SUC
1 km. N.-O. de la station de Wansen, ligne Olten-Soleure. 38 h. prot. de la paroisse d'OBerbipp.
8TUTZHORN (C. Grisons, D. Hinterrhein). 2192 m. Petit contrefort rocheux oriental des Splûgner Kalkbergef à 1,5 km. N.-O. du village de Sufers. Voir Kalkberge (SplCgner).
8UARD DES ENVERS (BOIS DU) (C. Vaud, D. Grandson). Forêt. Voir Envkrs (Suard des).
8UBEQQ (C. Berne, D. Bas-Simmenthal et Frutigen). 2360 m. Crétegazonnée sans importance qui relie le Subegghom (2383 m. )^ à la Weissenfluh (23o7 m.), dans la chaîne du Niesen, à 5 heures O.-S.-O. de Frutigen ; on peut en descendre facilement sur le vallon de Kirel.
8UBEQQHORN (C. Berne, D. Bas-Simmenthal et Frutigen). ^183 m. Sommité insignifiante, qui n'est en réalité qu'une bosse de Tarête S.-O. du Riedbûndistock (2456 m.), entre ce sommet et la Subegg ; elle est aisément accessible en 5 heures de Frutigen ; de cette crête, on peut descendre commodément sur le vallon de Kirel et Dîemtigen.
8UBBL. (C. Berne, D. Thoune, Com. Uebischi). 670 m. Hameau dans une cuvette au centre de laquelle se trouve un marais tourbeux, à 3,5 km. S.-O. de la station d'Uetendorf, li^e du Gûrbethal. 5 mais., 27 h. protestants de la paroisse de Thierachern. Agriculture. Exploitation de la tourbe. La partie inférieure du marais formait jadis un petit lac, mentionné dans des documents du XIV" siècle, et qui était probablement une création artificielle du couvent des Cordeliers de Berne, auquel appartenait Uebischi. Près de cet étang se trouvait un petit château aujourd'hui complètement disparu, mais dont les ruines existaient encore au XVII* siècle. Il ne faut pas le confondre avec le château d'Uebischi situé près du lac du même nom.
8UBKRQ (C. Berne, D. Aarberg, Com. Gross Affbltern). 479 m. Section de com. et vge dans le vallon du Lyssbach, à 2 km. S.-O. de Gross Afibltem Station de la ligne Beme-Bienne. Bureau des postes, télégraphe, téléphone. Voiture postale Suberg-Messen. 21 mais., 118 h. protestants de la paroisse de Gross Affoltem. 3 moulins,
2 scieries, fromagerie. Un atelier de pierristes. Arbres fruitiers, agriculture. Maison d'école. En 1412, Suberg appartenait à la seigneurie d'Oltigen et passa à Berne. Refuge près du moulin. Hache de pierre au RoUisbûhl.
8UBINQBN (C. Soleure, D. Kriegstetten). 441 m. Com. et vge sur l'Œsch, à 3 km'. N.-N.-E. de Kriegstetten. Station de la ligne Soleure-Herzogenbuchsee. Bureau des postes, télégraphe, téléphone. Il mais., 698 h. cath., sauf 202 prot. Paroisse. Agriculture, élève du bétail. Distillerie. Moulin, scierie; fromagerie. Grande poterie, fabrique de fleurets. De nombreux ouvriers travaillent dans les fabriques et usines de Derendinsen, Gerlafingen et Biberist. Hache de bronze. Au Heiaenmoos se trouvaient 20 tumuli dont la plupart ont été fouillés et ont fourni des objets du premier âge du fer, déposés au musée de Soleure. Au Pfaffenweiher, également, colline tumulaire. Vers Etziken, restes d'un établissement romain. En 1270 Subingen, du nom d'homme Subo. La signification en est incertaine.
8UBLAQE (C. Valais, D. Sion). 2735 m. Contrefort S.-O. du Wildhorn, qui se dresse immédiatement au-dessus de cette montagne, à 2 heures N.-E. de l'hôtel du Sanetsch, sur l'alpe de Zanfleuron. L'ascension en est très facile par le vallon de la Zanfleuronne, en 3 heures. Très beau point de vue plongeant sur la vallée de la Mor^e, panorama admirable dans la direction des Alpes valaisannes.
8UBLIN (C. Vaud, D. Aigle, Com. Bex). 870 m. Grand escarpement de gypse, à TE. du Chêne, au N. du Bévieux, descendant lusqu'au bord de l'Avançon. C'est là que s'élève Tusine électrique fournissant la force au chemin de fer à voie étroite Bex-Gryon et Villars-Chésières, et la lumière aux diverses localités de la région. Trias. On y trouve parfois du soufre natif, même cristallisé.
8UCHE <LA) (C. Valais, D. Monthey). 1545 m. Petit sommet de l'arête S.-E. du Grammont, entre la Tête de Penay (1421 m.) et le Proz de Taylaz (1251 m.), à l'E.-N.-E. du lac de Tanav, d'où l'on y monte en 20 min., et à 2 heures N.-O. ae Miex, sur Vouvry. Joli point de vue sur la vallée du Rhône et le haut Léman.
BUCHERON (LK> (C. Vaud, D. Grandson). Sommité. Voir Chasseron (le).
BUCHKT <LK> (C. Vaud, D. Orbe). 1591 m. Un des principaux sommets du Jura vaudois ; il allonge sa crête uniforme entre la vallée de l'Orbe, le vallon de la Jougnenaz et celui de la Baulmine ; les pentes du versant méridional de l'arête sont occupées par le pâturage du Suchet, avec un chalet et une grande citerne, situes tous deux à quelques minutes du sommet. Le Suchet est extrêmement visité dans la belle saison par les habitants des localités voisines qui viennent y contempler le lever du soleil ; le panorama qu'il ofl're est peut-être le plus beau et le mieux groupé parmi ceux que présentent les différents sommets du Jura vaudois, place qu'il est comme une sentinelle avancée vers la plaine. La vue s'étend sur le Plateau, les Alpes, du Sântis au Mont-Blanc et du Mont-Blanc a Genève, le Léman, les lacs de Neuchâtel et de Bienne, etc. On s'y rend agréablement de Sainte-Croix en 2 heures 15 min. par 1 Aiguillon ; de Ballaigues en 2 heures 45 min. par la Bessonne et la Poyette ; de Baulmes en 2 heures par Praz Minzin et le superbe bloc erratique de la Côtelette, ou enfin en 1 heure et demie de Lignerolle. Signal de triangulation de premier ordre. Le Suchet et ses environs jouent un grand rôle dans les ouvrages de M»" de Gasparin : Les Prouesses de la Bande du Jura et Dans les prés et sous les bois. Forme avec l'Aiguille de Baulmes les deux flancs d'une grande voûte jurassique, rompue jusqu'au Dogger. Les pentes du Sucnet et la région voisine sont d'une richesse exceptionnelle en roses; 17 espèces et 11 hybrides se rencontrent sur ces pentes ensoleillées. Voir G. Gaillard ; Contrilnition à l'étude des Roses du Jura, Bull. Herb. Boissier, VI, 1896.
BUCHIKZ (C, D. et Com. Neuchâtel). 545 m. Hameau situé à 2 km. à l'O. de Neuchâtel, sur le flanc S. de la colline du Chanet, à la limite des vignes. C'est un groupe d'habitations formant corps et d'un style ancien ; autrefois il était habité exclusivement par des vignerons. 8 mais., 64 h. protestants de la paroisse de Serrières. Ces maisons sont destinées à disparaître et seront remplacées par des villas.
8UCHY (C. Vaud, D. Yverdon). 585 m. Com. et vge à 7,2 km. S. S.-O. d'Yverdon, à 3,8 km. N.-E. de la station de Chavomay, ligne Lausanne-Neuchâtel : sur un plateau du Jorat occidental situé entre la plaine des marais de l'Orbe et le cours du Buron ; sur la route de Penthéréaz à Épendes ; routes sur Chavornay et sur Essert- Pittet. Dépôt des m>stes, télégraphe,téléphone. 68 mais., 354 h. protestants. Forme une paroisse avec la commune de Corcelles-sur-Chavomay. Agriculture j quelques vignes. En 885 (alors Suzchie), une métairie située dans cette localité fut donnée par l'empereur Charles-le-Gros à Vodel- Sise, vassal du margrave Rodolphe, fondateur du royaume e Bourgogne transjurane. Cette métairie fut ensuite cédée à Jérôme, évéque de Lausanne (888). Au XII* siècle, une grande partie de Suchy relevait de la seigneurie de Bavois. Dès (a seconde moitié du XIV* siècle, cette localité fit partie de la seigneurie de Belmont ; elle passa avec celleci aux Grandson la Tré mouille ; dès 15o4 à 1798. elle fut BOUS la dépendance du gouvernement bernois. A 1 km. N.-E. du village, entre deux ravins, un reftige devait exister, croit-on, au temps des Helvètes. On voit encore un reste de parapet. On suppose qu'un château du nom de Ravenel fut construit plus tard, mais on ignore l'époque de sa fondation et de sa destruction. Au Mellay, a 1 km. N. du village, ruines romaines. Au Tombay, tombes burgondes. En 885, Suzchie et Solpiacum ; en 1218, Suichie ; en 1270, Suchiez ; en 1317, Suchye. Voir Marc Henrioud, La communauté et les gens de Suchy, jusqu'au XVII !• siècle. Lausanne, 1905.
BUCHY (BOIB DC> (C. Vaud, D. Yverdon). 610-560 m. Forêt sur le plateau du Jorat occidental, située entre la plaine de l'Orbe et le cours du Buron, à 1 km. E. des villages de Corcelles-sur-Chavomay et Suchy. Elle est traversée par le chemin ^ui relie ce dernier villaffe à ceux de La Robellaz et Essertmes. Sa superficie est a'environ 250 ha.
BUCRK (LK> (C. Neuchâtel, D. Val-de-Travers). 1130- 736 m. Affluent de gauche de l'Areuse ; il prend sa source au Crèt de l'Oura, traverse la combe de Trémalmont, rompt par la petite cluse des Cambuttes le chaînon de Malmont,
SOD
puis descend par un joli vallon boisé, où il reçoit les eani des Ssgnettes et de ta Chauderette, sur le villaRe de Couvet, où il rejoint l'AreuBE. Son cours est de 5.5 km. Ce RTos ruiBaeau était autreroîB un torrent aes» dangereux ; Couvet, qui se trouve sur son cône d'aliuviou, a eu parfois à sut)ir de ce fait quelques inondations. Un beau viaduc de six arches s élé construit en 1858 sur le Sucre. à s» sortie des sorgee, au N. du village, pour la voie ferrée Neuchàtel-Ponlarlier.
SOOKLBACHlC.Luceme.D.Entlebuch), 1340-960 m. Ituisseau prenant naissance au Wagliseiknube) ; il se jette dans la petite Emme, rive gaucbe, au S. de la Hirseg(:. après un cours de 3 km.
sODCREN et SODKHKNHUBEL (C. Deme, D.
Thoune. Com. Wachseldorn et Obcr Langenegg). 909 m. Hameau avec une auberae et un moulin sur la route de Schwanenegp à Rothenbacb. à 13 km. N.-E.de la lion de Stellis^""" '■'■"■ postes, tilëpho
Bôthenbach. 8 mais., 66 h. prot. de :
HeimeuBchwand. Prairies, élève du béUil, Industrie laitière. Une route se détache de ce point pour Schangnau ; c'est la Schallenbergstrasse, qui
Thoune et l'Entlebuch. Jadis Sùderen possédait un grand bloc erratique ; en 1837 ce bloc servit à U construcUon de Téelise de Heimenschwand.
SODUKNZJOCH (C. Valais. D. Viège). Col.
Voir Egcpass,
SODLENZSPITZK, UKNZ8PITZE ou LANDSPITZE (C. Valais, D. Viège). 4300 m. Sommité du massif des Mischabcl ; elle se dresse entre le Lenzjoch ou Nordlenzjoch et l'Easpass
;h. ou encore Sùdleniioch, sur l'arête
; Dôme des Hischabef au Nadelhorn.
Sl'll
I Nadeijoch. i
fois en 18S7 par l'arête S.-O. ; elle présente de grandes diflicultés et se fait en 7 heures de la cabane des llischabel, dite Schwanhomhtitle, où l'on couche.
• UIN, prononcer Suin. (C. Valais, U. Hérens, Com. Saint- Martin). 1403 m. Village dans un site très ensoleillé, à 1 km. N.-O. de Saînl-Martin. en face du débouché du val d'ilérémence; dans la vallée d'Hérens, à la base occidentale de la Haja (2035 m.), à 3 km. E. d'Hérémence, sur le versant droit du val d'Hérens, a
chapelle dédiée â saint Bemsrd. Agricultur , . . Ce village, qui est encore le plus considérable de la commune, formait déjà au XI* siècle une seigneurie dont Aimon de Savoie fit don à son chapitre en même teinps qu'il lui donnait Orsières en Entremont, le château de Saiifon et la seigneurie d'Ayent. En 1342, la Tour d'Eyson était tenue en liefpar le major. Cette seigneurie, qui
Elus tard lit retour à la maison de Savoie, devait emrasser toute la partie moj^enne de la vallée d'Hérens. La population de Saint-Martin passe pour avoir été la première â se Hier dans la vallée. Suen fut brûlé dans ta guerre de Rarogne par les gens de Conthey. La vidamie fut rachetée en 1560 par l'évâque Jordan et rattachée à U châtellenie d'Ajent. Ce vse fut presque complètement détruit par un incendie en 1777. En 1 053, Suanis; en 1131, Suen; en1300,Suaig;en 1331,Suenchj enl417,Sueyn etSuyn.
•UFBn« (C. Grisoni. D. Hinterrhein, Cerale Rheinwald). 1434 ro. Com. et vge sur le versant gauche du Rheinwald. sur une jolie terrasse au pied du massif de l'Annarosa, à 23 km. S,-0. de la station de Thusis, ligne de l'Albula. Bureau des postes ; télégraphe en été. Voiture postale Thusis-Splûgen.24 mais.. 104 h. protestante, de langue allemande. Paroisse. Prairies, élève du bétail. Station climatique. Hôtel. En 841, Sobre.
SUQEN (C. Argovie. D. Aarau, Com. Erlinsbach). 400 m. Partie E. du village d'Erlinsbacli, à 3 km. 0. d:e ta station d'Aarau, ligne Olten-Zurich. 11 mais., 114 h. prot. de la paroisse crErlinsbach. Ëlève du bétail, induS' trie laitière. Vigne*. Filature.
SUaaiTHURM (C. Berne, D. Interlaken). 2086 m. Sommet S.-O. de la crête de t'Augstmatthom (2086, 2061 et Î140 m.), dans )a chaîne qui borde le lac de Brieni au N.-O. On y monte aisément d'Oberried par les
chalets de Schwendi, en 4 heures et demie, ou de Hab-
kern en 3 heures, par le pâturage de Lombach ou encore d'Unterseen en 5 heures par b crête du Harder. Vue magnilique sur les géants de l'Oberlaud bernois.
SUaiEZ (C. Fribourg, D. Lac, Com. Bas-Vullyl, 441 m. Section de com. et vge à 4 km. N. de Morat. Débarcadère des bateaux à vapeur Neuchàtel-Morat. Village entre la Hroye et le tac de Morat, au pieddu Vully, dont le versant S. est couvert de beaux vignobles. Station de la ti gne Anel-Morat-Fribourg. Bureau des postes, télégraphe, téléphone. Avec Grand Slarais et Bellechasae. la section compte 81 mais., 478 h. protestants de la paroisse de Môtier. de langue française ; le vge, 67 mais.. 317 h. Vignes, légumes, céréales, élève du bétail, arbres fniiliers. Pèche, Distillerie. Commerce de vins. Praz. Nant et Sugiez offrent une suite presque ininterrompue de maisons dans une agréable situation ; la population y est vive, hospitalière et industrieuse. Sur ce territoire se trouve la colonie agricole de Hellechasse appartenant à l'État de Fri-
Eu liaa, Soizie ;
..., „,, „— „ .- gi; en 1788. Saug;
lUaNENB {C. Vaud. D. Echallcns). 677 m. Com. t petit vge à 3.5 km. N,-E. d'Ëchallens ; sur le principal plateau occidental du Jorat, près de l'origine du cours du Sauteruz, entre les routes d'Ëchallens à Payeme et d'Ëchallens à Moudon, Station de la ligne Lausanne-Bercher. Dépôt des postes, télégraphe, téléphone, 36 mais.. 19S h. protestants de la paroisse de Dommarlm. Agriculture, Commerce de chevaux. Au moyen âge, ce village Ct partie du mandement de Dommartin ; il dépendait du Cha-
Sitre de Lausanne. L'abbaye de Montherond v exerçait es droits qui furent cédés au Chapitre en 1213. Vers 1790, découverte près du village d'un grand cimetière burgonde, dont les tombes étaient en partie creusées dans le grès et couvertes de dalles de pierre qui renfermaient des épées et des agrafes. En 1177, 1228, Sugnens ; en 1238, Sugneins; en 1453, Sugnyens; chei les descendants de Sunno, colon germain.
•UHR (en dialecte Sohr avec o long fermé) se rencontre à coté de Sar et de Son comme nom de rivière et de ruisseau : assez fréquent dans ia Suisse allemande et française, amsi qu'en France. Ils viennent de ta racine sar, couler, d'où Sur. rivière. Les noms de localités Suhr et Sursee dérivent d'un nom de rivière.
•UNR (C. Argovie, D, Aarau). 410 m. Com, et vge sur la rive gauche de la Suhr, à 3.5 km, S.-E. d'Aarau. Station des lignes Aarau- Suhr- Wettingen, Aarau- Suhr- Zo 6 ngue ; ligne électrique du Wynenthal, Bureau des postes, téléphone. Avec Oberester, Distelmatten et Làtt, la commune compte WS mais., 1808 h. protestants, sauf 79 catholiques de la paroisse d'Aarau ; le village. 182 mais., 1613 h. Paroisse. Agriculture, industrie laitière, élève du bétail, arbres fruitiers. Fonderie. Tissage de rubans de soie, tricotage ; lavage chimique d'étoupes. Aarau relevait autrefois de la paroisse de Suhr. Celle-ci avait été jadis droit de collation du Chapitre de Munster qui l'avait reçue en don des ducs Léopold et Frédéric d'Autriche en 1408 ; le couvent de Munster v eaerça le droit de collation jusqu'en 1857; il passa alors à l'Ëtat argovien. Entre Suhr et Entfelden. pierre â écuelles. Dans l'Oberthal, hache de pierre. Au Eicheneinschlag. près de Grossfetd, colline tumulaire de l'âge du fer. Monnaies r ' — -
, Ed lOfô. Siira;eDll73,Su
SUHRK ou «UMR (C. Luceme et Argovîe. D. Surnee, Zofingue et Aarau). Cette rivière est l'émissaire du lac de Sempach ; elle sort de ce lac au S, de Sursee aui Seehàusern I.W m. |: elle traverse Sursee lôOS ni.i et se dirîee vers le N.-N.-O. à travers une vallée iarj^e. plate et rerlile, entre les localités de Knutwii et de Itûron, de Trien^^a et de Reitnau. situées au delà de la surface un peu maréca^ejse du Tond de la vallée, A la cole 182 m., a L'nlerwelirli. à VE. de Heitnau. la Suhre forme la limite entre les cantons d'Argovie et de Luceme, sur une distance de 1300 m., avant d'entrer déllnitivemeiit en Argoïie. Prfs de Scliôftland (453 m.), la Suhre re<'oit le Ruederchen venant du Rueilerthal. Elle déroule lentement ses méandres prés de Hirschthal. Muhen et Oher Enlfelden. Partout elle envoie des canaux et des fossés pour fournir la force motrice à des scieries, des moulins et à des fabriques de l'industrie textile. Près d'Unler Entfelden, elle reçoit, de gauche, TUerke (413 m.) et touiDe vers le N.-E. pour éviter le Gônhardberg. A Suhr elle envoie une partie de ses eaui à Aarau par un canal qui porte le nom de Stadtbacli: elle coule ensuite vers le N., traverse Buchs où elle revoit encore la Wyaa (380 m.) et se jette dans l'Aar, rive droite, à â km. en aval d'AsTsu. à la cote de 3G0 m., vis-à-vis de Kirchbers. Son cours est de 34 km. avec une çente totale de 147 m. L'irrigation joue aussi un grand rôle, surtout dans la parlie inférieure de la plaine, entre Suhr. Ouchs et l'Aar. Le bassin de réception de la Suhr est d'environ 373 km*, le débit minimum peut être évalué de 1.5 m^ à 2 m'; le déhit maximum est d'environ 160 à 200 m-' à la seconde. En 1036, Suron ; en 1211), Surannum llumen ; en 1241. Sure.
SUHRE <AUF DER) [C. Argovie, D. Kulm. Com. Schlossrued). 51.î m. Hameau sur une hauteur de la rive uauchc du Ruederchen. à 2 hm. S.-E. de la station de Schuftland. ligue du Suhrenthal. 8 mais.. 3^ h, protestants (le la parois.'ie de Rued, Industrie laitière, élève du bétail.
■UINO (C. Tessin, i). Lugano. Com. Sessa), 405 m. Hameau sur les bords des Prali Veruani. grandes prairies tourbeuses, ancien fond d'un petit lac, à 5 km.'N.-O. de 1.1 station de Ponte Tresa. ligne Luino-Ponte Tresa. 19 mais., R4 h, catholiques de la paroisse de Sessa. Agriculture, élève du bétail. Laiterie sociale. Les jeunes gens émigrt'nl dans les autres cantons en qualité de mai;ons, peintres et plâtriers En 852, Sovinno.
SUISSE tCONFÊDtRATION) I, Conaidéraiioa»
générales. Nom. On donne le nom de Suisse
p ^ ou Confédération suisse à l'Étui fédératif place
I < I I au centre <le l'Europe occidentale, entre la
c! L] ! France. l'Allemai^ne. l'Autriche Honarie et l'Iij I talie, et composé de 25 petites republiques , appelées Cantons. En allemand.
I Schweiz; en italien. Sviiiera; en romanche, Svii^era : i en ladin, Svizzra: en anglais, Switzerland ; en espa-
§not, Suiia; en russe, Schweiiaria; en hollanais. Zwitserland: en suédois, en danois et en linois, Schweii; en portugais, buissa; en roumain Elvetia,
Le nom' de Suisse est une corruption du mot Schwitz (i long), par lequel les Suisses allemands, dans leurs différents dialectes, désifineni leur pays. Schwiti n'est qu'une modilication à peine sensihie de Schwitz |i bref), nom du
tirincipal des cantons primitifs. En allemand iltéraire, Schwiti, forme dialectale du hautallemand, est devenu Schweiz (prononcer Chweïts), Cette appellation a àù apparaître dans la lan-
!;ue parlée lors des premières alliances des Conédéres. Après Morgarten. nous la trouvons chei les chroniqueurs pour désigner non seulement le canton de Schwyz. mais les trois cantons forestiers (Waldstiilte). Le nom des habitants (Schwyzer) est toujours plus fréquent que celui du pays (Schwyz). En 1330, nous trouvons SiveU-i: en 1^0 la forme latinisée SiiK-ia. les Suisses sont les Suiletuei: i la même épo-
3 UCT Swi;. Les Annales du couvent autrichien e ZwetI écrivent en 1^3. c'est-à-dire après l'entrée des Zuricois dans la Confédération: Dux Albertim aiigiialurui contra priirinciani i/uir difilur Sweinc:. La guerre de Sempach généralisa cette dénomination: celle-ci s'appliqua ais lurs aux Confédérés, à leurs alliés
désigner la Confédération dans son ensemble. Jusq XVIII- siècle les formes dialectiaue et liltiraire Schwvz et Schweiz alternent et se confondent chez les écrivains germaniques: c'est tantôt le canton, tantôt la Confédéralion que l'on désigne ainsi. En ilfià l'historien Jean de Mûller précisa el lixa délinitiveraent l'emploi des deux termes, gardant le mot Schwyz pour le nom de la Icoalilé et du canton, et donnant le nom de Schweiz au pays
Auparavant le pays situé entre les Alpes et le Jura
PDrtsit le nom des peuplades qui l'habitaient; c'étaient llelvétie à l'Ouest, et la Khétie à l'Est d'une ligne allant du Saint-Gotliard au liudan. Mais les limites de ces deux contrées ne coïncidaient guère avec nos frontières actuelles, autant qu'on en peut juger d'après les auteurs latins. Au N.-O,, dans le Jura bernois et les cantons de Soleure et de Eàle, habitaient les Rauraques : à l'O,. les Séquanais occupaient les vallées et hautsplateaui du Jura; Genève était une des villes principales des Allobroges, tandis que le Valais servait d'asile aux Nantuaies, aux Véragres et aux Séduniens. Toutes ces peu ■ plades. sauf les Rhéles, faisaient partie de la grande nation gauloise et parlaient la même langue celtique en des (lialectesditrérents. Au Sud des Alpes, le Tessin, habité par des Lépontiens. appartenait à la Gaule Cisalpine, La Rliétic dé|ùssait à l'Est les limites actuelles des Grisons: elle s'étendait sur la Bavière méridionale et le Tirol, pays où l'on parle encore en partie les dialectes ramanches. Mais par la conquête romaine et les invasions successives det hordes barbares, ces diverses désignations se perdirent avec les peuples qui les portaient. Avec la civilisation grandissante et la Renaissance, elles reparurent modifiées par des causes locales; beaucoup furent abandonnées. Le nom d'Helvétie s'étendit à tout le pays suisse, et cette appellation employée aux temps de la Révolution francaisi
qui goûtait les termes gn'co-latins. est restée dans sage courant surtout en slvie poétique. De son côté le canton des Grisons a g^rdé le nom de Rhétie; il s'appelle
DiUBNSiuKS. CONPIDURATION, QuoIque sépaliterranée et do l'Océan, la Suisse occupe tri's importante en Europe, grâce à sa posi-
SUI
SUl
tion centrale, et à ses montagnes qui l'isolent et la défendent contre des entreprises au dehors. Son climat plus rude, conséquence de Taltitude moyenne supérieure à celle des pays environnants, a assure à ses peuples une réelle vigueur, leur donnant une cohésion, une puissance économique plus grandes, qui ont compensé reziguité du territoire et leur ont permis de résister aux convoitises de leurs voisins et de se maintenir indépendant au milieu d'eux.
Le paya suisse est compris entre 45° 49' 2* et 47° 48' 32* latitude N., et entre 3° 37' 12" et 8° 9' 26" longitude E. de Paris (5° 57' 26* et 10° 29' 40* E. de Greenwich). Les coordonnées géographiques du centre politique.
En additionnant TY du point occidental avec TY du point oriental, et TX du point méridional avec TX du
S oint septentrional, on obtient la longueur et la largeur e la Suisse, mesurées suivant le méridien et le parallèle :
Longueur de TE. à TO. 348,4 km.
Largeur du S. au N. 220,6 p
Le territoire suisse peut être inscrit dans un ovale dont la courbe passe par les quatre points extrêmes précédemment cités.
Superficie. La superficie de la Suisse, d'après les données les plus récentes du Bureau fédéral de statistique, est de 41 323,99 km^ disons 41 324 km<. Si Ton ajoute à ce chif-
Situation géographique de la Suisse.
l/.^Utn^er.sc.
Coordonnées géographiques et rectangulaires des quatre points extrême.^. — Cercle équivalent à la surface.
Berne (Observatoire), sont 46° 57' 6* latitude N. et 5° 6' 11* longitude E. de Paris {7° 26' 20* E. de Greenwich) ; les coordonnées géographiques du centre de figure de la surface sont 46° 48' et 5° 57'.
Les points extrêmes ou points de tangence de la ligne des confins avec les méridiens et parallèles extrêmes sont: à rOuest, Tembouchure du Nant de Vosogne dans le Rhône, en aval de Genève ;
au Sud, la borne- frontière 75 A près de Chiasso, à la pointe méridionale du Tessin ;
à TEst, le sommet du Piz Chavalatsch, qui domine le Mûnsterthal ;
au Nord, la borne-frontière 593, située près du hameau d'Oberbargen, dans le canton de Schaflfhouse.
Les coordonnées rectangulaires de ces quatre points par rapport à Berne, sont :
Distance au
méridien
Point occidental » méridional n oriental » septentrional
Distance à la perpendiculaire
fre la superficie des petites enclaves étrangères enfermées dans notre territoire,
Campione (Italie) . 2,56 km^
Bûsingen (Bade) . 7,61 >•
Verenahof » 0,41 »
10.58 km« on obtient la surface comprise dans le périmètre de nos frontières, c'est-à-dire 41 â34,57 km*.
La Suisse forme donc la 12 343"* partie de la surface du globe, et la 235""' partie de celle de l'Europe. Elle est 13 fois plus petite aue la France ou l'Allemagne, 15 fois moindre que 1 Autricne-Hongrie et 7 fois plus restreinte que l'Italie. Le pays dont elle se rapproche le plus en étendue est la Serbie (48 303 km^). Les seuls États d'Europe dont la superficie lui soit inférieure sont le Danemark (138 340 km^), les Pays-Bas (313000 km*), la Belgique (29 457 km'^) et le Monténégro (9080 km^), abstraction faite des i^tats minuscules.
L'aire de la Suisse est équivalente à celle d'un cercle de 115 km. de rayon. Le centre de ce cercle serait au centre de figure de la* surface, cest-à-dire en un point situé au S. du lac de Sarnen, dans le Petit Melchthal. La circonférence de ce cercle est de 720 km., tandis que le dévelop-
peinent d«8 frontièreB est de 1684 km. Le rapport de cee lieux nombres est de 1 : S,6.
Un coup d'œil
permet de constater le
DiâgriiniraB ds 11 Suisse d»[itès W, Roi4»r.
développement considérable des rrantiéres de la Suias |iar rapport à la surface du pajrs. Pour U péninsule ibé l'ique. un des pays les plus ramassés de l'Europe, le rap poil entre le pourlourel la eurrace est de 4,2; en Suisse