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firinces et les séculiers h comballre contre eurs ennemis» poar la défense de lear pro-» yince» et les ecclésiastiques à les aider ^de leurs prières et de leurs conseils. Dans la même lettre à Boniface» il ordonne de faire comparaître Adalbert,Godolsace et démenti afin que leur cause fût examinée de nouveau. Le Pape le laissait maître» s'ils venaient à rentrer dans la bonne voie, de les traiter avec douceur, mais il veut auci s'ils persistaient dans leur opiniâtreté à se déclarer innocents, ils soient en vojés à Rome, afin que «ur affaire puisse être approfondie et ter^ minée devant le Saint-Siège,
Dans une autre lettre à Zacharie saint Bo« niface disait, entre autres choses, qu'il ne croyait pas que la validité du baptême dépendit ae la vertu du ministre. Le Pape confirme cette vérité dans sa réponse et montre que, quoique le ministre soit béré-^ tique, ou schismatique, ou de mauvaises mœurs, le baptême qu'il confère est valide, pourvu qu*il y emploie la forme prescrite par Jésus-Christ : mais il veut que l'on baptise ceux du baptême desquels on n'a pas de preuves, ou dont on doute qu'il leur ait été administré au nom des trois personnes de la Trinité. Ensuite Boniface demandait des privilèges pour un monastère qu'il avait établi et proposait quelques difiiitullés. Za^ charielui accorde pour l'abbaye de Fulde !e privilège demandé, et exempte ce monastère de la juridiction de tout autre évêque excepté du Saint-Siège, de sorte que personne ne pourra y célébrer la messe, s'il n'y est invité par l'abbé. Ensuite, répondant aux difficultés proposées, il défend aux Chrétiens de manger de plusieurs viandes; parmi les volailles, des geais, des corneilles et des cigognes ; et parmi les animaux A quatre pieds, des lièvres et des chevaux sau-* vages. Il ajoute : « Pour le feu pascal, il est d'usage le jeudi saint, pendant la consécration du saint chrême, de rassembler l'huile de toutes leS lampes de l'église, dans trois grandes lampes que l'on place dans un lieu secret du temple, à l'imitation de l'intérieur du tabernacle, et on prend soin qu'elles brûlent continuellement jusqu'au troisième jour : mais nous n'avons pas de traditions des cristaux dont vous parlez. » Ces cristaux étaient des miroirs ardents ou des [)ierres pour faire du feu nouveau. On voit ici que Vusage présent de TEglise romaine de battre Te fusil , pour aUumer le cierge pascal, n'est pas de première antiquité.
Par une autre lettre le Pape informe saint Boniface, (jui s*était plaint du prêtre Virgile et de Sidoine qui fut évêque de Constance, qu'il leur avait écrit des lettres menaçantes» et qu'il ordonne au duc Odilon de les lui envoyer à Rome, si cela est nécessaire. Quanta la perverse doctrine de Virgile, qui a parlé contre Dieu et contre son Ame, s'il est convaincu dans un concile d'enseigner qu'il y a un autre monde et d^autres hommes sous la terre« un autre soleil et une autre lune, chassez-le de l'Eglise et privez-le
du sacerdoce. Telles sont les paroles du Pape Zacharie, les seules qui nous app^Q. nent cette accusation.
Maintenant que penser de la décision da Pape Zacharie dont nous avons parlé dansU biographie? Nous citerons Tavis de trois hommes compétents. Voici comme Bossuet résume ce fait ! « En un mot, le Pontife est consulté, comme dans une question inpor* tante et douteuse, 8*il est permis de donner le titre de roi à celui qui a déjà la puissante royale. Il répond que cela est permis. Celle réponse, partie de l'autorité la plus grande qui soit au monde, est regardée comme uoe décision juste et légitime. En vertu de cette autorité, la nation même ôte le rojaomeà Childéric, et le transporte à Pépin, ùroo ne s*adressa point au pontife pour qu'il ôiit ou donnât le royaume, mais afin qu'il dé> clarftt que le royaume devait être M oq donné par ceux qu'il jugeait en mrk droit. »
Fénelon s'explique dans le mêmeftis.li reconnaît formellement que la mAm^ temporelle vient de la nation; if suppôt que la nation a le droit d'élire et de déposer ses rois ; car il observe que, dans le moyen flge, les évêques étaient devenus les premiers seigneurs, les chefs du corps de cirque nation pour élire et déposer les souverains. Il reconnaît que, pour ajçir en sûrelè de conscience, les nations chrétiennes consuitaient, dans ce cas, le chef de r£giise,e{ que le Pape était tenu de résoudre ces cas de conscience, par la raison qu'il est ledocteur et le pasteur suprême. « Le Pane Zacharie, dit-il, répondu seulement à la consultation des Francs, comme principal docteur et pasteur, qui est tenu cie résoudreles cas particuliers de conscience, pour mettre les âmes en sûreté, i» Ainsi TEglise ne destituait ni n'instituait les princes laïques; elle répondait seulement aux nations qui la consultaient sur ce qui touche à la conscience, sous le ra^iport du contrat et du serment. Ce n'est pas là une puissance juridique et civile, ma*$ seulement directife et ordinative, telle que l'approuve Gersou.
A la suite de Fénelon et de fiossuet^ écoutons Chateaubriand. « Traiter d'usurpatioa l'avènement de Pépin à la couronne, c'est un de ces vieux mensonges historiques qui deviennent des vérités, à force d*être redii^. Il n*y a point d'usurpation là où la monarchie est élective, on l'a déjà remarqué: cK l'hérédité qui, dans ce cas, est une usurpi* tion. Pépin fut élu de Tavis et du conseau-ment de tous les Francs : ce sont les («roies du premier continuateur de Frédégaire. U Pape Zacharie, consulté par Pépin, eut raison ;de répondre : Il me paraît tion et ntife que celui-là soit roi qui, sans en avoir le nom, en a la puissance, de préférence à celui qui, portant le nom de roi, o*en ganie pas l'autorité. » Voilà ce que dit Cbâiejubriand, à la suite de Bossuet et de Féae:ac.
Certes, lorsque trois hommes de rei:* sorte, et trois Français, se rencootreoi sun point de cette nature, on peut s*eo ^'
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là. II siérait surtout fort mal à des Français ' du xîin* ou du xix* siècle de biftmer les Francs du viir ou du ix*.
ZACHARIE, surnommé le Cbrysopolitain, sans doute parce qu'il était né h Be* sançon, dont l'ancien nom était Chrysopolis. Oudin lui donne le surnom de Goldsooroush, mais ce n'est pas une raison pour
Îii*il ait été Anglais de naissance, ce mot de oldsborough n*étant que la traduction littérale de chrysopolis y tille éTor. Il était de Tordre des Prémontrés, dont il arait embrassé l'institut dans l'abbaye de Saint- Martin de Laon.
Deux écrits de lui nous sont connus. L'un est un commentaire sur la concordance des Erangiles. Il est précédé de trois espèces de
C réfaces, dont la première traite de l'excelince de rErangile, de sa différence arec la Loi, des figures des évangélistes, c'est-à-dire des emblèmes sous lesquels on les représente* de leur style, de leur manière d'écrire, de la matière de l'Evangile, de son dessein, et des parties de la philosophie auxquelles il se rapporte.
La vie des quatre évangélistes tient lieu de seconde préface.
Dans la troisième, il passe en revue ceux qui avaient fait avant lui des concordances des quatre Evangiles, tels qu'Amroonius » Tatien , Théophile d'Antioche et saint Augustin.
Il croit avec fondement que celle qu'il prend pour guide est d'Aromonius. Suit un court avertissement au lecteur, où Tauteur d'il que comme il y a beaucoup de versions de la sainte Ecriture, différentes entre elles, il a toujours employé la même, qui est ancienne, dans sa concordance ; mais qu'il a suivi celle des modernes dans ses explica-
Tune par l'autre. Après du premier et du second livre, vient un avertissement dans lequel on donne .les sources d'où ce commentaire est tiré. Ce sont : saint Jérôme, saint Augustin sur saint Jean et Albin ou Alcuin, son abbréviateur, Origène, saint Ghrysostome, saint Grégoire le Grand, saint Ambroise, saint Hilaire, Raban-Haur. Cet ouvrage, moins littéral qu'allégorique et moral, est néanmoins fait avec goût.
Là première édition de cet écrit fut donnée à Cologne en 1135, chez Euchaire Cervicorne, in-folio de 377 pages. Elle a été adoptée dans les biblioth^ues des Pères de Cologne et de Lyon.
Le second ouvrage de Zacharie s'est trouvé dans un manuscrit h l'abbaye d'Aine, au diocèse de Liège. C'est un recueil d'homélies. Nous n'avons rien à en dire.
ZENOBIUS, à la fin du v* siècle, dont parle saint Ephrem dans son testament, est appelé aussi Gazirœus, probablement parce iu il était né à Gazira, lie enfermée par l Euphrate. -- L*auteur de la Vie de ce saint
appelle Zenobius diacre de la ville d'Bdesse. D autres disent qu'il fut maître d'isaac, prêtre d'Antioche. Hebet-Jésu, dans son Catalogue, lui attribue divers écrits contre Marcion et Pamphilius, el des lettres à Isidore, Lucillus, Abraham et Job. Zenobius n'est pas le seul des Sj^riens qui ait écrit contre Marcion ; ce qui fait voir que cette hérésie s'était beaucoup répandue dans la Syrie ; et on le voit encore jiar plusieurs en-» droits de VHistoire eceléstûstiçue et des autres écrits de Théodoret.
ZENON (Saint), fut-il martyr, m fat-il Gue confesseur? C'est une question qui ne doit pas nous embarrasser. Il fut étoquenl, et, ce qui vaut mieux, il fut apôtre, deux raisons qui nous obligent à lui accorder uiii^ place distinguée dans les pages de ce Diction^ naire. On savait peu de cnose sur la personne de t\e saint dvtque, oiiand les savantes recherches des deux Ballerini, prêtres de Vérone, et VHistoire chronologique des évè-
Îues de cette ville, publiée en 1751, par iâncolini, ont fixé tontes les incertitucles. On y voit qu'il était Africain de naissance, mais qu'il rat transporté de bonne heure en Italie; qu'il vécut sous les règnes de Cons« tance, de Julien et de Valons ; qu'il fut un modèle de toutes les vertus épiscopales; qu'il eut beaucoup h souffrir, mais qu'il lui manqua seulement de terminer sa vie par le martyre. On croit qu*il fut appelé à gouverner l'église de Vérone sous le règue de Julien. Il eut donc h combattre les païens, les juifs et les ariens, qui tous formaient un
garti commun contre l'Eglise catholique, es vertus lui méritèrent les éloges de saint Ambroise ; et ses sermons, que nous avons encore (32), au nombre de plus de cent, lui donnent un rane distingué parmi les prédicateurs du IV* siècle. Il n*en a point été fait d'édition particulière. On les trouve épars dans les compilations de Combefis et dans la Bibliothèque des Pères^ édition de Cologne, tome III, en 1618.
Le début de son sermon sur le jeûne ressemble beaucoup à celui d^une homélie de saint Basile sur Je même suyet. Beaucoup de ressemblances de cette sorte ont fait croire que les sermons publiés sous le nom de saint Zenon de Vérone n'étaient pas de lui. C'est Topinion exprimée par dom Ceillier, tome Vlll, page 463; mais ce iugement nous
Krait trop sévère, bien qu'il soit fortifié de utorité du cardinal Bellarmin. Voici le début et l'analyse de ce sermon. « Le prophète ordonne au |feuple de sonner de la trompette pour annoncer la Néoménie. Nous sommes les trompettes du Seigneur, et nous venons faire retentir à vos oreilles les diverses ordonnances qui vous commandent le jeûne, en prescrivent les règles, en publient les salutaires effets.
Saint Zenon reprend ceux qui, bornant le jeûne à quelques privations, persistent à répandre le poison de la médisance et de la
O^) Qtielques-uns sont très-cooru et n'ont pu plas de dix lignes. Plasieurs portent son 9«u été revendiqués par d^autres écrifaint.
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calomnie^ à susciter des querelles. A Tocca^ siondutex(edel*E?angile:(^tiandt7ou5j>Ane2, ne faites pas commeleê hypocrites- ( Matth. vi, J6\ il blAme ceux qui s*ailligen tries jours de jeûne, k Doit-on couronner celui qui triomphe malgré lui, qui marche au combat d*un pas chancelant et le visage abattu par la frayeur? L'avantage du jeûne est de dompter la cbair, de nous ofonner Ja victoire sur nos passions. Or, à qui la cuérison peut-elle causer de la tristesse? N est-il pas honteux de concevoir du chagrin par la mortification du jeûnoy au lieu dé se réjouir de la santé de 1 flme qu'il entretient ou qu'il procure? Allons, pleins de joie» au céleste médecin. Le remède qu'il nous présente c'est le jeûne. Mous y trouverons un moyen d'eipier nos fautes, surtout celles où nous sommes tombés pendant le cours de l'année. Le jeûne attaque les vices dans leur source, et assu-* jetlit la chair aux lois de l'esprit de Dieu. »
11 explique le commandement de laver son visage et d'oindre sa tète aux jours de jeûne, par Ta pureté de conscience et l'exercice des bonnes œuvres, et finit en rappelant l'anti* qui té du jeûne, dont le précepte remonte jusqu'à nos premiers parents... « Nous avons été chassés du pradis pour n'avoir point jeûné. Il faut jeûner maintenant pour pouvoir y rentrer. Sommes-nous sur la terre Eour y servir nos sensualités? La vie des ienheureux dans le ciel est une sorte de jeûne continuel : là, on ne prépare aucun aliment; on n*y presse aucune sorte de breuvage; les anges sont affranchis de tout besoin des sens; imitons-les sur la terre. Voyez à quel haut degré de gloire le jeûne a fait monter Eliel En quels malheurs Eve vous a précipités par la trangression du commandement qui lui avait été faitl...
Dieu nous dit, à chaque jour du carême : Aujourdhui vous serez avec moi dans le paradis. {Luc. :ixiii, kS.) Ces jours de mortification vous le procureront , Si vous les observez avec exactitude. » Il cite l'exemple de Lazare et du mauvais riche, puis il conclut ainsi : <( Marchons à la suite de cet illustre pauvre de l'Evangile, et Abraham nous recevra comme lui dans son sein. »
Sacrifice d'Isaac et sacrifice de Jésus'Christ. — L'histoire du patriarche Abraham lui donne occasion de comparer le sacrifice d'Isaac avec celui du Sauveur. « Le sort de Jésus-Christ, dit-il, sera bien différent de celui d'Isaac. On mena sur une haute montagne cet enfant, que l'on chargea de bois et du triste appareil de son sacrifice; mais il n'en fut pas la victime. Dieu/qui se contenta de la fidélité du père, en substitua une autre à sa place; et bien loin que cette action l'eût engagé à quelaues souffrances , ce lut, au contraire, un présage de sa gloire et de sa prospérité futures. Mais, comme le Fils de Marie porte dans son nom Ja qualité de Sauveur, le Père éternel, qui fait les choses en les disant, ne vent pas qu'il diffère d'un moment à exprimer ce que son nom signifie. Le voyez-vous qui verse déjà du sang par son ordre, au jour de sa circonci-
sion ? Le voyez- vous qui commence dwà notre rédemption, et c{ui nous fait juger par ce témoignage anticipé de son amour, li combien de douleurs et d'ignominies soq nom l'engagera, afin quil nous soil favorable? »
Sur la patience. — Voici conamenl il ter« npine un sermon sur la patience. « La patience, ô reine de toutes choses ! que je Tondrais bien être en état de vous célébrer, mais plus par ma conduite que par mes paroles! Vous êtes l'appui des vierges, le port des veuves, le guide des époux, le lien da amis, la consolation, la joie et sourem ii liberfé des esclaves. C'est par vous que fes pauvres trouvent le vrai bonheur dans leur état; par vous que les prophètes se son( perfectionnés dans la vertu; que les apôir» ont été unis à Jésus-Christ. Vous êtes la couronne et la mère des martvrs, le boulerarJ de la foi, le fruit de Tesperance, l'amie à la charité. Heureux, mille fois heurem celui qui vous possède dans son cœur. • Le discours de saint Zenon, sur ce sujet, p»* rait n'être qu'une imitation du beau Trm de saint Cyprien sur la |)atience , dont nous avons rendu compte dans le lorael"dece Dictionnaire; mais il n*a ni sa chaleur, ni» précision.
Sur la charité.^ti 0 charit^l que vous él» tendre I que vous êtes ricbei que vonsèies puissante I On n'a rien quand on ne rvoi
Kossède pas* Vous avez pu changer Dieu eo omme ; vous avez vaincu la mort en apprenant au Fils de Dieu è mourir. »
Sur Venvie. — Le portrait de l'envieui, dans un sermon contre ce vice, ne manque ni d'imagination, ni surtout de vérité : « L'envieux ne saurait prendre sur lui de louer aucune action vertueuse. Pas un seotiment honnête, pas un trait d'esprit qui trouve grAce à ses yeux. Personne n a jamais rien fait d'éclatant ni de remarquable. Le»vie ressemble à ces oiseaux malfaisants qae l'on ne voit jamais s'arrêter dans des endroits riants et parfumés d'agréables odeurs, nuis qui vont chercher bien loin les solitudes escarpées, et se nourrir de cadavres infect^. Malheur à qui a pu laisser échapper que'* qu'indiscrétion^ soit dans sa conduite, s»it dans ses paroles ; l'envieux s'en saisit pour l'ébruiter, pour le répandre, le colporter eo tous lieux, et faire juger l'individu partele action ou tel discours imprudent, non psrc^ que d'ailleurs il a fait ou ditde bien. Toaln ses qualités estimables , il les dénature; ^^ résignation dans les maux, pure apathie; 5^ libéralités, profusion; sa justice, cruauté;^ prudence, politique astucieuse; sonéioc^* mie, avarice.»
Sur l'avarice. — Il peint avec énergie l^ odieuses supputations de l'avarice. « Pen.^qu'elle promène son argent de main ^ main, elle ne cesse point de l'augmenterf une funeste supputation d'inléréis, exi^'ceci pour cela, jusqu'à ce qu'elle ail reca«une somme, non pas égale au prêt que! ^ fait, mais enflée du surcroti détestable ç' lui ont. prpduit les années, les mois,'
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le PATROLOGIE.
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jours, armés poor «insi dire de lear nombre, et devenus lerribles par lenr raoUilade : Armati nuiMro die$ et annt. »
Nous renoonlrons dans Boordalooe d'assez fréquentes imiCatioosdece Père, |iar exemple, dans son Sermon $ur le caracière du chrétien ; « La merveille en ceci, reprend Zenon de Vérone, est de Toir qu*en effet, si nous sommes justes, le temple de Dieu se bâtit k tous moments, et se consacre dans nos personnes. O res miranda^ œdifcatur in nobis et coneecratur domusDeiJ » Je lis dans le même prédicateur : «Saint Zenon de Vérone ne peut souffrir qu*une femme chrétienne, assistant aux divers offices que l'on célébrait pour TAme de son père, interrompit les ministres de Tautel par des cris et des sanglots <fu*il traite de profanes: » Quûd solemnia dîvina quibuê quieieentêe an imœ eommendanturf profanés interrumperet uiulatibus.
Sur le nuirtyre de saint Areade. — « Tel fut l'béroîaae dévouement du saint confesseur, qu*il n 7 avait pas une partie de son èorps qui ne fût disposée à souffrir pour rendre un giorieui témoignage k la vérité... On pourrait détailler son martyre si l*on pouvait supputer le nombre de ses tortures. Pieu triomphait par chacune des fureurs que le démon eierçait sur ee seul corps. »
Sur la résurrection. — « Non -seulement Thomme, mais tout ce qu*il j a dans la nature, ne vil que par une continuelle reproduction... Cest nier en quelque façon qull j ait un Meu que de vouloir mesurer la divinité par des idées purement humaines... Il était de la gloire de Dieu de former la nature humaine à son image, parce que, devant un jour s'unirk elle par llnearnation, il devait se la préparer et se la réunir en quelque sorte à lui-4nème par la ressemblance. Il eût été déshonoré s*il n'eût trouvé en elle aucun trait de la divinité s iVeFi'/tuj Aumaat- SeUem induiurus ignondniampati videretur. ^
On rencontre dans les sermons publiés sous le nom de saint Zenon de Vérone, des fiensées qui paraissent éclatantes et ne sont que subtiles, par exemple : « N*avoir point horreur des supplices avant que de les souffrir, c'est en quelque façon une partie du martyre... » Après avoir dit que la foi force In nature des éléments et les contraint mai- Uré eux à se soumettre aux fidèles, il ajoute: m Que la vue des supplices les plus atrooea ne nous épouvante yas} car il n*y a plus nulle peine k craindre, puisque les martyrs €|u*on brûle ne meurent point, et que leur irie semble faire insulte aux feux qui les de« Traient consumer... Nous ne pouvons rendra à Dieu un hommage digne de lui, quand nous croyons que Dieu doit k notre esprit J*e5time (\ae nous en faisons. » . Ce qni a fait dire k un critique sévère : m Cet auteur étant ineonnu de toute Tantiqnité, on rejette absolument son ouvrage; et on doute mésM s*il est véritable qu'il y ait eu un évéque de Vérone de ce nom, qui ait souffert le martyre sous l'empire de Gai* lien. Les sermons qui lui sont attribués,
DiCTiONif. DE Patrologie. IV.
inconnus de toute Vantiquité, sont une compilation de sermons tirés de jiiusieurs auteurs de différents temps, de différents paya» et TBmsssés sans aucun choix par quelque nfaladroit coniste. » Cave, dom Ceillier et le cardinal Bellarmin parlent à peu près dana le même sens. Une telle opinion pouvait encore se soutenir à leur époque; mais depuis, V Histoire chronologique des éréques do Vérone^ publiée en 1751, a restitué a saint Zenon la place qui lui appartient parmi les (Misteurs de l'Eglise et les auteurs ecclésiaa* lianes.
ZENOX, dit risaurien, empereur an v* siè* cle, se rendit tellement odieux par $à vie dér^lée, que Vérine, sa beile-mère, et Ba* silisque, frère de Vérine, travaillèrent è le détrôner. Zenon fol chassé en 475 par Basi* lisque, oui, s*étant emparé du trône, en fut renversé lui-même Tannée suivante par celui qu'il avait supplanté. Cet empereur ainsi rétabli n*en fut yos plus sage. 11 devint le per* sécuteur des catholiques. Sous prétexte de rétablir Tunion, il publia un fameux édit sous le nom d'bénolique, qui ne contenait rien de contraire à la doctrine orthodoxe sur l'Incarnation, mais on n*y faisait aucune men» lion du concile de Chaicédoine. 11 employa toute ^on autorité pour liiire recevoir son édit, et maltraita tous ceux qui se montraient attachés k ce concile, lequel était lé dernière règle de la foi catholique. Zenon déclare done au nom de tontes les Eglises qu'il n'j avait pas d'autre symbole reçu ou à recevoir que celui des trois cent dix-huit Pères de Nicée, confirmé par les cent cinquante Pères de Gonstantinople, et suivi par ceux d'Ephèse qui ont condamné Nestorius et Eiitycbès, et que, si quelqu'un recevait une antre défini* tion de foi, il le regardait comme séparé et ennemi de l'Eglise. « Nous recevons aussi, ajoutait-il, les douze chapitres de Cyrilto, d heureuse mémoire) nous confessons que Notre-Seiçneur Jésus-Christ, Dieu, Fils uni •> que de Dieu, consubstantiel au Père selon sa divinité et consubstantiel à noua selon l'humanité , le même qui est descendu et s'est incamé du Saint-Esprit et de la vierge Marie Mère de Dieu, est un seul Fils et non deux. Nous disons que c'est le Fils de Dieu qui a opéré des miracles et a souffert voIoik tairement en so chair. Nous ne recevons pas ceux qui divisent on confondent les natures, ou admettent une simple apparence d'incarnation ; mais nous anathématisons quiconque croit ou a cru autre chose en quelque temps ou en quelque lieu que ce soit, fût-ce même k Chaicédoine ou dans quelque autre concile. » C'était visiblement rejeter le concile de Chalcé<loine et lui attribuer même des erreurs. L'hénotiqoe, au lieu de réunir les Eglises, forma un schisme entre les or* thodoxef et augmenta les divisions mêmes des hérétiques : ce dont on peut se convaincre par la lecture des articles qui en traiteni tant dans ce volume que dans les préeédanls.
ZÉPHIRIN, élu Pane le 8 août 9M, gouverna l'Eglise' jusqu au 90 décembre IHk Ce fut sons son imntifical que commença In
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ff*>Dquième persécution, qai fut si cruelle
Îu'on crut que TAntechrist était proche. ertuUien, tombé dans [^hérésie des montantstes» n*a pas craint de dire que ce saint pontife avait approuvé leur doctrine; mats on sait que e*est une ruse des hérétiques de vouloir appuyer leurs erreurs du suffrage de quelque pontife roniain. On lui suppose deux décrétales. La première de ces lettres est adressée aux évèques de Sicile, et défend aux patriarches et aux primats de rendre une sentence déGnitive contre un évéque sans l'autorité du Siéçe apostolique. T avait-il donc plusieurs primats dans la Sicile et plusieurs patriarches au siècle de Zéphirin? Et les évéques de Rome avaient-ils alors le titre d'archevêque qu'on leur donne dans l'inscription de cette lettre? Saint Athanase est ]e premier des anciens chez qui on trouve le nom d*arGhevéque ; et il est témoin qu'on le donnait aux évéques de Lycopolis. Éusèhe, qui vivait dans le même siècle, est encore témoin qu'en Orient on jugeait définitivement les causes des évéques, sans recourir au Saint-Siège, et nous ne pensoTis pas que les apôtres h qui on attribue ce règlement, aient décidé que cette forme de procédure aurait lieu seulement dons la Sicile. Cette lettre rend leur décret général i)Otir toute l'Eglise, ajoutant qu'ils c»nt aussi ordonné que tous pourraient appeler au Saint-Siège, et que Ik seraient juffées en dernier ressort les affaires déjà jugées par les évéques, et les causes majeures de TEglise. Cette letttre est au reste composée des propres paroles du quatrième concile de Carlhage, de celui de Cnalcédoine, du code Théodosien, de saint Augustin, de saint Prosper, et la marque des consuls en est fausse, car Saturnin et Gallican ne furent pas consuls sous Zéphirin. Gallican le fut en 150, sous le pontiticat de Pie, mais avec Vérus et non pas Saturnin. On donne encore à Zéphirin le litre d'archevêque dans la seconde lettre sous son nom, 64 elle est datée du consulat de Saturniu et Gallican, comme la première ; ce qui suffit pour en faire V4>ir la supposition. On y emploie aussi Je terme d'apocrisiaire, inconnu dans le siècle de Zéphirin, et principalement dans l'Eglise d Occident. On ne voit Sas non plus qu'il y ait eu sous son poiitieat de persécution contre les évéques d'Egypte, comme le marque cette lettre ; et ce qui Mgarde l'ordinalion des prêtres et des lévites se lit dans 4e 6* canon du concile de Cbalcédoine et dans le 12* de celui de Laodicée.
20ZIME, flis d'un nommé Abraham, grec de nation monta sur la chaire da .saint Pierre après Innocent le 18 mars 417. Il était alors de coutume de n'ordonner les Papes et même les évéques, que le dimanche, et ce fut aussi en ce jour que se fit l'ordination de Zozime« Lettre aux évéquei des Gauleê. — Aussitôt après son ordination il écrivit à tous les évéques des GauJos et des sept provinces. Par cette lettre du ââ uiars 417, Zozinie fait une obligation h tous les ecclésiastiques qui voudront venir à Home de recevoir du mé-
tropolitain d*Arles «ne lettre iermée. Il i^ recevra, dit-il, aucune personne, soii éi(que, soit prêtre, soit diacre, ou autre clerc, s'il n'est porteur de ces lettres» et ceux qui violeront cette ordonnance seront sépêféi de sa communion. Il ajoute qu*il accorde ce privilège à Patrocle à cause de son mérite }>ersonnel. Zozime dit ensuite qui! a ordonné Que le métropolîtaÎD d'Arles aura seul le droit de consacrer tous les^érê^oes dans la Gaule Viennoise et dans les deux Narbonnaises, et déclare déchus du sacerdoce ceux qui auront ordonné ou été erdonnés dans ces provinces sans la participation du métropolitain d'Arles. Il adjuge àTévêque d'Arles le^ paroisses deCetbaii&te et Gargarée,et quoi |u'il Teuille que chaque Eglise se tienne dans ses bornes, il ordoooe néanmoins que Téglise d Arles, |}0ur le respect dû à Tapostolat de saitf Trophioie f» le moyen duquel la foi de Jéstts-Chri^t a éié reçue dans les Gaules, conservera les piroisses qui soDt même hors de son diocèse, dans le territoire de quelques villes que ce soit, si elle en est en pussession depui:»!oQ^ temps. Enfin il veut que tous les différenos qui surviendront dans les Gaules VieuaoUe et Narbounaise soient portés devant i\féque d'Arles, si Taflaire n'est pas assez iiaportante puur être envoyée à Rome. Ces lettres fermées, dont il est parlé ici, don* naienl droit à tous ceui qui en étaient manis^ de communiquer avec les évéques répandus dans toute la terre» On les daooaît à ceux qui allaient en voyage, afin qaiis fussent reçus partout ccMuiue catheliques. Lettres à Aurile et aux fyéques éAfrkjpn, — Pelage et Célestius se voyant coadauioés également par le papesaiat JnDOcent,eoaiine |iar les évéques d*Afrique, n'oublièrent rien pour se justifier. Pelage écrivit à ce sujet au Pape lui même, et Célestius vintà Rome^iaos l'espoir d'y trouver de l'appui dans le clergé de cette ville, dont un prêtre nommé Siite passait pour être favorable aux enneiois ue la grâce. 11 se présenta au pape Zoaime, ua&s le dessein de poursuivre son appel iuldjeté cin(| ens auparavant, de la sentence reoaue contre lui dans le concile de CaitÛMeoUl Il fit valoir l'absence de ses a€cl)d||Mirs, et présenta une confession de foi dtnlaqueîle il expliquait en détail sa cruf awMiir tous les points du symbole sur les^ïHs oo ne lui reprochait rien. Mais lorsuu*il venait i la question a^^itée, il disait : « S il s'est éaiit quelques disputes sur des questions qoi oe sont pas de foi, je n*ai [.as prétendu les décider comme auteur d'un dogme; mais je vous présente à examiner ce que j ai tiréucs prophètes et des apôtres» afin* que sija lue suis trompé par ignorance, vous ma corrigiez par votre jugement. » il disait eosuiie sur le péché originel : « Nous coitfessoosqae l'on doit baptiser les enfeais pour la réinvr sion des péchés, suivant la règle et raulorité de l'Eglise universelle, parce qoe le Sa' gneur a déclaré que le royaume des àeui ue peut être donné qu'aux lia^ttisés; d^ oous ne prétendons pas pour cela étai)iir U
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te PATHOLOGIE.
transmission du péché par les parents, ce qui est fort éloigné de la foi catholique : car le péché ne naît pas arec l*horomei c*est rhomnie qui le commet après sa naissance; il ne Tient pas de la nature ; mais de la vo* lonlé. Nous avouons donc le premier pour ne pas admettre plusieurs baptêmes, et nous prenons cette précaution pour ne pas faire injure au Créateur. » CVst tout ce qui nous reste de la confession de foi de Celestius. li y en a néanmoins qui prétendent trouver la première partie qui y manque dans un discours de saint Augustin. D*autres (irétcndent que ce que ce saint docteur rapporte, aiipartient à un écrit de Pétale, et mm de Céieslius. Quoiqu'il en soit, le Pape Zozime ayant reçu cette confession de foi, les écrits et les lettres de Pelage, résolut d'examiner raffaire avec le clergé de TEglise romaine, et fixa le jour et le lieu do cette assemblée. Il choisit ré};iise Saint-Clément, afin que par respect pour ce saint martyr, qui avait été instruit par saint Pierre, on y procédAt plus religieusement. Plusieurs évoques de divers pays assistèrent à cette assemblée, et on y examina ce qu*on avait fait jusque-là dans la cause de Celestius et la profession de foi qu*il avait présentée fut lue en sa présence. Le Pape, non content de cola, lui demanda s'il l'avait écrite lui-même, s'il parlait et penaail de la même manière. Il l'interrogea aussi sur les reproches d'Héros et de Lazare, contenus dans leurs lettres que le concile de Carthage avait envoy;ées à Rome. Celestius répondit qu'il n'avait jamais vu I^zare qu*en passant, et qu'Héros lui avait fait satisfaction d'avoir eu mauvaise opinion de lui. Le Pape pour ne rien précipiter dans une affaire qu'il ne trouvait pas assez éclaircie, et ne voulant pas néanmoins absoudre .Celestius de l'excommunication dont il était lié, donna un délai de deux mois èûn d'en écrire aux évèques d'Afrique k qui la cause était connue, et de lui donner à luimême le temps do se corriger. Ce délai était, selon la remarque de saint Augustin, comme une médecine qu'on donne a un malade, ou comme une douce fomentation qu*on fait h un frénétique, pour lui donner quelque re)>os. Le Pape cita aussi les aci;usateurs de Celestius à Rome dans le même délai de «leux mois, afin qu'ils le convainquissent d*avoir d'autres sentiments que ceux dont il venait de faire profession. Il traita toutes ces questions de vaines subtilités et de contestations inutiles, qui détruisent plutôt que d'édifler, et ajoute qu'il a averti lesévêques présents k l'assemblée de les éviter. H dit k Aurèie et aux autres évêques d'Afrique qu'ils doivent s'en rapporter k leur propre jugement dans ces sortes de contestations, plutôt qu'aux divines Ecritures. Il leur marque dans la même lettre, qu'il leur envoyait les actes de ce qui s'était passé dans le jugenient rendu dans ta cause de Celestius, else plaint de ce qu'ils avaient ajouté foi trop le^^èrenjent aux lettres d'Héros et de Lazare, dont les moeurs n'i^taient pas telles qu'on dût aj'tuter foi h leur tômoi^na^e. Car nous
avons trouve, dit-il, que leurs ordioations étaient irrégulières, et qu'ils avaient usurpé le sacerdoce dans les Gaules. On n'a pas dû recevoir de leur part une accusation par écrit contre un absent, qui présent maintenant explique sa foi et défie son accusateur; et pour leur faire voir qu'on ne doit jamais se repentir de réformer un jugement rendu avec trop de précipitation , il rapporte com« ment Daniel, quoique jeune, prouva l'innocence de Susanne qui avait été condamnée injustement par des vieillards, et ajoute que souvent quand on fait difficulté de croiro ceux qui témoignent la droiture de.leur foi, on les précipite dans l'erreur comme par nécessité. Cette première lettre h Aurèlo et aux évèpies d'Afrique est datée du consulat d'Honorius pour la onzième fois, qui est Tan U7.
Lettre à Aur^Ic* —Quelque temps après que Zozime l'eut écrite» il eu reçut une du Prayle, évêque de Jérusalem, qui favorable à la cause de Pelage, la lui recommandait avec de grandes instances. Avec cette lettre il y en avait une de Pelage même à laquelle il avait joint sa confession de foi. Le tout était adressé au Pa};e Innocent: car Tun et lautrc n'avaient pas encore appris sa mort. Peinte disait dans sa lettre qu on voulait le décrier sur deux points, l'un de refuser le baptême aux enfants et de leur promettre le royaume des cieux sans la rétlcmption de Jésus-Christ; Taulre, d'avoir tant de confian; e au libre arbitre, (iu*il refusait le secours de la grâce. Il rejetait la prcmièi e erreur, en disant qu'il n'avait jamais ententiu personne la soutenir, et ajoutait : « Qui est assez impie pour refuser à un enfant la rédemption commune du genre humain, et pour cm|fêcher de . renaître pour une vie certaine celui qui est né pour une incertaine?» Il disait encore qu'il n'y avait personne assez étranger dans la lecture de l'Evangile, pour oser assurer que les enfants ne participent pas à la rédemption de Jésus-Christ. Sur le second article, îldisait :« Nousavons le libre arbitre pour pécher et ne pas pécher ; mais dans toutes les bonnes œuvres il est toujours aidô du secours divin. Nous disons, ajoutait-il, que le libre arbitre est en tous générale* ment, dans les Chrétiens, les Juifs et les gentils. Ils l'ont tous par nature, mais il n'est aidé par la grâce que dans tes Chrétiens. Dans les autres, ce bien de la création est nu et désarmé; ils serontoondamnés,pArco que,po8sédant le libre arbitre qui pourrait les ramener à la foi et mériter la grâce de Dieu, ils usent mal de leur liberté. Les Chrétiens seront récompensés, parce que usant bien do leur libre arbitre, ils méritent la grâce du Seigneur et observent ses commandements. » Enfin Pelage, pour prouver qu'il pensait sainement sur la grâce, renvoyait ses aeousatenrs aux lettres qu'il avait écrites à l'évêque saint Paulin, à Tévêque Constantins et à la vierge Démélriado, et au livre qu'il avait composé depuis peu Sur le libre arbitre^ soutenant que dans tous ces écrits il confessait pleinement le libre arbitre et