ou le vermeillon. Il est bien vray que Vitruve (10) fait mention d'une craie verte qui croît en divers lieux, et particulièrement à Smirne : mais elle n'a rien de commun avec le sinopis. J'avoue aussi que je u'ay pas encore pu découvrir ia raison
rmr laquelle on a donné le nom de sinopis la pelleterie teinte eo vert, et je n'oserois Sas assurer que ce seroit à cause qu'elle se ébitoit en une ville maritime de la Cappadôce, qu'Albert d'Aix (il) en deux divers endroits appelle Sinoplum^ et Matheo Villani SinopoU fli) : et que du nom de cette ville, où le tranc s'en faisoit par les Europeans, elle fut appelée sinople, comme les martes, et les rats de Pont prirent leur appellation des lieux où celles fourures se debitoient : l'épitaphe de Gilles de Chein, qui fut tué à la uataille d'Azincourt, emploie le moi de sinople, pour exprimer le vert.
Puis la mort à lui s^ajousta En un camp couvert de sinoble.
Ou maint prince et maint bomnie noble Finirent en affaire miUunt(l3).
(1| Petr. I>am., lib. v, ep. 16, et Ub. u, ep. 2,
iSi Busbecq., in lUn. Amas.
i5) Dioscor., lib. vi, c. 61 «
US Eastalh., ad Dion.
J5^ Plin., lib. xxxv, c. 6.
(6) Strab., lib. xn.
il) Dionys.,^iv Hîpmy. p. 159.
, , TerenuMaur. EguinarUinCarotoMag., p. 104 Cipitul.
(9) Marcel. Emp., c. 14,
(10) Yilruv., lib. vu, c. 7.
(11) Albert. Aq., Ub. viii, c. 18, 22. (lé)M.iib. Vill.,lib. X, C.63.
hS\ Aux preuves de riltst. de Guiucs. p. 089*
Reste la cinquième couleur des blazona qui est le pourpie; quoy qu'elle se rencontre rarement dans les armoiries, si est-ce que Jacques de Guise (1), l'auteur du Songe du Verger (2J; Sicile heraud d'armes du roj d'A^ ragon, en son blazon des couleurs, et autres Tadmettent. Je ne veux pas m'arrèter à ce qu'ils en disent, je remarque seulement, qu'en fait de blazon, le pourpre est une panne et une espèce de pelletericainsi nommée acause de sa couleur fort connue dans le Compte d'Estienne de la Fontaine argentier du roy, qui commence au 26' jour d'avril l'an 1350, et finit au 28' jour d'août suivant, au chap. des Pennes et fourrures : Pour fourrer une robe de quatre gamemens pour le dit Guillaume Poquaire, pour leiour de sa chevalerie,, pour les deux surcos, deux fourrures de grosses pourpres, 4 liv. 10 s. etc. » Au même cha()itre, « pour fourrer une robe pour la femme Micbelet Geutii, que le roj lui donna en mariage, une fourreure de menues pourpres, 6 livres par. » 11 en est encore parlé souvent dans lea comptes suivans, et dans les coustumes, ou péage de Paris, qui sont insérez en un registre de la chambre des comptes, intitulé : Nosier (3), où, sous le titre de mereérisy sont ces mots : Item la piêcs de porprs et de mesmiaus 4 dtn, et comme cette pelleterie n'a jamais passé entre les plus exquises, sans neantmoins aue j'en puisse conjecturer autre raison, que 1 on ne se servait que de peaux grossières pour les mestre en cette sorte de teinture, cela a esté cause qu'elle se trouve rarement employée dans les blazons.
Toutes ces remarques prouvent suffisamment, comme j'estime, que ce que jusques h pré'^cnt nos herauds ont qualitié couleurs dans les armoiries, sont pennes et fourures, ne plus ne moins que celles d'hermine et de vair, ausquelles ils ont appliqué cette appellation. 11 se voit aussi que les noms, qu'ils leur ont attribuez, n'ont autre origine, gue de ceux des espèces de fourures, et qu'ainsi il n'v a pas lieu de faire aucun fondement sur les eiyraoiogies ridicules qu'ils leur donnent, ni sur ce qu'ils avancent qu'on a voulu donner des noms inconnus à ces couleurs, pour ne pas rendre la science des armoiries si vulgaire : mirum qmm stuUa sapientia in istis astrologicantur^ philosophantur etiom, ac theologissant paludati isli heraldi (4).
Mais pour retourner aux cottes d'armes:
comme aux assemblées publiques, et dans les occasions de la guerre, les seigneurs et les chevaliers y esloient reconnus par les cottes d'armes, lorsqu'on venoit à parler d'eux, ou qu'on vouloit les faire connoltre par quel(]ue marque extérieure, on se contentoil de dire, il porte la cotte d'or, d'argent, de gueules, de sinople, de sable, de gris , d'hermine ou de vair : ou, en termes
(1] Jacq. de Guise, en ses Ann. de Eiiii. uwi. h
(2) Songe du Verger, c. 118.
(5) Fol. 53, 5().
(4) (Joriici. Agrippu, de Vanit. sdenu
5tff
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DlGTtON2<.UUE HERALDIQUE.
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plas courts, il porte d*or, de gueules, etc., le mot de cotte d'armes estant sousentendu. D*où il est arriTé que, pour biazonner les armes d*un gentilhomme, nous disons encore aoiourd*huy, il porte d*or, d'argent, à une telle pièce. Mais parce que ces marques ne suffisoieot pas pour se faire reconnoftre, ou distinguer dans les assemblées solennelles, ou dans les aimées où tous les seigneurs estoieot reyétus de cottes d'armes de draps d*or et d'argent, ou de ces riches fourures, ih s'avisèrent dans U suite de se les diversifier, en deoouppant les draps d'or et d'ar* gent, et les peaux dont ils estoient revêtus par-dessus leurs armes, ou leurs habits, en di?erses figures de difiTérentes couleurs ; observant neantmoins cette re^e, qu'ils ne fflettoient iamais peaux sur peaux, ni le drap d'or sur Te drap d'argent, ou le drap d'argent sur le drap d'or, acause que cela n'aurait eu aucun relief, meslant tousjours les draps avec les pennes. Que si Ton en Toioit autrement, parce que ces cottes d'armes n'esloient pas dans le port ordinaire, on disoit qu'elles estoient faites pour enguerre , d'autant qu'elles donnoient suget à tout le ffloniie de demander pourquoy on ne les portoit pas suivant la mode receûe, et s'il y a voit quelque raison particulière oui obligeât à les porter de ta sorte. Au quel propos ii me souvient de ce trait du declamaleur, qui, parlant d'une statue que le magistrat «voit décernée avec l'habit d'une femme, à ceiuj qui avoit tué le tyran sous cet acoustrement, dit ces paroles : Staiua ergo tua (•on transibiiur : MfUus faeietj %U ifUerro^ gmi tran$eurreiUts (1).
Avec ces découpures on forma des bandes, des faces , des chefs , des lambeaux et autres pièces que les herauds nomment chargeautes. Le Prieur du Vigeois, en sa Chronique, en a ainsi parlé : uehinc reperiœsuni pretioêœ ac variœ vestes désignantes varias omnium mentes , quas guidam m sphœrulis et einguiis minuiissime frepanieSf picti diaboli formam assumuni. Ce qui alla à un tel excès, et se faisoit avec une telle dépense, qu'au concile qui fut tenu à Gcjtinton, ei Angleterre, l'an 1188, sous le roy Henri II, on fit dOt'euse de porter l'écarlate et les riches fourures , et les habits découppez : Ibi statulum fuit — m Anglorum aenle ne quis escarletOy sabelino , t;arto, vel griseOf aut véstibus taqueeUiSy aui in prandio de cibis ex empto ultra duo fereula uteretur^ eo quod rex Angliee cum omnibus fere Angliœ magnatibtu od TerramSanctam cum expensiseratnon mtntotûpro/èclurtta.Cesontles termes de Jean BromptoQ. Gervasius Dorobernensis : et quod nuUus habeat pannos decisos ac laceatos ou iaqaeatoSf ou le mot de pannus l'ait assez couuoure qu'il entend parler des pannes*et des juurures. L'auteur de la Vie de saint Gerlac nous apprend que ce saint ermite avoit cuiliume d*invectiver contre ces abus, ifilites de percussions et scissura vestiwn^ deop*
pressions pauperum^ de vanitate alearum — arguebat (1). C'est donc ce que Philippe* Mouskes, au passage ({ue j'ai cité cy-devant, appelle « des dras teins et d'escarlate, detrantiés à grans barates. » Et parce que les jeunes gens s'attachent ordinairement à ces nouveautés, pour se faire distinguer d'avec leurs pères, qui portoient les cottes d'armes semblables aux leurs, ils en faisoient pendre des lambeaux, soit au col, soit ailleurs^ par forme de différence , et c'est de-là que les lambeaux dans les armoiries ont pris leur origine, n'estans pas des espèces de râteaux comme Edward Bisse (â) ,. Anglois , a écrit. 11 en est parlé souvent dans les Comptes d'Estienne de la Fontaine , argentier du roy, et particulièrement en celui de 1350 , en ces termes : «Pour 7 quartiers de zatoiiin d'Inde^ et 7 quartiers de fort velluiau vermeil pour faire deux cottes à armer; — pour un marc 5 esterlius de perles blanches à semer le champ des dittes cottes, faire les coppons des labeaux pour 160 grosses perles à cnampoier le dit champ. » Plus bas : « Pour 24 aunes de velluiaux indes fors, pour faire 3 couvertures à chevaux pour le dit seigneur , et pour 2 aunes de velluiau vermeil et blanc à faire les labeaux de l'armoirie. » Au même chapitre : c Pour 4 pièces de cendaux indes et aunes è faire bannières et pannonceaux pour le dit seigneur; pour 2 aunes et demie de œndal blanc et vermeil à faire les labeaux. » 11 est arrivé ensuite que les chevaliers ont fait empreindre dans leurs écus, non-seulement la couleur des draps d'or et d'argent^, et des riches pannes qu'ils portoient en leurs cottes d'armes, mais encore la figure de ces découpures, dont ils ont formé les bandes, les jumelles, les faces, les sautoirs, les chefs et autres pièces. Quelquefois aussi ils ont parsemé leurs cottes d'arm-s des figures, soit d'animaux terrestres, soit d'oiseaux ou choses semblables, qu'ils ont depuis empreintes dans leurs écus, ou bien ils les ont empruntées de leurs écus pour en parsemer leurs cottes d'armes, estant constant que les boucliers ont eu dès la grande antiquité de semblables empreintes : et c'est là la pensée de Yelser dans le passage que j'ay allégué de lujr. Quelquefois aussi entre ceux qui diversifloient ainsi leurs cottes d'armes, il s'en est trouvé qui n'ont pas voulu les charger d'aucunes pièces, mais se sont contentez de ies porter toutes simples sans découpure, et de conserver dans leurs écus la même couleur qu'ils portoient en leurs coUcs d armes. C'est ce qui nous ouvre la raison pourquoy les comtes et lus ducs de Bretagne portoient l'hermine simple dans leurs écus, qui n'estoit autre, que parce qu'ils la portoient de la sorte en leurs cottes d'armes. Ainsi les seigneurs d'Albret portoient les gueules, les captaux de Buch en Guyenne, de la ^maison de Puy-Paulin d'or plein, les seigneurs de Saint-Chaumont le gris ou lazur, parce qu'en leurs cottes d'armes ils { oe-
il; Qiiînlil. Dec]. 28i.
(1) Viia S. Gerlaci, c. 9, aputl Bolland. (i) Bissciis., in nou ad (3|»iofi.
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DICTIONNAIRE HERALDIQUE.
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soi
toient les pannes de gaeides, et de gris, et le drap d'or.
Ce que je viens de rapporter du Compte d*£stienne de la Fontaine* fait assez con« noitre que Ton avait coutume de broder les cottes aarmes, et de les enrichir de perles, et qu'ainsi ce sont ces cottes broééesy dont le sire de Joinville entend parler. Ces broderies n'estoient que pour relever et marquer les armes du chevalier qui y estoient em-
Ïreintes en relief, en sorte que les mêmes gures et les mêmes couleurs qui se rencoHtroient dans son écu se trouvoient aussi dans sa cotte d*armes. Guillaume le Breton , en sa Philippide (1) :
Quœque armaturœ veitii contuta iupremo Serica^ cuique faeit certU diitinctio notii.
Et Guillaume de Nangis, en la Vie de Philippe m (2) : Franci vero subita turbatione commoti^ mira celeritaU ad arma prosiliuni , toricas induunt , et desuper pieturis variit , secundum divenas armorum differentias te distinguunt. £t parce que les cottes d'armes estoient parsemées des devises des chevaliers, on les appela des habits en devises. Ainsi Masuer,parlantdes preuves de la noblesse, dit que celle-là en est une, si ipse et alii prœdeces" soressui consueverint portare vestes en devise, vel aKas auas nobiles portare consueve^ runi (3). C est en ce sens qu'on doit entendre Froissart, quand il dit que le comte de Derby vint à Wesln^inster « accompagné de ^ranct nombre de seigneurs , et leurs sens vestus chascun de sa livrée en devise (() » C'est-à-dire» ayant tous leurs cottes d'armes armoiées de leurs armes. Monstrelet, en l'an lUO, parlant de l'élection du pape Jean XXII, dit qu à la cavalcade qu'il fit (S), « se trouvé-* rent le marquis de Ferrare , le seigpaeur de Malateste, le sire de Gaucourt, et des autres quarante quatre, tant ducs, comtes, comme chevaliers de la terre d'Italie, vestus de pa^ remeus de leurs livrées. » Gooi^e Cbastellain (6), c armez et vestus de cottes d'armes, devisea et couleurs. » Et Alain Chartier, en 800 poëme intitulé : La Dame sans mercp , décrivant un cavalier amoureux, et maltraité par les rigueurs de sa maîtresse , le représente revêtu de noir sans devise , c'est-à-dire avec une cotte d*armes toute simple et non armoiée de ses armes, ce qui estoit une marque de deuil.
Le noir partoit ec sans devise (7).
Ce sont ces devises des cottes d'armes que Sanudo appelle super insignia (8).
* Les cottes d'armes ainsi armoiées estoient une des marques principales de la noblesse, ainsi que Hasuer a observé, parce que n y ayant que les nobles qui eussent droit de
(1) WiU. Brito, 1. XI Pbil.
(î) Viu Pbil. m.
iS) Masiier., lit. de Talliis, n. 19.
I4l Froits., tom. IV, c iU.
j5l Moiuiretei, tom. I, e. eS.
m Hiftl. de Jacques de Lalaîn.
(7) Alain Chartier, p. S05.
(&^ Sanut.« lib u, part, iv» c. 8b
porter le haubert , ou la cotte de maille , il n'y avoit aussi qu'eux qui eussent cela; de porter la cotte d armes, qui n'estoit qae pour couvrir celle de mailles. Et comme ortliuairement il n'y avoit que les chevaliers qui portassent l'une et l'autre dans les guerres, de là est arrivé que pour marquer un chevalier, les historiens se contentent de le désigner par le seul nom de cottes d'amei. Froissart écrit que le sire de Merode perdit, en la bataille contre les Frisons, en laquelle Guillaume comte de Hainaut fut tué, treatttrois cottes d'armes de son lignage (1), c*està-dire trente-trois chevaliers de sa parenté. Et Monstrelet, parlant de la victoire rempo^ tée à Formigny ,près de Bayeux, par lesFnnçois sur les Anglois , l'an 1450 , dit, « qu'à cette bataille furent prins prisonniers messine Antoine Kiriel , etc., et plusieurs autres capitaines et gentilshommes anglois portans cottes d'armes (2). » C'est une expressioa qu'Anne Comnene , en son Alexiade, a empruntée de nos François, lorsque racontant les pourparlers qui se firent pour rentreveijô qui se devoit faire entre l'empereur Alexis son père et Boëmond, prince dr Antioche, ce
1>rince insista qu'il pourroit se trouver avec ^empereur, accompagné de deux cottes dar* mes , ftfrà dvocv x^j('^^«<v (^)f c'est-à-dire avec deux chevaliers. Celte princesse ayant exprimé la cotte d'armes par le terme de cMomys (k) , qui estoit un vêtement particulier aux gens de guerre et aux cavaliers , d'où vient que pour designer un chevalier , ua titre (5) de Philippe I , roi de France , de l'an 1068, use de ces paroles : Aimerieus^ auem occultabai militaris habitus et clamydis ofruai^ brabai aspectus , termes qui sont tirés de saint Ao^nroise , en la vie de saint Sébasr tien (6), si toutefois il en est l'auteur, ce que quelques sçavants semblent révoauer en doute. Georges Ch&tellain (7) , en l'Histoire de Jacques de Lalain » chevalier de la Toisoa d'Or, attribue encore assez souvent les cottes d'armes armoiées aux écuiers, en sorte que l'on peut conjecturer que dans les derniers siècles, ils ont eu ce privilège, qui auparavant n'avait appartenu qu'aux cbeva* liera
J'ay remarqué que Ton découpoil les pan* nés, ou fourures des cottes d'armes en diverses manières, pour les distinguer les uns des autres. Ces figures et ces découpures sont encore à présent en usage dans les bla> zons des armoiries , mais dans des tenues qui à peine nous sont connus. Ce qui ma donnera smet d*en expliquer quelques-uns des plus difficiles. J'ajr dit ce que c'estoit que le lambel^ lorsque j'ay parlé des découpures des habits.
La [asce est, selon mon sentiment, ce qui
(i)Froiss.,toni.IV. c77.
(2) MoQsireljel, tom. 111, p. 27.
(3) Aona Comnene, lib. i, p. 401.
(4) L. 1 Cod. Theod. De luAitu fva mit ofortet. No* nîus Paulin.» ep. 7.
(5) Aqz preuves de l'HisU de Chasteiog. p. 179* (H) Vila S. Sebast. c. 3. ipud Bdbiid.
(7) Gcorg. Châld., c. 54» 55, «4, €S, 71, 72.
FMA
DICTIONNAïaE HERALDIQUE.
ENQ
SM
est appelé par les auteurs lalios du oioyea temps fasctola^ qui estoit une espèce de jarretière pour lier les chausses. II eu est parlé souvent dans les Coustitutioas monastiques (1). On doit encore le nom de fascia aux petits sarocs, que les chanoines réguliers de Saint-Augustin portent, lorsqu'ils vont à la campagne, qui n a de largeur que quatre doigts, comme le scapulaire des moines.
lepau, ou le palj n'est rien autre chose
Sue le paluê des Latins, c'est-à-dire un pieu, où le mot de palissade est demeuré parmi uous.
Le Mtt^otr est Testrier pour sauter sur le cheval. Il est appelle par les Latins du moyen temps, alrepa etalapAa, el parles nouveau! Grecs vttàfm. Le cérémonial ms. dit que Tescuier qui se trou voit aux tournois, ne de voit point avoir de sautoir à la selle. Le Compte aEstienne de la Fontaine, argentier du roy de Tan 1352, au cbap. des Harnois : « Pour six livres de soye de plusieurs couleurs pour faire les tissus et aiguillettes ausdit harnois, faire sautoûers, et cenyeres, et tresses à garnir la selle, i» Les sçavants (2) ont remarqué (|ue les estriers n'ont esté en usage que sous ] empire du grand Constantin.
Les macleg ont tiré leur nom de macula, que Joannes de Janua interprète squamma /onccr, qui est une peiite pièce de ferquarrée» percée de mémo, dont les hauberts estoient composez, qui est ce que nous appelons cottes de mailles. Ces mailles estant enlassées et entassées les unes sur les autres, ensorte u*elles ne laissoient aucun vuide. Nicolas e firaya, ob la vie de Louys VIII :
NexUibuê maclU veslù dUlincta notatur (3) ;
et Guillaume le Breton {k):
Ittter Peetuê €l ora fidit maetUoi (orocif , etc* ;
et plus bas :
RetiiiU unàtto maculii kœrente pikalh.
Nos auteurs ont attribué ce nom aux mailles des hauberts , parce qu'elles avoient la «^ure des mailles des rets des pescheurs, qui sont appelées maeulœ (5) par les Latins.
Les herauds représentent les rustres de naérne Qgure, sauf qu'ils sont percez en rond. Je ne sçay si c'est cet instrument que les Latins (6) appellent ruirum, qui estoit une espèce de fossorium^ unde arenœtnovm^ i^r.ubi #0/ effieitur, ainsi qu'écrit Joannes un Janua.
Quant aux loMonges, Joseph Scaliger estime qu'elles sont ainsi dites, quasi Lauren-
(1) Rej^iila Hagistri Lanfranc, in Décret, ord. S.Benedscti, c. 7, 14.Consiiel. Cluniac, lib. ni, c. 11. Nonach. Sau-Gall. in Cirolo Magno, 1. 1, c. 36. Nebridios Mundeleiin, la Aiiiiq. nionast., codic. de Odic.
(2) M. de SaialrÂiDand, aa tome lU de ses Gomneniaires.
(3) Nicol. de Braia, p. 300.
4) W. eritlo Pliil. {, il.
(?) 9î?;"*' ^ *" ^®"î Slai., Tbeb. lib. n. (C) Walafr. Sirab. Viia S. Galli, lib. i, c. 12.
8i«, parce qu'elles ont quelque rapport à la gure d*une feuille de laurier (1).
Les màmiurts ont esté empruntées de ces parchemins et de ces titres qui sont appelez ehartœ indentatœ (2) , parce que comme on les faisoit doubles pour les deux contractans on coupoit le parchemin par le milieu en forme de. dents, afin qu'on ne pust les falsifier. Ceux gui s'en vouloienl servir, estant obligez de faire voir que les endeniures se rapportoient à Tautre original ; ces titres sont encore appelez chariœ partiiœ (3), et pour l'ordinaire ehirographes. Je réserve à en parler ii fonds ailleurs.
Les biUeies sont ce aue nous appelons billeis^ qui ont la figure d'une lettre fermée. Les historiens anglots se servent souvent du mot de billa pour un placet : Guillaume Thorn, porreclœ fuerunt billœ et petitiones Domino reai (k). Spelman croit que ce mot a esté formé de libellus, d'autres de |àc6>lov. Tant V a que l'on en a dérivé celui de bitleta dans la même signification. Monasticum anglican. :Secundum quod continetur in qimdam billet ta inter siqillum et scriptum ante consignationem affixa (5). Mais je ne m'apperçois pas que je m'engage dans une matière qui est hors de mon sujet.
ENCENSOIR. — Meuble de l'écu, q^ui re-
f résente une espèce de cassolette qui pend une longue chaîne double, do^'il les anciens se servaient autrefois dans leurs pomf>es triomphales. L'encensoir parait dans 'écu, la chaîne à sénestre.
Lambert — d'or, à l'encensoir d'azur. Limosin.
ENGRELURE. — Petit filet ou listel engrôlé, mouvant du bord supérieur de l'écu.
Saint'CKamans du Pécher — de sinople, à trois fasces d'argent, à l'engrélure du môme.
ENQUERRE. — On nomme armes à enguerre, celles dont les pièces de métal sont sur un champ de métal , ou celles qui , étant de couleur, sont sur un champ de couleur.
Les fourrures se mettent indistinctement sur le métal et la couleur; il n'y a que fourrure sur fourrure qui puisse donner smet à enquerre.
La pourpre, comme émail mixte, se met aussi indifféremment sur tous les émaux.
Les brisures, pour la plupart, ne donnent pas sujet à enquerre , a moins que ce ne soient des pièces honorables. Ce terme vient du gaulois enquerre , qui signifie enquérir, s enquérir, s'informer, parce que les armoi* ries de métal sur métal, de couleur sur couleur, ou de fourrure sur fourrure, étant contre les règles de l'art héraldique , donneiU
1) Josepb. Seal. adFest.
i) Y. Walsii et Sonnerî Glossaria.
(3) In GIoss. Lai. Barb.
W ^-7**^™» ^*P- **' '>»s^- d« Knlgt^B, an. 127» et p. z72i.
(5) Monast. Ângl., tom. I, p. 654.