‹ Dictionnaire général et complet des persécutions souffertes par l'égliseChapitre 85 sur 207 · HAB · texte numérisé non relu

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distinf^aer des autres suppôts de Satan, qui, portant le même nom, sortira de la tnbu de Dan, qu'il naîtra à Babylone , mi*ii sera éle? é h Caroxain et Bethsaïda, qu il rebâtira le temple de Jérusalem, et qu'il sera mis à mort sur la montagne des Oliriers.

Martyrologe. — Personne ne conteste à Raban le Martyrologe qui porte son nom. Il le composa à la prière de Radiau, abbé de SlAgenstadt, vers Tan MS. Raban s'était démis du gouvernement de l'abbaye de Fulde dès l'an 8^2, et y virait en simple moine; ce qui lui donnait plus de loisir pour travailler aux ouvrages que ses amis lui demandaient. Il reconnaît, dans son prolo^e, avoir fait usage des martyrologes anciens

f)Our en composer un nouveau. En eSét, si 'on tient compte de tout ce qu'il a tiré des martyrologes de saint JérAme, du vénérable Bède et de Florus, on trouvera qu'il y a mis

f»eu de choses du sien. Ce proloçue ne se it point dans les éditions de Raban ; il a été publié depuis, par dom Mabillon, dans le tome IV de ses AneUectes^ sur un manuscrit de la bibliothèque de saint GaaI.

Poésies, — Les poésies de Raban ont été

fubliées à la suiie de celles de Fortunat|de oitiers, par Christophe Brower. On les a divisées en trois parties. La première partie commence par deux pièces adressées, l'une au Pape Paschal, et l'autre au Pape Grégoire. Le reste contient environ cent cinquante pièces sur divers sujets, et adressées à aiverses personnes. La plus longue est une prose rimée, où il traite de la foi catholique. Après avoir imploré le secours de Dieu, il parle de la création et de la chute des anges, de la création et de la chute du premier homme, de l'incarnation du Verbe et de la rédemption du genre humain, de la vocation des apAtres, des miracles de Jésus-Christ, de ss passion, de la descente aux enfers, de sa résurrection, de son ascension, du jugement dernier, de la résurrection des morts, de la gloire des élus et des supplices éternels des méchants.

Suit un poème sur la sortie des moines de Fulde, à Toccasion du schisme que l'abbé Ratgaire causa dans cette communauté par ses vexations. La plupart des autres pièces sont des inscriptions pour mettre sur des autels ou autres objets consacrés à Dieu. La seconde partie contient trente poëmes en vers de différentes mesures et sur différents sujets. Le premier est un éloge de la charité, le second une hymne pour la fête de Noël ; etil esquivants, d'autres nvmnes pour les fêtes des Innocents, de l'Epiphanie , de Pâques, de lAscension, de la Pentecdte, et des fêtes des saints. Le Fient Creo^or tel qu'il se chante encore dans l'Eglise est de ce nombre; rien n'empêche qu'on en croie Raban l'auteur. £n effet, quoique cette h vmne se trouve dans les anciennes éditions de saint Ambroise, on convient qu'elle n'est point de ce Père.^ aussi ne se ht-elle plus dans les dernières éditions de ses œuvres. Hugues de Cluny est le premier qui l'ait foit chanter à l'heure de tierce ; ce qui, depuis, est passé en usage

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dans le Bréviaire romain. Le èbant sur la mort de Charlemagne n'est pas Raban, mais de Goiomban , abbé de si Tron, comme l'atteste Tinseriptioa adresi à Tévêque André. Il y en a aussi, di» troisième partie, qui sont de WalafHd bon; mais on ne peut guère douter que ban ne soit auteur du petit écrit en pi intitulé De la sainte eroiXf parce qu'il mait à traiter cette matière. 11 ^ exp les noms propres et métaphysiques sont donnés à Jésus-Christ dans les sai Ecritures, comme ceux de Jésus, de G d'Emmanuel y de Dieu, de Fils unique.

Consubstautiel, d'Orient, d'Epoux, d^A^j de Pain, de Vigne, de Pierre et sutres^ pellations semblables.

De Vinvention des langues. — Cet ou termine les cinq tomes des Œuvres de ban telles qu'elles ont été d'abord lies. C'est une collection de divers hébreux, grecs, latins, scythes et tu avec quelques monogrammes. A la ttU chaque alphabet, Raban met une que sur leur origine. Sur le premier, il que les lettres hébraïques ont été inveo par Moïse et renouvelées par Esdras a le retour de la captivité; sur le secoo remarque que les lettres grecques fo apportées de Phénicie en Groce par Cadm fils d'Agénor ; mais que, n'ayant pas apr un nombre de caractères sumsanlspour mer toutes sortes d'écritures et de nom

d'autres y en lu^u^^f^^t ^pr^ '<!'* ^^ troisième, il attribue l'invention desllelli latines à Nicostrate, mère d'Evandre^ les apporta la première en Italie ; dei latins prirent quelques lettres de Yi grec, pour periectionner le leur. Il teur des lettres sc/thes le philosophe que , et il fait venir la langue tudesqoe celle qui était en usage chez les llarcomai

11 s en faut que Tédition que nous m suivies dans le cours de cette analyse co tienne toutes les œuvres de Raban. Il reste beaucoup d'autres qui ne s'y trouv< pas comprises, soit qu'elles aient échaf aux éditeurs, soit qu'elles n'eussent pas { oore été tirées de la poussière des bibi thèques; nous nous croyons obligés renore compte des plus importantes.

Commentaire sur Josué, — De ce nomi est un commentaire sur le Livre de j suéy dont Raban fait mention Ibi-méi dans sa réponse à Humbert, évèque Wirtzbourg. L'auteur s'y applique bei coup plus au sens allégorique qu'au se littéral, et il ne dissimule point que la p grande partie de ses eiplications sont rées des écrits des anciens Pères. Il les même à la marge, comme il Ta fait d plusieurs autres de ses commentaires. F suadé que Josué, libérateur du peuple Dieu, était la figure de Jésus-Christ, nous a délivrés par son sang, il lui fait Q application presque continuelle du texte ce livre. Il compare jusqu'à deuxfois I B^'J catholique à la maison que Rahab avait à i& cho, et dit, que de même qu*il o*j eut

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il qui se troayèreiit dans la maison de tte courtisane oui échappèrent à la mort, I mAme ceax-la seuls sont sautés , qui n( trouvés à la mort dans TEglise catbo- |ae. £n eipliquani ce qu'on lisait dans i# édition de Josué, différente de celle i se troureiit dans Tusage commun de ifWs^t par exemple , ces paroles : Dieu n les Jébuséens et les autres ennemis Ire les mains des Israélites, qui les pourfrirent jusqii*à Sidon la grande; et il dit h [propos, quêtant sur le territoire de Si«> i, il ne remarqua point qu'il y eut deux de ce Doro, une grande et une petite, pourquoi il donna à ces paroles de Jo- QO sens allégorique. Mais sa remarque le toujours qu*n avait fait un voyage eDtiqui»ique Rudolphe et Tritbéme disent rien. Il est persuadé que tous IvioU Pères qui sont morts avant nous« Itettent avec nous et nous aident par Mifrières. Il enseigne qu*après la pas- ^dli résurrection du Sauveur, l*anr jfeliicenloce a pris fin pour faire place au PBniocede la loi nouvelle, où la chair et ■ogéeTAgneau sans tache sont offerts D les jours sur les saints autels, et reçus k bouche des fidèles pour la nourriture biairede leurs Ames, afin que Kombre de lDi«e retirant» la vérité de TËvangile soit i^\k. Il iiaralt croire qu*il y a un re infini de vertus contraires, c*est-àde démons occupés à tenter les hommes verses manières, et que ces démons ont sus d'eux des chefs qui leur donnent nen différents pays, pour solliciter (es ^ au péché. Sa raison est que tous ^mes ne sont point sujets aux mêmes i«etqu*il n*^ a pas d'apparence qu un -iiéruon, qui inspire è un habitant de

6W^gDA le désir de commettre le péché Mcaiion, soit le même qui, dans les ^^on ailleurs inspire les mêmes pas- ^^un antre homme. On doit la décou- « de ce ix>mmentaire à dom Martène.

mu la Juifi, — C'est encore à dom

Eléoe que nous sommes redevables d'un l( contre les Juifs, qui dans un ancien ïwcritde l'abbaye de Sainl-Serî^e d'An- P^MinlitQlé : TraUé de Rhaban, arehe^ fri^^e Jfoyence, sur diverses questions ti^ ^ <^e t Ancien et du Nouveau Testament F[« kl Àuifs, tes infidèles ou tes hérétiques p««i(*. L'éditeur ne doute point que cet Jn^sene soit en effet de notre auteur, et *ê^ plusieurs réclamations contraires, J^* partageons son opinion avec les aup" de Vttistoire tittéraire de ta France, Nrrsge est divisé en quatre-vingt-sept *|l>i|res, dans lesquels l'auteur s'applique JJnfi|)aleraent è marquer la différence entre ^m\ alliances, la réprobation des Juifs, '*|^iion des gentils, et Texcellence de ^"^ au-dessus de la Synagogue. Il a ra-- 2"fni recours à l'autorité des Pères. Saint ^«^me n'y est cité qu'une fois, saint Au-

Ll ^^'^'*» ®^ ^° ^y trouve le nom d'aujj'^'oire docteur. L'auteur rejette l'opinion ^ ceui de son temps qui paraissaient per-

suadés que le prophète Jérémie paraîtrait à la fin du monde avec Elie, parce c|u'elle ne lui paraît point fondée sur l'autorité des Ecritures. Il fait un crime à ceux qui» pendant le carême et les autres jours de jeûne légitime, ne vivaient pas dans la continence et mangeaient de la chair. Il enseigne que Jésus-CTirist est vrai Fils de Dieu, nofi par grflce ni par adoption, mais par naissance et par origine; quil réunit deux substances ou natures dans une seule personne, ainsi que deux volontés et deux opérations; que la vérité ee se trouve que dans l'Eglise catholique, et qu'elle est le lieu saint que le Seigneur a choisi, et que hors d'elle on ne peut être sauvé. Gomme par sa première génération, l'homme qui vient au monde ^ pour père le diable et pour mère Babylone, de même par sa seconde génération, c'est-àdire par le baptême, tout homme qui croit et renatt en croyant, a Dieu pour père et pour mère l'Eglise, hors de laquelle personne ne peut être sauvé. II enseigne aussi que le baptême efface le péché originel et les péchés actuels, et que le vrai sacrifice de l'Eglise est le corps et le sang du Seigneur immolé tous les jours par les prêtres pour notre réconciliation et la rémission de tous nos péchés.

Des corévéques. — Un autre écrit de notre prélat» qui n'est pas un des moins intéressants parmi cenx Qu'il nous a laissés^ est son Traité des corevéques^aix svjei desquels on était alors fort partajjé dans l'Esrlise de France. Les uns soutenaient qu'ils frétaient que de simples prêtres, tels à peu près que le sont les grands vicaires dans un diocèse, et que |>ar conséquent ils ne pouvaient exercer aucune des fonctions réservées au seul caractère épiscopal ; les autres prétendaient le contraire, et Ralian, alors archevêque de Mayence, entre dans ce dernier parti. Il composa même un écrit assez vif, dans lequel il rejeta la mauvaise humeur des évêques contre leurs coadjuteurs, sur un fonds d'orgueil qui ne leur permettait pasde partager avec eux les honneurs de répiscopat. Il dit hardiment que réduire les corévéques aux simples fonctions de prêtres, c'est agir contre i ancienne et la nouvelle discipline; contre l'ancienne, puisqueautrefois c'était ta coutume. que les corévéques suppléasseiK les éfêques dans toutes leurs fonctions ecclésiastiques, et contre la nouvelle , pan e que dans les derniers temps, c'est-à-dire à I époque de Louis le Débonnaire, sous le rè^^ne duquel il écrivait, les corévéques, dans plusieurs pro?inees, exerçaient sans aucune exception le ministère épiscopal. Il ajoute que s'ils n'avaient pas été mis au rang des évêques dans le concile de Nicée, on n'aurait pas permis aux douze dont les noms se trouvent inscrits dans les actes d'y assister, puisque, parmi les trois cent dixbuit Pères qui composèrent cette assemblée, on ne trouve ni un prêtre ni un diacre. On objectait le passage des Actes des apôtres^ oii il est dit que saint Pierre et saint Jean furent envoyés à Sa marie oour imposer les

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mains à ceux que Philippe avait baplisés ; d*où l'on concluait que Fimposition des mains, c'est-à-dire le sacrement de confirmation, est réservée aux évoques à Texclu* sion de tout autre. Raban répond que Philippe n*était ni évèque ni corévèque, mais seulement diacre et evangéliste; et que les apAtres ne s'étant point encore séparés pour aller établir des évoques dans les provinces et dans les villes, ils n'avaient pas non plus établi des corévèques, et que par conséquent l'objection ne pouvait s*appliquer à ces derniers. Il insiste en finissant sur la nécessité où les évoques se trouvent comme les autres de s'humilier sous la main toute-puissante de Dieu, et de traiter avec honneur et bonté ceux qui, comme eux, servent l'Eglise. Ce traité est adressé à Drogan, évèque de Metz.

Du respect des enfants pour leur père, etc. — Cet ouvrage, que nous devons comme le précédent aux recherches de Baluze, est divisé en douze chapitres et dédié à l'empereur Louis, par une Epitre en douze vers élégiaques. Raban, comme nous l'avons dit dans sa biographie, le composa pour consoler ne prince des mauvais traitements qu*il avait reçus de la pan de ses fils et même des grands seigneurs de l'Etat, à la fin de 833 et au commencement de 83^. L'auteur prouve par des témoignages de l'Ecriture, que les enfants doivent Èonorer leurs parents et leur être soumis, et il apporte divers exemples de la colère de Bieu sur ceux qui avaient méprisé leurs pères et mères ou môme leurs anciens. Venant ensuite à l'honneur qui est dû à la dignité royale, il rapporte divers passages pour montrer que l'on doit employer la force et les châtiments envers ceux qui manquent d'obéissance et de respect envers leurs princes. Il cite d'après Zozime, Rufin et Orose, ce qu'on lit dans leurs histoires de la défaite des tyrans Maxime, Arbogaste, Eugène et Quelques autres, pour montrer que Dieu, dès ce monde, ne laisse point impunies les révoltes des sujets contre leurs souverains. II ajoute qu il n'y a rien dans les lois divines et humaines oui puisse autoriser les enfants à détrôner leur père. Salomon ne monta sur le trône qu'après la mort de David; et les enfants du grand Constantin ne régnèrent c^u'après la mort de leur père. Les Pères de I Eglise et les conciles se sont toujours élevés contre les usurpateurs et les séditieux; comme les rois, les princes et les juges laïques ont employé la rigueur des lois contre ceux qui opprimaient l'Eglise ou y jetaient le trouble. «Celui qui se reconnaît en général coupable de quelque crime, et qui cependant ne peut en être convaincu publiquement, ne doit pas être excommunié par les évoques, puisque Ton connaît des saints qui ont fait de semblables confessions, et que les faux jugements ne nuisent qu'à ceux qui \es rendent. Il exhorte donc l'empereur Louis à les mépriser, et, en imitant Dieu dans le pardon qu'il accorde aux pécheurs repentis, il le presse de l'accorder à son tils

Louis de Germanie, oui témoignait de regrets d'avoir trempedans la révolte de autres frères.

Lettres canoniques à Régimbolde, luze a publié encore dans le tome seci de ses Capitulaires deux lettres canoniq adressées par Raban à Régimbolde, co vêque de Mayence. Ce sont des réponses questions que celui-ci lui avait propfts sur la pénitence. Ré'gimbolde demandait la première question comment on derai comporter envers un homme qui, en g:

traitant sa femme, l'avait fait accoucher trois enfants, dont deux étaient morts \ baptême, et le troisième peu après Im reçu. Raban répond que cet homme, p avoir chAtié trop sévèrement sa femcK*. éi tombé dans le crime de parricide, ei fi devait être soumis à la péniten^'o t^ qu'elle est prescrite par le canon dacari d'An^yre. La seconde question regartijiw personne mordue au pied | ar un cIneR t ragé. Quelques-uns lui donnèrent à maus sans qu'elle s'en aperçût, le foie mèiDc' chien, comme un remède propre à la ^ rir. Raban excuse ceux qui tnmA ainsi , à ( ause de leur bonne intcuti mais il veut qu'on leur défende à Pave d'employer de semblables remèdes; et |i effacer ce qu'il pouvait y avoir de faute leur part, il conseilla de leur imposer p pénitence quelques disciplines et quelq jours de Jeûne. Sur la troisième que^b où il s'agissait de crimes abominablts od la pureté, il déclare oue l'on doit punir coupables selon la sévérité des cdtioiijp qu'il faut en agir de même envers ceot^ tuent leurs Barents. Il laisse toutefois ^ corévêque la liberté de modérer la i tence des coupables, autant que la 'li^ tion, qui est fancre des vertus Jô|^ mettra.

Dans sa seconde lettre, RégimLo consultait encore son archevêque sur vers autres sujets, qui regardaient éga ment la pénitence. Que làul-il faire, demandait-il, de celui qui tend un |)iég un Chrétien, pour s'emparer de sa [i sonne, et qui ensuite le vend aux paiei Raban répond que cet homme, étant ti pable d'homicide, doit être soumis à (ai niteuce ordonnée par le concile d*Anr> 11 cite sur cela le passage du DetUérom où nous lisons que, si un homme e5t m

fms tendant un piège à son frère |<ar es enfants d'Israël, et qu'après lan vendu comme esclave, il en ait reçu iept il sera puni de mort. (Deut. xxiv, 7./$ une autre question qui est la quatrièiue cette lettre, il décide que les criu)e$ 0 dultère et de fornication commis entre f rents, doivent être punis irès-sévèroiue comme étant du nombre des plus ^^^ crimes. Sur quoi il rapporte la loi *iiJ/^ viiique qui condamne À mort les aduluri et les incestueux. Il cite encore les c^no' des conciles de Néocé&arée, de Lao<li<ée d'Ancvre. Ce dernier condamne les ailo tères a sent ans de nénitenco. Tliéuiloi'*'

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DE PATR01X)GfE.

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iiiiorWrjr en ordonne douze pour les inrMueux. 11 exhorte Régimbolde à en fixer t temps lui-oiéme« en raison de la ferveur jile ia sincérité du repentir des pénitents. i sinèaie question regardait un homme flj, se disant prêtre quoiqu^ii ne le fût B>. avait adiûinislré le sacrement de bapfine. La réponse de Haban est que l'un uii s'Iuformcr si cet homme est baplisé, is'il avait conféré le baptême par les trois bUier^ions et au nom de la sainte Trinité ; M en était ainsi, il ne fallait pas réitérer rl>3(>tdme, a>ai$ seulement confirmer le Iffiisé par I imposition des mains de Té- A(iie, et par i onction du saint chrême»

S fui avait été fait. Il rappnrte là-dessus i^otituents de saint Ambroise et de tbi Augustin.

IHMald d*Auxtrre, — Héribald, évêp, (l*Âuxer-re » s'adressa aussi à Raban pu faire résoudre quelques difficultés fnt^^aient l'administration de la pénita». Celui-ci répondit par une lettre di- Usée eo trente-quatre chapitres» qui ne mi «ju'an tissu de canons et d'extraits fe5 cécrélales des Papes sur la pénitence > Ion devait imposer aux homicides» Ht adultères» aux parricides et aux clercs ' depuis leur ordination étaient tombés b quelque crime capital. Le chapitre iplos remarquable est le trente-troisième, is lequel l'auteur répond à deux ques- ^t savoir : si TEucharistie, après qu'on re^ue, subit le sort des aliments orditi, et si ensuite elle reprend la nature Mie avait» avant d'être consacrée sur ^ïl. Raban répond d'abord que cette

ÊtioQ est superflue » puisque Jésus- A a dit dans l'Evangile que tout ce titotre dans la bouche passe dans le *l>f«e( est rejeté au dehors. Il dit ensuite fi^V sacrement du corps et du sang du ^^rur, quoique fait de choses visibles Vtvrporelles» opère la sanctification invi- P« tant de l'âme oue du corps» et qu'au W^ il n'y a point ae raison de croire que

tijai se digère dans l'estomac et subit . autres transformations qui en sont les ^^t reprenne ensuite son premier état»

^jue personne ne l'a jamais dit « Il est *^)ajoule-t-iI» que quelques-uns qui ne l^^^cot pas sainement du corps et du sang ^^ ligueur» ont dit que ce corps est le ^•tie qui est né de la Vierge Marie» dans V^el Jésus-Christ a souffert sur ia croix 4 qui est ressuscité du sépulcre. Erreur ^i<c nous avons combattue» autant qu'il J^'is a été possible» dans notre lettre à litié Eigile» où nous nous sommes expli- ^ sur ce que l'on doit croire de ce ^n^s- » Cette réponse souleva quelque '^<lale dans le temps et attira à son au- I^M^'asieurs réfutations » une entre au- ^ de Gerbert» archevêque dé Reims, 1^' (ut depuis Pape» sous le nom de Sylll^lreU. Cependant on peut, justifier ces <«uï éfèques» en disant qu'il n'était point •l^ttlioD entre eux du corps de Notre-Sei- S^^tir, mais seulement des symboles du pain

et du vin. Kn prenantainsi la question et la réponse» on ne peut les accuser d*avoir péché contre la foi ni pensé indécemment du corps et du sang de Notre*Seigneur.

Contre les contradicteurs de la Règle de Saint'Benoit. — Ce traité publié par Mabillon» sur un manuscrit de l'abbaye de Molk, fut écrit à l'occasion de Goth escale qui» aj'ant été offert dans son enfance au monastère de Fulde, et y ayant vécu pendant plusieurs années» sous l'habit monastique» voulut ensuite en sortir , et accusa Raban, qui en était alors abbé, de l'avoir iait moine malgré lui. Cette accusation fut portée» en 829, devant un comité de Mayence, auquel présidait Ot^aire à la tête de vingthuit autres prélats. Le comité renvoya tiothescaJc absous ; mais Raban appela de cette sentence à Tempereur Louis. Telle fut l'occasion de ce traité, qui suivit de près la tenue du concile. L'auteur y touche trois points principaux, qu'il prouve par l'autorité de rÈcrilure et û^s Pères, savoir : I* qu'il est permis à tout Chrétien de consacrer ses enfants à Dieu ; 2* nu 'on ne peut violer, sans un grand péché» le vœu que l'on a fait au Seigneur; 3* que la vie monastique n'est |)oint d'invention humaine, mais d'institution divine.

A Notingue. — Rai.an réfuta dans trois lettres les erreurs de Gotliescaic sur la

E rédestination, la grâce et le libre arbitre, a première de ces lettres est adressée à Notingue, élu évêque de Vérone. L'auteur

Erouve que rien n'est plus contraire è la onté et à la justice de Dieu, qui veut que tous les hommes soient sauvés, que de dire que tout homme prédestiné a la vie» ne peut être damné, et que tout Jiomme pré» destinée la mort ne peut être sauvé. C'est la doctrine qu'il attribue à Gothescalc sans le nommer. La raison qu'il aptiorle contre la prédestination è ia mort, c'est qu'il est injuste de damner un homme qui a péché non par volonté, mais par nécessité. Il cite Ikdessus plusieurs passages tirés de saint Prosper, de saint Augustin, de VHypponosticon et du livre de Gennade intitulé: Des dogmes eccléstiatiques. Il marque en peu de mots ce que l'on doit croire sur la prescience » la prédestination » la grâce et le libre arbitre; par exemple : Dieu a prévu ceux qui seraient bons et ceux qui seraient méchants ; en conséquence il a prédestiné les bons à la vie éternelle , mais il a prévu seulement que les méchants périraient éternellement» sans les prédestiner luimême à la mort. Tous ceux qui seront sauvés» le seront par la grAce de Dieu. Encore que le libre arbitre ait été corrompu par le péché du premier homme, lorsque la volonté de Dieu le gouverne selon sou bon

Claisir, l'homme peut mériter par son lire arbitre» une récompense éternelle; s'il abuse de son libre arbitre par orgueil » il n'est pas di^^ne de la gloire, mais de la peine» et personne no doit examiner ni approfondir les secrets de Dieu.

A Eberard. — Dans la seconde lettre

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adressée au comte Eberard, Rabaa blâme l'hospitalité qu*ii donnait à Gothescaic dans sa maison, et rengage è l*en faire sortir» è cause des erreurs qu'il enseignait sur Ja prédestination et la réprobation. « II en a déjà jeté plusieurs dans le désespoir , dit-il , parce que* conséquents avec sa doctrine, ils se disaient à eux-mêmes : Qu*aije à faire de travailler à mon salut? C'est inutilement que je m'en occuperai , si je ne suis pas prédestiné? Et si je le suis» j'obtiendrai la vie éternelle» encore que je vivrais mal. * Raban oppose à ce sentiment ceux de saint Augustin, de saint Prosper et de quelques autres Pères. Gothescaic, obligé de sortir de Marseille , vint à Mayence au commencement de 848. A la nouvelle de son arrivée, Baban assembla un concile, auquel le roi Louis assista, tiolhescalc y présenta une profession de foi, dans laquelle, en expliquant sa doctrine, îi disait qu'il y a deux prédestinations : l'une des élus, pour la béatitude ; et l'autre des réprouvés, pour !a damnation. 11 accusait à son tour Raban d'enseigner que les méchants ne sont point prédestines à la damnation, mais seulement que Dieu Ta prévu dans sa prescience. Le concile condamna Gothescaic, comme convaincu d'erreur, l'obligea de sortir du royaume de Louis, avec promesse, sans serment, de n'y rentrer jamais, et te ren^» voya à Hincmar de Reims, dans le diocèse duquel il avait été ordonné prêtre.

A Hincmar. — 11 écrivit en même temps à ce prélat pour lui rendre compte de la conduite de Gothescaic et de sa condamna-* tion, en le priant de le faire enfermer, afin qu'il ne pût pas propager ses erreurs plus longtemps. Hincmar fit tout ce que Ton demandait de lui , et sur la fin du mois de mars de l'an 850, il en écrivit à Raban, et lui envoya en même tem(:s une longue confession de foi sous le nom de Gothes<cale , mais qui en réalité était l'œuvre de Prudence, évéque de Troyes, avec plusieurs autres écrits qui tendaient à appuyer sa doctrine, Raban allégua son Age et ses infirmités pour se dispenser de répondre aux passages rapportés par l'évoque Prudence; et en répondant à Tévéque de Reims, il se contenta presque de lui envoyer les deux lettres qu'il avait écrites à Notingue et au comte £brard, dans lesquelles il croyait avoir suffisamment établi son sentiment sur la prédestination. Toutefois il ne laissa pas de l'appuyer encore d'un grand nombre de passages de l'Ecriture et des Pères, tendant a prouver que le mot de prédestination se prend toujours en bien ; que Dieu ne porte point les hommes au mal ; qu'il n*est point l'auteur de notre damnation ; qu'il n'enuurcit point le cœur des hommes, mais quil permet seulement qu'il soit endurci , ou par leur propre malice ou par celle du démon ; que Dieu n'a pas fait la mort ; qu'il ne prend point plaisir à la perte de ceu4L qui succombent; et qu'il veut que tous les hoipmes soient sauvés et qu'ils arrivent à la connais-

sance de la vérité. 11 prie Hincmar d'em cher que Ton agite ces sortes oe questions ne peuvent que causer du scandale pa les fidèles. Il est étonné qu'il ait encu souffert que ce moine écrivit sur ces mat res, et il lui conseille de lui refuser toi correspondance jusqu'à ce qu'il se soiti tracté. Il le regarde comme un orgueille incorrigible et il ne croit pas qu on doi lui accorder la communion. Enfin il lui r proche d'avoir demandé l'épreuve du i en présence du roi, des évoques, des pt très, des moines et du peuple , pour pmui son orthodoxie. On voit par là que ces» les d'épreuves étaient encore en usa^ et Hincmar lui-même en (ireod la défeo dans une de ses lettres à Hildegaire, é\^\ de Meaui.

Glossaire. — Nous avons observé ailb que le goût de Charlemagne pour la te^-v tudesque avait inspiré à plusieurs »riii{ de ce siècle une grande émulation («iiir^ cultiver. Raban fut un de ceux qui i) i gnalèrent. G*est à cette occasion qu'il c«>c

f)Osa un Glossaire latin tudesque sur tii es livres de TAncien et du Nouveao Te tament. L'ouvrage n'a jamais été impriai Le manuscrit qui le contient, et qui pas

four être du temps de Tauteuri so conser la Bibliothèque impériale où Umbéci le déposa avec tant d'autres, après l'ave tiré de la Bibliothèque ambrosiennc dT pruck dans le Tyrol. Ce savant biblio Caire avait promis de publier l'ouvrage des notes de sa façon ; mais la mort i'i levé avant qu'il put accomplir sa proo Dans la suite dom Bernarci Pez a fait' mer sur un manuscrit ancien de huL ans, un glossaire abrégé sur le môan que le précédent, mais particulièi sur les termes Jes plus difficiles de la J^ous laissons aux curieux le soin dV si cet abrégé ne serait pas tiré du 6U entier de Raban.

Il s*en faut que nous possédions tonsl écrits de Raban* On en cite un urand m bre qui restent ensevelis dans robscuni ou qui sont perdus sans ressources; t^ par compensation, on lui en a supi"'

Seul-èlre plus encore qu'il n'en a peiui ous ne nous croyons obligés ni d*iodii[u les uns ni de rendre compte des autro. Raban était considéré à son époque coiuo un des. plus beaux ornemenis du cle^ d'Allemagne, et on voit par l'éloge qu* fait Amalon, archevêque de Lyou, que réputation n'était pas moins bien H^i»

dans les Gaules, où il était connu autant p la probité de ses mœurs et la prête i)r doctrine, que par son savoir. Jl aurait j avec le secours des langues gri'Ojue hébraïque qu'il possédait» expliquer iic •( même les divers sens de r£crilureii< développer les mystères, mais ce parti n pugnait à son caractère naturelleuienlliui ble et modeste. Il aima mieux marcher i»i les traces des saints Pères et suivre le cm min des anciens interprètes que d'en (r^)^ de nouveaux , tant il était éloiKué de d^^

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