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«ur Jjsas-Christ, est né du Sainl-Espril et y la Vierge Marier e( qu'il'est rrai Dieu et ni hoffime. Elle cite sur cela un passage ell^ltre aux Calâtes, puis continuant de 'idrei(ser à ces moines, elle dit qu'ils sont m l'erreur» lorsqu'ils se persuadent que KODcile de Chalcédoine a cru que par les mi osiares il fallait entendre deux fils et BU Christs; qu'elle anathématise elle- ^e ceux qui tiennent une semblable doc- ^e, $oit fvar écrit, soit de vive voix, parce ■elle confesse qu'il n'y a qu'on seul et ÉDe Gis qui est Jésus-Christ Tlotre-Seiinr, Dieu parfait et homme parfait, sans |iî»n et sans changement. « Nous souhai- |B^<joute-t-elIe, de persévérer constam- M dans celle foi qui est conforme à la iMiOQ des saints Pères. » Elle les exhorte Weuoe fois h ne pas s'éloigner de cette Mne, de peur d'être taxés d'hérésie ;
t' elle leur fait savoir que l'empereur CD, son mari, a donné ordre au comte lkoiké«d*emp6cner qu'on ne leurflt aum toril espérant que cette douceur les Ariil rtflirer dans le devoir ; qu'il avait mmûûé au même comte d'informer sur liictusations que les moines portaient ^ rv les Samaritains, de leur faire rendre (e qu'ils avaient pillé dans les églises, puQir, selon lap rigueur des lois, tous qui se seraient rendus coupables de goe désordre.
Jlaïa.*— L'année suivante 453 , elle hmik une abbesse nommée Bessa, charkk conduite d'un monastère dans Jé- . Le but de cette lettre était de déiescaloninies que le moine Théodore t partout , de concert avec les eutjrchéeus, contre le concile de ioine et contre la pureté de la foi de ntrice. C'est pourquoi cette pieuse jUntote princesse fait a Bessa une décla- 'tedesa croyance sur leinystère de Tlnl^tipn, et pne cette abbesse d'en informer
E^ les femmes consacrées à Dieu sous Muile. c Nous gardons, dit-elle, la foi m a été proposée dans le symbole de 1 par les trois cent dix-huit Pères de t'O'Qtiie, et nous détectons l'impiété de '0, d'Apollinaire, de Yalentin et de . '"US, aussi bien que la nouveauté propd'Euiychès. Nous crovons que Notre- F9i^ar Jésus-Christ est né du Saint-Esprit J^ Marie, Vierge et Mère de Dieu, et que 7^m Fils Jésus est Dieu parfait et r^s parfait, sans dire en aucune ftçon l"*» réparé, ou changé, mais toujours H>c <ie nos adorations. Désirant persévé-
rer dans cette foi, nous déclarons anathèmes ceux qui disent deux Christs, deux Fils ou deux personnes, comme aussi ceux qui font dit ou écrit. C'est la même foi qui a été de*puis peu confirmée dans le concile de Chalcédoine, lequel n'a rien ajouté au S7mbol9 de Nicée et n*en a rien retranché, se contentant de condamner, en suivant la tradition des Pères, l'erreur d'Eutychès. »
Sainte Polchérie mourut la même année 454, Agée de cinquante-cinq ans, et laissant aux pauvres tous ses biens qui étaient considérables. De son vivant, elfe avait fait bâtir tant d'églises, d'hôpitaux et de monastères, qu'on pouvait à peine en savoir le nombre, et elle leur avait assigné des revenus à perpétuité. Cne de ces églises, appelée VEgïisedes Guides et située auprès de la mer, servait à un monastère d*bommes,Nicépbore rapporte qu'elle y fit exposer un tableau représentant la sainte Vierge, peinte de son vivant par saint Luc, et qui avait été envoyé d'Antioche à cette princesse. Le lecteur Théodore qui
Sarle de ce tableau, dit cju'EudQxie l'envoya ' e Jérusalem à Pulchérie sa belle-sœur. Les Lettres de cette princesse se trouvent dans toutes les Collections des conciles.
PUPPIEN (Flobbntius) , écrivain laïque,
Îui, après avoir soufl'ert quelques tourments ans la persécution de Dèce, s'était attaché au parti de Novatien, ne mérite de figurer dans ces pages que par une Le/tra insolente qu'il adressa à saint Cyprien. Il ne voulait, lui disait-il, ni le reconnattre pour évéque, ni rentrer dans sa communion, qu'auparavant il ne se fût pleinement justifié des crimes horribles dont la calomnie Taccusait. Cette lettre nous serait peut-être inconnue sans la réponse de saint Cyprien. Comme il ne s'agissait que d'humilier Puppien et de châtier son insolence, en rabattant l'excès de sa vanité, le saint évêque s'en acquitta merveilleusement, avec une ironie continuelle» et par des railleries oi^ Ton remarque autant d'esprit qued*à-propos de force et de bon sens, ce qui ne l'empêche pas de conclure sa réponse par ces paroles remarquables, qui prouvent combien il était convaincu qu'il ne lui était échappé dans celle lettre rien qui fût indigne ni ue la gravité d'un évêque, ni même de la charité d'un chrétien. « C'est là, lui dit -il, tout ce que ma conscience, et la confiance que j'ai en Dieu, m'inspirent' de vous répondre. Vous avez ma lettre comme j'ai la vôtre; elles seront lues et comparées toutes les deux, au jour du jugement et dev'ant le tribunal de Jésus-Christ. »
ytiftRAT, disciple des apôtres, fut élevé ^l \^ épiscopal d'Athènes vers Tan ^./. n ^^Doartyrede Publius, successeur ; imDeni» TAréopagite. Ce saint évêque •»;i animé tfane foi si vive et d'un zèle si y^^U qa H rassembla les fidèles que la ter- ^' w la periécation avait dispersés, et
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ranima le feu de leur foi qui commençait h /éteindre. L'empereur Adrien, dans sa visite des provinces de l'empire, vint pour la seconde fois à Athènes, . et se fit initier aux mystères d'£leusine\ La persécution qui avait déjà commencé, devint plus forte, et les païens» appuyés par l'attacliement de
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l'empereur au culte des faux dieux» déclarèrent une haine plus violente aux Chrétiens. Saint Quadrat composa alors une Apologie pour la défense de la re1i(<ion chrétienne, et l'adressa à Tempereur» Tan 126 de Jésus-Christ. Saint Quadrat se fit si admirer dans cette pièce, qu'elle eut la force d'éteindre la persécution dont l'Eglise était a^tée. Eusèbe, oui Tavait lue, dit qu'elle faisait voir l'excellent esprit de son auteur, et la pureté de sa doctrine. Saint Jérôme la regarde comme un ouvrage très-utile, rempli de puissants raisonnements, plein des lumières de la foi, et digne d'un disciple des apôtres. On ne peut donc trop dé-
plorer la perte d*un monument i)ui ïh'v tant d'honneur à notre religion; car il nous en reste au'un fragment qu*Eu5( nous a conservé, et dans lequel saini 0 drat, pour montrer la différence des m clés de Jésus-Christ des prodiges des i posteurs, dit : )> Mais pour les œuvresnôtre Sauveur, elles demeuraient toujou car elles étaient vraies; les malaties cwii les morts ressuscites, n'ont pas sem\u paru guéris et ressuscites, ils sont iJenu rés tels ; et pendant que le Sauveur éua la terre, et même longtemps après son cension, de sorte que quelques-uns (iVo eux sont venus jusqu'à nous. »
RABAN-MAUR, le plus laborieux écrivain de son siècle, naquit à Mayence en 788, de . la meilleure noblesse du pays. Ses parents le placèrent, dès l'Age de dix ans, à 1 abbaye de Fulde, où il fut instruit dans la vertu et dans les lettres. Il y embrassa la vie monastique et fut ordonné diacre en 801. L'année suivante son abbé l'envoya à Tours pour y perfectionner ses études sous le célèbre Alcuin, qui lui donna le surnom de Maur, suivant la coutume alors en usage parmi les savants. De retour à Fulde, il fut chargé de l'école de ce monastère, qu'il rendit célèbre par le grand nombre de savants qui en sortirent, et parmi lesquels nous nous contenterons de citer Loup de Ferrières et Walafrid Strabon. L'ample bibliothèaue de Fulde ne contribua pas peu à y faire ueurir les sciences. Raban fut ordonné prêtre en 8U, et celte dignité, jointe à celle de professeur déjà renommé, ne le mit pas plus oue les autres religieux à couvert de la persécution de Rargaire. Parmi les vexations qu'il eut à subir, celle qu'il ressentit le plus vivement, fut la privation de ses livres et de ses cahiers (l'étude qui lui furent enlevés. Nous avons encore les vers qu'il adressa à cet abbé pour le supplier de les lui rendre; on ignore quel en fut le succès. Raban profita des troubles de cette abbaye pour faire un voyage en terre sainte, et, à son retour, il trouva la paix rétablie par la déposition de Katgaire et l'élection d'Eigil. Il reprit le cours de ses exercices littéraires, et continua^ de donner des leçons publiques jusqu'à la' mort de cet abbé, arrivée en 822. Elu pour lui succéder, l'abbaye reprit entre ses mains un nouveau lustre, qui agrandit encore sa réputation. Pendant les troubles qui agitèrent alors la nation française, Raban se conduisit avec une prudence qui lui valut le respect des deux partis. Il réconcilia le roi Louis le Débonnaire avec ses enfants, écrivit une lettre pour consoler ce prince injustement déjK)sé, et publia un Traité sur le respect que les enfants doivent à leur père et les sujets à leur prince. Raban-Maur obtint de riches possessions dont il dota diverses maisons naissantes, entre autres l'abbaye
d'Hirsange. Il se démit ensuite damtà pour aller vivre dans la solitude du inu Saint-Pierre, où il consacra les ciDrjaaoJ de repos et de liberté dont il y jouiCàc» poser la plupart des écrits qu il nousdli ses. Devenu archevêque de llayeoceen]!
il fit paraître beaucoup de zèle et de chai dans le gouvernement de son j^llse. Af avoir examiné la doctrine de Gothelsa dans un concile tenu dans sa ville é[à pale en 8U, il la condamna, et renr Gothelscalc àHincmar, archevêque de Hci dans le diocèse duquel il avait été ordau Une famine qui désola le diocèse de Mayen en 850, lui fournit une occasion de mui le zèle et la charité dont il était aoiœé n son troupeau. Ses revenus furent disi aux pauvres, et chaque jour il en aTail trois à sa propre table qui partageaieni lui le même repas. Il présida ensuite k cile assemblé en 852 dans sa ville épiscoi et assista l'année suivante à celui de Fri fort. Kaban mourut dans sa terre de W feld en 856, à l'âge de soixante-huit aas léçua ses livres aui abbayes de Fuide et Sainl-Alban, et fut enterré dans ce deni monastère. Son nom se trouve dans '|u ques martvrologes monastiques et daa< ancien calendrier d'Allemagne ; niais j qu'ici l'Eglise ne lui a point décerné defi public. Cependant l'usage a prévalu il «i^ ter à son nom le titre de bienheureux 0 de lui beaucoup d'ouvrages recueillis «| logne en 1627, et formant cinq tomes »»lio qui se relient en trois volumes.
Ses écrits. — Traité de Vunirers. - j premier parmi cette ample collection asU lui qu'il a intitulé : De la grammin a Vumvers. L'auteur le composa vers l'an w dans sa solitude du mont Saint-Pierre, j' dédia à son ancien compagnon d'études i mon d'Halberslad. Il esldiviséen vingW' livres, qui ne contiennent presque auj
chose que les définitions des noms ei J termes qui se rencontrent le plus sou" dans les Ecritures. Dans le prwuwr m Raban traite du nom de Di<?^. des persouj de la Trinité et des anges. En sexpliq^J sur le Saint-Esprit, il dit quil proctMC(
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N^reeldu Fils. Il donne dans le ir et le m* inM^Difioationdes noms d'Adam, d'£ve, de [uo, d'Ahe), des patriarches, des prophètes H des autres personnages recomonandahles le l'Ancien Testament. Dans le iv* il eipli* |Qf (la la même façon les noms des personlitres du Nouveau Testament, et applique loi quatre éYangôiistes la prophétie d'Ezéjbiei, ou la yision des quatre animaux. Il b compare encore aux quatre fleuves qui liaient du paradis terrestre. Après avoir Irieré ensuite Fétymologie des noms de mar-
E, d'£glise, de Synagogue, de clerc, de ce, de chrétien, de schisme , d'hérésie, H npporlé celles qui avaient régné parmi bhiis, il donne une exposition de foi tirée ,wi mot du livre des dogmes ecclésiastips^k Geonade, qu'il attribue par erreur imi Augustin. Il fait dans le v* le dé- «ttlirement des livres qui composent le mm^ Ecritures, et les distribue en qua« lntWs. La première contient les cinq ii»rî$deMoïse; la seconde, les prophéties; bimène, les agiographes, et il met dans JÊqumime les livres de l'Ancien Testaii/qae les Jui£s rejettent de leur canon, gae l'Eglise accepte comme divinetmspiréSi savoir, la Sagesse, l'Ëccléi(]Qe,Tobie, Judith et les deux premiers ^ des Hachabées. Il suit sur les livres fotsie sentiment qui lui paraissait le plus ^muQ, et sur ce principe 9 il attribue à ie livre de Job, et à Samuel le livre luges. Il croit ({ue ce fut Jérémie qui fit i^pi de riiistoire des Rois^ qui, aupara- " ii*é(ait écrite que sur des mémoires •.^ et là. Il ne donne à David que les aies qui portent son nom. Il ne se dé- {«imt sur l'auteur de ÏEpUre aux Héet se contente de remarquer qu'à 2^>lela différence de style entre cette P^el les autres, quelques-uns Tattri- <4t à saint Barnabe, et d'autres à saint «01. Après avoir parlé des auteurs de {uc livre, il en donne un sommaire-, V' parle des bibliothèques, et à cette ion, il répète ce que saint Isidore a dit f<Hablissement des livres de la foi par ^^ eu retour de la captivité. Pisistrate ^loQ lui, le premier qui dressa une biibeque à Athènes. Xerxès la transporta «fse, Séleucus Nicanor la fil rapporter à tnes. L'empressement de ces princes ramasser des livres en inspira le goût [^f^»s et aux villes. De ce nombre furent ■^)odre le Grand etPtolémée Philadelphe, [H»' Tou est redevable de la version des ™nie, Raban dit quelque chose de cette Jlttcilon et de celles qui furent faites dô- P- Celle de saint Jérôme lui parait la plus f^r^le et la plus claire de toutes. Il parle J"<anonsou concordances de la Bible, des Wire premiers conciles généraux, du cycle J^Ue saint Hippolyte, d'Eusèbe de Ce-
*^.ileThéophile d'Alexandrie et de quel-
1'*^ auires.
v^f ?^ *^ ^'* *»ï ^«« offices ecclésiastiques, j^«rue uioins les heures et la manière de "^ftcuer, que l'élymologie des termes gé-
néraux employés ik>ur en marquer les différentes parties. Sur les sacrements, il dit qu'on doit les recevoir dans des dispositions saintes; il en cite trois, le baptême, le chrême ou la confirmation, et le corps et le sang.de Jésus-Christ ; «( ils sont appelés sacrements, dit-il, parce que sous le voile des choses matérielles la vertu divine opère se* crètement le salut ou la grâce conférée par ces mêmes sacrements; qu'ils soient administrés par de mauvais pu de bons ministres, ils produisent leur eflet, (iaree que c'est le sacrement qui opère et vivifie. » L'auteur traite ensuite des exorcismes, de ta prière et du jeûne, de la pénitence et de la confession des péchés, des Rogations ou prières publiques et du symbole. Les livres suivants n'ont aucun rapport aux matières ecclésiastiques. Il y traite de Thommeet des parties du corps humain, des animaux, des poids et des mesures, des éléments, de la division des temps, des édifices publics, des guerres, de la culture des champs, des philosophes, des dieux des gentils, et d'un grand nombre d'autres semblables. Seulement dans le livre x* il dit quelque chose des iirincipales fêtes de Tannée, du sabbat et du dimanche ; et dans le xir il s'explique sur le paradis terrestre, dont il fait une (îourte description. Des louanges de la croix. — Ce traité est un ouvrage de pure imagination et d'une extrême difficulté, dont Raban avait pu puiser la première pensée dans celui que le foëte Fortunat avait composé sur un sujet peu près semblable. Le traité de Raban est divisé en deux livres. Le premier livre contient en tout vingt-huit figures chargées de vers hexamètres, et dislrihuées sur autant de planches et de tables séparées, sans coinpter la figure de l'empereur Louis, qui se trouve sur une table particulière, placée avant le prologue. La première de ces vingthuit figures représente Jésus-Christ les bras étendus en croix, et environné de tous les noms qui désignent sa nature divine et sa nature humaine. Ils sont exprimés par des lettres séparées l'une de l'autre, mais qui, lues de clroite à gauche, ne laissent pas de former un vers héroïque à chaque ligne. Pour aider l'intelligence du lecteur, Raban reproduit au bas des pages tous les vers contenus dans le dessin de la planche, et en explique ensuite le mystère en prose. Outre ces vers tracés en ligne droite, il y en a qui sont enfermés dans les traits de la figure, et
3ue l'on doit lire tantôt en rond, et tantôt e haut en bas. Le vers qiii se lit dans le rond qui sert de couronna à Timage, est d'une mesure différente que celle des vers de la même planche, et conçu en ces termes :
Rex regum et Dondtnu domtiorum.
La seconde contient la figure de la croix dans un tétragone, pour montrer quelle domine sur toutes les créatures qui sont , soit dans le ciel, soit sur la terre. La troisième représente les neuf chœurs des anges , et leurs noms disposés en forme de croix , avec cette inscription : Crux^ salus! La qua-
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triëcoe, les chérubins et les séraphins, antour de la croix et représentés eux-raénaes en forme de croix. Toutes les autres planches représentent également la croix sous différents aspects et dans différentes posi^ tions. Dans la quinzième» les quatre évangélistes forment une croix avec l'Agneau qui fait le milieu; et dans la seizième» les sept dons du Saint-Esprit en forment nne autre d'une figure différente. Raban s'est peint lui-même dans la vingt-huitième , en adoration devant une croix , avec cette invocation .
Ii/i<i6afittm memet, demem, ro^, Chriite, hure, 0 pie,judiào,
II est encore représenté sur deux autres planches à la tête de l'ouvrage: sur l'une, avec Alcuin , qui le recommande au Pape Grégoire; et sur l'autre seul aux pieds du Pape. Le second livre contient en prose l'explication des vingt-huit figures et même des vers explicatifs des vingt-huit figures du premier. On peut juger par là de la clarté qui rèç^ne dans cet ouvrage beaucoup plus singulier qu'utile, quoiqu'il ait demandé un grand travail à son auteur. Cependant on ne laissa pas de l'estimer de son temps , et il eut même une grande vogue dans les siècles qui suivirent.
Commentaire sur le Penlateuqtie. — I. Ce fut Fréculpbe , évoque de Lisieux, qui engagea Raban à écrire sur les cinq livres de Moïse , et qui lui traça en quelque sorte le
f»lan de son ouvraf^e , dans une lettre qu'il ui écrivit à ce sujet et qui se trouve imprimée en tête de ce commentaire. Raban était abbé de Fulde depuis plusieurs années, et si occupé du gouvernement de ce monastère , qu'il n'avait ni le loisir de lire les écrits des autres, ni celui d*en composer lui-même , de sorte qu'il ne travailla à ce premier livre du Pentateuquef que parce qu'il ne pouvait rien refuser à ce prélat. 11 cherche a excuser la rudesse de son style, en disant qu'élevé dans la solitude à cultiver Ui terre pour avoir de quoi suffire à ses besoins de chaque jour, il n'avait pas été en état d'apprendre à écrire avec éloquence. Il répète la même chose dans le Lévitique^ en ajoutant qu'il ne s'était éloigné en rien de la doctrine de l'Eglise. Quoique Raban n'ait presque rien foit que copier les anciens interprètes, entre autres, saint Cyprien, Origeno, £usèbe de Césarée, saint Uilaire, saint Grégoire de Nazianze, saint Chrjsostome, saint Jérôme, saint Augustin, saint Léon 9 Victorin , Fortuuatien , Orose , saint Fulgence, saint Grégoire, saint Isidore, Esychius, Bède et Alcuin, il n'a pas laissé d'expliquer de lui-même plusieurs passages que ces auteurs n'avaient point éclaircis. 11 donne le sens littéral et le sens spirituel , explique de temps en temps les mots hébreux, et collationne ensemble tes anciennes versions , quand il en est besoin , pour donner le vrai sens du texte.
II. Le Commentaire sur PExode est divisé en quatre livres, comme les précédents. Ra-
ban y suit partout la même méthode dans ses explications de la Gtnht; cette différence seulement, qu'il dooDe I coup plus dans le sens figuré, eomme il] avertit dans son épitre dédicatoire à culphe.
III. Le Co$mnentaire sur le léririfue^ divisé en sept livres, à cause du gi nombre de mystères spirituels cachés i l'écorce de la lettre. En effet, Raban iihi pas à comparer ce livre sacré fc la chair telle de Jésus-Christ qui voilait toul qu'elle laissait voir. Il a suivi, dans Te: cation du texte, celle qu'en avait donni prêtre Esychius. A la suite de ce eemi taire se trouve l'abrégé qu'en ût ^'al^ Strabon, qui. comme nous l'avons vu.
un des disciples de Raban. '
IV. Le Commeniaire sur les Nombraï visé en quatre livres, contient, com précédent, de grands mystères. Aussi (e figuré l'emporte-t-il de beaucoup sur le littéral. C'est celui de tous les comment sur les cinq livres de Moïse, où Rabai
Idus mis du sien , parce que les Pèrel aissé la plus grande partie du texte ^ livre sans l'expliquer; c'est pourquoi interprète a cru devoir y suppléer di propre fonds. Pour que ses lecteurs ne: sent point exposés k s*y tromper, il ava* soin d'accompagner de son surnom les sages qui lui appartenaient. Saint Au^i est le principal et presque Tunique i^ auquel Raban ait emprunté, et enu cite-t-il très-rarement.
y. Dans le Commentaire sur le Di nome l'auteur a observé la même dit que dans le précédent, et il reste Mi méthode en suppléant de lui-même à les Pères n'en avaient pas explic^ué. il tit qu'il s'y trouve des répétitioDS.
que Moïse ayant fait entrer dans ce
f>lusieurs choses qu'il avait déjk dites es autres, Raban a eu recours, |0i commenter, à Texplication qu'il en déjà donnée dans ses commentaires " dents. ^
Sur les Juges ei Rutk. — Humbert, érSq de Wirtzbourg, ayant lu plusieurs outrsj de Raban et ayant appris , par une de j lettres , qu'à ses commentaires sur le n ialeuque il en avait ajouté sur les Litrn | Juges et de Ruth, lui écrivit pour les I demander. L'auteur les lui envoya, avec a lettre , dont les éditeurs ont fait depuis a dédicace. Ce commeniaire n*est point m rai , mais mystique. Il exhorte cet éveq à lire attentivement le livre des Juge* ^ imiter les bonnes œuvres et les jugeoei équitables de ceux dont l'histoire y est n portée , afin qu'étant constitué juge oi l'Eglise de Dieu par sa qualité d'évéqu^ en remplisse dignement les fonction^' qu'il défende le peuple de Dieu contre incursions de ses ennemis« mais sn< ^ armes toutes spirituelles. . .
Sur les Rois. — Ce commentaire, diTi>e quatre .ivres, est dédiée Hilduin.aW* Saint-Denis et archichapelain du palaJS<I
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mit ftitdemaoderh ranteuf quelqn'un de ses écrits. En le lui adressant , Raban lui avoue qu'il Tarait composé avec le secours des iDcieas interprètes. « Voos y trouverez , lui ^l-il, ce que saint Augustin, saint Jérôme, fltDt Grégoire , saint Isidore de SéviHe, le tteérable Bàde et les autres Pères ont dit mt ces livres. /*ai rapporté leurs propres
Etes, OQ i'en ai donné le sens, ce que 10 soin de noter à la marge ; et lorsque ilicaCion fient de moi , ou plutôt de la plêe de Dieu, j*ai également écrit mon twillasaile du leur, c*e5t*à-dire le nom fc Maor, que mon maître Alcuiu m*a taé.>Dans la suite, Louis le Débonnaire i fait une visite h l'abbaye de Fulde , lui fit hommage de ce Commentaire.
Josèpbe et de ce qu'il put apmiiresarles traditions des Hébreux dans Sawmages d'un écrivain juif qu'il ne Mtot point, mais qui s'était rendu re* avosunable au ix* siècle par son intellifnffdHaloi.
SurlttParalwomines. — 11 en profita eumt én\is son Commentaire sur les deux mnétsParalipomênes , qu'il dédia à Louis fttermanie, à (jui il donna la qualification
troi irèHîhrélien , parce qu'il gouvernait peuples selon la loi de Dieu qu'il pratipiit lui-même. H tes commente dans uil iKspîritQelj et ne s'arrête qu'aux passages fiofil besoin d'explication. Sachant que F^rurs le blâmaient d'avoir eu recours ^éfriis de Josèphe et de rinlerprète juif IKqoos avons parié , il répond qu il n'a pas l^du obliger ses lecteurs à adopter les f^\m\s de ces deux écrivains , et qu'en *B^ftiant quelques passages de leurs li- *<>i<nesa abandonnés au jugement de tout kœuftde. Du reste , il lui semble que ses
iB-^rs agissaient moins avec connaissance ^ «use que par l'influence de quelques mm préjugés , qui les rendaient beaupi' plus propres à conserver les ouvrages winii qu'à en composer eux-mêmes. Il [fc donc Louis de Germanie de prendre ■défense et de le couvrir contre les traits F î^ adversaires avec le bouclier de sa M de son zèle pour Dieu. Aux emprunts F^ tii en dehors des écrits des saints l^iilfaut encore ajouter quelques expions qu'il tira des ouvrages du Juif
^ Judith et Eêther. — Les Commentai- ^ sur Judith et Esther sont adressés à '^P^ratrice Judith, femme de Louis le Dé- !*niire,par deux éptlresdédîcaiolres dont •e est en vers héroïques et l'autre en ^. La raison qui l'engagea à les dédier , [-^le princesse, c'est qu elle s'appelait «^^^dit-il, et qu'elle égalait Judith en fné. Il avertît quMl n'a commenté du li- '^ « fether que ce qui s'en trouve dans le Jw hébreu, c'est-à-dire, depuis le com- |«ocement jusqu'au versets* du x* chapi- -L explication, qu'il dotino de ces deux ^f^esi presque entièrement allégorique,
et, comme dans ses autres commentaires, il n'y cite point les anciens qui l'avaient précédé.
Sur les Cantiques. — Il suit la même méthode dans son explication des Cantiques que l'Eglise chante a l'ofiicedes laudes dans te cours de la semaine; et il les disposa, non suivant l'ordre qu'ils tiennent dans la Bible, mais suivant le rang qu'ils occupent dans la distribution du bréviaire. L'explication qu'il en donne est allégorique. Seulement il fait remarquer les difTérences qui se rencontrent entre la version qui était en usage dans l'Eglise de Rome, et la version, traduite de l'hébreu par saint Jérôme, qui avait cours dans les autres églises d'Occident. Il joignit aux Commentaires sur les cantiques d Isaïe, d'Ezéchias, d'Anne, mère de Samuel, de Moïse et d'Aaron, d'Habacuc du Deutéronome, des trois jeunes hommes dans la fournaise, celui des cantiques de Zacharie, de la sainte Vierge et du vieillard Siméon.
Sur les Proverbes^ la Sagesse et VEccli^ siastique. — On ignore le temps précis auquel il composa sou commentaire sur les proverbes de Salomon. Il est sans préface et sans épttredédicatoire, et l'auteur Ta divisé en trois livres et trente et un chapitres, autant qu'on en compte dans le texte sacré. Le commentaire sur le livre de la Sagesse est également divisé en trois livres et adressé à Otgaire, archevêque de Mavence. Raban, dansl'épltre dédicatoire, dont la plus grande partie est employée à faire l'éloge du livre qu'il commente, dit que ce qui l'a porté à entreprendre cet ouvrage, c'est que jusquelà il n'avait pu trouver nulle part aucune explication entière de ce livre sacré. A la vérité, le prêtre Bellator en avait bien com-
f)osé une divisée en huit livres, mais elle ne ui était point encore tombée entre les mains ; quant à ce que saint Ambroise et saint Augustin avaient laissé sur le même livre, c'étaient des homélies qui ne contenaient que quelques explications partielles. Son commentaire sur 1 Ecclésiastique^ également dédié à Otgaire, est,diYiséen dix livres. C'est un des plus longs ouvrages de l'auteur. Parlant dans son épTtre dédicatoire de la différence entre YEcclisiaste et VEcclisiastiquSf il dit, d'après les Père.s, qu'elle consiste, en ce que le premier convient particulièrement à Jésus-Christ; et l'autre à tout saint prédicateur qui travaille à édifier l'Ejzlise par ses instructions.
SurJérémieet Exéchiel. — Le Commentaire sur la prophétie de Jérémie est distribué en vingt livres. L'auteur l'entreprit à la sollicitation de ses religieux, du vivant de Tempereur Louis lé Débonnaire, et ne le finit qu^après la mort de ce prince, lorsqu'il avait déjà publié tous ceux dont nous venons de faire l'énumération et même celui sur les Machabées. Il s'est principalement servi pour le composer des six premiers livres du comdQentaire de saint Jérôme sur le même prophète, des quatorze homélies d'Origène sur Jérémie et des écrits du Pape saint Gré-
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goire le C«rand. Il puisa aussi dans plusieurs anciens interprètes, sans se préoccuper si fon trouverait bon ou mauvais qu'il se servit du travail des autres. Les trois derniers livres de ce commentaire sont consacrés h expliquer les Lamentations. Le Com" mentaire sur la prophétie (TEzéchiel fut composé à la prière de Tempereur Lothaire à qui il est dédié. On lit en tête la lettre de ce prince à Raban, avec la réponse de celuici, qui sert d'épilre dédicatoire. Cette lettre royale est d'un style fort obscur, mais qui n'empêche pas d'y découvrir do grands témoignages de l'estime qu*il portait à l'auteur. H lui demandait une explication littérale du commencement de la Genèse ^ îxxS" qu'au neuvième verset du deuxième chapitre, où il est question de l'arbre de vie. Il le priait de lui envoyer aussi un commen-taire sur Jérémie et un autre sur Ezéchiel, mais à partir seulement du passage où saint Grégoire le Grand en était resté daûs son explication sur ce prophète. Raban crut devoir faire davantage, et il composa un commentaire entier sur tout le texte de ce prophète et le distribua en vingt livres.
Sur les Machabées, — Ces commentaires sont suivis d'une explication des deux premiers livres des Machabées. Raban l'entreprit à la prière de Gérold , archidiacre de la chapelle de l'empereur Louis le Débonnaire, à qui il le dédia d'abord , ce qui iie l'empêcha pas quelques années plus tard d'en faire une dédicace à Louis de Germanie avec le titre de roi de France, qu'il laissa subsister. Comme les livres des MacAoft^c* traitent nonseulement de l'histoire des Juifs, mais eqcore de celles de plusieurs autres nations étrangères, Raban, pour les expliquer, se servit non-seulement des livres sacrés, et des écrits de Flavius Josèphe , mais encore des historiens profanes. L'explication qu'il en donne est littérale et allégorique.
Sur saint Matthieu. — Les moines de Fulde occupés à l'élude de l'Ecriture sainte représentèrent à Raban qu'ils n'avaient point de commentaires entiers sur VEvangile de saint Matthieu Ce n'était pas faute cependant que plusieurs anciens ne l'eussent expliqué. On avait vin^t-deux traités d'Origène et autant d'homélies sur cet Evangile, les commentaires de Théophile d'Antioche , de saint Hippolyte, de Théodore d'Héraclée, d'Apollinaire de Laodicée, de Didyme d'Alexandrie, de saint Hilaire de Poitiers, de Victotorin et de Fortunatien. Mais ces commentaires étaient ou trop incomplets ou trop abrégés. Saint Jérôme n'avait donné'que le sens historique, rarement le sens spirituel, et il n^ citait point les anciens; en un mot, il ne s était pas assez étendu. Par toutes.ces considérations, Raban en entreprit un,* où il fit entrer ce qu'il trouva de mieux dans CCS interprètes et dans beaucoup d'autres * qu'il consulta. Il les indique à la marge par les premières lettres de leur nom, afin qu on ne 1 accusât point d'être un plagiaire. II se nomme aussi lui-même, dans les endroits où il avait parlé de son propre fonds et sans
rien emprunter de personne. On porsévi rait à blimer sa méthode, mais il ne ù inquiétait point, parce qu'il travaillait poi ses frères dont if connaissait les désirs les besoins. Ce commentaire est hi$torit)u spirituel et moral. Raban le dédia à Uei tulphe, archevêque de Mayence, en le pria de l'examiner et de le corriger, et d avo soin que les copies qu'il en ferait faire fu sent conformes à l'exemplaire qu il lui ei voyait.
Sur les Epttres de saint Paul. — Ce cou mentaire est composé de vingt-neuf Une huit sur VEpitre aux Romains^ trois sur /'* aux Corinthiens^ deux sur la seconde trois sur VEpttre aux Gâtâtes^ lienx m celle aux Ephésiens^ un livre sur TEoIa aux Philippiens^ autant sur celle aux m tants de Colosses^ et sur chacune de celi'ii Timothée^ un livre sur celle à Tite, uow sur celle dPAïMnofi et trois surVEpUnm Hébreux. C'est celui de tous les cotum» taires de Raban, où de son propre area i y a moins de choses qui soient de lui. Tm ce qu'il y dit est entièrement pris des Pèr< grecs et latins; c'est pourquoi il ne I nomme lui-même qu'un recueil. Il reotrt prit à la prière de Loup de Fcrrières,(}| n'était alors que diacre et moiae ëtudiaotl l'école de Fulde, et le lui dédia. Il en e voya aussi un exemplaire à Samuel, èr que de Worms, qui avait été autrefois condisciple et son collègue. On a impri à la tête de ce Recueil le petit Commenta de Pamolius sur ÏEpUre de saint Paul Philémon.
Recueil d'Homélies. — Ce fut par oAf d'Heistulphe, archevêque de Mayence,adf composa des homélies pour être prèoM^ aux peuples. Il en Gtsur toutes iesm.ilièti dont on devait les instruire : par eiern|<k sur la manière de célébrer les priocii><l( fêtes de Tannée; sur la pratique des vertu théologales et morales; sur les vices et k erreurs. Ses occupations ne lui permirei
f»as d'exécuter ce dessein de suite. Il àiû es homélies séparément et sur divers feuilles ; puis il les envoya à ce prélat a
3u il en fit un corps, et au'il mtt en fur e préface et comme témoignage de i obéissance, la lettre d'où nous tirons toult ces particularités. Le Recueil coaunencepi ces nomélies sur la lête de Noël etics aj très solennités de l'année , jusqu'à celled saint André, en y comprenant tes dimanfhe de Carême, le jour de Pâques et son ocia« les Rogations, l'Ascension , la Pentecût et les quatre temps. Il en met ensuite p^u le Commun des apôtres, des martvrs, il^confesseurs, des vierges ; pour la dédican d'une église et son anniversaire, contre»*' superstitions, contre les restes du pagam^m et sur les vices et les vertus. Ce Recueil f< divisé en deux parties. La première q«' comprend les homélies dont nous Tenon*''parler, est dédiée à Heislulplie; cl \à>^ cQude qui est adressée à rempcreur i^j thaire, en comprend plusieurs autres»^ divers passages de rAncien c( du No»»^»
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e»lament« qui se lisaient dans Toflice des imaoches et des fêtes, depuis PAques jusil la fin de l'année.
Ikt alUgoritâ de FEcriture. — Ce traité lotneoce par une préface dans laquelle Ittteur explique ce que c'est qu'Histoire, légorie, Tropologie et Anago^e, qu'il pnie comme les quatre messagères de la psse (jui préparent les voies à l'intelli- Aeede lËcriture. Il montre ensuite quelle Krence il y a entre ces termes, puis ve* iDt au corps des allégories il établit une
Sae liste alphabétique des mots tirés lires sacrés auxquels Raban donne un ^allégorique ou mystique, ce qu'il aporJinairement de plusieurs passages ^4es mêmes livres.
3b Unêtitution des clercs^ etc. — De Ifis écrits de notre auteur, il n'en est diî plus utile ni de plus intéressant mm Traité de FinstUutian des clercs et mutkmies de VEglise. Il lui donne ce Éitoottoe il le déclare lui-même, parce
£te dercs j trouvent tout ce qu'il sont >de savoir et d*apprendre aux autres 9 ff- qui regarde le service divin et la re de l'accomplir. Il n'était encore que aleur de l'école de Fulde, mais déjà Q du sacerdoce lorsqu'il entreprit cet ;e. Voici quelle en fut l'occasion, ars religieux de cette abbaye, et prinment ceux (jui étaient dans les ordresleconsultaient souvent sur la manière ils devaient remplir leurs fonctions, les cérémonies de l'Ëglise. Après répondu de vive voix à leurs quesilmit ses instructions par écrit, et les
^ad abord à ses frères, par un poëme élégiaques, puis à Heistulpne, arede iilayence, à qui il le dédie par Pftface et un autre petit poëme. Raban ^■>»ltque cet ouvrage est moins de lui Jf^ Itères, dont il a emprunté les pa- "^flsuivi les sentiments. Il l'a divisé en jiiTres: le premier traite des ordres ectiques, des habits sacerdo.aux, des eo(s de baptême, de confirmation, «ristie, et de l'ofllce de la messe selon ^ romain ; le second expose ce qui ^e Toffice des Heures canoniales, les \ la confession, la pénitence, les jeû- ^ commandement, qu'il appelle légi- ^ les principales fêles de l'année, les S le cEant ecclésiastique, l'Ancien et F"JttTeaa Testament, le Symbole, la règle ■*^U| jusqu'aux hérésies; le troisième Juesiiné à montrer quelle est la science Jj'^'ûîient aux clercs, la manière de l'ac- JJ^fiet la méthode pour l'enseigner au^ ^' Celle partie de l'ouvrage peut pas- V m droit pour un traité d'étude.
j^^*«" livret— Il y a dans l'Eglise calho- ^» «insi nommée parce qu'elle est rérj'W par toute la terre, trois ordres de
«rîSf ^^ ^^ ^" ^^'^> ^y^^^ *^^ baptisés l'iî? ^^ la vraie foi, portent te nom de jj^weus, savoir les laïques, les moines,
*^P««ple; moine, dans la môme langue,
marque celui qui vit seul ; et clerc dérive d'un autre, mot c|ui correspond à celui de sort ou d'hérédité. Les anciens enseignent qu'on a donné ce nom aux ecclésiastiques, parce que saint Mathias, le premier que les apêtres ont ordonné, fut choisi par le sort. A rexemple des Nazaréens, qui se faisaieni raser les cheveux, les apôtres ont introduit l'usage de raser les clercs sur le dessus de la tête en forme de couronne. On compte huit degrés dans l'ordre ecclésiastique : ceux de portier, du psalmiste, de lecteur, d'exorciste, d'acolyte, de sousndiacre, de diacre, de prêtre et d'évêque. L'ordre sacerdotal a commencé dans le Nouveau Testament, après Jésus-Christ par saint Pierre. C est le premier des apôtres qui ait reçu le pouvoir le lier et de délier; les autres ne l'ont reçu qu*après lui. Dans l'Ancien Testament, le sacerdoce était héréditaire ; il ne l'est plus dans le nouveau. C'est une ancienne tradition que répiscopat se confère par l'imposition des mains. On lit dans les Actes que le Saint-Esprit ordonne aux apôtres d'imposer les mains à Paul et à Barnabe pour l'épisnopal, et qu'après avoir été ainsi ordonnés ils partirent pour aller prêcher l'Evangile. L'ordre épiscopal a trois degrés, ceux de patriarche, d'archevêque et d'évêque. On y Î joute les corévêques, qui sont les vicaires es évoques, et ne peuvent rien faire qu'avec leur permission. Ils ont été institués pour avoir soin des pauvres de la campagne et des villes, afin qu'ils ne fussent pas privés des sacrements qu'ils peuvent leur conférer, quoiqu'ils niaient été ordonnés que par un seul évéque, comme les prêtres.
Ceux-ci ont le sacerdoce comme les évoques, et.peuvent, comme eux, conférer le baptême et consacrer l'Eucharistie ; mais comme ils n'ont pas la plénitude du sacerdoce, il ne leur est pas permis d'oindre sur le front, de donner le Saint-Esprit, ni d'ordonner les ministres sacrés ; tout cela est réservé aux évoques pour la conservation de l'unité et de la paix. De même que la consécration des mystères appartient aux prêtres, ainsi leur dispensalion appartient aux diacres; il n'est pas même permis au prêtre de prendre le calice sur la table du Seigneur; il doit Le recevoir de la main du diacre. C'est au diacre à orner cette table, et à y déposer les oblatious des fidèles qui lui sont présentées par le sous-diacre. Les uns et les autres sont obligés à la continence. Ce qui se fait aujourd'hui à leur ordination se pratiquait dans le siècle de Raban, et il en est de même de .l'admission des ministres inférieurs.
Des ministres il passe aux ornements dont ils sont revêtus dans leurs fonctions sacrées, et aux sacrements de l'Eglise. Le premier est le baptême. On doit le recevoir avant la confirmation et l'Eucharistie, et après avoir étéinstruitdesprincipesdelafoi chrétienne,
après avoir renoncé au démon et à ses nompes, et fait profession de la vraie foi. un en excepte les enfants, et ceux qui par surdité ou quelque autre défaut ne peuvent ni re-
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cevoir tes instructioDS nécessaires^ ni faire publiquement profession de leur foi. Celle des parrains qui les présentent au banlérae y supplée. Le baptôme se conftre par la triple loimersiony et en invoquant les trois personnes divines. On raccompagne d'une onction du saint chrême, afin que le baptisé porte la nom de Chrétien. L*babit blanc qu'on lui donne marque Pinnocence dont ee sacrement Ta revêtu. Après cette cérémonie, l'évêane lui impose les mains pour lui conférer le Saint-Esprit; il lui fait en même temps une onction sur le front, au lieu que le prêtre en le baptisant ne Tavait oint que sur la tête. C'est a ronclion sur le front que Raban attribue la descente du Saint-Esprit; mais il l'accorde aussi à l'imposition des mains de l'évêque.
En parlant de l'institution du sacrement du corps et du sang de Jésus-Christ, il dit qu'il s est servi des fruits de la terre, parce qu'il est venu lui-même sur la terre; et
Siu'il a choisi le pain et le vin, parce que, ?tant prêtre selon l'ordre de Melchisédech, il convenait qu*il choisît le pain et le vin pour en accomplir le sacrifice; afin de montrer que, comme le pain et le vin sont composés de plusieurs grains, qui ne font qu'une substance, ainsi nous sommes tous réunis dans une même Eglise par le lien de la charité, parce que nous détenons tous les membres d'un même corps par ce sacre.iient. Donc, de même qAe ce que nous mangeons et nous buvons se convertit en nous, ainsi nous sommes convertis au corps et au sang de Jésus-Christ, lorsque nous vivons avec soumission et piété ; car telle est la dignité de ce sacrement, que celui qui le reçoit indignement y trouve plutôt sa condamnation que son salut, comme l'a£Srme saint Paul, dans sa première Epitrt aux Corin^ thiens. Nous recevons donc véritablement et saiutairement le corps et le sang de Jésus- Christ « si nous ne nous contentons pas de recevoir dans ce sacrement la chair et le sang de Jésus-Christ , mais encore son Esprit, afin gue nous demeurions dans le corps du Seigneur comme ses membres, et
Îuo nous soyons vivifiés par son Esprit, aban ajoute que, comme il n^est point permis d offrir, dans les sacrements, autre chose que ce que le Seigneur a ordonné et pratiqué lui-même, le pain que i on offre doit être sans ferment et le vin mêlé d'eau, pour marquer d'un côté que ceux qui s*en approchent doivent être exempts de toute impureté, et afin de représenter de l'autre l'eau et le sang qui sortirent du côté de Jésus-Christ. 11 prouve que le pain destiné au sacrifice doit être sans ferment, parce que iMo'ise l'ordonna ainsi aux enfants d'Israël , et que dans )e temps de la pAque, il n'était permis à personne de manger du pain fermenté, ni même d'en conserver dans les maisons. Quant au mélange de Teau avec le vin, il le croit nécessaire, parce que l'eau signifie le peuple, et que le sang de Jésus-Christ, devenu apparent par Je vin, montre, par le mélange qui s en
fait, l'union du peuple avec J^sus-Chru allègue le témoignage de saint Cyprien,i réfutant ceux qui prétendaient que Toi devait offrir qoe du vin dans le calice, que l'usage iVy mêler de l'eau vient dri tradition du Seigneur. Quelques-uns pj fendaient que Ton devait recevoir TEq:!
ristie tous les jours, à moins qu'on ea empêché par quelaue faute. Ralianconn que cela se peut faire, si ceux qui s'en] prochent la font avec piété et humiliti non par une présomption orgueilleuse, jugeant trop largement de leur propre tice ; mais si les fautes sont telles qui doivent éloigner de l'autel , comme oi éloignerait un mort, il faut auparatantl pénitence et recevoir ensuite ce rc salutaire, parce que celui qui mange gnement le corps de Jésus-Christ, son jugement.
11 parle ensuite de la célébratioi messe, qu'il croit ainsi appelée, pàm la commençait après avoir renvoyé le^ cbumè'aes, qui, n'étant pas encore b».
ne pouvaient assister h lu cétébratiôu saints mystères. li définit la messe, la li tion entre Dieu et les hommes, dont le | tre fait les fonctions lorsqu'il offre à U les vœux et les supplications dtt peuple fonde l'usage de la messe sur ce qu'elle a instituée par Jésus-Christ, et pratiquée | les apôtres et par toute l'Eglise. Au ai mencemeat on ne chantait |ias, comme I fait aujourd'hui, avant el pendant la bration, mats on réoitait lesEpItresde Paul, et le saint Evangile. On allriboe Pape Gélestin et è Thélesphore Tustn ^ chanter les antiennes et le Ghria in »fA avant le sacrifice. Ce n'est pas le seul enM où il cite les fausses décrétales. Il liait livre par une exposition des céréoionies des prières delà messe , en remarquant q l'ordre que l'on y observe était regardé ( l'Eglise romaine comme venant desaf'Oti et des hommes apostoliques; et il obseï en même temps qu'après la commiinioB prêtre et du peuple, on laissait une |« de rhostie sur l'autel pour signifier que i sus-Christ était encore dans le tombeau.
Deuxième livre. — Après avoir faU parlé des Heures canoniales de la nuit et jour, de diverses sortes de prières, deTei niologèso ou confession des péchés, des tanies et de l'Oraison dominicale, il tn du jeûne et en distingue de trois sorle celui du Carême, qui est de trenle-«xiotn sans y comprendre les dimanches; celui Ja Pentecôte et celui qui précède la fête la naissance de Noire-Seigneur. Ce de/oi commençait au mois de novembre etséii^ dait iusqu'au jour de Noël. Pn quaine:
jeûne était celui du vendredi pendant tôt i*année; et plusieurs même y ajoûtaieni samedi. Outre cela, on jeûnait les jours*
quelques semaines. Indépendamojent