IMI
GTR
CYR
tilt
chair, le Verbe uni à la cbair. » Nestorius objectait : Où il y a deux généraiiont^ il est nécenaire qu'il y ait deux fils. — « Cela est vrai dans les hommes, répond saint Cyrille; mais ce n*est ^s une conséquence qu*il en soit de mémo a Tégard du mystère de Uncarnation, où les choses se passent d'une manière toute différente. Nous reconnaissons en Jésus-Christ deux naissances. Tune avant llncarnation, en tant que Verbe de Dieu, Tautre après Tlncarnation, en tant qu'homme ; et, dans ces deux naissances, un seul Fils. » Doctrine que Nestorius reconnaissait lui-même être celle de l'Eglise. Saint Cyrille convient avec lui que les Pères de Nicee n'ont point dit en termes exprès
a ue Dieu ait été engendré de Marie; mais soutient qu'en déclarant leur foi en un Dieu Père tout-puissant, et en un Seigneur Jésus-Christ son Fils, c est-è-dire véritablement né de lui selon sa nature divine, et en reconnaissant que ce même Fils, Dieu Verbe, s'est fait homnie dans le sein do la Vierge, ils ont aussi confessé évidemment
au'ii était né d'une vierge selon la chair, 'où il ne suit pas que les catholiques crussent, comme Nestorius les en accusait, que la vierge Marie fût avant la divinité même, puisqu ils ne croient pas oue le Fils de Dieu soit né d'elle selon sa Divinité, qui est avant tous les temi)s, mais seulement selon son humanité, qui a pris commencement dans le sein de celte Vierge.
Il* livre. — Quoique Nestorius admit en Jésus-Christ deux personnes ou hvpostases entièrement différentes l'une de l'autre, il ne laissait pas de se conformer au langage de r£cnture, qui ne parle que d'un Fis, d'un Christ et d'un Seimeur ; mais il réduisait cette unité à celle do la dignité, de l'autorité, de la puissance qui était une en Jésus- Christ, et non pas à l'unité de personne en deux natures. Saint Cyrille fait voir qu'une parité de gloire et de dignité ne sullit pas pour faire une union véritable, et que, uuoique saint Pierre et saint Jean fussent également apôtres et comblés des dons du Saint-Esprit, ils n'étaient pas pour cela un seul et même homme ; la vraie union des deux natures ne pouvant se faire que quand elles sont unies personnellement.
m' Livre. —Saint Cyrille montre que c'était à tort que Nestorius imputait aux catholiques d'enseigner que la qualité de pontife et d'apôtre en Jésus-Christ tombait sur la divinité, aucun d'eux n'ayant jamais rien dit de semblable ; mais qu'on peut également dire du Fils de Dieu quil est apôtre et pontife, comme il est dit que Dieu a envoyé son Fils formé d'une femme et assujetti à la loi;
Sue la qualité de pontife et d'apôtre no se it de ce Fils que selon la nature humaine, à laquelle le verbe s'est uni personnellement; que c'est pareillement a raison du corps que le Verbe a pris dans un descendant <r Abraham; que ce Fils est appelé enfant d'Abraham ; qu'il a pris ce corps dans le sein de la sainte Vierge ; que parce que le Verb« t'est uni réellement avec ce corps
animé d'une Ame raisonnable , Jésus-Christ a dit qu't7 était avant qu* Abraham fût n/, et que l'Apôtre a dit aussi de lui, qu'il était hier^
3u'i7 est aujourd'hui^ et au't7 sera le même ans tous les siècles; que c est du Verbe fait chair et semblable à nous qu'un prophète a dit ; Celui-ci est notre DtVu, et tl n'y en a point d'autre: il a paru sur la terre et conversé avec les hommes ; que lorsqu'il est dit dans l'Evangile qu'tï croissait en dae et en sagesse^ cela ne tombe point sur s^a divinité, qui, au lieu de croître, s'est plutôt anéantie en se faisant homme ; qu'en vain Nestorius voulait distinguer en Jésus-Christ le Fils do Dieu d'avec le Fils de l'homme, puisque les Ecritures ne font point cette distinction et ne reconnaissent qu'un seul Fils. Nul homme ^ dit saint Jean, en parlant de Jésus- Christ, n'a jamais vu Dieu : c'est le Fils tintquCf qui est dans le sein du Père^ qui l'a fait connaître ; et saint Paul : Lorsquele Père tivtroduit de nouveau son premier-né dans le mondCf il dit : Que tous les anges de Dieu Tadorent : d'où saint Cyrille infère qu'il est donc nécessaire de reconnaître un seul Seigneur et Christ, en qui les natures divine et humaine sont unies hyposlatiquement, afin que l'on conçoive que c'est le même qui est le Fils unique du Père en tant que Dieu par sa nature , et son premier-nô en tant
Ju'homme semblable à nous et de la race 'Abraham*
« C'est à raison de cette union, comme le dit ensuite saint Cyrille, que nous disons que le pontife et l'aoôtre ae notre confes-» sion est devenu semblable à nous, aiin.qu'il s'offrit au Père en sacrifice de bonne odeur, pour nous délivrer de nos péchés, nous faire triompher de la mort, nous rendre parfaits dans toutes sortes de vertus. »
IV* Livre. — Nestorius n'admettait en Jésus-Christ qu'une nature empruntée pour faire des miracles, disant qu'ti l'avait reçue du Saint-Esprit , comme les autres saints la reçoivent, tl semblait aussi distinguer les opérations dans les trois personnes de la Trinité, en sorte qu'il y en eût de particulières au Saint-Esprit , à qui il attribuait la formation du corps de Jésus-Christ, à l'exclusion du Père et du Fils. Saint Cyrillo réfute la première de ces erreurs, en montrant, par l'autorité de l'Ecriture, que le Saint-Es.prit même tire son origine du Fils. En effet, nous lisons dans saint Jean que celui que Dieu a envoyé, c'est-à-dire Jésus-Christ, ne donne pas son Esprit par mesure ; et ailleurs , qu'il donna aux apôtres le pouvoir de chasser les démons et de ^érir toutes sortes de maladies; qu'il sortait de lui une vertu qui guérissait tous ceux qui s'en ap prêchaient. Il combat la seconde en faisant voir, « qu'admettre trois opérations différentes dans la Trinité, c'est établir trois dieux distingués et différents l'un de l'autre; que l'unité ae nature dans la Trinité ne permet qu'une seule opération dans les trois {personnes ; que tout ce que le Père fait, le ?ils et le Saint-Esprit le font aussi ; qu ainsi lâ formation du corps auquel le Vecoe s*est
CTR
DICTIONNAIRE DE PATROLOCIB.
6tÊL
ISM
uni est également l'ouvrage du Fils comme du Saint-Esprit et du Père. » — Il prouve ensuite que si la chair que Jésus-Christ nous donne à manger et le sang qu'il nous donne à boire n'étaient, que la cnaîr et le sang d'un pur homme comme le prétendait Nestorius, et non la chair et le sang d'un Dieu, ils ne produiraient point la vie dans ceux qui les reçoivent; ce qtii est contraire aux paroles de Jésus-Christ même.
V* Livre. — L'Ecriture ne dit point, objectait Nestorius, que nous soyons réconciliés par la mort de Dieu Verbe, mais seulement par la mort du Fils de Dieu. « Quoi donc? répond saint Cyrille, fallait-il que l'apfttre dît que la vie avait souffert la mort ? Pouvait-il s'exprimer d'une manière plus précise qu'en disant que, lorsque nous étions ennemis de Dieu^ nous avons été réconciliés avec lui par la mort de son Fils? Si saint Paul s'exprime ainsi, c'est qu'il entendait
3ue le Fils de Dieu avait soufiert nour nous ans sa chair. En disant, comme le voulait Nestorius, que nous avons été réconciliés par la mort du Dieu Verbe, il eût parlé im-
f)rudemment : car, dans tout ce qui regarde 'économie du mystère de l'Incarnation, il fiiut toujours supposer l'union des deux natures en une seule personne. » — C'est par ce principe que saint Cyrille répond aux autres subtilités de Nestorius. Il condamne comme lui ceux qui enseignaient que par cette union il s'était fait un mélange des deux natures, la Divinité n'étant susceptible d'aucun changement, et tout ce qui paraît en marquer devant se rapporter à la nature humaine. C'est donc comme homme que Jésus-Christ a souffert et qu'il dit à son Père : Pourquoi m'avez-vous abandonné?
Mçiis c'est comme Dieu qu'il a vaincu la mort et ressuscité le corps crucifié par les Juifs.
Explication dts douze Anathématismes, — Saint Cyrille étant à Bphèse, en <^31, fut prié par les Pères du concile auquel il présidait de donner des éelaircissements sur ses douze anathématismes, auxquels plusieurs trouvaient h redire, »oit gu'ils ne les comprissent pas, soit qu^ls lussent du nombre de ceux qui prenaient le parti de Nestorius. Le saint docteur satisfit à ce qu'on demandait de lui, et fit voir qu'il n'avait rien enseigné que de conforooe à la foi de Nicée et à la doctrine de saint Paul, en disant anathème à ceux qui refusaient de confesser que la sainte Vierge est Mère de Dieu ; que le Verbe qui procède du Père est uni à la chair selon l'hypostase par une union réelle et non par une connexion de dignité de puissance ou d'autorité.
Apologie des Anathématismes. — Vers le môme temps il réfuta un écrit d'André de Samosate contre les paèmes Anathématismes ; mais comme cet évoque n'y avait pas mis son nom, saint Cyrille ne le nomma pas non plus en le réfutant. Il parait qu'André avait écrit au nom des Orientaux; car saint Cyrille se les oppose toujours en général dans sa réltatation. Du reste les objec-
tions d'André se réduisaient à deux princîpa^ les : la première, que si la sainte vierge « engendré selon la chair, elle n*a donc pas engendré comme vierge, et d'une manière convenable h Dfeu: la secofide, qu'en di^ sant que le Verbe cfe Dieu a été feit ehafr, il semble avoir avoué oue te Verbe a été changé et converti en cnair. Saint Cyrille, avec lapôtre saint Jean, répond à cela que ce qui est né de la chair est chair, et que la Vierge étant chaîr, elle a engendré selon la chair; ce qui, dit-il, n'ôte rien à l'admirable naissance de Jésus-Christ, ni à l'opération par laquelle le Saint-Esprit a formé celte chair dans le sein de la Vierge. H justifte l'autre expression en montrant que lenaêrne apôtre Ta employée au commencement de son Evangile en disant : Le Verbe 9*efé fàiê chair. Il rapporte enntife quelques passages de saint Pierre d'Alexandrie, de saint Atha* nase, de saint Amphiloque, qui ont enseigné une doctrine semblable à la sienne, reconnaissant que le Verbe a été fait chair, qu'il est né selon la chair sans aucune coBfîisioa ni aucun changement.
Défense des Anathématimes contre Théodù^ ret. — Jean d'Antioche, qui avait chargé André de Samosate de réfuter les Anathématismes, avait également donné la naèrne commission à Théodoret, évêque de Cyr. Celui-ci s'en acquitta avec frfus d'aigreur encore crue n*avait fait André, mais en paraissant douter que saint Cyrille fût l'auteur des Anathématismes publiés sous sod nom. Il prétexte de cette Ignorance prétendue pour accuser le saint docteur de blasphéma et d'hérésie. Saint Cyrille, après quelques hésitations, y fit une réponse où, eomrae dans la précédente, il insère tout entier la texte de son adversaire. 11 y reprend plusieurs expressions qui sont en effet peu correctes et qui furent désapprouvées dans le concile de Chalcédoine. Du reste, ce que dit saint Cyrille pour soutenir l'orthodoxie de ses anathématismes ne présente rien qui ne se trouve dans ses autres ouvrages. Ce sont les mêmes preuves tournées différemment.
Anoloffie à Vempereur Théodose. — Saint Cyrille eut encore a justifier sa conduite au sujet de deux lettres ou traités qu'il avait adressés séparément, l'une à l'iaipéralrice Eudoxie, et l'autre ) Pulehérie sa scsur. Quelques-uns de ses ennemis et peut-être Nestorius lui-môme firent entendre à Théodose qu'il n'avait pu écrire séparément aux Î)rincesses qu'en présumant qu'il y avait de a division dans la famille impériale, ou dans le but d'en exciter. Ce prince, aigri, en fit des reproches à Cyrille, qui crut devoir s'en justifier par une lettre apologétique. Il proteste qu'il ne lui est jamais venu en pensée de fomenter le trouble ni la division dans la famille impériale; que s'il a écrit séparément à l'empereur et aux princesses, ce n'a été que pour remplir les devoirs d'un évéque, è qui il appartient de confirmer dans la foi de Jésus-Christ ceux qui l'ont embrassée. 11 rejette sur les erreurs de Nestorius et sur les troubles qu'elles avaient excités
li4S
CÏR
DICnONNAIRË DE PATROLOGIE.
CTR
dans les Eglises la nécessité où il s'était trouré de les combattre, et d'écrire à Tcmpereur même pour l'engager à les $ecourir. Il fait en peu ae mots le récit de cq qyi s'était passé à regard de Nestorius, tant avant le concile d*Ephèse que pendant sa tenue ; racontant aussi de quelle manière Jean d'Anlioche et les autres Orientaux avaient
{>ris le parti de ce novateur; ce qu'il avnit ait lui-môrae pour les empocher de soutenir une si mauvaise cause, et il finit son apologie en rapportant comment le moine Vi'^tor, accusé d'avoir publié contre lui des cîiosos fjcheuses, était venu à Ephèse pondant la tenue du concile, et, les mains élevées au ciel, avait protesté par son bapt(^me et les vénérables mystères de Jésus- Christ qu'il était innocent de ce dont on l'accusait.
Dix livres contre /u/ifa VApùsM- -** Saint Cyrille avait sans doute reg^agné les bonnes grâces de Théodoso lorsqu^irécrivit ses U-< vres contre Julien, puisqu*il les lui adressa* Les trois livres de cet apostat contre les saints Eva'igiles et le culte respectable des chrétiens en avaient ébranlé plusieurs et fait un tort considérable à la foi. Héauonoina ces livres étaient demeurés jusque-là sans réplique. Saint Cyrille entreprit de leur en faire une, Ix la prière d'un grand nombre de personnes. Pour qu'on ne lui reprochât point d'avoir mal pris le aens de cet apostat, il rapporte ordinairement mot à mot ses pro« près termes» pour les réfuter ensuit^, sans toutefois s'astreindre à les mettre tous.
V'Litre. — Le saint docteur, dans le premier livre, se propose de montrer que Moïse est le plus ancien des té^islasteurs, que ce qu'il a enseigné de la Divinité et de )a créa* tion de l'univers est vrai, que ses lois sur la piété et la justice sont admirables, et que tout ce que les auteqrs grecs ont écrit $ur les mêmes points, ils l'ont puisé dans les lirres de ce prophète, en y mêlant ce qu'ils avalent inventé de fabuleux. Il donne un* précis de l'histoire du déluge. Ce Père par* court tous les événements de l'histoire profane, et montre qu'ils sont postérieurs à Moïse; que Solon, le lé^slateur d'Athènes, et Platon ont voyagé en Egypte pour y acquérir de la science et se iSiro une réputation au-dessus des autres sages de la Grèce; qu*iis ont admiré ses écrits et qu'il a été connu de ceux qui ont composé 1 histoire des Grecs. Saint Cyrille vient ensuite à ce qu'on lit dans les écrits de Moïse touchant la nature de Dieu et la formation de l'univers; et, après avoir comparé ce que les écrivains pairms ont dit de Tun et de l'autre avec ce qu'en croyaient les Hébreux, il fait voir que les païens s'exprimaient toigours d*uoe manière uniforme sur ces deux points, tandis qu'ils ne s'entendaient presque jamais sur les autres matièrest c'est une preuve certaine qu'ils opt puisé dans les écrits des Qébreux ce qu'ils ont enseigné sur ces deux ariicles, dont la con^i^issancç ne pc^ul s'«^cr quérir par les seules forces de la raison à
moins qu'elle ne soit guidée et éoairée par des lumières supérieures.
n* Livre. — Julien, après avoir dit dans le commencement do son ouvrage qu'il avait quitté la secte des galiléens, parce qu'elle est une invention humaine; qu'elle n'a rien dedivin et qu'elle est composée malicieusement
f)Our abuser de la partie crédule et puérile de 'homme, en disant croire comme vérité des fables prodigieuses, leur demande pourquoi ils ont préféré la doctrine des Hébreux à celle des Grecs; et pourquoi, ne s'en tenant pas uniquement à celle des Hébreux, ils ont suivi un chemin particulier, et pris le mauvais des uns et des autres : des Hébreux le mépris des dieux ; des Grecs le mépris des cérémonies, c'est-è-dire des distinctions de viandes et de purifications ? A la première de ces deux questions saint Cyrille répondf « que la vraie cause pour laquelle les Chrétiens ont préféré la doctrine des Hébreux à celle des Grecs est que ceux-ci ont, de l'aveu de Julien, inventé des fables incroyables et monstrueuses de leurs dieux, en enseignant que Saturne avait mangé ses propres fils, et les avait vomis ensuite; que Jupiter avait commis un inceste avec sa propre mère;
2u'il s'était marié ensuite avec la fille qui tait née de cette conlonction illicite ; qu'il n'y avait rien de semblable dans la doctrine des Hébreux, et rien dont on ne pOt rendre une raison probable; que Moise, et avec lui les prophètes et les apôtres, ne reconnaissent et n'adorent qu'un seul Dieu; qu'ils nous exhortent à en faire de même, en nous prescrivant d'ailleurs un genre de vie pur et admirable. » — Comme Julien ajoutait que l'histoire de la création, qui porte le nom de Moïse, ne contenait rien de vrai, qu'elle était remplie de puérilités, et qu'il préférait ce que les sages de la Grèce ont dit sur la même matière, saint Cyrille en fait juge le lecteur, en rapportant d'un côté ce qu'on lit dans la Genèse de la création de I univers, et de l'autre ce qu'en ont dit lîythagore. Thaïes, Platon et les autres écrivains grecs, dont Julien était l'admirateur. 11 insiste particulièrement sur la manière dont l'homme a été formé, suivant le récit de Moïse, et soutient qu'on ne peut rien de mieux que de dire que l'homme a é|é formé il l'image de Dieu, il se moque de Julien, qui, pour prouver que le ciel est Dieu, alléguait ce qui se passe ordinairement parmi les hommes qui, soit dans leurs prières, soit dans les oioments solennels de leur vie, lèvent les mains au ciel pour lui demander secours.
III* Livr^. — Ce que la Genèse dit de la formation de la femme, de la conversation
Sru'eile eut avec le serpent, de la défense aite à nos premiers parents de manger le fruit de l'arbre situé au milieu du paradis terrestre, paraissait entièrement fabuleui; à Julien. Mais saint Cyrille le renvoie aux plus sages philosophes des Grecs, qui n'ont pas laiT diiuculté d'admettre ce qu Hésiode a écrit de l'origine des dieux, beaucoup moins vraisemblable que celle que Moïse ai-
iUl
CYR
MCTIONNAIRE DE PATHOLOGIE.
CTR
Iii8
tribae à la première femme. Qui croira en effet que Cœus et Hjppérion soient nés du Ciel et de la Terre, comme le dit cet auteur? 11 excuse la crédulité d'Eve sur sa simplicité, et dit qu'elle croyait apparemment que le serpent et les autres aniraaui avaient reçu le don de parler comme les hommes. Â quoi il ajoute que le serpent avait pu lui parler par Topéralion du démon.
k* Livre. — Julien convenait que le Créateur est le père commun et le roi de tous les hommes; mais il voulait que, content d'avoir créé l'univers, il en eût laissé le gouvernement à d'autres dieux, à Mars, h Minerve, à Mercure, et que de là venait que chpz les différents peuples on remarg[uait différentes qualités ou différentes passions, suivant que ces dieux les leur inspiraient. Saint Cyrille n'a pas de peine à faire sentir le ridicule d'une semblable imagination : il montre qu'elle déshonore la majesté d'un Dieu, qu'on ne peut supposer avoir besoin d'un secours étranger pour le gouvernement de l'univers sans l'accuser dlnQrmité ou de faiblesse ; que qui dit Dieu dit un être parfait de sa nature, la source de tout bien, et qui n'a besoin de personne. Dire que les Gaulois et les Germains sont hardis, les Grecs et les Romains polis et civils, les Egyptiens adroits, les Scythes prudents, mais meurtriers, les Cbaldéens impudiques, çarce qu'ils sont faits ainsi parles dieux qui les eouveriient, c'est déclarer inutiles les leçons des pères aux enfants, les soins des maîtres envers leurs disciples, et les lois qui prescrivent le bien et aui défendent le mal. Ce n'est pas ainsi qu en ont jugé les plus habiles d'entre les païens mêmes. Porphyre reconnaît que ni Je hasard ni les mauvais génies ne sont assez puissants pour détourner de la vertu celui qui l'aime et la pratique sincèrement. C'est donc en vain que les païens leur offraient des sacrifices pour les apaiser. 11 prouve une seconde fois contre Julien qu'il y a une providence qui gouverne tout, et que si les hommes sont bons ou mauvais, ils n'y sont contraints ni par leur nature, ni par aucune divinité particulière, déléguée pour les gouverner, mais parce qu'ils le veulent ainsi.
V* Ltvre, — Julien attaquait aussi les préceptes du Décalogue, et soutenait gu'étant connus et observés de toutes les nations, on ne devait point en faire honneur à Moïse. Sur quoi saint Cyrille demande de qui les nations les avaient appris, et si c'était par les lumières de la nature qu'elles connaissaient ce qui est bien ou mal. Julien ne pouvait assigner un législateur plus ancien que Moïse, puisque Solon et Lycurgue, qui ont donné aes lois aux Grecs, sont plus récents. Il convenait aussi que la nature de l'homme n'était point capable de connaître par ellemême ce qui est utile. Donc, conclut le saint docteur, tous les hommes avaient besoin d'être instruits, et conséquemment l$i loi de Moïse doit être regardée comme d'une grande utiUM.
?i* Livre. — Ensuite, pour lui faire rabattre de l'estime qu'il professait pour Platon, Socrate et les autres anciens philosophes, qu'il préférait à Moïse et aux prophètes, il rapporte d'après Porphyre, auteur non suspect, les vices honteux de Socrate et les emportements de Platon auxquels il oppose la douceur de Moïse et ses autres verlus. Il oppose aussi la modération des rois d'Israël qui, attachés à la loi de Moïse, se sonlcon tentés de leurs Etats, sans empiéter sur leurs voisins, à Minos, gui, quoique instruit de Jupiter même, avait envahi les iies, réduit en servitude des peuples libres pour contenter son ambition et sa passion de régner. Il y a environ trois cents ans, disait Julien, que Jésus est renommé pour avoir persuadé quelques miracles, sans avoir rien fait de digne de mémoire , si ce n'est qu'on lui compte comme de grandes actions d'avoir guéri les boiteux, les aveugles et conjuré les possédés dans les bourgades de Bethsaîde et de Béthauie. Cet apostat reconnaissait donc la vérité de ces faits. Saint Cyrille lui reproche de chercher à obscurcir des miracles qui auraient dû au contraire faire le sujet de son admiration. « Car de quelle autre manière, dit-il, Jésus-Christ pouvait-il mieux prouver sa divinité que jmr ces faits merveilleux? Il en ajoute d'autres que Julien avait passés sous silence, comme la résurrection du Lazare enterré depuis plusieurs jours et déjà corrompu. Il montre que l'Apostat n'avait aucune raison d'appeler misérables les chrétiens, parce qu'ils avaient coutume de marquer leur front et leurs maisons du signe de la croix, puisque ce signe rap-
f celait à leur mémoire le bois de la croix sur aquelle avait été consommé le sacrifice de leur rédemption. Comme Julien avouait que les fausses divinités avaient cessé de rendre des oracles, il fait voir que cela est arrivé depuis la venue de Jésus-Christ, qui par sa puissance a détruit la tyrannie des démons. — Il dit aussi que c'est par une semblable raison qu'il n'y a plus de prophéties parmi les Hébreux, parce que Jésus-Christ est la fin de la loi et des prophètes; mais que ce don n'a pas pour cela été anéanti. Dieu communiquant encore aujourd'hui son esprit, et découvrant les choses à venir aux Ames saintes dans lesquelles il veut bien habiter; que l'on voit encore des hommes respectables par leurs vertus chasser les démons et guérir les infirmes. « Nous ne reconnaissons point pour Dieu un pur homme, ajoute ce Père, et nous n'adorons pas celui qui n'est pas Dieu par sa nature, mais le Verbe même qui procède du Père, par qui toutes choses ont été faites; qui, dans le dessein de sauver le genre humain, s'est incarné et fait homme dans le sein de la Vierge. C'est là cet homme que nous confessons être le Verbe de Dieu, que nous révérons comme Dieu. Mais nous ne rendons point un culte semblable aux saints martyrs : ce n'est qu'un culte d*affection et d'honneur : nous ne les appelons pas dieux. — Julien objectait que laiût Jean rEvangéliste était I9 premior qui
Iil9
CTR
CTR
ItfO
eût parlé de la divinité de Jésus-Christ. « Vous êtes si malbeureuiy dit-il au chrétiens, que vous no vous en êtes pas tenus à ce que les apôtrei\ vous avaient enseigné ; mais ceux qui ont ^uivi ont encore poussé à une plus grande kripiété : car ni Paul, ni Matthieu, ni Luc» ni l\|larc n'ont osé dire que Jésus fût Dieu ; mais le bon homme Jean, voyant que cette maladie avait déjà gagné une grande multitude on plusieurs villes de. Grèce et d'Italie; apprenant aussi, comme je crois, que l'on révérait, quoiqu'en cachette, les sépulcres de Pierre et de Paul, a osé l'avancer le premier ; puis, après avoir parlé un peu de Jean-Baptiste, il revient au Verbe qu'il annonce et dit : LA Verbe a été fait chair^ et il a habité parmi nous. » A cette objection, Qu'il propose deux fois, saint Cyrille répond <c que saint Paul, dans son Epitre aux Romains, donne plusieurs fois à Jésus-Christ le nom de Dieu; que les disciples, le voyant marcher sur les eaux, dirent, étonnés du miracle : // est vraiment Fils de Dieu; qu'il est appelé Dieu plus d*une fois dans saint Matthieu, que saint Marc le. qualifie ainsi dès les premiers mots de ^ son Evangile, et que saint Luc a en plusieurs endroits marqué clairement sa divinité. »
vir Livre. — Le saint docteur répond dans son septième livre à la seconde question que Julien avait posée dès le commencement de son premier livre : « Pourauoi les chrétiens, ne s'en tenant pas à la doctrine des Hébreux, avaient-ils suivi un chemin particulier, prenant des Hébreux le mépris des dieux, et des Grecs le mépris des cérémonies, c'est-à-dire des distinctions de viandes et de puriflcations ? — C'est par la loi et les prophètes que nous avons été conduits à Jésus-Christ, qui en était la fin; c'est pourquoi nous révérons encore aujourd'hui cette loi et les prophètes, de qui nous avons appris à connaître la vérité, et par oui nous avons connu le Sauveur du genre humain. Quant aux aliments, nous n'en connaissons point d'impurs, et s'il y en a parmi nous qui, par le désir d*une plus grande perfection, s^abstiennent des choses très-utiles à la vie, contents de se nourrir de pain, d'eau et de légumes ou d'herbages, ce n'est pas qu'ils désapprouvent l'usage des autres aliments, ce nest que pour dompier leur chair et nportiQer leurs passions. » Il dit encore à Julien c que le baptême est institué pour guérir les maladies de l'âme et non celles du corps; qu'ainsi c'était à tort qu'il objectait que cette eau salutaire n'avait encore guéri ni lèpre, ni goutte, ni dyssenterie ; qu'au reste il est au pouvoir de Jésus-Christ de donner au baptême la vertu de guérir ces maladies du corps, comme l'aveugle-ué fut guéri dans les eaux de Siloé, od il l'envoya pour recouvrer la vue. »
VIII' Livre, — Julien soutenait que ces paroles de Moïse : Le Seigneur votre Dieu vous fera naître un prophète d'entre vos frères^ ne doivent point s'entendre de celui qui est né de Marie. « C'est à vous, lui répondait saint Cyrille, de nous désigner le prophète de qui
elle&sont dites, si ce n'est pas Jésus-Christ. > Il rapporte la suite des paroles de Moïse, et montre, par un détail des miracles du Sauveur, quelles ont eu en lui leur accomplissement. Julien soutenait encore que la prophétie de Jacob touchant le sceptre qui ne devait pas sortir de la tribu de Juda jusqu'à l'avènement du Messie avait été accomplie dans le roi Ezéchias. Mais notre saint docteur le convainc de mensonge évident par la suite de Tbistoire sainte, où nous lisons que Zorobabel, fils de Salathiel, de la tribu de Juda, régnait depuis la captivité de Babylone, longtemps après la mort a'Ëzéchias. Il ajoute « qu'il y eut des princes de Juda sur le trône jusqu'au règne d'Hérode, Juif de naissance par sa mère, mais né d'un père étran- 5er; et qu'alors naquit Jésus-Christ, l'attente es nations, lorsque les princes de Juda cessèrent de régner. » Comment, demandait Julien, peut-on dire que Jésus soit de la tribu de Juda, puisqu'il n'estpas né de Joseph, qui en était, mais du Saint-Esprit? « La sainte Vierge et Joseph son époux étaient, ajoute saint Cyrille, de la tribu de Juda, comme en étaient Jessé et David. » Il le prouve par la loi rapportée au livre des Nombres, qui ordonnait que les mariages entre Israélites se feraient de deux personnes de la même tribu. — Soit, disait Julien, Sue Jésus-Christ ait été de la tribu de Juda, n'est pas pour cela Dieu de Dieu, et toutes choses n'ont point été faites par lui. L*étoile
3ui devait sortir de Jacob, l'homme qui evait naître d'Israël, s'entendent de David et de ses successeurs. Saint Cyrille montre d'abord par l'autorité de l'Ecriture que le Verbe est Dieu de Dieu ; qu'il y a en Dieu plusieurs personnes, et il fait remarquer que les païens mêmes, comme Platon» ont reconnu en Dieu trois hypostases, sans admettre toutefois la consubstantiaiité dans ces trois hypostases. Puis, passant an mystère de rincarnation de ce Verbe Fils de Dieu, il en donne la raison et en montre l'accomplissement, après avoir rapporté les prophéties qui l'avaient annoncé. Il dit que a ce mystère, qui s'est accompli par l'union du Verbe avec la nature humaine dans le sein de la Vierge, avait-été connu d'Abraham, et que c'est pour cela que Jésus-Christ disait aux Juifs : Abraham votre père a désiré de voir mon jour^ il Va vu et il en a été comblé de joie. Il avoue que la manière dont l'incarnation s'est faite est incompréhensible a la raison humaine ; mais il soutient qu'on ne
Îeut se refuser aux miracles par lesquels ésus-Christ a prouvé sa divinité; qu'au reste l'union de Dieu avec la nature hu« maine s'est accomplie de manière à ce que la Divinité n'en souffrit ni changement ni altération, comme un rayon de soleil n'ea subit aucune pour se répandre sur des corps d'une nature moins pure que la sienne.
IX' Livre. —MoïSfdf qni parie de plusieurs fils de Dieu, en les appelant, non pas des hommes, mais des anges, aurait-il omis de faire connaître le Verbe ou le .vrai Fils de Dieu s'il l'avait connu lui-même? A cett«
liM
CTfc
HcnioiiiuiRE se pktMiuoam.
QIA
iM
objection de fulieh^ saint Cyrille répond ent rapportant plusieurs passages des livres de{ Ho»e, où il parle du Fils de Dieu* en lui: donnant tantôt le nom de Vérbe^ tantôt oelui! de Seigneur^ et en disant que le Seigneur a' parlé au nom du Seigneur. Il y Joint un!
Band nombre d'autres citations» tant de ancien que du Nouveau Testament» qui frouvent rexistence et la divinité du Yerbe. ils unique de Dieu. Il fait voir encore qu*il n'y a qu une loi, qui est éternelle ; que c'est la même qui a été donnée aut Juirs enve-: loppée de tigures et de mystères, tandis que les chrétiens la possèdent dans sa plus tu-' mineuse vérité; d'où il conclut que mal à propos Julien les accusait d'en avoir introduit une nouvelle. Il justifie saint Pierre du reproche d*hypocrisie que lui faisait cet apostat et dit que si cet apôtre, après avoir mançé avec les gentils , se sépara d'eui depuis l'arrivée de quelques Juifs, il usa en cela d'une sage condescendance, pour être plus utile à ceui qui venaient à lui.
»• Livre. — Nous avons déjà remarqué
Sue Julien était d'accord que saint Jean, ans son Evangile, établissait la divinité de Jésus-Christ , et qu'il y disait que le Verbe de Dieu s'est tait chair. Mais, rétractant aussitôt cet aveu, dont il prévoyait apparemment les conséquences, il mettait cet évangéliste en contradiction avec lui-même, en disant qu'après avoir avancé
Îue Jésus4^hrist avait été connu de Jeanaptiste, il ajoutait quelques lignes après : Nul homme n'ajamaie vu Dieu: c>#l le Fils unique^ qui est dans le sein du Père, qui l'a faiê connaître. Saint Cyrille répond « que cet apôtre dit la vérité, que nul homme n'a jamais vu Dieu, puisque Dieu n'est point visible âut yeui des hommes *, mars qu'il n'est {ras pour cela tombé en contradiction avec ui-m6me, lorsqu'il a dit du Verbe fait chair qu'il avait été connu de Jean-Baptiste, parce que le Verbe Fils de Dieu fait homme est risible à nos yeux. » li montre ensuite que si les chrétiens ne mettaient plus sur les autels de victimes sanglantes, parce que le temps des figures était nasse, ils en offraient d'autres d'une odeur plus agréable à Dieu, et sur lesquelles descendait non un feu sensible pour les consumer, mais l'Esprit même de Dieu, procédant du Père par le Fils ; que si Dieu reçut agréablement les présents d'Abel et rejeta ceux de Gain, ce n'est pas, comme le prétendait Julien, qu'il prenne plus de plaisir dans les sacrifices d'à-* Dimaux que dans les fruits de la terre; mais parce que Abel avait choisi ce qu'il y avait ëe meilleur parmi ses troupeaux , et que Caïn n'avait pas fait ce choix dans les fruits
S'il oflfrit au Seigneur; qu'il est vrai que les rétiens ne se font point circoncire à la manière des itkitSf qu'ifs n'observent ni le sab* bat ni l'immolation de l'agneau pascal, ni les azymes ; mais qu'ils ont été dél ivres de toutes ees servitudes par la grAce du Saint-Esprit ;
Ïae les azymes qu'ils observent consistent ans la pureté des mœurs; que le véritable Mtûoatt oascal est Jésus^hrist, qui est mort
pour nous. Il justifie Abraham sur l'irt des augures dont Julien voulait qu'Û eût fait profession pour deviner l'avenir, ;de même
3u*Eliézer son intendant ; et dit que, c si ce ernier , voyageant en Mésopotamie pour chercher une femme àlsaao, connut à l'aspect de Rebeocaque e'était cellequi devait épouser le fils de son mattre,.ii n'acquit cette connaissance que par la bonté de celui qui sonde les reins et les cœurs, et à qui il avait demandé cette grAce par de ferventes prières. 11 moatre encore qu'il n'y eut aucune sorte de divination lorsque les oi'seaui du citl descendirent sur les victimes qu'Abraham sépara en deux après les avoir immolées suifant l'ordre du Seigneur ; que le saint patriarche ne fit en celte rencontre que ce qui était en usage parmi les Ghaldéens, lorsqu'il 8'asi^ sait d'affermir quelque alliance ou des se^ ments ; qu'au surplus il se comporta dans cette action de la iiaçon qui lui avait été indignée par le Seigneur.
Contre lesantkropomorphites, ^Le dernier ouvrage de saint Cyrille est celui qu'il cooh posa contre les anthropomorphites, c'est-àdire contre ceux qui croyaient que Dieu avait une forme humaine. 11 est précéoé d'une leUre adressée à Calosyrius, qu'il qualifie éféque d'Arsinoé, le môme qui assista au faux concile d'Ëphèse en kk9f et ensuite k oelui de Chalcédoine. Elle commence ainsi : < Quel* ques personnes étant venues chez nous du mont Calamon, je leur ai demandé comment vivaient les moines de ce lieu-là. filles m'ont répondu qu'il y en avait plusieurs qui se distinguaient dans les exercices de piété, mais que d'autres allaient et venaient, troublant le repos de leurs tthtes par kur igno* rance, et disant que, puisqu'on lit dans l'Ecriture que rhomme est fait à l'image de Dieu, il laut croire que Dieu a uoe forme humaiue. » — Saint Cyrille fait voir Tabsurdité et l'impiété extrême de cette opinion. 11 convient avec eux que l'homme e^^t fait à ïi' mage de Dieu, mais il soutient que ceUe image et cette ressemblance n'a rien de corporel, Dieu étant esprit et sans aucune forme sensible. II leur demande si Dieu a des pieds et des mains, et s*il passe d'un lieu dans un autre, lui qui dit dans l'Ecriture qu'il remplit le ciel et la terre. « Etre donc faU à l'imaè^ de Dieu, c'est, dit ce Père, être doué de raison par laquelle nous aimons la vertu, et nous commandons à tous les autres animaut
Ïui sont sur la terre. J'apprends, lyoutesaïut yrille, que d'autres disent que l'eulo^'O mystique, c'est-à-dire l'eucharistie, oe sert dé rien pour la sanctification, quand elle est gardée du jour au lendemain. Maia c'est une extravagance : Jésus-Christ n'est pas altéré ni son saint corps changé : la force de la bénédiction et la grAce vivitiaiita y demeurent toujours. V (C'est cet endroit qui a porté les calvinistes à rejeter cette lettre, mais i|$ n'en ont donné aucune raison.) Saint Cyrille continue : « D'autres prétendent qu'il ne faut s'appliquer qu'à Toraison. sans travaillera mais qu'ils nous disent s'ils valent mieuiqui* les apôtres, qui prenaient du temps pour k