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MCTIONRAIRE
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fa grâce. Dans sa confession de foi qnenoas avons encore, il expliquait, de même que Célestius, tous les articles de foi contenus dans \t sjmbolv) depuis le mystère de la Tri- Tiité jusqu'à la résurrection de la chair. Puis it disait, nous tenons un seul bapléme, et nous assurons qu*il doit être administré aux et.fants avec les mftmes ptrolcs qu'aux adultes. U ajoutait que l'homme toml>é depuis le baptême pouvait être sauvé par la pénitence. Il recevait, dit-it, tous les livres de TAncien et du Nouveau-Testament, dans lo mdme nombre que les reçoit TEglise catholique, il croyait les Ames créées de Dieu, et disait anathème, soit à ceux qui en faisaient une partie de la substance divine soit k ceux qui enseignaient qu*eJ les avaient péché ou demeuré dans le ciel avant d*étre envoyées dans les corps. Il rejetait comme un blasphème le sentiment de ceux qui croyaient les commandements de Dieu impossibles, ou qui condamnaient les premières ou secondes noces, ou disaient que le Fils de Dieu avait été sujet au mensonge
far la nécessité de la chair, et n'avait pu, cause de la même chair, faire tout ce qu'il avait voulu. Il condamnait aussi l'hérésie de Jovinien cjui ôtait la distinction des mérites dans la vie future. Ensuite s'expln quant sur la grâce, il disait : n Nous confissons le libre arbitre; paais nous avons toujours besoin du secours de Dieu, et ceux-ià se trompent également, qui disent avec les manichéens que l'homme ne peut éviter le péché, et avec Jovinien que l'homme ne peut pécher. Voilé, concluait-il, bienheureux Pape, la loi que nous avons apprise dans rjBglise catholique, que nous avons toujours tenue et que nous tenons encore. Si elle contient quelque chose qui ne soit pas expliqué avec assez de lunrière ou de précaution, nous désirons c^ue vous le corrigiez, vous qui tenez la foi et le Siège de Pierre. » Apres la lecture publique des lettres et de* la conression de foi de Pelage, tous les assistants et le Pape trouvèrent
SU s'expliquait de la même manière que lestius. Us furent remplis de joie et d'admiration, et à peine poilvaient-ils retenir leurs larmes, tant ils étaient touchés, qu'on eût pu calomnier des hommes dont la loi paraissait si orthodoxe. « Ya-t-il, disait le Pape dans sa seconde lettre à Aurile^ un endroit dans les écrits de Pelage, dans lequel il ne parle de lagrflce et du secours de Dieu. B Puis venant à ses accusateurs Héros et I^zare : « Est-il possible, disait-if, mes chers frères, que vous n*ayez pas encore appris, du moins parla renommée» que ces deux hommes sont perturbateurs de l'Eglise? Ignorez-vous leur vie et leur condamnation ? mais quoique le Siège apostolique les ait séparés de toute communion par une sentence particulière, apprenez encore ici
. • (33) Ce tyran, protei:tettr de Lazare, est Cons- Uniin, qui s*était rendu maître des Ganles sur Honorlus en 407, et qui lut déAiit el tné en 4i i. Si le lifctetir désire avoir de plat angles reaj^eignemems
• sommairement leur conduite. Lazare eal ae» coutume depuis longtemps k accuser les innocents et dans plusieurs conciles il a calomnié notre saint confrère Brice, évoque de Tours, Proculus évèquo de IfarseiUe la condamné comme tel dans un concile de Turin. Toutefois le même Proculus Ta ordonné plusieurs années après évêque d'Aîx pour soutenir le jugement dn Ivra» (33) qui le protégeait. Il est entré dans le siège épis^ eopal, presqu'encore teint du sang innocent ; et a soutenu lombre du sacerdoce, tant que lo tyran a gardé une imi^e de l'empire: mais après sa mort il a auitté la place et s'est condamné lui-même. Il en est de même d'Héros, ajoute Zozime, c'est la même protection : ce sont des meurtres» îles séditions, des emprisonnements de prèlret qui lui résistaient; ce fut la même conster* nation dans la ville, le même repentir qu: l'ont fait renoncer au sacerdoce. » Zozime insiste aussi sur Tabsence d'Héros et de Lazare, et en tire une preuve de la faiblesse de leur accusation.il en dit autant de celle de Temase et de Jacques, et blAme les évèques d'Afrique d'avoir ajouté foi trop lég^ rement à de semblables accusations. H les exhorte à être plus circonspects à l'avenir, à ne pas croire facilement les rapports de
f;ens inconnus^ à ne juger persoane sans 'entendre, à imiter la modération des tribunaux séculiers, à conserver spi^eosement la paix et la concorde, et à se réjouir de ce que Pelage et Gélestius n'ont jamais été séparés de la vérité catholique ni de la coinmuuion de l'Eglise romaine. Cette lettre, datée du 21 septembre U7, fat enroyée aux évéques d'Afrique avec des copies des écrits da Pélaçe.
La suite fit voir qva le Pape Zozime ne s'était lias assez défié de ceux qui luiavaienl parié en faveur de Pelage el contre $es accusateurs. Lazare et Héros qu'il traite si mal, sont cités avec éloge par les auteurs contemporains, et saint Augustin, è Timitalion au concile de Carthage, les qualifie de lattclt. Héros est en particulier appelé homme saint dans la chronique de Prosper et disciple de saint Martin. Mais il était dans l'intérêt de Palrocle intrus dans le siège épiscopal d'Arles et successeur d'Bé* ros qu'il en avait chassé, de le décriera Rome; et Gélestius, qui était alors dans cette ville, n'était pas moins intéressé daas la cause de Pelage, que Pelage même. C'était aussi sans fondement que l'on acensait Lazare de s'être emparé, contre les règles, de l'évêc-hé d'Aix, U en avait été choisi évé^ que légitimement, de même qu'Héros dans celui d Arles ; mais il l'avait quitté Tolontairement dans la crainte qu'Honorius ne lui fit souffrir quelques mauvais tnitements» ainsi que nous le lisons dans la chronique d'Itace. Les lettres qu'ils écri virent l'un el
sur Héros et Laiare, il peut ae repnrlet à l^rtkit que iiou» leur avoas coaaacrédans ee ilininnBiirf. à la leure IL
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DE FATftOLOGIB.
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l'autre contre Pelage an concile de Dtospolis ne méritatenl \tas une censure aussi sévère que celle de Zocime,qui probablement ne les arait pas tucs et ne les connaissait
2 lie sur uo rapport infidèle. Ces deux féques ayant truuTé dans les lirres de Pé* lage, qui était alors en Palestine, plusieurs erreurs contre la foi catholique, envoyèrent ces livres aux évèques d'Afrique et y jot» ffliirent une reqné'e contre Pelage, comme le disent saint Augustin eC Orose. Ils en chargèrcnl Euloge évèque de Césarée, <)ui assembla à cet effet un concile h Diospolis ; mais Lazare et Héros ne purent j assister» parce que Tun d'eux tomlia dangereusement malade. An reste, il n'est pas étonnant que ie Pape Zozime se soit laissé surprendre fiar l'béréiique Pelage : de la manière dont il avait enveloppé ses erreurs dans les lettres et la confession de foi qu'il envoya à Rome ; tout autre j aurait été surpris, el saint Au* gustin avoue qu'à la leclure de la lettre de Pelage h la vierge Démélriade, il erui près* que J trouver la doctrine catholique sur la grâce. Ce ne fut qu'en lisant les autres écrits que cet hérésiarque composa depuis, qu'il remarqua fa différence de ses sentiments sur cette matière d'avec ceux de l'Eglise. Dana les précédents il avait abusé du terme de grâce pour mieux cacher le venin de sa doctrine. Aussi Facundns, quoique persua* dé que Zozime croyait Pelage et Célestius orthodoxes, soutient néanmoins qu'on ne peut inférer de sa conduite envers eux qu'il ait été répréhensible en cette occasion, puisau'on ne doit pas faire un crime aux saints, de ne [las concevoir les ruses des méchants. Saint Aufl;ustin pense à peu près de la même manière lorsqu'il dit qu on n'avait traité Pelage et Célestius plus doucement qu'ils ne le méritaient, que dans l'espérance de les corriger. Ce Père ajoute que Zozime usa en* core de douceur par un autre motif; il cher** ehait à conserver à l'Eglise ces deux hommes qui auraient pu lui être utiles par la force de leur esprit, s'ils s'étaient corrigés de leurs erreurs. Enfin, il dit que Zozime ne s'éloigna en rien de la conduite d'inno* cent son prédécesseur.
Leiire aux évéqueê d^A/hfue. -^ Les évè-
2ues sans s'étonner de la protection que ozime paraissait accorder à Célestius, lui écrivirent pour le prier de ne pas lever Texeommunication prononcée contre cet hérétique, jusqu'à ce qu'ils eussent pu lui donner une connaissance plus approfondie de cette affaire. Us disaient dans cette lettre au Pape Zozime: Nous avonsordonné que la sentence rendue par le vénérable évéque Innocent, contre Pelage et Célestius, subsistât, jusqu'à ce qu'ils eussent confessé clairement, que la grâce de Jésus-Christ nous aide, non-seulement pour connaître, mais encore pour pratiquer la justice dans chaque action, de sorte que sans elle nous ne pouvons rien avoir, penser, dire ou faire, qui appartienne à la vraie piété. Us ajoutaient qu il ne suffisait y «as pour les personnes moins éclairées, que télestius eût dit en général qu'il s'en tenait
aux lettres d'Innocent; mais qu'il devait anathématiser claîremeat ce qu'il y avait de mauvais dans son écrit, de peur que plusieurs ne crussent que le Saint-Siége avait approuvé ses écrits erronés, plutdt que de croire qu'il se fût corrigé de ses erreurs. Ces évèques rappelaient aussi au Pape le jugement de son prédécesseur, sur le conci(e de Diospolis; ils lui découvraient tous les arti*fices de la confession de foi de Pelage, et réf niaient tous les arguments de ces deux hérétiques. Comme ce Pape leur avait reproché d'avoir cru trop légèrement aux accusateurs de Célestius, ils lui représentaient aussi qu'il n'aurait |ias dû croire si facilement tout ce que lui avait dit cet hérétique. Enfin ils exposaient au Pape tout ce qui s'était passé en Afrique dans celte affaire, et lui envoyaient les actes qui en avaient été dressées, soit en présence soit en l'absence de Ccle:^ tins. Le Pape dans sa lettre du 21 mars 418 répond, qu'il n*avait pas, comme ils le croyaient, ajouté foi à tout ce que lui avait dit Célestius, qu'il n*avaii rien changé dans les dispositions de son prédécesseur à l'égard de cet hérétique , et que dans toute cette affaire il n'avait rien voulu décider sans leur avis.
Lettre de Zozime aux ivéquee de$ Gaulée^ d'Espagne et d'Afrique. — La lettre de Zozime à tous les évèques des Gaules, d'Espagne et d'Afrique, fut écrite à l'occasion des évé-
2ues Ursus et Tuentius. Comme ces deux véques avaient été ordonnés sans la participation de Patrocle mélro,K>litain d Arles dont l'auiorilé était nécessaire; il les déclara privés de tout rang ecclésiastique et môme de la communion. Le Pape prétend daus sa lettre, quXrsus avait même déjà été d(*|K)sé autrefois de la cléricalure |)0ur quelques crimes qu'il ne nomme pas, et ajoute aux autres défauts de soo ordinalion, ceux d*a voir été faite en l'absence des évèques de la pro* vince et dans un autre jour que le dimanche. Il dit encore qu'on l'avait établi évéque dans une église dépendante de l'évèque d*Arles, et enfin que Lazare, condamné depuis longtemps dans le concile de Turin, pour avoir calomnié le bienheureux Brice ue Tours, avait été présent àson ordination avec Procl us de Marseille, l'un des évèques qui avaient dé|iosé Ursus de la cléricature daus le concile de Turin. Le Pape joint toujours Tuentius à Crsus; mais il dit en [particulier da premier, qu*outre ses mauvaises mœurs, il avait été autrefois cfmvainçu d'avoir sui^i les erreurs de Priscillien. Toutefois, par une indulgence presque sans esemple, le Satnt- Siége lui avait pardonné, afin qu'il fût plus sase à l'avenir ; ce qui aurait dû Tempècher, s'il eût voulu marquer quelque repentir de sa vie passée, de se faire ordonner avec tant de précipitation. Il appuie ses allégations contre ces deux évèques, des actes et des témoins qu'on avait produits en sa préscucc; contre eux, ainsi que plusieurs sentences qui témoignaient de leurs condamnations eu divers pays : ce qui les fesait regarder ajoute t-il, comuie des évèques vagalK>nJs. LeP:ipe
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DlGTIONNAmE DE PATHOLOGIE.
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h la Gn de sa leftre» conBrme les droiU de la métropole d*Arles, comme il l'avait fait autrefois dans sa première lettre aux évèques des Gaules, a laquelle il renvoie. Le Pape l'envoya non-seulement dans Afrique, les Gaules et r£spap;ne; mais dans tous les pays catholiques, afin qu'Ursus et Tuentius no fussent reçus nulle part à la communion, et qu'on les traitât partout co.nme des personnes anathématisées.
LeUre aux évéquts de la province Fifnnoise el de la seconde Narbonnaise. — Proculus évoque de Marseille, autorisé du concile de Turin, prétendait avoir le droit d'ordonner les évoques dans la seconde Narbonnaise; et Simpiice de Vienne s'attribuait le nième droit dans sa province. Le Pape Zozi I e, sans aucun égard à ce qui avait été réglé dans ce concile, condamne ces deux évéques comme s'élanl unis pour une entreprise téméraire, et déclare quele Saint-Siège même ne pouvait lui accorder ce droit : « car l'antiquité, ajoute-t-il, est vivante parmi nous ei y est enracinée si profondément que rien ne la peut ébranler, puisqu'elle est fondéesur la vénérationque les Pères lui ont acquise, i» Il appuie le droitde l'évoque d'Arles, sur ce que l'église de cède ville avait élé établie par saint Trophime envoyé par les évêqucs de Rome. Celte lellre est du 29 septembrjB ^17.
ledre à Hilaire de Narbdnne. — Hilaire évoque de Narbonne prétendait aussi avoir le droit d'ordonner les évéques de la première Narbonnaise, et il paraît qu'il en avait obtenu un rescrit du Saint-Siège. II écrivit donc à Zozime, pour le prier de le maintenir dans ce droit; car, dit-il, il n'était pas jusljB qu'un évêque étranger vînt ordonner dans sa province. Le Pape supposant que le droit de Patrocle évêque d'Arles, était confirmé par une jiossession continuelle dopiiis saint Trophime, déclare le rescrit d'Hilaire subrepUce, ordonne que le priviléj^e d'Arles sera conservé et menace de déposition tous ceux ({u'Hilaire aurait ordonnés, et Hilaire lui-môme s'il ose ordonner quelqu'un. La date de cette lettre n'est pas la même dans tous les exemplaires, dans les uns elle est du troisième des ca'endes «roctobre, et dans d'autres du cinquième et du sixième des calendes du môlue mois de l'an 417.
Lettre à Patrocle. — Proculus, malgré la défense que lui avait faite le Pape de faire des ordinations, se soutint dans le droit que lui avait accordé le concile de Turin. Zozime, informé de sa coliduite, écrivit en septembre hVÎ à Patrocle évêque d'Arles, pour l'exhorter à se maintenir dans sou droit de a^étropolitain. Il le charge en même temps de donner û^s lettres fermées à tous les ecclésiasli(|ues des Gaules qui voulaient se rendre à Rome, et de fnire observer les interstices à ceux qui aspiraient aux ordres sacrés. Dans laseconde lettre du 5 mars 418, le Pajie exhorte Patrocle à user contre Proculus de Marseille, de toute l'autorité que lui donnait sou droit de métrouolitain, et de
ne pas recevoir ceux que Proculos aTait ordonnés ou sans les faire passer par les degrés inférieurs ou depuis i^ condamnation. Cette lettre donnée penser que Zozînie aviîi écrit plusieurs lettres sur le même sujet v Patrocle, et que Proculus se mettait f»eu en peine des menaces du souverain Pd tife. Cette obstination de Proculus, obligea le Pape à le condamner, et à écrire an clergé et au peuple de Marseille atin de les engager à recevoir un autre évêque de la main de Patrocle. Saint JérOme parle de Procoltts avec éloge; mais on ne peut l'excuser de sa résistance aux ordres du Pape Zozime.
Lettre à Hésychius. — Hésycliius« évêque de Salonne, 'métropole de Dalmatîe,s'op(iosait de tout son pouvoir à rannbîtion de ceux qui voulaient passer de Tétat laiqne aux plus hauts degrés du sacerdoce» sans garder les interstices; mais il souhailaît en cela l'autorisation du Saint-Siège. îlea écrivit donc au Pape qui lui répondit le 21 février 418, que ses prédécesseurs et luimême dans ses lettres aux évèqnes desGaales et d'Ës^gne, avaient défendu d*é1e?er à ré|)iscopat ceux qui n'avaient pas gnrdé les interstices ordinaires, et qu'il était étonné de ce qu'Hesychius n'eût pas été informé de ce qui avait été ré^lé à ce sujet par le Saiot- Siége. Il dit donc à cet évêque de s'opfposer de tout son pouvoir à de pareilles oniinr.tions ; car, si dans les charges séculières on doit jiasser par plusieurs dejçrés pour arriver au principal, h plus forte raison doi(-oo le faire quand il s'agit du gouvernement de l'Eglise. Il exige que l'on soit lecteur, exorciste, acolyte, sous-diacre et diacre avant que d'être élevé au sacerdoce, et que personne ne soit élevé à celte dignité avant l'Â^e requis et d'avoir prouvé sa probité dans les degrés inférieurs. Il s'élève contre les évéques qui pensaient s'acquérir de Testime en conférant les ordres à des personnes à qui ils n'avaient rien autre chose à donner. Celui qui, dès* son enfance, s'est dévoué au ministère des autels doit rester lecteur jusqu'à l'âge de vingt ans ; s'il s est enrôlé tians la divine milice dans un ê^e plus avancé, mais aussitôt après son baptême, il doit demeurer cinq ans dans le degré de lecteur ou d'exorciste,, ensuite quatre ans dans Tordre d'acolyte ou de sous-diacre, cinq ans d&ns celui de diacre, après quoi il pourra être élevé au sacerdoce et enfin à Tépiscoiuit, si ses mcBurs sont bonnes et sa vie pure. Zozime en excepte les bigames et ceux qui ont été mis en pénitence. "Les défenseurs pris entre les laïques seront soumis^aux luéuics règles que les laques mêmes, quand ils aieritent d'être admis dans la cléricature. Ou remarque que ce qui est prescrit ici touchant les interstices se trouve dans le Poniifical ti'E^bert, archevêque d York, et lian^ le Pontifical de Cahors, sous le nom du Pa{>e Innocent; mais dans tous les manuscrits^ cela fait partie de la lettre de Zozime,
Zozime condamne les pélagien$. — La lel« tro du Pape Zozime, du 21 mars ^18, ne Ttit remise aux ^vêques d'Afrique que le ^"9
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TABLE DES MÀTIEIIES.
ami SttiTMtt loTB d« 1t)ur réunion k Car- Ihage pour la tenue d^un concile universel de toute cette province. On y fit plusieurs décrets et l'hérésie de Pelage y fut condamnée. Les évoques de ce concile instruisirent le Pape de leur <x>nduiCe k Tégard de eel hérésiarque et joignirent k leur lettre les huit décrets qu'ils avaient faits touchant la réunion des pélagiens. Dans le même temps, quelques tidèles de Rome firent parvenir au Pape quelques écrits de Pélaje, qui étaient tombés entre leurs mains» entre autres ses commentaires sur saint Paul. D*un autre côté, rhérésie pélagienuc avait à Rome ses défenseurs* qui profilèrent d*une sédition survenue dans cette ville pour accuser les catholiques de sédition. Zozime, dans cet état de choses, nésolut d*eiaminer encore Célestius et de tirer de lui une réponse préci&e^ afin qu*on ne pût plus douter, ou qu*il avait renoncé à ses erreurs, ou qu*il n'était qu'un fourbe. Il le cita k comparaître, mais Célestius, pour n'être pas obligé d'ànathématiser sa professi'»n de foi, s enfuit de Rome. Alors le Pape, reprenant sa sévérité un peu interrompue, condamna pour la seconde fois Célestius et Pelage. Ensuite il écrivit'à tous les évèques d'Afrique en particulier, et en général à tous les évèques, afin, dit saint Prosper, de mettre l'épee de «flinl Pierre entre tes mains de tous les prélats de l'univers pour détruire toutes ces erreurs. Dans cette lettre Zozime explicjuait les erreurs de Célestius, citait plusieurs
Sissages du Cammeniaire de Pelage $ur taini ati/, établissait la doctrine du pécM originel et celle de la nécessité du baptême, enseignait le besoin continuet que nous avons du secours de Dieu pour toutes nos actions, nos mouvements et nos pensées; enfin, il reconnaissait que c'était |iar l'inspiration de Dieu uu'il avait communiqué cette affaire aux évèques. Le clergé de Rome et les évé* ques de toutes les Eglises souscrivirent k cette lettre de Zozime, à l'exception de dix* huit parmi lesquels se trouvait Julien, évoque d'£clane. Le Pape écrivit encore pinsieurs autres lettres aux évèques d'Afrique, une parlii*.ulière à' saint Augustin et une aux évèques des Gaules, au sujet de Maximi», évêque de Valenco, accusé de plusieurs crimes, entre autres d'être manichéen.
Zozime mourut le 26 décembre selon Ànastase, et le 27 solon unancien pontifical, après un an neuf mois huit ou neurjours de rè«$ne. Ce fut ce Pape, assure-t-on, qui ordonna aux diacres de porter sur le bras gauche, pendant le saint sacrifice, la serviette de lin, d*où e.st venu notre, manipule. Il permit aussi de bénir dans toutes les églises le cierge pascal, cérémonie qui ne se prati-
?uait aj)|)aremment que dans l'église où le ape omciaitou dans les principales églises. Prudence qui vivait alors, fait mention de cette bénédiction. Il fut enterré auprès du corps de saint Laurent, sur le chemin de Tibur.
TABLE DES MATIÈRES